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Monthly Archives: janvier 2016

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L’ascension des sommets, et notamment des nombreux volcans équatoriens, est un immanquable si vous aimez la montagne. Avec une dizaine de sommets à plus de 5000m, vous comprendrez qu’en Equateur, on traite vite avec de la haute-montagne ! Voici 10 idées d’ascensions pour tous les goûts et tous les niveaux.

Quelques recommandations

La topographie particulière du plateau andin équatorien donne un accès relativement rapide à de nombreux volcans et la plupart des ascensions se font un jour (ou en une nuit), sans requérir de longues expéditions pour accéder au sommet.

Cependant accessibilité ne signifie pas facilité ! Vous vous douterez qu’à plus de 5000m d’altitude les conditions sont particulières et que se lancer à l’assaut des sommets nécessite une bonne condition physique, un équipement et une préparation adaptée.

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Le Chimborazo, un sommet à couper le souffle !

A partir de 4000m la température chute rapidement, surtout quand le soleil se voile et le vent se lève.

Prévoyez :

  • Des vêtements chauds, des bonnes chaussures, bonnets, gants et vêtements de pluie.
  • Des barres énergétiques et petits encas pour recharger les batteries.
  • De l’eau en grande quantité !

A cette altitude le corps peut souffrir du mal aigu des montagnes (appelé « Soroche » en Equateur). Ce mal est lié à une montée rapide en altitude et à un manque d’acclimatation.

Les symptômes peuvent se faire ressentir dès 2500-3000m et consistent en nausées, étourdissements, maux de tête ou insomnie. A partir de 5000m, les complications peuvent être graves (troubles du comportement, de la vue ou encore œdème cérébral, qui peut être fatal).

Il est important de détecter ses symptômes rapidement et d’apprendre à lever le pied et redescendre en altitude même si cela peut parfois être frustrant. Il va s’en dire qu’une bonne hydratation et un bon sommeil sont aussi à prendre en compte pour une bonne acclimatation.

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Un chemin pour s’acclimater en douceur !

Les périodes les plus propices aux ascensions en Equateur sont décembre / janvier et juillet / août avec parfois quelques particularités selon les sommets.

Les ascensions les plus accessibles

Ces sommets sont accessibles en autonomie et sans nécessiter l’aide d’un guide.

Gardez à l’esprit que même si ces sommets sont moins techniques et ardus que les sommets enneigés d’Equateur, ils n’en restent pas moins dangereux surtout en cas de mauvais temps.

Pichincha

C’est le massif volcanique qui domine Quito. Il est constitué de plusieurs volcans dont le plus accessible depuis la capitale est le Rucu Pichincha. Rucu signifie « vieux » en kichwa car le volcan est aujourd’hui paisible et endormi.

Son ascension est très accessible et demeure largement facilitée par le téléphérique qui part depuis Quito et vous emmène directement, à près de 4000m d’altitude, à la Cruz Loma. De cet endroit, il est possible d’entreprendre la randonnée vers le sommet du Rucu Pichincha (4696m).

La première partie se fait facilement à travers un paysage de landes d’altitude. La deuxième partie, qui amène au sommet et surplombe le cratère, est un peu plus technique (marche sur sable et cailloux) et comporte quelques passages vertigineux. Ce tronçon étant peu balisé, n’hésitez pas à demander votre chemin aux randonneurs qui redescendent ou suivez les traces de vos prédécesseurs. En cas de pluie, il est déconseillé de s’aventurez en direction du sommet. Nous vous conseillons de vous y rendre le matin afin de vous assurer la meilleure météo possible.

L’ascension est parfaite pour s’acclimater et tester ses capacités physiques mais aussi pour profiter de la vue sur Quito, le Cotapaxi, l’Antisana et le Cayambe (quand il fait beau).

Pour savoir ce qui vous attend là-haut, voici un petit aperçu en vidéo !

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Encore un petit effort, le sommet est en vue !

Imbabura

L’Imbabura est un volcan endormi, qui culmine à plus de 4600m d’altitude entre Otavalo et Ibarra, au nord de Quito. Dans les légendes kichwas locales on le nomme Taita Imbabura (le père) et il serait l’époux de Mama Cotacachi (la mère) le volcan situé en face. On raconte que quand la neige saupoudre le sommet du Cotacachi au petit matin c’est que l’Imbabura est venu rendre visite à son épouse durant la nuit. C’est une montagne sacrée pour les habitants de la région et cela donne un sens particulier à l’ascension.

Le départ de l’ascension se fait depuis le petit village d’Esperanza tout proche d’Ibarra. La montée s’étale sur environ 5h avec un dénivelé de 1400m (possibilité de faire la première partie de la balade à cheval ou en 4×4).

