Découvrez, Vivez, Partagez!
Authors Posts by Léon Tout Équateur

Léon Tout Équateur

Léon Tout Équateur
151 POSTS 12 COMMENTS
Installé à Quito, je vous aide avec plaisir à préparer votre séjour en Équateur. Dès aujourd'hui, inspirez-vous des carnets de voyage sur notre Blog et posez-moi toutes vos questions sur le Forum ! À très bientôt, Léon de Tout Équateur

Nos explorateurs Alain et Françoise sont partis à l’assaut du continent avant de découvrir les Galapagos. Leur voyage plein de couleurs est un vrai dépaysement, entre lagunes andines, marchés ruraux et un détour par l’Amazonie marqué par une rencontre avec… un anaconda! 

Nous voici en Equateur après un  très bon voyage de 20 heures, escales comprises. Un taxi nous attend à l’aéroport, le luxe, cette année !!!

En effet, Paulina, chez qui nous séjournerons  3 jours nous avait proposé de nous envoyer un taxi.

L’arrivée chez elle est très sportive, on ne peut y accéder que par un escalier de 70 marches. Belle entrée en matière !

Oui, Quito est perchée à 2820 mètres d’altitude et ses constructions sont à flanc des nombreux pics qui l’entourent.

36

Quito est classée au patrimoine de L’UNESCO, sa vieille ville est magnifique et les bâtiments coloniaux sont intacts.

Cette année, à force de fouiller sur Internet, Françoise a trouvé un site « Tout Equateur » qui propose gratuitement de donner des informations sur leur pays d’adoption, ils sont français.

Du coup nous avons pris contact avec eux et dès le lendemain de notre arrivée nous avons rencontré Valentin.

Nous avons passé deux bonnes heures avec lui et sommes repartis avec un maximum d’informations.

Sitôt après l’avoir quitté,  nous étions déjà dans le petit restaurant  qu’il nous avait suggéré. Nous avons pris un  almuerzo, c’est-à-dire un  menu complet (comme nos formules complètes) sauf que c’est un peu moins cher! Exemple :

  • Une bonne soupe
  • Salade de crudités
  • Sauté de porc au riz

Un petit gâteau et un excellent jus de fraises et tout ça pour 3 dollars ( soit 2,50 euros) .

37

Nous avons visité le palais présidentiel qui surplombe la Plaza Grande. Oh, on est loin du palais de l’Elysée, mais enfin  les beaux lustres en cristal de Baccarat nous ont éblouis, et les plafonds en caisson bien plus.

Puis, visite de la Basilica del Voto National et de la somptueuse Iglesia de la Compania de Jesus. La construction de cette église Jésuite a été commencée en 1605 pour s’achever 160 ans plus tard.

Dommage  que les photos soient interdites, mais, Françoise étant indisciplinée, a pu en faire une ou deux à la sauvette.

La Ronda est une jolie rue pavée bordée de belle maison du XVIIe siècle abritant des restaurants.

Valentin nous disait qu’il se plaisait beaucoup en Equateur, qu’il ne reviendrait pas à Paris où il vivait avant. Les Equatoriens semblent effectivement assez « cools ».

L’Equateur c’est la diversité. En seulement 200 kilomètres à vol d’oiseau on peut grimper de la côte pacifique  aux sommets enneigés (le point culminant est le volcan Chimborazo qui culmine à 6310 mètres) à la forêt vierge équatoriale qui couvre encore la majeure partie des plaines de l’Oriente.

Les écologistes ont désigné l’Equateur comme l’un des «  hauts lieux de la biodiversité ». Cette petite nation est l’une des plus riche en espèces du monde.

Ce matin, il fait très beau le soleil brille, si bien que nous décidons de ne pas rater le téléferico qui nous emmène à 4000  mètres et de la haut on découvre de nombreux pics enneigés de la cordillère andine un vrai régal.

Nous n’avons pas trop souffert du manque d’oxygène, mais nous avons pris nos précautions. Nous prenons 6 granules par jour de coca, ce qui évite en principe le mal des montagnes. Il s’avère que ce soit efficace, car nous avions certes le souffle court, mais pas plus.

En fin de voyage, nous retrouvons Quito et ses 2825 mètres d’altitude, nous reprenons nos granules de coca , mais notre souffle  est quand même court.  Il fait très beau, 23°. Hier c’était 30° à Santa Cruz, mais la transition est correcte.

33

Nous redécouvrons la ville coloniale avec plaisir, nous retournons sur les sites déjà visité deux mois avant.

Nous avions prévu  pour notre dernier jour, la visite de la « Mitad del mundo » le milieu du monde. En effet, c’est en 1736 que le Français  Charles Marie de la Condamine procéda aux relevés  qui permettent de situer l’Equateur.

34

Du coup un monument marque le lieu où l’équateur (ligne équinoxiale) traverse l’Equateur (pays) et partage la terre en deux.

Mais en fait, maintenait on sait que le ligne jaune qui, selon Condamine partage le monde, n’est pas précisément « la Mitad del Mundo », mais à 250 mètres plus loin.

35

Pour terminer notre visite de  Quito et juste avant de prendre notre avion pour le grand retour, nous sommes  allés voir « El Panecillo » qui culmine à 3030mètres.

Un site emblématique  de la capitale. Une immense  statue de la vierge de Quito. Les Quitenos  s’enorgueillissent  du fait qu’elle serait la seule vierge ailée au monde. De là, on une vue magnifique sur tout Quito et les volcans environnants, dont le Cotopaxi enneigé.

Otovalo, le marché et sa foule colorée

Cette ville andine de la Sierra du Nord est très connue pour  son marché  centenaire du samedi matin, ce serait le plus grand marché des Andes.

Dès 5 heures du matin, les paysans sont sur place pour vendre leurs bêtes : veaux,  vaches, taureaux,  moutons, agneaux, chèvres,  poules, coqs, énormes cochons  d’Inde, lapins. ça meugle, couine et bêle, caquette  partout. C’est un joyeux bazar qui se passe tout près du centre ville.

38

Les indigènes sont vêtus de leurs habits traditionnels. Les dames portent un chapeau fait d’une  longue bande de tissu qu’elles plient soigneusement sur leur tête, un corsage blanc brodé, un foulard bleu et une jupe noire en laine sur un jupon blanc, une grosse ceinture brodée et un gros collier de perles, et des sandales en tissu

Les hommes portent un  chapeau en feutre, un poncho bleu et un pantalon blanc, les chaussures sont les mêmes que les femmes.

39

Hommes et femmes ont les cheveux longs, très noirs nattés magnifiquement.

Le  marché est quotidien, mais le samedi,  le Parque del ponchos  en centre ville ainsi que les rues adjacentes sont envahis par des centaines d’artisans. Les Otovalenos sont réputés pour la qualité de leur textile et leur talent de tisserands.

La ville d’Otovalo n’est pas très belle, mais il suffit de lever un peu les yeux pour admirer les montagnes environnantes.

D’ailleurs nous avons fait une superbe randonnée avec un dénivelé de 380 mètres dans une forêt d’eucalyptus et ça nous a suffit, pour aller voir un arbre soit disant curatif (il faut y croire) en arrivant là haut, on était bien fatigués, on a demandé à l’arbre de nous détendre et en fait au bout d’une demi heure à le regarder et profiter du point de vue sur le lac, nous sommes repartis, un peu moins fatigués…Normal, non ??

40

Puis nous avons repris notre chemin vers le  Parque Condor, il s’agit d’une fondation  qui réhabilite des rapaces, dont les magnifiques condors des Andes. Nous avons assisté à une démonstration en vol libre de certains rapaces. Beauval c’est chouette, mais ici de voir des énormes rapaces voler au dessus des montagnes, prend un autre sens.

On ne pouvait pas quitter Otovalo sans aller visiter  le cimetière indigène. On n’a rien compris à l’architecture du cimetière, les tombes sont dans tous les sens, et c’est un lieu de vie, à l’entrée les vendeurs de sodas font recette ainsi que les marchands de fleurs et fruits.

41

Les enfants jouent sur les tombes pendant que les parents sirotent les sodas et mangent, tout en discutant en famille.

Nous repartons d’Otovalo pour 4 jours en Amazonie, d’où nous n’aurons pas Internet.

Escapade en Amazonie: sans wifi mais avec anaconda!

Nous prenons un petit bus à 23H30 de Quito pour Lago Agrio, une ville à la porte de l’Amazonie, à 9 heures du matin nous  en reprenons  un autre pour encore 2 heures de voyage. Enfin nous arrivons  à une  espèce d’embarcadère  informel, nous montons dans  une pirogue qui nous emmène à l’éco-lodge Guacamayo. Il faudra 1h30 heures de navigation sur le rio Cuyabano avant d’atteindre notre éco-lodge, mais en route le guide nous montre déjà différents animaux de  la forêt qui borde le rio.

42

Cet éco-lodge est bien, en bordure du rio Cuyabeno, les chambres sont évidement très rustiques mais nous avons la douche chaude, ce qui est très agréable le soir au retour de l’expédition.

43

En revanche, l’électricité fait défaut. En principe l’électricité est fournie par des panneaux solaires, mais pendant notre séjour, nous avons eu 3 jours à la bougie, ça augmente la véritable sensation d’aventure.

Il était possible de se baigner dans le rio et d’utiliser des lianes pour jouer à Tarzan. Nous n’avons pas tenté l’expérience mais des jeunes, l’on fait bien sûr, Et, le lendemain, nous apprenions que la veille, un beau caïman était de passage près du ponton. Brrrrrrrr !

L’amazonie  Equatorienne c’est 30% de la superficie  du pays

Nous arrivons à 13 heures, pile poil pour déjeuner. Notre groupe de 9 personnes est composé de quatre  Danois, un Américain, une Argentine, un Français. Martin le jeune Français nous a bien aidé pour les traductions, merci à lui.

Dès la fin de soirée, nous reprenons une pirogue  pour aller découvrir cette forêt si fascinante. On nous a prêté des bottes et des grandes capes de pluie qui nous serons très utiles tout au long du séjour.

44

Le guide nous montre un  énorme anaconda de 7 mètres, endormi dans un trou. En fait, ce serpent avait mangé un caïman et il le digère en 5 mois. Et ainsi de suite, il ne mange que 3 fois par an.

Nous avons vu un magnifique caïman de quelques  mètres. Un beau petit paresseux, de nombreux minuscules singes roux , des singes hurleurs rouges, et des dauphins roses, qui ne  vivent  qu’en Amazonie et dans le Mekong. Cette espèce est en voie de disparition. Les oiseaux sont très  nombreux et leurs plumages le plus souvent multicolores.

Le guide nous expliquait que dans un hectare de forêt  poussaient 400 espèces d’arbres. Les indigénas connaissent parfaitement les vertus de chaque plante, ils se servent de l’arbre à curare pour chasser, ils utilisent la sarbacane  dont les  flèches de bambous sont enduites de ce poison.

Nous avons eu le plaisir d’aller dans une communauté Siona, pour y faire le pain.

45

Le guide a arraché des bulbes de Yucca, puis avec  l’aide de la maîtresse de maison nous avons extrait la farine  de la plante, nous  avons fait cuire les galettes dans un plat en terre sur la braise . Le jus extrait des bulbes sert à faire de la soupe ou de la pâte pimentée.

Ce pain ressemble un peu aux galettes bretonnes mais en moins bon.

Nous avons continué notre découverte de la culture indigènas, en allant voir le chaman.

46

Il nous a longuement expliqué  en quoi consistait son travail. Il lui faut 12 ans d’apprentissage avant de pouvoir exercer ses pouvoirs de guérisseur. Avant d’être élu chaman il a consommé  une plante hallucinogène mélangée à une autre ce qui  lui a permis  de se libérer des démons et d’avoir des « visions » comme il le dit  afin de mieux soigner les gens. Cependant il nous a dit qu’il ne pouvait pas soigner tout et que lorsqu’il était impuissant devant un cas, il envoyait son client à l’hôpital.

La vie en Amazonie est ponctuée de soleil et de pluie, mais la pluie est tout de même très très très présente, et pourtant nous sommes en période sèche !!!. Nous aurons eu  de la pluie tous les jours, mais chaude celle-ci. Là température n’est pas très élevée, 25 degrés environ.

Le guide nous disait qu’il pleuvait 4 mètres d’eau par an. En période de saison sèche, le niveau des rios augmentent beaucoup.

Le matin lorsque nous prenons nos vêtements, ils sont déjà humides.

Nous avons fait également une sortie de nuit dans la forêt, bien évidemment ce fut un moment assez fort. Heureusement que nous avions un bon guide, nous le suivions semelles de bottes à semelles de bottes.

47

Nous avons vues de belles tarentules, une énorme araignée scorpion dont les pattes devaient bien mesurer 7 centimètres, des grenouilles, des insectes  très phosphorescents.

Cette expérience est très riche, mais   comme on dit chez nous, pour « vivre en  Amazonie il faut y être né »!

