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Monthly Archives: septembre 2015

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En Equateur, se nourrir « sur le pouce » est un geste très répandu et intégré par les Equatoriens et les rues sont pleines de petites échoppes qui proposent une « street-food » qu’il serait dommage de manquer tant elle fait partie de la culture du pays.

Les habitants dégustent ces plats à toutes heures du jour. Bien souvent il s’agit de plats simples, pratiques à manger, variés et bon marché.

Cet article vous amènera dans les rues équatoriennes à la découverte de la richesse gastronomique du pays.

Où trouver les stands ?

On retrouve des stands de nourriture un peu partout, dans les villes aux abords des places, des bureaux, des universités, dans les parcs et près des arrêts de bus.… Ils fleurissent d’avantage les jours de fêtes ou les weekends. Outre les stands, on retrouve aussi de nombreux marchands ambulants qui vendent divers produits en arpentant les rues.

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Nourriture de rue et mal de ventre ?

On a l’habitude de croire que la nourriture servie dans la rue peut être parfois douteuse. Cette petite réticence peut parfois se justifier mais il serait dommage d’en faire une généralité en se privant de tout un pan de la culture gastronomique équatorienne ; d’autant plus que l’on n’est pas forcement plus à l’abri dans un restaurant. La qualité (et la fraicheur des ingrédients) dépend des stands mais en général les risques sont minimes. Eviter les ingrédients crus (la viande est souvent servie bien cuite), les fruits et légumes non pelés et la glace dans vos jus de fruits.

Mais surtout, faites confiance aux Equatoriens ! Une foule massée autour d’un stand sera toujours un gage de qualité et si vous avez des doutes, n’hésitez pas à demander des recommandations aux gens dans la rue, ils se feront un plaisir de vous indiquer l’endroit à ne pas manquer.

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Voici maintenant 15 plats que vous allez sans doute rencontrer en vous promenant dans les rues équatoriennes.

Fritada : Très populaire dans la Sierra, la fritada se compose de morceaux de porcs que l’on fait cuire dans une grande casserole avec de l’eau. Une fois l’eau évaporée, la viande va frire dans sa propre graisse et donner de délicieux morceaux de porc croquants.

Servie avec du maïs, de la banane plantain et du riz, c’est un plat de montagne très riche qui comble bien les estomacs les plus affamés.

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Corviche : Petit beignet à base de plantain, de cacahuète et poisson que l’on retrouve dans la rue mais aussi chez les vendeurs ambulants qui montent dans les bus.

Chifles et patacones : Voici encore différentes façons de consommer la banane plantain. Les chifles sont des chips de banane. Ici on les déguste à tout moment comme un petit encas.

Les patacones sont des rondelles de plantain écrasées et frites et, comme le riz, ils accompagnent la majorité des plats équatoriens.

Ceviche sur la plage : La côte équatorienne vous donnera l’occasion de goûter aux délicieux ceviches vendus sur la plage. C’est une sorte de soupe froide dans laquelle on retrouve au choix : crevettes, poissons, calamars, fruits de mers le tout agrémenté d’oignons rouges, de citron vert, de tomates et de coriandre. N’hésitez à y tremper les chifles et popcorn que l’on vous proposera avec.

Sur la côte, il va sans dire que la saveur est particulière tant le poisson est frais… Un délice !

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Empanadas : Voilà un immanquable de la gastronomie équatorienne et plus largement sud-américaine qui se décline en de nombreuses recettes. Il s’agit d’un chausson fourré avec différents ingrédients, souvent une farce à base de viande ou de fromage frais. Une variante typiquement équatorienne est l’empanada de viento : une empanada frite, fourrée de fromage et saupoudrée de sucre.

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Cevichochos : La zone andine a aussi son ceviche, ici on remplace le poisson par le chocho, la graine issu d’un lupin local.

A Puyo, en Amazonie, il existe une variante qui mixe le ceviche de chochos avec du thon en boite, il s’agit du volquetero.