Si l’Imbabura est une ascension plutôt facile, la fin, et notamment la partie sur roches, peut être délicate à négocier.

Si vous désirez entreprendre l’ascension accompagnée d’un membre d’une communauté locale (les habitants connaissent parfaitement la montagne) n’hésitez pas à nous contacter.

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L’Imbabura se dévoile depuis la lagune de San Pablo

Fuya Fuya

Situé au nord de Quito et surplombant la Laguna de Mojanda, le Fuya Fuya est un volcan éteint dont le sommet culmine à plus de 4200m d’altitude.

Le départ pour le sommet se fait depuis la Laguna de Mojanda et l’ascension est relativement simple et rapide (quelques heures). Il est possible de se rendre aux lagunes depuis Otavalo en taxi pour environ 10$ (prévenez éventuellement le taxi de venir vous chercher au retour).

L’ascension en plein cœur du páramo équatorien vous offrira une vue somptueuse sur la lagune en contrebas mais aussi sur les sommets de l’Imbabura et du Cotacachi.

C’est, avec le sommet du Rucu Pichincha, une bonne option pour commencer un programme d’acclimatation à des sommets plus élevés.

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Le sommet du Fuya Fuya garantit une vue somptueuse par temps clair

Pasochoa

Le Pasochoa est un volcan éteint qui s’élève à 4200m d’altitude. Il se situe à quelques kilomètres au sud de Quito et a comme voisin l’imposant Cotopaxi.

Le cratère est aujourd’hui une réserve naturelle, couverte d’une forêt andine très riche en espèces animales et végétales et relativement bien protégée.

Par beau temps, vous aurez peut être la chance d’apercevoir un condor survolé le cratère.

C’est le lieu rêvé pour associer découverte d’un écosystème unique et vous lancer dans une ascension plutôt tranquille.

L’accès à la réserve se fait depuis le village d’Amaguaña. Une fois sur place, de nombreux itinéraires de randonnées s’offriront à vous et vous permettront de découvrir l’extraordinaire diversité naturelle du lieu. Pour conquérir le sommet, prévoyez entre 4 et 5h d’ascension.

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Les bords du cratère du Pasochoa

Les plus dures

Les sommets qui suivent présentent un challenge plus important. Ils dépassent tous les 5000m d’altitude, et sont coiffés de glaciers. Il faudra faire avec les difficultés liées à l’altitude et aux conditions de marche sur glace.

Le service d’un guide est indispensable pour pouvoir négocier les difficultés de l’ascension et ne pas se perdre.

Les ascensions de ces géants se font souvent de nuit pour arriver au sommet le matin. La raison principale étant que le froid de la nuit durcit et stabilise la glace rendant la marche moins dangereuse. En plus, quoi de plus grandiose qu’un levé de soleil au dessus du monde !

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La journée s’annonce plutôt bien…

Cotopaxi

L’ascension la plus connue et réputée du pays est, à l’heure où sont écrites ces lignes, interdite en raison de l’activité du volcan.

Cayambe

Le Cayambe est un volcan culminant à 5790m d’altitude situé à 70km au nord-est de Quito. C’est le troisième sommet le plus élevé du pays. Il est traversé par l’Equateur ce qui en fait le point le plus haut de la ligne équatoriale.

Son sommet est couvert d’un imposant glacier qui cependant, perd en superficie à cause du réchauffement climatique.

S’il est beaucoup moins fréquenté que d’autres sommets équatoriens, son ascension reste majestueuse avec une marche sur glacier et un panorama imprenable sur le nord de la Sierra.

C’est un sommet plutôt technique qui présente des difficultés inhérentes à son altitude mais aussi à la marche sur son imposant glacier.

Le départ pour l’ascension se fait en 4×4 depuis le village de Cayambe pour atteindre le refuge à 4600m. C’est ici que l’on teste le matériel et sa condition physique avant la montée.

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L’imposant glacier du Cayambe

Chimborazo

Voilà le géant du pays ! Seul sommet équatorien à dépasser les 6000m (6310m), c’est le point sur terre où vous serez le plus proche des étoiles ! Sa position si proche de l’Equateur fait que son sommet est le point terrestre le plus éloigné du centre de la terre et, par conséquent, le plus proche du soleil.

Si ce tableau peut vous faire rêver, il va sans dire que son ascension n’est pas une mince affaire.

La montée est relativement abordable d’un point de vue technique mais elle reste très exigeante à cause de l’altitude extrême et de la longueur de la marche. Les voies principales passent par un faux sommet avant de rejoindre le point culminant ce qui inclut un changement de dénivelé à l’aller comme au retour.