Le Cotopaxi, joyau volcanique des Andes

Nous voici à nouveau dans l’avenue des volcans. Oh ça n’est pas difficile, puisque l’Equateur ne compte pas moins de 84 volcans, dont 27 en activité.

Nous sommes donc au pied du Cotopaxi, l’un des volcans préférés des équatoriens, il culmine à 5897 mètres et ce n’est pas le plus haut. Le parc fait 32000 hectares. L’éruption du  Cotopaxi a détruit la ville de Latacunga par deux fois, mais à chaque fois elle a été reconstruite, les habitants vouent un véritable culte à cette ville. Sa dernière éruption date de 2015, le parc national a été fermé pendant un an.

Le volcan le plus élevé, d’Equateur est le Chimborazo qui culmine à 6310 mètres. Situé sur le renflement équatorial de la planète, il est à la fois le point le plus éloigné du centre de la terre et le plus proche des étoiles. Après cette parenthèse, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos lamas.

Nous sommes donc arrivés de Quito  en  bus. Nous logeons dans un super petit hôtel, le « Rondador » (Le rondador est un instrument qui ressemble à la flûte de pan).

48

L’hôtel est perché à 3300 mètres, géré par Fernando et Jenny. L’accueil est très chaleureux, ils nous offrent thé et café.

Notre chambre est malheureusement très petite, c’est le seul défaut.

Dans la salle de restaurant, le feu brûle dans la cheminée et nous passerons tout l’après midi à nous réchauffer.

49

Juanito le lama tondeuse du jardin est très sympathique également, il adore les carottes et ni crache ni mord, nous affirme Fernando.

Le soir après le dîner Fernando a pris son Chazango (une sorte de  toute petite guitare)  et nous a joué et chanté une petite chanson Andine. Dehors il doit faire 15 ° environ.  Françoise aura droit à une bouillotte artisanale, avant d’aller se coucher. On est comme à la maison.

Et comme dans tous les logements des Andes, il n’y a pas de chauffage dans les maisons, sauf de temps en temps une cheminée.

Notre chambre n’est évidemment  pas chauffée, mais on nous a mis un minuscule petit chauffage électrique qui réchauffe quand même l’atmosphère.

Nous avons demandé à Fernando comment faire pour s’approcher du Cotopaxi. Du coup, la sœur de Jenny qui est guide, nous emmènera.

Notre premier jour dans le coin a été d’aller  randonner dans un parc. Très téméraires, nous voilà partis, pour quelques heures de marche, sauf que…………. Au bout de deux heures de marche à 3700 mètres, le souffle est court, et bien qu’Alain ait un GPS, nous étions perdus. Pas une fois nous n’avons rencontré quelqu’un, nous étions seuls sur un chemin des Andes, Oups !!!! Nous décidons donc de rebrousser chemin et revenir sur nos pas. Au total nous avons fait 12 kilomètres, mais là haut l’oxygène se raréfie, et les chemins ne sont pas plats, loin s’en faut.

Evidemment les paysages sont magnifiques, les petites fleurs  émergent tout juste du sol, ce qui est une caractéristique  du paramo qui se situe au dessus des forêts de nuages.

50

Il est couvert  de plantes en coussinet de graminées et de petites herbacées qui se sont adaptées à cet environnement.

Le lendemain, Diana, notre charmante guide de haute  montagne nous emmène dans son 4X4 jusqu’au parking  au pied  du volcan, qui permet ensuite de monter jusqu’au refuge à 5000 mètres.

51

La montée est assez éprouvante, tant pour le souffle que pour le dos. La route est très bien aménagée  en lave et la fin en terre ou cendre mouillée et pleine de trous.

Les paysages sont vraiment très beaux, mais les nuages omniprésents  gênent parfois la vue.

Arrivés au parking, il fait froid, il pleut et il vente, mais là haut il pleut toujours nous dit Diana.

52

Nous sommes à 4800 mètres, nous essayons de gravir les 200 mètres de dénivelé qui restent  pour atteindre le refuge mais en vain pour Françoise, elle rebrousse chemin car l’oxygène lui manque. Alain et Diana continuent encore un peu, mais Alain également revient au parking. Evidemment pour Diana, native de la région, c’est facile. Elle qui a gravi le Chimborazo à plus de 6000 mètres. En anecdote, elle nous disait qu’elle ne pouvait pas aller au bord de l’océan car son corps ne supportait pas la pression atmosphérique. Alors imaginez nous, inversement la haut dans les Andes !!!.

Nous sommes donc redescendus jusqu’à un beau lac, dont on peut faire le tour. Les chevaux et les vaches sauvages y sont très nombreux, les oiseaux également.

Le Quilotoa, légendaire lagune dans un cratère

Après nos 3 jours chez Fernando et Jenny nous avons repris le bus sur la panaméricaine et 1 heure après nous étions déjà à Latacunga.

Cette ville n’est pas très belle, bien que son petit quartier colonial soit agréable. Très peu de touristes s’y promènent. Ceux qui viennent à Latacunga , c’est essentiellement pour le Quilotoa et ses environs.

Le Quilotoa, c’est un magnifique lac de cratère situé à 3914 mètres d’altitude. L’eau turquoise miroite à 400 mètres plus bas.

53

On peut y descendre, et même faire du kayak, mais la remontée est difficile. Il faut penser au dénivelé à 3900 mètres !!!! alors il est possible de louer une mule, mais comme on dit « têtu comme une mule », et si elle n’a pas envie de remonter eh bien on reste en bas, et parfois, inversement elle remonte comme une folle si bien que la personne qui est dessus en voit de toutes les couleurs (témoignages de personnes ayant vécu l’aventure).

Nous avons loué les services d’un guide pour faire la balade au Quilotoa, il faut environ 2 heures pour atteindre le cratère. La route est très bonne, et les paysages époustouflants.

54

Les collines sont cultivées, et on se demande comment les gens font pour cultiver ces pentes abruptes. En fait, ils sont à genoux dans les champs, car il est presque impossible de se tenir debout pour travailler sans être emporté dans le vide. Les cultures sont essentiellement les pommes de terre, le poireau, l’ail, les fèves, les pois.

Bien évidemment tout se fait à la main, aucun engin n’est capable d’aller sur ces pentes.

L’élevage est également assez important, vaches, cochons, moutons et lamas.
Alors, quelle est la différence entre le lama, l’alpaga et la vigogne ?

Le lama est un animal de trait que l’on l’utilise pour porter des charges de 30 à 40 kg, mais il ne peut pas être monté. Il mesure environ 1,70m. On l’utilise pour sa viande et son lait. On dit que le lama est asocial et crache, ce qui n’est pas tout à fait vrai. II crache s’il se sent menacé, sinon c’est un animal assez intelligent qui répond bien a de nombreux ordres.

L’alpaga est plus petit, on peut l’utiliser pour sa viande, mais c’est surtout pour sa laine, réputée dans le monde entier.

55

Françoise a eu l’occasion d’en câliner un, elle confirme que c’est doux comme une peluche.

La vigogne est plus petite, de couleur rousse, et elle est sauvage, tandis que les deux précédents sont domestiqués.

Nous avons longés de magnifiques canyons dont le dénivelé est de 800 mètres, on se serait cru dans le Colorado !!

56

Puis au retour, nous sommes passés au marché de Pujili, absolument pas touristique du tout, les indigènes]s, viennent vendre leurs productions, patates, maïs, mélasse, farine de blé moulue sur place, ustensiles de cuisine et de culture artisanaux, cordes pour attacher les animaux dans les champs.

57

La plupart des bêtes dans les champs sont attachées, car il n’y a pas de parcs fermés. Il n’y a des bergers que lorsque le troupeau est important sinon, ce sont 3 ou 4 bêtes dans un champ. Même les cochons sont attachés à une longue corde.

Le marché de Saquisili est immense, il s’étale sur 8 places de la petite ville de 8000 habitants.

Pour être typique il est typique, les indigénas y sont majoritaires. Ils descendent de leur village de montagne pour y vendre leurs productions ou leurs animaux.

58

Et toujours, ils sont chaleureux et calmes. Les transactions entre eux semblent courtoises. Ils ne parlent pas l’espagnol mais le Quechua, du coup on ne comprend absolument rien.

Pour la première fois nous avons mangé du cuy (cochon d’Inde). C’est très très bon, beaucoup plus fin que le lapin.

Les marchés abondent de bananes, L’Equateur est le 1er exportateur mondial de ce fruit.

59

Dans ce pays, les fruits abondent, tous ceux que l’on trouve en Europe et tous les fruits tropicaux, c’est formidable.

Quant aux légumes, idem, il y a pléthore.

En ce qui concerne les fleurs, c’est identique, d’immenses serres sont installées sur le flanc des collines, on y cultive les roses et toutes autres sortes de fleurs qui sont exportées dans le monde entier. L’Equateur est le premier exportateur de roses au monde.

D’ailleurs dans les églises les bouquets composés et les gerbes de roses sont extraordinaires.

L’autre jour on a vu un homme acheter deux gros bouquets de fleurs pour 5 dollars……….ça fait envie.

Baños de Santa Agua, entre thermes et volcans

Banos, 1800 mètres d’altitude, où il fait très bon la journée. Baños est une ville thermale, très touristique.

60

Outre ses thermes elle propose de nombreuses activités sportives, et surtout sports de l’extrême. Escalade, rafting, canyonning, VTT, motos, saut à l’élastique et bien d’autres encore.

Nous séjournerons 3 jours  dans cette agréable ville,  coincée dans une vallée verdoyante et  « chapeautée »  par le volcan Tungurahua  qui culmine à 5016 mètres.

61

Nous sommes très bien logés dans un hôtel qui surplombe un rio. A deux pas nous avons un super spectacle chaque jour, car du pont qui enjambe le rio, on peut y faire une nouvelle forme de chute libre appelée puenting (sorte de saut  à l’élastique  sans rebond) qui consiste à sauter  d’un pont  avec une corde  et à se laisser balancer dans le vide.

62

Pour les spectateurs c’est très impressionnant, mais pour les « voltigeurs », selon leurs témoignages, c’est extraordinaire.

En ce qui nous concerne nous avons fait deux tours organisés en chiva. Il s’agit d’un camion, dont la plate forme arrière est aménagée avec des sièges.

63

Et pour que le tour prenne un air festif, la musique à fond nous accompagne tout au long du voyage. Nous avons donc descendu la routes des 7 cascades, et sur la route il était possible de faire de la tyrolienne, et de traverser un canyon dans une nacelle, nous avons opté pour la 2ème formule.

Les cascades sont très belles mais la dernière est carrément exceptionnelle. Elle s’appelle Pailon del diablo. On arrive par le haut du canyon et on descend jusqu’au niveau du rio.

64

Il faut passer sur un pont suspendu puis descendre encore un escalier pour enfin arriver au niveau  de l’eau.

En soirée nous avons profité des bains traditionnels de la Virgen. Ces bains portent ce nom car la vierge serait venue ici se tremper les pieds……,  L’eau ferrugineuse est à 45 ° dans le premier bassin, puis un autre  à 36°, et enfin un autre est glacé. Nous n’avons pas pu entrer dans le plus chaud, et pourtant nous avons vu pas mal de personnes tremper dans celui-ci, tout comme dans le glacé. En revanche nous avons pu aller du bain très chaud  sous la cascade d’eau bien froide, un régal !

Le lendemain nous sommes allés aux thermes el Salado , qui sont en dehors de la ville, mais d’un coup de taxi , on y était 5 minutes plus tard.

Ils sont  peu différents. En fait le bain le plus chaud doit être à 37°/ 38°,  en revanche, ce bassin est directement fait sur les sources chaudes, si bien que ça bouillonne toujours et si on se met sur les sorties d’eau naturelles, on se brûle les pieds. Et pour se rafraîchir, au lieu d’aller sous la cascade, on va directement dans le rio glacé. Françoise à essayé, en vain, trop froid.  Qui dit Ville thermale, dit massages bien sûr, vous pensez bien que nous n’avons pas raté l’occasion  de se faire masser, et nous étions très satisfaits du résultat.

Un autre tour a été de monter à 2630 mètres avec la chiva, afin d’aller faire de la balançoire au bord d’un précipice.

65

Cette activité est très prisée, il faut d’ailleurs faire la queue pour faire son tour. L’un et l’autre avons profité de cette expérience inédite et  impressionnante surtout pour Françoise.

A l’office de tourisme on nous a donné des idées de randonnées. L’employé nous donne un plan de la ville et de ses environs, il nous explique que de nombreuse randonnées sont possibles a faire à partir de Banos. Celles avec une barrette sur la carte sont faciles et ceci jusqu’à 3 barrettes. On décide donc de faire celle à une barrette. Eh bien on s’est bien demandé comment étaient celles à 3 points ………….. Car notre randonnée a été abandonnée  lorsqu’il a fallu traverser le rio sur un pont suspendu et s’attaquer à la montagne dans un sentier abrupt. Ah ces Equatoriens des Andes, ils n’ont pas du tout les mêmes standards que nous.