Pinchones : Les Pinchos (ou pinchones) désignent les brochettes sous toutes leurs formes. Les plus communes sont les brochettes de viande au grill sur lesquelles on enfile poulet, plantain, poivrons, chorizo. On trouve aussi les pinchos de maïs grillé.

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Dans un autre registre, les pinchos de frutas vous rafraichiront avec leur délicieux mélange de fruits.

Les plus audacieux d’entre vous pourront tenter los pinchos de mayones. Une spécialité amazonienne qui se compose d’une belle rangée de vers sur une brochette provenant d’un arbre local. Si l’idée peut vous paraître rebutante, il paraît que c’est un met très riche et plein de protéines…

Encebollado : Avec le crabe, c’est le symbole culinaire de la ville de Guayaquil. Très présent sur la côte, c’est une soupe de poisson (généralement du thon) qui à l’inverse du ceviche est servie chaude. On ajoute des tomates, du manioc, des oignons, coriandre et épices. Son nom vient des oignons (Cebolla) que l’on ajoute à la soupe.

Pan de yuca : Délicieux pain de manioc soufflé au fromage, le pan de yuca est un petit « snack » qui se déguste à toute heure. Il existe des variantes dans différents pays d’Amérique latine, en Equateur on aime le manger avec du yaourt.

Bolones de verde : L’Equateur est un pays ou la culture de la banane est omniprésente et ce produit phare va se retrouve très souvent dans les assiettes. Les bolones de verde sont des petites boulettes de plantain frites dans lesquelles on incorpore du fromage ou de la viande.

Elles sont souvent servies au petit déjeuner pour commencer la journée avec le plein d’énergie.

Humitas : C’est un dessert à base de maïs très consommé dans les Andes. On prépare une pate de maïs, à laquelle on ajoute du fromage, puis on enveloppe cette préparation dans la feuille qui entoure l’épi de maïs. Une fois fermée, on cuit les humitas à la vapeur.

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Espumillas : Petites douceurs traditionnelles en Equateur, elles se préparent à base de blanc d’œuf, de sucre et de pulpe de fruit. Au premier abord on pourrait croire à un dessert glacé de part sa texture et le fait qu’il soit servi dans des cornets, mais lorsque l’on y goute, les espumillas ressemblent plus à de la mousse.

Salchipapas : C’est un basique des stands de rue équatoriens. Salchi signifie saucisses et papas signifie frites. En gros des frites et des saucisses à hot-dogs… basique mais efficace !

Jugos et batidos : Le climat très clément de l’équateur est un paradis pour de nombreux fruits et les Equatoriens en sont de gros amateurs. On les consomme sous différentes formes, mais l’une des plus populaires reste de les mixer pour les apprécier en jus. On peut demander ses fruits mixés avec de la glace ou mélangés avec du lait. Si vous voulez votre jus sans sucre pensez à le préciser au vendeur.

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Bananes, fruits de la passion, mûres, ananas… il y a l’embarras du choix et il serait dommage de s’en priver tant le goût est différent et plus savoureux que chez nous.

Helado de paila : Cette fois-ci, voilà une glace, une vraie ! Les Equatoriens en sont très friands.

On prépare cette glace artisanale, à base de crème, dans une grande casserole placée sur des blocs de glace. On fait tourner la casserole pour que la préparation se refroidisse et se fige puis, on récolte la crème glacée avec une cuillère. Comme toutes les glaces, les saveurs se déclinent à l’infini : mûres, chocolat, cannelle, coco, taxo…

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L’Amazonie, on ne pouvait pas passer à côté en venant en Equateur, mais difficile de savoir comment s’organiser, où partir… l’Amazonie c’est grand! Finalement après quelques recherches et demandes d’avis, nous avons opté pour la réserve de Cuyabeno. Et ma foi, on n’a pas été déçu !