Les départs se font principalement depuis Riobamba et l’ascension débute au refuge Whymper (5000m)

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Un défi de taille pour approcher les cieux

Illinizas

C’est un volcan qui se situe au sud de Quito, sur la cordillère occidentale, quasiment en face du Cotopaxi. Le massif se partage entre 2 sommets séparés par un col étroit.

L’Illiniza Norte est le sommet le plus abordable des deux. Il est très prisé car il constitue un exercice parfait pour l’acclimatation à l’altitude. Il culmine à 5116m d’altitude et bénéficie d’un climat plutôt sec et n’a, pour cela pas de neiges éternelles. L’approche du sommet reste cependant assez technique avec un risque d’éboulement et des chutes de neige en cas de mauvais temps.

L’Illiniza Sur est un peu plus haut (5248m) que son frère et est recouvert d’un glacier. Son ascension est beaucoup plus technique s’adresse aux alpinistes aguerris.

La manière la plus simple de grimper le volcan consiste à partir du village d’El Chaupi. De ce point, on rejoint l’entrée du parc pour continuer jusqu’au parking de la Vierge. D’ici, l’ascension commence, d’abord jusqu’au refuge à 4700m, puis en direction de l’un des deux sommets.

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Le sommet sud des Illinizas

Antisana

Situé à l’est de Quito dans la province du Napo, ce volcan culminant à 5753m d’altitude à la réputation d’être l’un des sommets les plus difficiles du pays.

Sa situation sur la cordillère orientale et très proche de l’Amazonie fait que le lieu est très exposé aux changements climatiques brutaux (son sommet est d’ailleurs souvent dans les nuages).

Vous l’aurez compris, ce défi se réserve plus aux alpinistes aguerris habitués aux techniques de marche sur glacier.

Les routes d’accès au volcan obligent à traverser le páramo avant de se rendre à la base du volcan. Sa difficulté et son isolement par rapport à d’autres volcans en font un sommet très peu fréquenté. L’ascension prend environ 7-8h et moitié moins pour redescendre.

En récompense de tous ces efforts, le Cotopaxi juste à coté et la naissance du bassin amazonien 5000m plus bas !

Il n’y a pas de refuge sur les flancs du volcan et il est donc nécessaire d’établir un camp de base avant de se lancer dans l’ascension.

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Le sommet de l’Antisana perçant les nuages

Altar

Ce volcan situé à l’est de Riobamba, dans le Parc National Sangay, se compose de neufs pics dressés autour d’une caldeira à la suite d’une gigantesque éruption (il aurait pu être plus haut que son voisin Chimborazo avant son explosion !).

Si le volcan est aujourd’hui endormi son ascension est l’une des plus techniques du pays. L’objectif est le pic Obispo, le plus haut des neufs sommets du volcan qui atteint 5320m.

Monter au sommet demande une bonne acclimatation à l’altitude et surtout une parfaite connaissance de la haute montagne. Mais l’Altar ouvre aussi ses portes aux randonneurs qui pourront l’approcher et découvrir la magnifique Laguna Amarilla. Pour en savoir plus sur cette randonnée c’est ici !

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Les pics escarpés de l’Altar

Pour ceux qui graviront le sommet, la récompense est à couper le souffle : le Chimborazo, le Sangay, une bonne partie de l’Avenue des Volcans et la forêt tropicale humide s’étaleront devant vous ! Vous comprendrez pourquoi les Kichwas de la région estiment que c’est la plus belle montagne du pays.

L’ascension débute à l’Hacienda El Releche. Un trek qui traverse la vallée de Collanes vous emmènera au pied du volcan. Le camp de base « des italiens » est l’accès à la voie normale pour l’ascension. C’est ici que les grimpeurs s’entrainent et testent le matériel avant l’ascension.

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La récompense est largement à la hauteur de l’effort…

 

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Nous voulions nous immerger en Amazonie avec de bonnes sensations et en évitant les circuits trop artificiels. Avec « Tout Equateur », que nous remercions vivement par ailleurs de ses précieux conseils pour l’ensemble de notre séjour équatorien, nous avons trouvé notre bonheur à un prix très intéressant.

Après 8 heures de bus au départ de Quito, embarquement sur une pirogue avec 9 autres voyageurs avec qui nous formeront équipe pour les sorties organisées pendant 4 jours. Un groupe parfaitement cosmopolite : irlandais, Hongrois, Australien, allemand et …français, avec qui nous allons également partager nos repas et quelques aventures.
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Deux heures de pirogue pour rejoindre notre lodge et déjà la la faune amazonienne se manifeste (capucins , paresseux, toucans, perroquets…). L’eau est partout, la forêt primaire nous domine et ses rumeurs se substituent à ceux de la civilisation humaine.
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Une grosse averse nous surprend et chacun enfile l’indispensable poncho imperméable en toile cirée que l’on nous a attribué.
Au passage, un conseil : quand on part peu de choses suffisent mais il vaut mieux disposer de vêtement couvrants, légers et au séchage rapide, de sacs imperméables, une paire de chausson plastique peut suffire, les bottes étant également mises à disposition.