A plusieurs reprises nous avons vu de aigles, mais très difficiles à photographier.

Détour par Riobamba

Nous quittons Baños sous le soleil. La route qui nous mène à Riobamba est magnifique, les cultures sur les flancs de montagne sont étonnantes, les vaches qui paissent dans les champs ont intérêt de ne pas avoir le vertige, car elles sont dans des pâturages à pic.

De très loin on voit le toit de l’équateur, le Chimborazo, qui culmine à 6310 mètres.

66

Un énorme glacier le coiffe, les neiges y sont éternelles. Les indigénas de la région l’appellent « Taïta » (le père).

Nous logeons chez Nancy, Airbnb. Elle est absolument très drôle et très chaleureuse. Nous avons un appartement d’au moins 80 mètres carrés, et de la terrasse on contemple rien de moins que 4 volcans enneigés, c’est absolument merveilleux. Ce qui nous étonne, c’est qu’à Riobamba il fait vraiment chaud, alors que nous sommes à 2750 mètres d’altitude. A Quito il faisait plus froid à seulement  2820 mètres pas beaucoup plus haut qu’ici. Si quelqu’un peut nous expliquer cette énigme pour nous, on  est preneur.

Selon nous, Riobamba n’est pas une ville extraordinaire. Nous y avons visité le musée des arts religieux situé dans un ancien, bien joli couvent et le quartier de la cathédrale.

67

Nous sommes ici, surtout, pour aller visiter des villages environnants.

Ce matin nous avons pris le bus, très local pour aller dans un tout petit village sans intérêt majeur, mais nous voulions nous immerger un peu dans un bled paumé, surtout pas touristique. Nous avons été accueillis  très chaleureusement, tout le monde dit bonjour et un monsieur est même venu nous serrer la main et nous souhaiter la bienvenue. Pulingui, c’est le nom du village vit tranquillement de la culture. Les rues ne sont pas goudronnées, et personne n’a entendu parler du tout à l’égout…………

En revanche l’école est immense, nous supposons que les enfants des hameaux alentours viennent en classe  à Pulingui.

Nous étions près de l’école  à l’heure de la récréation. Des femmes viennent vendre des  petits plats chauds cuits sur place et friandises aux enfants.

68

Elles ont leurs victuailles dans une brouette et passent les petits repas aux enfants à travers les trous du grillage de la cour d’école. Certains parents apportent eux même la collation à leur progéniture, tout ça est assez cocasse pour nous. Si les écoliers et lycéens des villes portent l’uniforme, ici à Pulingui, les enfants sont habillés comme ils le souhaitent ou plus tôt, comme ils le peuvent.

Nous avons vus quelques enfants qui n’étaient pas à l’école, mais qui travaillaient. Ils chargeaient des sacs de terre dans le haut du village, et  les descendaient dans le bas.

69

On ne sait pas pour quel usage étaient prévus ces sacs horriblement lourds pour des gamins de 9 ou 10 ans.

De retour à Riobamba, nous avons repris un autre bus pour aller à la laguna de la Colta.

70

Il s’agit d’un très joli lac, très bien aménagé, ou poussent les mêmes roseaux que sur le lac Titicaca de Bolivie.

La colta est  l’origine de la ville de Riobamba, mais en 1797 un tremblement de terre la détruisit, il  reste  que la façade de l’église. Riobamba  a été reconstruite à son emplacement actuel, soit à 17 kilomètres plus loin.

Guamote, incontournable marché

Ce village à 40 kilomètres de Riobamba est intéressant pour son marché du Jeudi. Du coup nous sommes arrivés mercredi midi, et logeons  dans un  charmant  petit hôtel, de toute façon on n’a pas eu  beaucoup de choix car il n’y en a que deux dans le village.

Actuellement Guamote est en GRAND chantier, et le mot est faible. En effet, des travaux de réfection des rues est en cours.

71

Auparavant les rues étaient en  terre, désormais elles seront pavées, ah mais pas avec n’importe quel pavé, des trucs qui pèsent au moins 15 kg pièce.

Mais ce qui est effarant, c’est que toutes les rues sont en travaux, si bien que pour la circulation c’est quelque chose. Heureusement  que les voitures sont pour la plupart des 4X4, et qu’ils peuvent rouler sur les tas de sable gros cailloux, etc ………

Pour le marché du jeudi, les travaux cessent afin de laisser la place aux exposants.

72

Etant arrivés à 11 heures, nous avions tout l’après midi pour nous balader dans ce bled paumé  très pentu, donc fatigant pour nos jambes  de Français des plaines, nous avons fait le tour du village, en enjambant sans arrêt les tas de terre et de pavés, et  en respirant la poussière produite par les voitures .En revanche, les gens sont toujours aussi charmants et nous disent tous bonjour, certains s’exercent à nous demander d’où on vient. Il faut dire que nous devions être les seuls touristes dans Guamote.

Ici vivent 96% d’indigénas, on voit beaucoup de très jeunes filles avec leur bébé attachés dans leur  dos.

73

L’école est pleine d’enfants, on en voit partout.

Diana notre guide du Cotopaxi nous disaient que les indigénas avaient des enfants dès 13 ou 14 ans et qu’à 20 ans elles en avaient déjà 3. On pourrait supposer que le planning familial  n’est pas un projet pour le gouvernement. Mais après recherche il semblerait que Correa, le président de la république actuel, socialiste et catholique pratiquant, serait favorable à l’abstinence. Une ineptie selon certaines associations caritatives et les opposants au président, car chez lez indigénas, c’est culturel que de faire des enfants très tôt. Du coup personnes ne s’en occupe vraiment et la démographie augmente toujours chez les indigénas.

Ceci étant dit, nous nous sommes plus que régalés de ce marché extraordinaire, et s’il n’y avait qu’un marché à voir en Equateur ce serait absolument celui de Guamote.

Dès 8heures du matin les exposants sont dans toute la ville, y compris sur la voie de chemin de fer.

74

Les camions défilent par dizaines pour emmener les bêtes sur un immense terrain à l’extérieur du village et dans l’arène de corrida.

75

Les animaux se vendent à grands coups de dollars qui passent de mains en mains. Ce sont des centaines et centaines de bêtes qui sont exposées chaque jeudi, et autant dire que  ça fait du bruit.

76

Au marché aux légumes, idem, ce sont des montagnes de fruits et  légumes, et on a contrasté que les légumes étaient énormes, on suppose que les engrais chimiques sont largement utilisés, hélas !

Le marché aux vêtements est très beau aussi, on peut y acheter chapeaux, ceintures brodées, jupe en laine, corsages brodés,  ponchos, etc ……….

77

Les costumes des gens sont différents selon les villages  d’origine.

Nous garderons un excellent souvenir de ce marché très haut en couleur.

Cuenca la coloniale

La route qui va de Guamote à Cuenca est très tortueuse, les paysages sont sublimes, on est parfois dans le fond de canyons et parfois dans les forêts de nuages à plus  3500 mètres d’altitude, c’est très très beau. C’est la sierra du sud.

Nous arrivons à Cuenca 2506 mètres d’altitude. Très belle ville coloniale, certainement  la plus belle avec Quito.

78

Il fait bon, nous avons délaissé le pantalon et le polaire pour le short et le tee shirt.

Notre hôtel est dans le quartier ancien, ce qui est agréable.

Cuenca regorge de belles maisons coloniales,  musées, théâtres, églises, c’est la ville culturelle  Equatorienne par excellence. Nous nous y sentons bien.

Cuenca c’est également la ville du panama, ce chapeau de paille  qui est d’ailleurs  inscrit au patrimoine  culturel immatériel mondial  de l’UNESCO.

79

En fait ce chapeau a été crée à la fin du 19ème siècle, par les équatoriens, pour les ouvriers qui construisent le canal de Panama afin de se protéger du soleil, d’où le nom de ce chapeau  de paille. Il est en fibres  de paja de toquilla. Le terme de panama ne s’applique  pas à une forme mais à une matière. Plus les fibres employées pour la fabrication sont fines, plus le panama coûte cher. Certains modèles peuvent demander 8 mois de travail, les fibres utilisées sont alors  extra fines. Evidemment les prix peuvent atteindre des sommes astronomiques.

En 1906  Théodore Roosevelt porte ce chapeau  lors de sa visite aux  chantiers du canal, ce  qui le  popularisera. Les Français l’adoptent rapidement et il parait que le mot Panam, qui  désigne la ville de Paris, viendrait du nom de ce chapeau.

Nous avons visité la fameuse fabrique de Homero Ortega, qui a été crée en 1887.

Nous sommes tombés sous le charme de ces chapeaux indémodables et sommes repartis avec chacun notre Panama.

80

Le quartier du rio Tomebamaba bordé de très belles maisons anciennes est très agréable, et bien aménagé.

La cathédrale, construite en la fin du 19ème siècle est impressionnante, trois dômes de céramiques la coiffent.

81

La plaza San Francisco  est en réfection, du coup nous n’avons pas pu la visiter correctement.

Outre la visite de Cuenca, nous avons pris des bus pour visiter des villages environnants, dont l’un d’eux nous a laissé sans voix. Il s’agit de Chordeleg.

Ce village était déjà réputé  pour ses bijouteries bien avant l’arrivée des Incas soit au 16éme siècle. Il est réputé pour ses bijouteries. Le filigrane est la caractéristique de la bourgade.

On n’a pas compté le nombre de bijouteries, mais on pense qu’il y en a bien une centaine pour un bled de quelques milliers d’habitants.

82

Le village est très propre, la place du village parfaitement arborée. Les maisons sont belles, bref, on croirait avoir quitté l’équateur pour la Suisse.

Loja, escapade au Sud

Ah Les Andes, quelle beauté, mais pour faire 200km nous avons mis 4 h 30. On pense que nous n’avons pas fait 2 kilomètres en ligne droite, ça tourne, ça monte et ça descend toujours.

Les paysages sont époustouflants, peu après Cuenca, les montagnes sont désertiques, peu de végétation, et beaucoup de canyons, mais après une heure et demie de route on arrive dans une région très verdoyante, les vaches et les moutons paissent dans les vastes étendues andines, bien sûr à pic et ce qui est étonnant c’est que les quelques maisons isolées sont construites juste au bord des précipices, pas de photo (dommage pour vous), hélas le bus roule, et ça ne fait que tourner, du coup, on n’a pas assez d’équilibre pour bien tenir l’appareil photo.

Comme nous le disions dans d’autres articles, l’Equateur, ce magnifique petit pays est peu touristique, du coup nous sommes souvent les seuls touristes dans les bus, avec les gens du pays.

De 3500 mètres parfois nous sommes arrivés à Loja à 2100 mètres et il fait chaud.

83

La ville est assez sympa avec son petit quartier colonial.

84

Nous sommes dimanche, et tous les magasins et presque tous les restaurants sont fermés, on en a quand même trouvé un pour notre dîner.

Mais dès lundi matin la ville se réveille, et du coup, nous la voyons vivre. Les indigénas vendent leurs légumes sur les trottoirs, et les rues  sont encombrées  de passants. Ceci dit Loja n’a rien d’une grande métropole avec ses 180 000 habitants.

A 45 kilomètres de là, il y a une toute petite ville, Vilcabamba, de 4800  habitants, très connue pour ses centenaires en pleine forme.

85

Dans les années 1955, elle a fait l’objet d’études sur la longévité des gens. Il s’avère que de nombreuses personnes auraient dépassés  120 ans. Certains disent que c’est peut être exagéré.

En tout cas ce qui explique cette longévité serait lié

  • A l’habitude de fumer du datura, qui combinerait les effets de la marijuana et de la cocaïne, sans nuire à l’organisme, et c’est d’ailleurs ce qui a attiré les hippies dans les années 1970
  • Les gens du coin mènent une vie simple, dans un environnement sans pesticide et au climat très doux
  • A la présence de nombreuses sources chargées en oligo éléments surtout du magnésium
  • A La consommation de café, ce qui a permis de développer la production et l’exportation.

Toujours est il que de nombreux nord américains et certains européens se sont installés dans cette grosses bourgade et y vivent doucement et heureux. Évidemment les prix de l’immobilier ont augmenté dans cette contrée.

Dès 10H30 nous avons vu pas mal de personnes d’un certain âge, parlant anglais, se réunir au café et siroter des bières et fumer. Ceux là, on ne sait pas s’ils vivront 100 ans et plus……..

Cette petite ville est en tout cas très sympa, avec son « parque central », sa petite église et les commerces qui l’entourent.

86

Il est possible de faire des randonnées à cheval, mais pour nous, ça n’est pas notre truc, du coup nous avons gentiment marché dans des chemins  qui embaumaient la citronnelle.

Notre dernier jour à Loja a été consacré à des visites de musées.

Le musée de la musique, bien mignon, mais on s’attendait à voir de nombreux instruments, or il n’y en avait que très peu.