Après un voyage dans un bus de nuit (agréablement surpris, nous avons réussi à dormir ! Certains ont même ronflé^^, mais je ne citerai pas de nom), nous sommes arrivés au tout petit matin à Lago Agrio.
L’aventure à vraiment commencé vers 9h, lorsque que l’on a rejoint les autres voyageurs (un petit groupe très sympa, un melting pot de nationalité) et que le bus est venu nous chercher pour nous amener jusqu’à El Puente, le point départ pour la balade en pirogue jusqu’au lodge.

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Dès que le trajet en pirogue commence, on sent qu’on se déconnecte petit à petit de la civilisation et ça fait du bien !

Notre guide, ne perd pas de temps pour nous mettre dans l’ambiance, assez vite pendant le trajet en pirogue, il nous montre des oiseaux (Hoatzin, cacique, toucan…), des singes (mono ardilla, mono bebe leche…) et même un anaconda ! On se regarde avec Yannick et on se dit que le séjour promet de belles rencontres !

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Après, 2heures de pirogue, on arrive au lodge, il est plutôt cosy, on s’attendait à quelque chose de plus sommaire. Il y a tout ce qu’il faut : moustiquaires, petit espace détente avec hamac et même des prises alimentées à l’énergie solaire pour recharger appareils photos et lampes.

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Après s’être installés dans notre chambre, on mange copieusement et on s’en va en pirogue vers la Laguna Grande, il parait que l’on va se baigner ! Très emballés par l’idée au début, on l’est un peu moins lorsque l’on apprend qu’après ce plouf, on va aller à la recherche des crocos sur cette même lagune. Tout le monde se prête au jeu et il parait qu’il n’y a pas de danger, alors ni une ni 2, Yannick se jette à l’eau et je suis timidement derrière.

Après la baignade, on assiste au coucher de soleil sur la lagune, la lumière tire sur le rose, le mauve, le orange, c’est magnifique. Tout le monde est silencieux, certains moments se passent de commentaires.

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Puis, la nuit tombe, on allume nos lampes et la « chasse » aux caïmans débute. On peut les repérer car leurs yeux brillent dans l’eau avec la lumière des lampes. On croise le chemin d’un caïman, il prend la pose pour nous. C’est assez impressionnant de le voir de si près, je me cramponne un peu à Yannick des fois que Mr le caïman aurait décidé de s’inviter dans la pirogue.

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Le lendemain, après le petit-déjeuner, on part pour une balade en pirogue à moteur. On sait déjà que la journée va être sportive. En effet, à un endroit où le courant est favorable, on troque notre pirogue à moteur pour une pirogue traditionnel, il va falloir ramer ! C’est grandiose, on essaye d’être le plus discret possible, et la nature se découvre à nous. On aperçoit des dauphins roses, on se rapproche doucement. On va pouvoir les observer pendant une dizaine de minutes.

On revient ensuite au lodge pour le repas de midi (sur la route on croisera un paresseux).

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Après une sieste bien méritée, on repart avec le guide pour une promenade en forêt pendant laquelle il nous donnera des explications sur les plantes et les animaux qui peuplent la zone. On nous a prêté des bottes, mais avec mes petites jambes, je me retrouve vite bien trempée. L’aventure quoi !

Une journée bien remplie après laquelle on tombe de sommeil, mais le guide nous propose une balade nocturne après le diner que l’on accepte volontiers. Nous voilà donc avec nos lampes au milieu de la forêt dans la nuit noire. Le guide nous montre des araignées, et de nombreux insectes, de quoi faire de jolis rêves !

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Le dernier jour, on se réveille plus tôt pour monter à la tour d’observation, le guide est avec nous et nous montre un tas d’oiseaux. On part petit-déjeuner et il est déjà temps de retrouver la civilisation.
Nous n’avions, malheureusement que 3 jours à consacrer à l’Amazonie mais ça valait le coup !

Un petit clin d’œil à l’Equipe Tout Equateur qui nous a bien aidés durant notre périple en Equateur !

Aurélie et Yannick (2 amoureux du voyage)