Débarquement au lodge : le hameau, entièrement sur pilotis, est constitué de huttes traditionnelles, sommaires mais permettant l’intimité dans de petites chambres individuelles. Il est autosuffisant en énergie grâce à des panneaux photovoltaïques, de quoi fournir (un peu) de lumière) et recharger ses batteries. Aucun rejet dans la nature, tous est retraité en circuit fermé. Pour la vie sociale, des huttes collectives de restauration, d’échanges conviviaux, un fumoir (seul endroit autorisé!) et une tour d’observation de la canopée complètent le tableau. Petite note colorée, partout des vêtements essayent de sécher, visiblement nous n’avons pas été les seuls à essuyer la douche amazonienne. Coté télécommunication, il faut s’y faire, pas de contact possible, aucun réseau, avec toutefois une curieuse exception (voir plus bas).

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Au cours du dîner (un bon point pour la cuisine) nous faisons plus ample connaissance avec notre groupe dans un mix linguistique des plus originaux. Le guide nous prodigue quelques conseils : pas de lavage de dent à l’eau courante, protection anti moustique, vigilance sur les bestioles invasives qui aiment à se nicher dans les locaux humains. et nous briefe sur les règles de vie dans le lodge et nos futures expéditions en forêt.
La nuit est bercée par des cris de volatiles et de singes insomniaques.

Chaque matin lever à l’aube, départ en pirogue pour des ballades aquatiques, marécageuses et terrestres à la découverte de la faune et la flore. A tous les étages de la jungle il se passe quelque chose, ça grouille de vie volante, grimpante ou rampante. Au sol les fourmis processionnaires, batraciens, reptiles, insectes,
araignées … vaquent à leurs occupation, mais leur observation n’est pas évidente et l’expérience de notre guide est précieuse.

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Nous avons particulièrement apprécié une marche nocturne armés de lampes (torches puissantes conseillées). Dans une ambiance magique et mystérieuse, en file indienne, les faisceaux lumineux jouant modestement avec l’impressionnante masse végétale, nous allons de découverte en découverte sur la vie terrestre amazonienne. Notre guide nous commente ce grand documentaire animalier et nous évite de fraterniser trop rapidement avec certaines petites bêtes à l’aspect sympathique mais aux armes parfois redoutables.

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A chaque passage en pirogue, dans la grande lagune, ou l’on peut croiser des dauphins roses ou des
lamantins, la baignade est possible. Pas de crainte, la réputation des piranhas est usurpée, ils n’attaquent pas l’homme. Quant-aux caïmans ou anacondas que l’on peut rencontrer au bord des rives, ils n’aiment pas les pleines eaux et de toute façon semblent bien apeurés.

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Curiosité amusante, nous découvrons dans la lagune au sommet d’un arbre aquatique, l’unique « cabine téléphonique » de la réserve de Cuyabeno. Plusieurs pirogues y sont amarrées et des individus sont agrippés aux branches supérieures. C’est le seul endroit où l’on peut capter du réseau et où les guides prennent des nouvelles de leur famille.
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Après le repas du midi, temps libre qui permet une petite sieste sur les hamacs, quelques échanges sympathiques ou encore l’observation de la canopée du haut de la tour (jumelles conseillées), puis vers 15H 30, c’est reparti pour de nouvelles aventures jusqu’au coucher du soleil puis le dîner pendant lequel le spectacle peut continuer : boa sur la poutre maîtresse de la charpente, tarentules ou grenouilles planquées dans les paillotes.

 

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Au programme également, une journée de visite dans un village indien : échange avec les habitants, préparation du manioc, entraînement au tir à la sarbacane et présentation des rites et coutumes par le shaman. Nous ne sommes pas vraiment amateurs de tourisme « typique » avec animation formatée pour l’occasion, mais là, les choses nous ont semblé naturelles avec le sentiment que ces « indigènes » cherchaient vraiment à préserver leur culture et leur forêt. Un article de la constitution équatorienne prévoit d’ailleurs un original droit de propriété communautaire qui permet aux communautés indiennes d’avoir un droit de regard sur la gestion de leurs territoires ancestraux. Tous les lodges de la réserve de Cuyabeno sont soumis à ce contrôle impliquant notamment un très faible impact sur l’environnement.

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Après 4 jours, c’est les yeux encore écarquillés que nous avons rejoint notre bus. « Amazing » ! c’est le mot qui revenait le plus souvent avec nos camarades d’équipée, avant de repartir pour Quito ou la réadaptation a été rude.