87

L’objectif de ce musée est d’honorer les grands musiciens Equatoriens. Bon, ça ne nous a pas emballés, en revanche nous avons pas mal discuté avec la gardienne du musée (ici ce sont des policiers municipaux) et on pense franchement qu’ils doivent s’ennuyer, (heureusement que le smartphone existe !!!) car il y a peu de visiteurs. Alors quand ils peuvent coincer un touriste, et  de surcroit français, c’est le bla bla bla à n’en plus finir. Bref, tout ça est bien chaleureux. On nous sert la main en arrivant et en partant.

Puis nous avons filé vers le musée del monasterio de Madrez conception. Alors là, idem, il s’agit d’un monsieur d’un certain âge qui nous a fait toute la visite et on a compris son espagnol, tant il était appliqué dans sa diction.

Ce musée est une partie  d’un monastère de carmélites qui date du  16eme siècle, de très belles pièces d’ornements sacerdotaux y sont exposées et on visite également les anciennes cuisines, la buanderie, l’atelier de couture le réfectoire. Aujourd’hui on suppose que les nones sont mieux loties qu’au 16ème siècle. Elles ont peut être machines à laver, four à micro ondes, etc…. Au 16eme siècle  elles étaient 25, aujourd’hui elles ne sont plus que 17.

Ce qui est très drôle, c’est qu’elles vendent différentes tisanes que l’on  vient boire sur place. Comme toutes carmélites, elles n’ont pas droit de voir le  public, du coup elles ont une tour (type tour d’abandon) où vous mettez votre dollar dans une des cases du tour qui correspond à la tisane choisie. La tisane arrive, vous buvez, et hop le verre repart dans la tour ; ni vu ni connu. Nous avons vu plusieurs jeunes filles boire leur potion ce matin.

Puis pour finir notre journée, nous sommes montés au mirador teleferico, sauf que le téléphérique ne fonctionne plus. Ceci dit la vue est déjà sympa du parc.

88

Notre  très beau voyage est terminé et pour faire un très bref résumé, nous dirons que l ‘Equateur est une destination de choix, car ce petit pays offre tant de possibilités que chacun peut y trouver son compte. L’Amazonie , son énorme réseau fluvial et sa jungle, la cordillère des Andes , ses volcans et cimes enneigées, la côte Pacifique , ses plages , ses villes thermales , ses magnifiques villes coloniales , et  bien évidemment les mythiques Galápagos, dont nous  garderons un souvenir impérissable.

Pauline nous livre le récit de son séjour de 2 semaines entre les splendeurs de la cordillère des Andes et les mystères de l’Amazonie profonde.  La découverte de l’Equateur a été un coup de coeur pour Pauline et Pierre nous l’ont promis: ils reviendront  !

Le jour de notre arrivée et le lendemain nous restons sur Quito. Grâce à la Posada, où nous avons passé nos deux premières nuits, nous sommes au cœur du centre historique et pouvons prendre le pouls de la vie équatorienne. Nous mangeons nos premiers almuerzos et les petits dej (très copieux et vraiment pas cher) de la rue Montufar à deux pas de la Posada.

Le 2ème jour, nous sommes montés au Panecillo, le point de vue sur la ville est très joli. De la nous sommes allés à la Mitad del Mundo via le bus de ville (vraiment pratique !). Le parc n’a pas un intérêt phénoménal mais nous avons tout de même passé un bon moment, surtout qu’il y avait des groupes de danseurs andins.

Le lendemain, départ pour Mindo, via le terminal de bus la Ofelia, nous prenons le bus pour 2 heures. Très vite les paysages changent et deviennent plus verdoyants et luxuriants. A peine le temps de déposer notre sac que nous partons direction la Tarabita et les cascades. Les premières sont prises d’assauts par les touristes équatoriens, mais dès que nous marchons un peu nous sommes seuls au monde. Le lendemain nous visitons la ferme des papillons, expérience très chouette. L’observation des colibris est un gros point fort de Mindo. Là-bas, nous avons aussi pu apprécier un match d’équavolley et avons mangé sur une place dans un lieu un peu retirée (perpendiculaire à la rue principale au niveau de l’église) et fait un super barbecue entouré que d’Equatoriens.

Retour à Quito pour la journée du dimanche ou le centre historique est interdit aux voitures. C’est très agréable, tout le monde et a pied ou à vélo, les rues sont animées par des danseurs, des musiciens… Seul point négatif, nous voulions visiter les églises, elles sont toutes prises d’assauts pour les offices qui ont lieu toutes les heures.

Le soir nous prenons la navette direction l’Amazonie…


SAM_0553

Les 4 jours au Guacamayo Lodge sont une parenthèse apaisante et excitante. A peine montés dans la pirogue, nous sentons ici une atmosphère particulière, on se sent tout petit.

Les paysages sont magnifiques et on ne sait où regarder tellement il y a à voir. Notre guide a un œil de lynx ! Grâce à lui en 2h de pirogue nous pouvons observer des singes, des aras, une chouette, des tortues et différents oiseaux.

SAM_0447

Notre séjour est ponctué de balades nocturnes : recherche de caïmans (que nous avons vu en nombre), d’anaconda (que nous n’avons malheureusement pas trouvé…) et de belles surprises : un paresseux, une baignade dans la rivière, observation d’un couple de dauphin de rivière…

Le lodge est top, la cuisine est exceptionnelle et le personnel sympathique !

Retour à Quito pour la nuit avant de partir à l’aventure dans les Andes pour notre 2ème semaine.

SAM_1052

Le matin nous prenons un bus direction Machachi, de là, nous prenons un 2ème bus pour Santa Ana de Pedregal pour rejoindre notre hacienda (le secret de Léon) proche de l’entrée nord du parc du Cotopaxi.

Le décor est tellement différent de l’Amazonie, nous avons troqué le maillot de bain et les tee-shirts pour le manteau. Enfin, nous voyons nos premiers lamas !

Il n’est pas simple de se repérer et de savoir comment fonctionne le parc, comme s’y rendre, qu’y faire, les distances… Nous partons donc à pied… nous tentons le stop et c’est un succès. On nous emmène à l’entrée nord, de là, d’autres nous proposent de nous faire avancer dans le parc, ils nous déposent à la lagune de Limpiopungo de laquelle nous faisons le tour. Le Cotopaxi est timide et se dévoile peu, mais ça reste extraordinaire. Comme d’habitude a cette saison (à ce qu’on nous dit) le crachin fait son apparition vers 15h. Retour en stop par un français et son guide alpiniste équatorien.

Après un bon repas et une bonne nuit nous retournons dans le parc avec nos pouces…

Après l'effort le réconfort: arrivée au refuge du Cotopaxi :)
Après l’effort le réconfort: arrivée au refuge du Cotopaxi :)

Le guide du français nous voit et nous prend de nouveau. Ils ont prévu de monter au refuge et nous emmène jusqu’au parking à 4600m. Nous ne ressentons pas l’altitude et décidons de partir également à l’assaut du refuge (presque aussi haut que le mont Blanc). Dès les premiers mètres, la neige se met à tomber mais nous gardons notre motivation. Arrivés là-haut c’est une belle victoire, le refuge est agréable et nous y buvons un chocolat bien chaud. Nous redescendons, toujours en stop et on nous dépose au Tambopaxi (hôtel/restaurant) où nous en profitons pour manger… la plus grosse erreur de notre séjour ! Le repas le plus cher des vacances et le moins bon !

Une adorable famille nous fait quitter le parc et nous emmène jusqu’à la panaméricaine ou nous prenons un bus direction Latacunga !

Nous passons la nuit à l’hôtel café Tiana, le paradis des backpackers. Latacunga est une grande ville très animée. Le lendemain nous retrouvons Javier, seul guide francophone de Latacunga, avec lui nous partons direction la Laguna de Quilotoa. C’est un super guide, nous faisons plusieurs arrêts sur la route avec des paysages typiques des campagnes andines. Il nous apprend beaucoup sur les coutumes équatoriennes, sur la région et surtout sur l’histoire Incas qui le passionne énormément.

Arrivé à la lagune la vue est sublime! Nous descendons avec Javier les 350 mètres d’altitude qui nous séparent de l’eau. L’aller est simple mais le retour c’est une autre affaire. En tout cas la balade est superbe et le temps dégagé.

Etape suivante dans les Andes : Riobamba pour rejoindre le Chimborazo. La ville n’a pas vraiment d’intérêt, nous y passons une bonne nuit avant une journée sportive demain.

Edison, le contact de Léon, nous récupère tôt le matin avec son 4X4 et les vélos sur le toit. Nous partons à l’assaut du Chimborazo, plus nous montons et plus les paysages sont lunaires et peuplé de vigognes! Nous arrivons au parking à 4800 m. Avant la descente en VTT nous montons au 2ème refuge à 4900m puis jusqu’à la laguna de Condor Cocha à 5100m. Enfin nous chevauchons les vélos et c’est parti pour 32 km de descente jusqu’à un petit village où nous déjeunons. La descente est géniale, nous prenons vite de la vitesse et les sensations sont fortes.

Sensations fortes en VTT!
Sensations fortes en VTT!

Le séjour touche presque à sa fin, nous passerons nos 2 derniers jours à Banos. Après avoir passé du temps dans les Andes, l’effervescence et la quantité de touristes nous apparaît dérangeante, le bruit, les bars, les buggys et les rabatteurs nous « dérangent » presque. Nous n’avons pas vraiment aimé la ville de Banos. En revanche, la journée nous avons fait la route des cascades en vélo, de la tyrolienne et le soir nous avons testé les bains publics. Une expérience authentique ou nous côtoyons les équatoriens.

Retour à Quito. L’Equateur est un pays superbe et très diversifié. Nous reviendrons !

0 232

Alain et Françoise ont pu profiter des merveilles offertes par les îles Galapagos durant 2 semaines, en 2018.  De Isabela à San Cristobal, ils ont marché dans les pas de Darwin, partant à la rencontre des tortues, otaries et iguanes marins.  Ils nous parlent de leur expérience inoubliable dans ce formidable réservoir de biodiversité! 

Le moment tant attendu arrive enfin. Nous sommes à  l’aéroport de Guayaquil en attente de notre avion pour l’archipel des Galapagos.
1

Ce nom fait rêver, et nous sommes très heureux de pouvoir découvrir « les îles enchantées » comme disent les Équatoriens. Les Galapagos, ce sont 41 îles volcaniques situées à un millier de kilomètres dans l’océan pacifique. Quelques unes seulement sont habitées. Nous avons choisi de visiter Santa Cruz, Isabela, San Cristobal et Floreana.

Mais pour entrer dans l’archipel, il faut vraiment casser sa tirelire. Certes l’archipel est classé  au patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1978, mais quand même !!!

On nous fait payer très cher la visite:

  • Billet d avion : 350 dollars par personne l aller/ retour (pour un peu plus de 1000 km)
  • Entrée dans l archipel : 100 dollars ( pour l entretien du parc)
  • Contrôle des bagages :20 dollars (car il est formellement interdit d importer des fruits légumes graines etc…..d ailleurs on nous appose des scellés sur les bagages et à l arrivée  à l aéroport un chien détecteur de graines  fruits, etc…renifle tous les bagages  avant que l on puisse les récupérer.

Malgré tout ça, ce projet nous tenait à  cœur et on est vraiment très heureux d’être ici: ces îles isolées et leurs fragiles écosystèmes ont un statut quasi mythique de vitrines de biodiversité. C’est l’un des endroits de la planète où les empreintes humaines restent minimales.

Place aux animaux et à la flore que l’humain n’a pas le droit de détruire. Du coup les animaux ne sont absolument pas craintifs.

Isla Isabela

Nous avons changé d’île. Isabela est la plus grande des Galapagos mais peu peuplée, 1700 personnes l’habitent. La traversée de Santa Cruz à Isabela prend deux heures. Le bateau est puissant: 700 chevaux! On est assez chahuté par moment.

L’arrivée à Puerto Villamil est cocasse.

3

Les otaries et les iguanes sont affalés  sur le chemin qui mène à la ville, du coup on est obligé de les contourner, c’est la législation. Évidemment, on est obligé de payer la taxe de 10 $ par personne pour mettre les pieds sur l’île.  Ça aussi c’est est la législation.

Le village est très sympa et calme en bord de mer. La rue principale est en sable ce qui rajoute au côté très tropical du lieu. Juste à côté du débarcadère se trouve une belle petite lagune : Concha de perla. Nous y avons fait du snorkeling. Les poissons sont assez nombreux mais les otaries encore plus nombreuses.  Françoise a joué avec l’une d’entre elles pendant un quart d’heure. L’ otarie venait la narguer sous le menton et  replongeait aussitôt et ainsi de suite pour revenir de plus belle. Un moment rare dont elle se souviendra longtemps. Puis deux bébés otaries très joueurs nous reniflaient les pieds en bas de l’escalier qui conduit à  la mer. Un vrai délice que cette aventure.

L’après midi nous sommes allés voir les flamants roses dans deux lagunes, puis avons continué jusqu’au centre de conservation des tortues géantes.

Flamants roses
Flamants roses

Les tortues d’Isabela sont différentes  de celles de Santa Cruz. Il existe 10 espèces de tortues aux Galapagos.

Tortues Galapagos
Lors de la dernière  éruption d’un des volcans de l’île (il y en quatre) de nombreuse tortues sont mortes. Aujourd’hui l’espèce est sauvée grâce au centre.  Il  est très difficile aux tortues de copuler, même si on en a vu souvent le faire.  Et quand ça marche les œufs sont souvent  mangés ou écrasés  par des prédateurs  tels que les  vaches, les ânes, les sangliers. Les chiens mangent les jeunes tortues.

Ce matin nous louons des vélos VTT.

 

6

L’objectif est d’aller au mur des larmes. Les Galapagos n’ont pas toujours été le paradis que l’on connaît aujourd’hui. Isabela avait une prison, et de 1948 à 1959 pour ajouter à la peine des prisonniers on leur a fait construire un mur en pierre de lave dans des conditions inhumaines. Ce mur de 10 mètres de haut sur 100 mètres de longueur est édifié en pleine forêt, à 10 kilomètres de la ville.

Le mur des larmes.
Le mur des larmes.

Ce mur n’avait aucun objectif sauf de détruire les hommes. De nombreux prisonniers y laissèrent leur peau. Un monument en leur hommage est édifié au pied du mur. Sur le chemin en sable qui mène au mur, les paysages sont magnifiques, plages désertes, tunnels de lave, miradors pour admirer la canopée. En revanche le soleil tape fort et les chapeaux, crème solaire et eau sont indispensables.

Los Tuneles
Los Tuneles

Pour notre 4ème jour sur Isabela nous prenons un tour pour « Los Tuneles ». Nous aurons une heure de navigation  avant atteindre le site. Après 45 minutes de navigation le capitaine ralentit sa vitesse car il vient d’apercevoir des raies mantas.  Effectivement  ce sont de magnifiques  ailes  volantes qui passent sous notre nez. Nous n’en avons jamais vu d’aussi près. Le guide nous dit qu’elles font 6 mètres de diamètre.  Nous les observons un long moment car elles nagent à la surface de l’eau et très lentement, c’est  superbe. Puis nous repartons et 30 minutes plus tard nous arrivons dans un lieu sublime. Il s’agit des fameux tunnels de lave qui forment des décors époustouflants.

Lors des éruptions volcaniques il y a des millions d’années, la lave s’est solidifiée  mais la mer a érodé certaines pierres, ce qui forme aujourd’hui des tunnels que nous avons emprunté avec le guide. C’est impressionnant car parfois il y fait noir mais souvent on voit la lumière du jour au  bout, ce qui rassure.

9

Nous avons vu beaucoup de tortues de différentes espèces. Certaines ont des carapaces magnifiques. Les poissons multicolores sont nombreux  mais ce ne sont pas eux qui nous ont le plus ému. Puis, vint la séquence émotion avec la visite des requins à pointe blanche.

Le guide nous a montré une bonne dizaine de ces énormes bêtes au fond d’ une grotte. Ils sont complètement inoffensifs mais ça impressionne quand même.

10

Le clou de la balade à été de découvrir les magnifiques fous à pattes bleues, et comme dans tout l’archipel les animaux sont protégés, nous avons pu en approcher à deux mètres  sans qu’ils ne bougent.

11

Ce tour nous a beaucoup plu, nous ne pouvons que le conseiller aux futurs voyageurs !!!

La plage de la ville est superbe, mais le côté droit est envahi d’iguanes marins, très protégés car uniques au monde. Il est donc interdit d’aller dans cette partie car les nids y sont nombreux. Les rangers sont très nombreux aux Galapagos, ils surveillent les plages où il est interdit d’accrocher ses vêtements dans les arbres. Des portes manteaux style perroquet sont installés tout au long afin de pouvoir accrocher sacs et autres choses. Certaines plages sont fermées la nuit afin que les animaux (tortues marines et iguanes) puissent aller nidifier tranquillement. Il est également impossible de faire certaines randonnées marines ou pédestres seuls, la présence d’un guide naturaliste est indispensable. Toutes ces infrastructures permettent ou permettront peut être de garder l’archipel indemne de pollution.

Isabela aura été un vrai coup de cœur.

Nous repartons seulement d’ Isabella ce dimanche pour San Cristobal. Le problème est qu’il est obligatoire de repasser par Santa Cruz. Dès 6 heures du matin, nous prenons le bateau pour nos deux heures de traversée.  La mer est une vraie mer d’huile. Donc le voyage est très confortable.

Arrivés à Puerto Ayora nous prenons un petit déjeuner et tentons de trouver un cyber café. En vain, nous sommes dimanche et tout est fermé. On s’installe sur le quai du port pour  y admirer les nombreuses  raies et petits requins qui évoluent sous nos yeux. Un délice.  Il est 9 heures et il fait déjà chaud.

12

Notre première journée fut consacrée à la découverte des tortues géantes des Galapagos. Elles sont absolument impressionnantes. 200 000  vivent dans l archipel.  Nous en avons vu qui se reproduisaient.  C’est un vrai spectacle très bruyant. 10 espèces de tortues sont recensées dans l’archipel.

Les lions de mer (otaries? on ne sait pas encore faire la différence) sont partout chez eux. Si on est assis sur un banc et que l’un d’eux veut la place, eh bien on se déplace. Le règlement dans l’archipel est que l’on ne doit pas être à  moins de deux mètres d’un animal, mais il n’est pas interdit à l’animal de se rapprocher de l’humain, c’est assez cocasse.

13

Les iguanes marins ne sont pas beaux mais inoffensifs. Selon les différentes îles, leurs couleurs sont différentes.  Aujourd’hui nous en avons vu des rouges sur l’île Floreana. Les noirs se confondent avec la lave. Il faut faire attention de ne pas marcher dessus !!!!

14

Les oiseaux également sont nombreux et notamment les pinsons de Darwin. Les jaunes sont très beaux ainsi que  certains rouges. Après la découverte de ces tortues géantes nous sommes allés dans les tunnels de lave. En fait, lors des explosions des volcans, la lave s’est solidifiée sur le dessus et le dessous est resté liquide. Cette visite est assez drôle à explorer.

A Puerto Ayora, le centre de recherche Charles Darwin, à l’origine de la théorie des espèces, est ouvert au public. Le centre travaille essentiellement  à  la conservation des différentes espèces de tortues des Galapagos.

Une autre activité  nous a beaucoup plu à  Puerto Ayora. La criée du matin est un véritable spectacle. Les pêcheurs déchargent leurs grosses cargaisons de poissons pêches au lancer sur les tables de la criée et les gens viennent directement acheter leurs poissons.

15

Mais ici il faut composer avec les otaries, les pélicans, les iguanes et les hérons qui eux sont assez timides. Les pêcheurs découpent les poissons  et donnent les déchets aux animaux, et quand ça ne vient pas assez vite les bestioles volent sur les étals.  Nous nous sommes beaucoup amusés  de cette situation.

Les plages sur l’île de Santa Cruz sont très belles, nous en avons testé  une où  des petits requins à pointe noire nagent juste en bord de plage. Ils sont eux aussi inoffensifs. Ce qui est bien ici c’est qu il n’y a aucun animal agressif.

Isla Floreana

Nous avons pris un tour guide pour aller sur Floreana. Cette île est la plus australe des Galapagos. Peu peuplée: seulement 125 personnes y sont recensées. Cette île fut le refuge de pirates à l époque coloniale. Nous avons fait du snorkeling mais assez décevant… nous avons vu quelques grosses tortues marines, une raie, un gros poisson tout rond aux yeux globuleux et quelques poissons multicolores.  Nous sommes  loin des merveilles que nous avons vu à Sumatra ou à Sulawasi. En revanche nous avons vu des pingouins des Galapagos!

Nous nous excusons pour les fautes d orthographe et les erreurs de ponctuation  mais nous devons  « travailler » sur un clavier qwerty ce qui n’est pas aidant.  Nous avions oublié que les cyber cafés existaient encore, et heureusement.  Ils nous rendent bien service actuellement.

Isla San Cristobal

Il est 14 heures quand  nous reprenons un bateau pour San Cristobal. La mer est plus que calme, on se croirait sur un lac. 2 heures plus tard  nous arrivons à Puerto  Barquerizo Moreno.

16

Le petit port est très mignon. Le malecon est agréable mais ce qui nous interpelle le plus ce sont les colonies d’otaries qui peuplent les eaux du port, les rochers, et les deux plages de chaque côté du débarcadère. Selon un guide il y en aurait environ 600 à Puerto Barquerizo et 14000 dans les Galapagos!

17

L’hôtel est tout proche. Du coup nous y allons à pied. Nous posons nos affaires et filons faire quelques courses. Nous avons pris un hôtel avec cuisine si bien que nous ferons notre popote nous-mêmes. En soirée, nous retournons sur le malecon, histoire de regarder les otaries. Elles viennent en grand nombre sur la plage et passe beaucoup de temps à jouer, grogner ou câliner leurs petits.

Ce matin nous partons vers la plage de Tirgeretas. Elle est à 2.5km du la ville, mais d’accès très facile. Le sentier qui y mène est très agréable et assez ombragé. Le site est magnifique pour le snorkeling.  Il faut escalader quelques rochers avant d’atteindre la mer mais rien de méchant.  Françoise est obligée  d’enjamber une jeune otarie pour atteindre l’eau !!!

18

Il y a énormément de bancs de tous petits poissons qui sautent hors de l’eau en faisant des nuages argentés. Les fous à  pattes bleues, les frégates et les pélicans sont nombreux car la nourriture abonde. Les otaries nagent autour de nous et ne sont absolument pas dérangées par la présence humaine.

19

En soirée, nous faisons une balade sur le malecon pour le spectacle des otaries. Ce sont des centaines de bêtes qui sont affalées sur le sable de la plage. Afin qu’elles  n‘envahissent pas la ville, les autorités ont installé une clôture grillagée toute au long des plages, mais plus malines, elles sortent par la caserne militaire un peu plus loin.

20

On en trouve quelques unes en ville, sur le trottoir et sur la place du village. Deux d’entre elles se sont invitées dans un restaurant de bord de mer, le serveur les a gentiment repoussées vers la sortie, et ces demoiselles sont reparties en tortillant les fesses.

Un autre site se prête très bien également au snorkeling. Il s’agit de La Loberia. Cinq minutes  de taxi puis on  longe la mer sur 600 mètres et on arrive sur une belle plage. Pour aller se baigner en revanche, mieux vaut avoir des chaussures car il y a beaucoup de rochers. L’eau est assez trouble, on voit quand même assez de  poissons multicolores mais rien d’extraordinaire.  En revanche, les otaries sont là et nous surprennent.  Nombreux sont les bébés qui se dorent au soleil, on peut admirer  leur jolie fourrure brune, et Françoise se retient d’en prendre un dans ses bras.

La ville de Puerto Baquerizo Moreno est très calme, 4800 habitants. Les gens sont détendus  et toutes les maison ont leur hamac, très souvent utilisé. L’île de San Cristobal n’est pas très grande, du coup nous avons pris un tour d’une journée pour la visiter en bateau. Après une heure de navigation, notre premier arrêt est à « Leon dormido » ou «  Kicker rock », il s’agit de deux énormes rochers émergeant de l’océan séparés par un grand couloir.

21

Nous y faisons une randonnée marine. Ici l’eau est fraîche car la profondeur est importante. Nous mettons les combinaisons néoprène. Le guide nous emmène voir des requins à pointe blanche, des raies, des tortues, des très grosses étoiles de mer, des poissons. Françoise y verra même le fameux requin marteau, impressionnant !!

Randonnée sous-marine impressionnante!
Randonnée sous-marine impressionnante!

Puis nous continuons notre tour pour arriver sur une plage déserte où là encore nous remettons masque et tuba, mais sans la combinaison, car l’eau est chaude.

23

Le sable est blanc étincelant, on croirait de la farine, c’est « Playa Blanca » la bien nommée. Puis nous faisons un 3ème arrêt  où nous nous baignons. Nous aurons l’occasion de rencontrer une fois de plus des otaries, toujours aussi curieuses.

Bilan de ces quinze jours aux Galapagos

L’archipel des Galapagos, évoque  un pays lointain, et c’est loin, dans le pacifique, d’ailleurs,  on ne sait pas toujours où le situer. National Geographic, Thalassa ou autre documentaire ont souvent fait des reportages sur cet archipel. Nous en avions rêvé, et notre rêve s’est réalisé. Très heureux d’avoir pu y rester 15 jours. Nous aurions été très frustrés d’y rester moins.

Les quatre îles que nous avons visitées ont leurs propres caractéristiques:

- Isabela, cette grande île, aux quatre volcans, est peu peuplée, 1700 habitants. Ses rues en sable sont ô combien exotiques, ses petits commerces, ses petits hôtels en font un lieu magique. Ce sera notre coup de cœur.

24

- San Cristobal et ses innombrables otaries, le tour de l’île a été un super moment.

25

 

- Santa Cruz, la plus touristique, mais si on s’éloigne du centre ville, on  peut facilement se retrouver seul  et tranquille.

26

- Floreana, la plus petite, 127 habitants, ses plages, sa tranquillité, son centre de sauvetages de tortues terrestres. Sa boîtes aux lettres, dont les lettres ne partent jamais, faute de facteur.

27

Si bien qu’elle  est ouverte et les touristes de passage prennent le courrier à destination de leur pays et postent les cartes postales en arrivant chez eux. Lors de notre passage, nous avons chercher des cartes Françaises, en vain ! En revanche nombreuses étaient celles pour les Etats Unis ou le Canada.

La fameuse boîte aux lettres de  Floreana!
La fameuse boîte aux lettres de Floreana!

Mais nous mettrons tout de même un bémol à ce  paradis. Il faut réellement casser sa tirelire pour profiter de tout ce qui est offert dans ces îles enchantées, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. 

Pour finir une petite partie de pêche,  qui rapportera  un joli petit thon. Une super journée !!

29

 

Et pour finir en beauté, retour à Santa Cruz…

On ne peut pas aller d’île en île sans repasser par Santa Cruz. Nous avions réservé le même hôtel que lors de notre premier séjour. Nous y avions laissé une valise  et les panamas afin de voyager léger. Nous retrouvons donc notre charmant petit hôtel et son adorable propriétaire, qui nous embrasse à l’arrivée. On dépose nos affaires et hop, nous repartons à la plage de la « station Darwin » tout près du centre scientifique. Nous y ferons encore du snorkeling, Françoise ne s’en lasse jamais.

30

On y verra douze raies qui semblent voler, une merveille. Un petit requin à pointe noire, et de nombreux poissons, mas l’eau est trouble.

31

Notre dernier tour, est celui  du tour de la baie, sur une matinée. Paysages magnifiques, snorkeling extra avec tortues de différentes espèces, et beaucoup de gros poissons multicolores. Notre dernier arrêt se fait à Los Grietas. Il s’agit d’un lagon encaissé entre deux immenses falaises. L’eau est fraîche mais c’est « regal…apagos » !!!!!!!! Notre dernier après midi sera consacré à une nouvelle visite  de la station  scientifique Darwin.

L’itinéraire détaillé de Françoise et Alain pour ces 15 jours aux Galapagos: 

Santa Cruz 4 jours

Bateau Santa Cruz-Isabela

Isabela 4 jours

Bateau Isabella-Santa Cruz-San Cristobal

San Cristobal 4 jours

Bateau San Cristobal-Santa Cruz

Santa Cruz 3 jours

Les Galapagos ne constituent qu’une petite partie du séjour de Françoise et Alain. De l’Amazonie à la côte, ils reviennent vite dans un prochain carnet de voyage en Equateur! 

En attendant la suite, vous pouvez retrouver leurs périples sur leur blog :-)

 

Marthe et Ruby ont choisi  l’Equateur pour leur premier voyage mère-fille ! En 20 jours, elles ont eu le temps d’avoir un très bel aperçu de la diversité du pays: des Andes aux Galapagos en faisant un petit tour par l’Amazonie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles n’ont pas perdu de temps ! Découvrez ici le carnet de bord de ce duo de choc…

JOUR 1 – Départ de Montréal avec AéroMexico, escale à Mexico et arrivée à Quito vers 23h30. Un taxi nous a amené à l’hostal La Posada Colonial et nous étions attendues même à 1h du matin.

1

 

JOUR 2 – Petit déjeuner à l’hostal, croissant, guiche café fruits etc.  Rencontre avec Valentin de Tout Equateur.  Il nous a donné plein de conseils pour les téléphones, la nourriture, les autobus etc.  Nous avons bien apprécié!  Il fait un peu frais à l’extérieur mais dès que le soleil se montre nous ressentons sa chaleur.  Nous partons visiter la ville. C’est le week-end de la fête de los Muertos. Les rues sont tranquilles.  Nous passons par la Ronda et visiton sun musée.  Après avoir pris un repas sur la Ronda, nous nous préparons pour partir le soir même pour l’Amazonie.  L’hostal accepte de garder nos bagages puisque nous partons avec seulement le strict nécessaire. Nous prenons le bus à 11h45 le soir pour Lago Agrio.

2

 

JOUR 3 – Difficile de dormir dans ce bus puisque la route est très sinueuse!  Nous devions arriver vers 7h le matin et finalement nous arrivons à 5h.  Il fait encore noir et maintenant, nous ressentons la chaleur et l’humidité.  Nous prenons un taxi pour se rendre au D Mario l’endroit où la navette nous prendra.  Après le voyage en navette, nous rencontrons notre guide et partons en bateau vers le Dolphin Lodge.

4

Notre guide de départ ne parle que l’espagnol.  Ouf! Je n’ai pas le choix, je dois pratiquer le peu l’espagnol que j’ai appris ces dernières années.    Le paysage est fantastique, la végétation est luxuriante et nous apercevons de nombreux oiseaux.   Arrivée au Dolphin lodge, on s’installe et on nous sert un très bon repas.  Vers  4 h nous partons voir le coucher de soleil et à ma demande, nous allons à la pêche au piranha.  On rencontre des caïmans, des dauphins roses, un serpent, etc.

5

JOUR 4 – Nous avons très bien dormi et nous rencontrons l’autre groupe déjà arrivé il y a quelques jours.  Nous partons en trek pour observer singes, grenouilles, oiseaux, papillons, paresseux, araignées etc. Vers 4 h nous repartons pour une baignade dans la lagune.  L’eau est chaude et agréable et nous avons le coucher de soleil à l’horizon.

6

Notre groupe avec notre guide anglophone.  Des gens de France, de Amsterdam, d’Angleterre, des Équatoriens, et nous les canadiennes.

7

Trouver l’intrus!  Attention ou vous mettez les pieds.

8

Avant de le prendre les guides se sont assurés que la mère n’était pas là.  Très bonne idée.

9

Dans notre camp, une araignée banane.  Ne pas déranger, elle est vénéneuse.

JOUR 5 - C’est la journée pour la visite de la communauté nous rencontrons Maria qui est accompagnée de 2 petites filles.   Elle nous montre comment elle fait du pain de manioc.  Nous visitons le village.

10

Maria et la petite.

11

L’arbre ou le Chaman fait ses célébrations.  Dommage, nous n’avons pu le rencontrer.

12

Ces enfants sont très beaux.

13

Le plaisir des selfies.

JOUR 6- Nous retournons à Quito.   Bateau, navette et autobus.  Pour la sécurité, l’autobus a été arrêté à 2 reprises pour la vérification des narcotiques.  Les policiers nous demandaient des identifications et après avoir montré nos passeports, ils nous renvoyaient dans le bus sans rien fouiller pour nous.  Probablement qu’avec notre passeport canadien, nous avions une tête de touriste. Ha!  Nous avons été retardés de 2 h puisque qu’un camion s’est renversé sur la route.  Arrivée à Quito, nous retournons coucher a la Posada colonial.

15

JOUR 7-   Nous partons prendre le petit déjeuner en ville, et partons explorer les environs.  Cette fois-ci la ville est animée, les boutiques sont ouvertes et beaucoup de gens circulent.  Nous arrêtons dans un café après un arrêt à la banque Pichincha.  Départ en après-midi pour la région du volcan Cotopaxi.   Le chauffeur dans l’autobus nous avise de notre arrêt et nous débarquons sur l’autoroute.  Nous avons Maps.me qui nous dirige vers le Rondador, l’hostal suggéré par Tout Equateur.  Nous remontons un viaduc et une voiture s’arrête.  L’homme nous parle en espagnol et nous demande si nous allons au Rondador.  Après quelques échanges de mots, il nous explique qu’il est le propriétaire et qu’il peut nous y amener.   Son nom est Fernando et nous embarquons avec lui.  L’endroit est très accueillant et nous avons la vue sur le Cotopaxi.  Jenny et Fernando exploitent également un très bon restaurant.  Son père sera notre quide pour le Cotopaxi et le Quilotoa.

16

Quelle belle vue.

17

Nous avons rencontré Chloé au même endroit et nous avons décidé tous ensemble d’aller au Marché de Sassiquili avant de voir le volcan et la lagune de Quilotoa.   Soirée agréable.

18

 

La lagune de Quilotoa

19

Sur le chemin pour se rendre à la Lagune

20

Les gens au marché.  C’est une bonne manière de voir leur culture et leur façon de vivre.

21

24

JOUR 8-   Ce matin, le volcan est dans les nuages et il fait froid donc nous repartons vers pour Baños avec Chloé.  Fernando, encore une fois très dévoué, il nous conduit en voiture sur l’autoroute et nous aide à prendre le bus.  Nous avons vraiment apprécié cet endroit que je recommande fortement.   Arrivée a Baños nous trouvons un endroit pour dormir: El Castillo.  Pas très cher, mais je regrette le confort du Rondador.  Nous allons visiter la casa del arbol.  Après avoir mangé, nous allons aux thermes de la Virgen, qui se trouvent tout près de notre auberge.    Il n’y avait qu’une seule piscine en fonction et l’endroit laisse un peu à désirer. .

27

Une rue à Baños

28

La ville de Baños vue d’en haut.

29

La Casa del arbol.

JOUR 9 -  Visite de la route des cascades.  L’endroit est magnifique.   El pailon del diablo est le bout de notre chemin.   Et maintenant nous partons pour Riobamba.  Il y a un train qui circule près du volcan Chimborazo et il semble moins achalandé que la Nariz del diablo.  Arrivée dans la ville nous dormons en face du terminus au Humboldt pour $13 par personne par nuit et l’endroit est très confortable propre et très grand avec des petits salons pour se reposer.   Notre réservation est faite pour le » tren del huelo » pour le lendemain.

30

31

 

33

 

JOUR 10- On prend le train tôt le matin et il se dirige dans la campagne en direction du Chimborazo.    La vue est magnifique.   Ce train est une balade culturelle qui explique la façon qu’un équatorien de 74 ans va encore 2 fois semaines chercher de la glace dans la montagne pour la revendre a des commerçants qui s’en servent pour faire de la crème glacée. On visite ensuite une communauté très intéressante et on prend le repas avec eux.

34

Vue de l’hostal Humboldt, juste en face du terminus d’autobus.

35

La communauté près du Chimborazo

36

On a pu apercevoir le volcan à travers les nuages

37

 

38

De retour vers 16h.  Nous faisons nos adieux à Chloé et nous repartons en bus pour Guayaquil. Nous arrivons vers 23h et on nous suggère l’hostel Michel qui n’est pas très loin.  Et me voici pour ma première expérience dans un vrai dortoir d’auberge de jeunesse.   Et bien oui, je crois être la plus âgée dans cet endroit.  Comme nous repartons vers 5h du matin pour prendre l’avion pour les Iles Galapagos, ce sera acceptable pour cette nuit.   On me dit qu’il y a des bouteilles d’eau dans un frigidaire et que je dois mettre l’argent dans un coffre sur le côté.  Finalement il n’y a que de la bière.  Les salles de bain sont neuves et très belles mais il n’y a pas d’eau chaude.  On sort de notre confort Hi! Hi!

 

JOUR 11- 5h45 du matin, aéroport de Guayaquil.  Achat du permis migratoire à $20. Et enregistrement des bagages.  Départ à 8h30 avec Avianca.   Nous arrivons sur une île qui nous semble désertique.  Entrée, $100.  Les bagages sont inspectés par des chiens.  Un bus nous amène au traversier et nous faisons nos premières rencontres avec un lion de mer qui se prélasse sous un banc.  Nous partageons une voiture avec 2 autres personnes.  $12 par personne. Nos passagers nous suggèrent un hôtel « El Pinzon » près de la rue principale à Puerto Ayora.  A première vue, l’endroit semble un peu délabré, dans une ruelle et en construction.  Nous sommes accueillis par une dame espagnole et nous arrivons à réserver l’endroit qui est très bien à l’intérieur et il y a une cuisine commune ou nous pouvons préparer nos repas.

Nous partons en taxi pour « el Chato » où nous visiterons une ferme de tortues et nous allons visiter une grotte de lave.

39

Voici notre première rencontre en sortant de l’aéroport.

 

40

 

Les tortues et les vaches font bon ménage.

41

Dans la grotte de lave.

43

JOUR 12- Nous partons en bus et en bateau pour l’Ile Seymour.  Notre guide est très intéressant et nous fait observer les frégates, les blues footed boobies, des iguanes terrestres.  Nous mangeons sur le bateau et on nous sert du poisson pêché ce matin.  Nous accostons sur une plage ou nous devons faire attention où nous posons les pieds puisque les tortues y pondent leurs œufs.  Nous observons des iguanes de mer et nous nous préparons pour faire de l’apnée.   La tête dans l’eau, tout est clair et on se croirait dans un aquarium tellement il y a de poissons.  Ho lala, une tortue passe à 30 cm de moi, je peux la toucher.

44

Trouve Charlie, l’iguane

45

Le voici

La femelle frégate.

46

 

Le male qui fait le charmeur.

47

Un iguane de mer

49

Le marché au poisson près de notre hôtel, les otaries et les pélicans sont les premiers clients.

50

Un déjeuner pour les tortues au centre Charles Darwin

51

Blue footed boobies (fou de bassan à pieds bleus)

 

 

JOUR 13 – Nous prenons le bateau pour se rendre à l’Ile Isabela.  Les otaries sont sur le quai d’embarquement.

5253

Après 2 heures de bateau, nous constatons que nous n’avons pas le mal de mer.  Des gens ont été malades autour de nous.  Les vagues sont fortes et ça brasse.

54

Ils sont encore là

55

On couche au grand Tintorera.  Très bel hôtel pour 25$ par personne.

56

Puerto Villamil sur l’Ile Isabela

57

 

L’heure de la sieste

58

 

JOUR 14-   Une autre randonnée en bateau pour se rendre à Los Tuneles et faire de l’apnée.

59

 

Les pingouins

60

Les tortues de mer nous suivent.

61

62

Les requins à pointe blanche.  Il semble qu’ils n’attaquent pas les humains.

63

Les majestueuses raies.

64

 

JOUR 15 – Journée de Vélo. Nous allons à El muro de las Lagrimas.

 

67

En passant en vélo nous l’avons intimidé.

JOUR 16 Retour à Puerto Ayora. On se prépare pour une autre randonnée de 2h en bateau.  Encore des gens malades, probablement parce que nous sommes en bateau très tôt le matin. On retourne à l’auberge « El pinzon ».

69

 

JOUR 17 Randonnée en bateau pour faire de l’apnée et allée à Tortuga Bay.

70

JOUR 18 Retour en après-midi pour Quito.

JOUR 19 Arrivée à Quito Nous dormons au Quito Suite Hôtel pour 42$ et une navette nous mène à l’aéroport pour notre retour vers Montréal.

Pour notre premier voyage mère/fille, ce que j’ai le moins apprécié, c’est le manque de temps.  Nous aurions eu besoin d’une semaine de plus sur le continent pour découvrir encore plus l’Équateur.  Jamais nous ne nous sommes sentis en danger.  Avec un peu d’espagnol, les gens ont été très aidants et sympathiques avec nous.

L’Equateur nous a fait vivre une expérience de nature et de découvertes exceptionnelles!  Les trésors coloniaux de Quito, l’amour de la nature par la forêt Amazonienne, les mangroves fascinantes, les villages andins authentiques, la cuisine traditionnelle comme les cuys, la population hispanophone généreuse et à 1000 km de la côte, les Iles Galapagos.  Ce voyage nous laisse des souvenirs inoubliables.

Vous pensez venir découvrir l’Equateur? Vous vous posez des questions ou avez encore des doutes? Ce carnet de voyage va terminer de vous convaincre!!! Entre Amazonie, Andes, Galapagos, quelques rencontres te situations improbables, Camille et Baptiste vont vous donner envie de faire votre valise et venir rapidement nous voir !!

« L’Equateur est un parc d’attraction grande nature ! Émerveillés du début à la fin, chaque jour de nouvelles sensations, des découvertes extraordinaires, de la faune, de la flore, des paysages, des autochtones, une culture. C’est un pays qui nous a complètement conquis et vaut le coup d’y passer du temps.

cof

Sur nos 20 jours sur place nous avons choisi de découper notre séjour en trois : l’Amazonie, la Cordillère des Andes et les îles Galápagos. Nous n’avons pas eu le temps de découvrir la côte pacifique. Ce sera pour la prochaine fois !

AMAZONIE :
Nous étions au Dolphin Lodge pendant ces 4 jours et notre première expérience de l’Amazonie a été très réussie grâce à eux ! Les guides sont très professionnels mais également conviviaux, les lodges sont simples et très bien entretenus et la cuisine absolument délicieuse : les plats sont variés et équilibrés, plein de saveurs.
Durant ce séjour nous avons pu voir une multitude d’animaux : un paresseux, de magnifiques papillons, de nombreux oiseaux dont un toucan et des perroquets, des dauphins de rivières, des caïmans, plein d’insectes en tout genre, des piranhas, plusieurs anacondas, des chauves-souris, différents singes dont les plus petits au monde (monkey pocket), des tarentules… Un rêve éveillé tout au long de la journée.

cof

Nous avons pu nous promener dans la forêt, découvrir une communauté amazonienne où nous avons cuisiné le manioc avec une des habitante, rencontré un shaman, nous baigner dans le Rio et voir de superbes coucher de Soleil.

CORDILLERE DES ANDES :
Pour la petite anecdote, sur le chemin entre l’Amazonie et la Cordillère des Andes, nous avons voulu découvrir une des plus grandes cascades d’Equateur : la cascade de San Rafael !
Nous accédons au parc dès l’ouverture et au bout de plusieurs dizaines de minutes de marche, nous tombons nez à nez avec…. Un ours et son ourson qui traversent le chemin que nous empruntions ! Une magnifique expérience !
Les guides, à qui nous avons narré notre découverte, ont été très surpris et vraisemblablement ne pensaient pas que des ours séjournaient dans le parc.

cof

Pour la suite de notre séjour nous avons fait les thermes de Pappalacta. Ce lieu est peu touristique, nous sommes entourés d’Equatoriens en famille !
Arrive ensuite le Cotopaxi, où nous sommes venus par l’entrée Nord, conseillé par Tout Equateur et complètement validé par Baptiste et moi-même : la route est absolument agréable.
Durant nos quelques jours au Cotopaxi, nous décidons de monter jusqu’au refuge du volcan.
Pas évident ! Nous ne sommes pas suffisamment acclimatés à l’altitude et pas suffisamment habillés. Ce jour-là les températures avoisinaient les -5 degrés et il y avait un vent très fort.
Nous avons également fait le tour du lac, puis promené dans le parc du Cotopaxi avec notre voiture. Ce parc est très grand et les paysages changent énormément en fonction de l’endroit où on est. Avec la voiture nous pouvons facilement nous éloigner de la masse touristique pour découvrir des paysages charmants, sans personne !
Nous avons fait une balade à cheval de 2h. Nous avons passé un super moment ! Les chevaux sont très bien élevés et connaissent très bien le chemin.

cof

 

Arrive ensuite Quilotoa, que nous rejoignons en voiture par les petits villages plutôt que la nationale. Le trajet est super ! Nous descendons au cratère, la vue est top et la randonnée également.
Ayant peu de temps, nous décidons de partir directement pour le Chimborazo. Peu de choses à raconter sur ce volcan : malheureusement nous nous sommes embourbés dans un chemin du parc. Les routes en dehors de la principale, sont très peu orientées et sans nous en rendre compte nous nous sommes aventurés dans un chemin pour 4X4. Le résultat a été fatal : embourbement.
Merci encore à Tout Equateur qui a su être un super médiateur entre nous et l’hôtel !

cof

Nous passons par Riobamba pour la suite de notre séjour : la ville est mignonne et cela fait plaisir de retrouver un peu de civilisation, cependant Riobamba est une ville « étape ».
Direction Guayaquil ! La route est agréable, nous descendons la montagne et les nuages, nous traversons de nombreux villages, des kilomètres de champs de bananes, de nombreux marchés sur le bord de la route… Arrivée à Guayaquil nous devons rendre la voiture, ce qui
prend beaucoup de temps, puis nous nous promenons sur la Malecon 2000 ainsi qu’au parc aux iguanes. La ville est surpeuplée, beaucoup de monde de partout, tous les quartiers ne se valent pas et vaut mieux faire attention où on va.

ILES GALAPAGOS :

cof

C’est parti pour ces îles mythiques, historiques et envoûtantes, pas question de découvrir l’Equateur sans passer par ici !
Souci de budget, nous ne faisons pas de croisières mais dormons directement sur l’île. On est très contents d’avoir vécu les îles Galapagos comme ceci et ne le regrettons absolument pas.
Nous avons pu séjourner sur Santa Cruz et Isabela.
Il faut savoir que sur les îles Galapagos il y a de nombreuses taxes ! Partout, encore plus que ce qu’on nous avait raconté. Vaut mieux bien l’avoir en tête avant d’y aller, et surtout tirer suffisamment d’argent à Guayaquil ou Quito !

Ce qui nous a le plus émerveillé est ce sentiment général que l’animal est roi en Equateur et encore plus sur ces îles. Sentiment que nous ne connaissons pas, nous, occidentaux chez nous. C’est absolument merveilleux, une perpétuelle remise en question sur la place de l’homme face à la nature.

cof

Sur place nous sommes entourés d’otaries, d’iguanes marins, de crabes rouges et de nombreux oiseaux comme les fous à pieds bleus.

Sur les deux îles que nous avons faite nous pouvons très facilement faire du snorkelling par nos propres moyens et passer de supers moments : nager avec des bancs de raies, des requins, des poissons; des iguanes marins et otaries avec un peu de chance…
Nous avons également participé à une sortie en snorkelling avec un tour opérateur. Cette sortie nous avait été recommandé et nous n’avons pas été déçus, loin de là ! C’est Los Tunneles où nous découvrons de super paysages et une faune incroyable. Nous avons la chance de pouvoir nager d’encore plus près avec différentes sortes de raies, d’observer des requins encore plus gros, découvrir de nombreuses tortues marines, et voir un petit et
unique hippocampe, caché, au milieu de tous ces animaux.
Plusieurs randonnées sont accessibles et sont très agréables à faire. Là encore on découvre sur notre passage plusieurs animaux dont des flamands roses et des tortues géantes.
Les plages sont magnifiques et super pour se promener de longs moments, pieds dans le sable, regard sur l’océan.
Nous finissons notre séjour avec un rapide arrêt à Mindo où nous avons été extrêmement bien accueillis à La Bicok Ecolodge, tenu par un français. Nous avons découvert la ferme aux papillons qui est extraordinaire, survolé la forêt grâce à trois tyroliennes longues de plusieurs centaines de mètres, vu de nombreuses cascades et enfin observer de nombreux colibris pendant leur repas.

Si cela vous intéresse, voici une vidéo qui résume nos vacances en 2min ! :)

Camille COLEOU et Baptiste

Voici un très beau pele-mêle en photos de ce qu’a été le voyage d’Olivier et Valérie en Equateur en mai 2018, de quoi nous donner envie de crapahuter dans les Andes, sur la côte Pacifique et en Amazonie !

Quito:

DSC02074

DSC02066

DSC02072

DSC02086

DSC02089

DSC02117

DSC02123

DSC02126

DSC02142 (1)

DSC02153

DSC02154

 

Puerto Lopez et Isla de la Plata

DSC02160

DSC02167

DSC02175

DSC02187

DSC02192

DSC02197

DSC02256

DSC02258

DSC02294

Cuenca

DSC02382

DSC02403

DSC02404

DSC02433

DSC02435

DSC02445

DSC02448

DSC02471

DSC02498

 

Ingapirca et le volcan Chimborazo

 

DSC02508

DSC02522

DSC02524

DSC02527

DSC02553

DSC02556

DSC02566

DSC02585

DSC02602

DSC02607

DSC02621

DSC02633

 

Et enfin, la réserve du Cuyabeno !!

 

 

 

 

DSC02935 - Copie

DSC03008

DSC03017 DSC03051

DSC03079

DSC03133

DSC03179

Merci à Olivier pour ces magnifiques photos !!

 

 

0 382

Vous préparez le Cotopaxi ! C’est une des ambitions ou même l’objectif du voyage ? Vous voulez faire un 5000m ? Gravir le Chimborazo ? Ce carnet de voyage de préparation à la haute altitude vous emmènera progressivement du Cuicocha au Fuya Fuya, au Rucu Pichincha, au Corazon, à las Ilinizas, pour finir au sommet du mythique volcan du Cotopaxi et de sa vue spectaculaire ! Ca donne envie non ? Il donne des indications sur les temps de parcours, la logistique, la préparation, … Bref une bonne introduction à votre préparation ; )

Lagune de Cuicocha

img_0396
Information sur le lieu :
Au pied du volcan Cotacachi. La lagune de Cuicocha est un ancien cratère de ce dernier. Les deux îlots situés en son centre proviennent de petites éruptions qui ont suivit l’éruption principale.

itinéraire :
Le chemin est très évident. Il n’y a aucune difficulté technique. Le tour peut se faire en baskets. Il fait 14km et pas plus de 500 mètres de dénivelé en cumulé. On marche entre 3100 et 3450 mètres d’altitude. Le tour est annoncé 5h. C’est effectivement ce qu’on a mis avec 3 pauses pique-nique, une séance de révision d’espagnol pendant une demi-heure et un retour sur nos pas pour remonter des escaliers dans le but de nous entraîner encore un peu physiquement avant nos prochaines ascensions.

Pour y arriver :
Nous avons pris le taxi d’Otavalo jusqu’à la lagune (10$). On a mis 1/2 heure avec un chauffeur pas très pressé. Nous avons pris son numéro de portable afin d’être flexible pour l’heure de retour.

Le Fuya Fuya

img_0312
Information sur le lieu :
Le Fuya Fuya est un volcan éteint formé de deux sommets (est et ouest). Le rocher n’est pas volcanique mais plutôt granitique et bien structuré (On a trouvé un bloc au sommet).

Itinéraire :
Le chemin est marqué et passe dans des pentes herbeuses qui deviennent plus raide lorsque que l’on commence a attaquer le sommet. Malgré le brouillard on a pu profiter de nos premières impressions de la montagne en Equateur. On a pu tester nos pantalons de pluie dans l’herbe mouillée. Très utiles! On arrive, après une dernière partie sur l’arête sommitale, au sommet est en 1h25. Une descente raide mais avec des bonnes terrasses et un passage sur du bon rocher (T4), nous permet d’atteindre le col. Lors de la remonté vers le sommet ouest, on a choisi une variante coté sud mais très proche de l’arête et on gravi une fissure intéressante (II+) de 8 mètres environ. On arrive dans un mini-col (il serait plus facile d’arriver ici du coté nord et d’éviter la fissure) et 3-4 minutes plus tard on a atteint le sommet ouest (4279m) après 1h45 de montée. Pour la descente, on retourne au niveau du col entre les deux sommets. Un chemin descend directement du col et rejoint plus loin le chemin de montée du sommet est.

img_0301

Pour y arriver :
Prendre une camionetta d’Otavalo à la lagune de Mojanda (30 min – 15$ l’aller). Nous avons convenue d’une heure de retour avec le chauffeur pour venir nous chercher car ça ne capte pas toujours bien à côté de la lagune.

Rucu Pichincha

img_0803

Nous avons voulu nous réacclimater à l’altitude avant de monter plus haut. Nous avons donc décidé de faire le Rucu Pichincha, la montagne emblématique de Quito. Le Rucu Pichincha est un volcan de 4696 mètres qui surplombe la ville de Quito. Un téléphérique qui part de la ville monte jusqu’à 3947 mètres. De là un promontoire permet d’admirer la vue sur Quito et, lorsqu’ils ne sont pas dans les nuages, plusieurs volcans emblématiques de l’Equateur.

Derrière la station du téléphérique et en passant par une petite chapelle, commence le chemin pour le Rucu Pichincha. Le chemin principal part sur la droite et suit une arête. Nous avons fait une variante en passant par la gauche par une petite quebrada (vallée) avant de rejoindre l’arête avec le chemin principal à 4170m. Dès les premiers pas, nous avons déjà remarqué que la marche en altitude était plus dure après les 4 jours en amazonie à seulement 200m.

img_0806

Nous avons continué sur la deuxième partie de l’arête qui est large et facile (T2) jusqu’à une bifurcation. La voie normale fait une longue traversée dans les pentes nord-est, puis monte péniblement par une piste de sable avec les derniers 50 mètres plus raides où il faut utiliser un petit peu les mains (T4). Cela sera notre chemin pour la descente. Au lieu de ça, nous avons directement attaqué la belle arête rocheuse sud-est qui monte directement au sommet. C’est une ligne évidente mais aussi bien raide avec des passages d’escalade modérés.

Après un début plutôt facile (T4+) on arrive sur une partie raide et bien rocheuse. Nous avons hésité pour une attaque directe sur l’arête (cela aurait été probablement mieux et moins expo) mais nous nous sommes laissé tromper par des traces dans la pente à droite de l’arête ce qui nous a obligé de faire un passage assez difficile avant de rejoindre l’arête ; un couloir glissant avec de la boue, une traversée assez expo et finalement un mur de 10 mètres presque vertical (III) au dessus du vide. C’était la limite de ce qu’on pouvait faire sans la corde. Nous sommes ensuite arrivé au Paso de la Muerte qui, contrairement à ce qu’indique son nom, est un col sympa avec un peu d’herbe. Après une partie moins dure (T5,I, pas soutenu) le deuxième passage clé était une traversée et une petite arête aérienne avec de l’escalade en II+. Puis, c’est la fin des difficultés. Ensuite, il faut naviguer encore en peu pour trouver le chemin entre quelques tours. Les derniers mètres sont de la marche dans le sable.

img_0813

Nous sommes arrivé au sommet dans les nuages, comme souvent en Equateur. Mais le reste de la montée avait été plutôt beau. Nous avons mis 2h40 pour la montée. Après 25 minutes sur le sommet nous sommes redescendu par la voie normale sans problème en 1h30 environ. Sur les 15 dernières minutes nous nous sommes pris un gros orage mais heureusement nous étions presque arrivés à la station. La course est une belle traversée mais qui pourrait être limite sans l’utilisation de la corde. C’est aussi une belle montagne dont on a eu la chance de pouvoir l’apercevoir quelque temps.

El Corazon

img_0491

Restant quelques jours à Machachi, nous avions plusieurs options de randonnées autour de nous. Après avoir fait l’Iliniza Norte, nous hésitions entre le Corazon et le Ruminahui. En discutant, nous avions l’impression que sans guide, nous pouvions avoir des difficultés à accéder au parc national du Cotopaxi, d’où commence l’ascension du Ruminahui. Nous avons donc opté pour le Corazon.

Le parking Ingacorral (le nom est pas nécessairement connu chez les taxi), situé à environ 3700 mètres, est accessible par El Chaupi et comme souvent par une route bien trouée et sur la fin par des chemins de terre. Au parking, nous devons nous enregistrer (noms et numéros de passeport). Au départ de la randonnée, on suit une route en terre jusqu’à 4020m. Puis dans un virage, un panneau indique le chemin pour le Corazon. Celui-ci qui coupe droit vers le sommet. Le chemin se voit plutôt bien mais en cas d’humidité on recommande fortement de prendre un pantalon de pluie parce que l’on marche souvent dans l’herbe haute. Le ciel était déjà bien couvert mais nous pouvons voir le sommet de temps en temps. La rando est importante en distance. Du coup la première partie est plutôt plate. Plus tard, on arrive sur une sorte de plateau avant de enfin rejoindre l’arête qui mène au sommet. L’arête est assez sympa. La plupart du temps assez facile (T3) avec un passage clé au milieu ou il faut grimper un peu sur du bon rocher pour éviter des couloirs avec de la boue (T4+). Le chemin est très logique et on peut pas le manquer (encore moins si on utilise windy maps).

img_0494

Au moment ou nous étions sur l’arête, il a commencé à pleuvoir, puis à neiger. On a quand même continué pour pouvoir arriver au sommet. On était un peu tendu par crainte qu’un orage arrive donc nous n’avons pas trainé sur les derniers mètres. Heureusement, sur le sommet (4790m), on a pu profiter de quelques minutes de répits. On a mis 3h heures pour y arriver. Pour la descente ça a tout juste suffit pour désescalader les pas un peu délicats avant qu’il recommence à neiger et pleuvoir. Mais le pire n’était pas encore arrivé car ensuite, il s’est mis à grêler. Sur les parties faciles, nous sommes descendu en courant pour ne plus être sur l’arête au cas d’orage.

img_0501

img_0509

Le reste de la descente s’est fait sous la pluie. C’était un peu dur pour le moral mais le terrain était très agréable pour marcher, notamment pour les genoux. Pour retrouver le parking on a mis 5h au total, ce qui est possible sans faire trop de pauses. Du parking, nous sommes encore descendu 20 min de plus, jusqu’à ce que la route soit carrossable, parce que la camioneta n’a pas pu monter sur la partie en terre du chemin à cause de la pluie. Malgré la pluie, c’était une belle randonnée et on était content d’avoir fait notre plus haut sommet en autonomie.

Ilinizas Norte

img_0468

Après quelques randonnées sur les sommets à 4000, nous avons voulu essayer de faire notre premier 5000. L’Iliniza Norte est souvent un candidat pour cela en Equateur.  S’élevant à 5126 mètres d’altitude, il n’est pas très technique contrairement à son voisin l’Iliniza Sud et il ne comporte pas de glacier à son sommet. Pour les montagnes de plus de 5000 mètres, il est mieux d’avoir un guide. En me renseignant sur la montagne avant le voyage, j’étais tombé sur un rapport d’une personne ayant fait l’ascension avec le gardien du refuge des Ilinizas qui se surnomme El Gato. J’ai réussi à avoir ces coordonnées grace à Tout Equateur et à le contacter afin de convenir d’une date pour faire le sommet avec lui. L’Iliniza Norte peut se faire en un ou deux jours. Nous avons choisi de le faire en deux jours, donc de dormir au refuge situé à 4750, pour l’acclimatation.

Montée au refuge :

A dix heures notre guide, El Gato, est venu nous chercher à l’hôtel avec une camioneta pour monter jusqu’ au parking (3960m). Avant d’entrer dans la réserve des Ilinizas nous avons dû nous enregistrer (numéros de passeport et les cartes des clubs alpins nous ont été demandées). Au parking, le guide nous a laissé partir avant lui. Finalement, il ne nous rattrapera que quelques mètres avant le refuge (4750m). Le chemin de montée au refuge est bien indiqué. Nous n’avions aucune chance de nous perdre. Nous avons mis 2h10 pour les 800 mètres de dénivelé.

img_0423

Pas longtemps après notre arrivée au refuge, un gros orage a éclaté. La pluie a continuée toute la nuit, nous rendant de plus en plus septique quand à l’ascension du lendemain.

Ascension :

La longue nuit à commencée et nous avons tous les deux plus ou moins souffert de l’altitude. A 4 heures du matin (heure initiale ou nous devions nous lever), la pluie ne s’est toujours pas arrêtée. Nous retentons un nouveau réveil et une nouvelle chance à 5h. Toujours pas de visibilité et la neige tombe. Pourtant, nous étions motivés de nous bouger et tenter notre premier 5000 et notre guide était optimiste.

img_0439

Après quelques minutes de marche, il faut mettre les mains quelques fois et on suit l’arête tout en zigzagant entre les rochers. On continue et ça fait plaisir parce qu’on avance bien malgré la neige (10 cm). On arrive au « Paso de la Muerte » qui est une traversée dans la pente nord avant de remonter par des petits couloirs et des vires pour finalement arriver au sommet (5126 mètres) après 1h20 et environ 400m de dénivelé. Les difficultés peuvent être décrites comme T5, I. On a porté les baudriers mais finalement on n’a pas utilisé la corde. Sur le sommet, il faisait froid et humide, avec une vue de maximum 20 mètres. On a donc toute de suite recommencé avec la descente. Mais après quelques minutes de descente les circonstances on changé et la vue c’est beaucoup améliorée. On a pu faire des photos avec une ambiance de haute montagne assez géniale et on a même vu le Cotopaxi !

 img_0450

Pour la deuxième moitié de la descente on est parti dans la pente sud et on a pu courir dans le sable et les petits cailloux. Ainsi, on a rejoint le refuge en 40 minutes. Après un petit-déjeuner on est descendu au parking. Comme le chemin passe surtout dans du sable et de la terre, nous n’avons pas mis plus d’ une heure pour les 800m de dénivelé. La camioneta nous a déjà attendu. On était très content de notre premier 5000 et on était satisfait d’avoir eu un guide qui nous a fait confiance et qui nous a laissé pas mal d’autonomie.

Le Cotopaxi !

img_0592

Nous avions choisi comme une de nos destination l’Équateur, notamment à cause de ces volcans. Nous étions curieux de les voir et d’en gravir quelques uns. Le Cotopaxi nous a intéressé car il a vraiment la forme typique du volcan : un cône parfait avec le cratère en son centre et comme il est actuellement actif on peut voir des nuages de fumée sortir du cratère. Le Cotopaxi s’élève a 5897 mètres d’altitude, il est obligatoire de faire son ascension avec un guide. Comme nous avions vraiment envie de tenter son ascension, nous avons chercher un guide déjà avant le départ du voyage.

Recherche du guide :

En se renseignant sur internet, nous avons trouvé qu’il était possible de contacter un guide par l’ASEGUIM, l’association équatorienne de guide de montagne. Sur leur site internet, on peut voir les membres et avoir leurs coordonnées. Parmi tous les membres, nous en avons contacté un au hazard. En parallèle, nous avons contacté deux agences sans grand succès. Au contraire, le guide contacté en direct nous a tout de suite répondu. Nous avons fixé une date d’ascension avec lui et il s’est occupé de la réservation du refuge et du permis. Nous sommes restés pas mal en contact par whatsapp avec lui et nous avons pu le rencontrer 5 jours avant l’ascension afin de voir ensemble les détails de l’ascension. Par exemple, pour le matériel nous avons décidé de prendre notre propre matériel de montagne que nous utilisons dans les Alpes.

img_0587

Montée au refuge :

La veille de l’ascension, Camilo vient nous chercher avec son 4×4 et on monte dans le parc du Cotopaxi, jusqu’au parking à 4650 mètres. On voit bien le refuge et il semble super proche mais finalement nous avons mis 35 minutes pour gravir les 200 mètres de dénivelé dans le sable et les petits cailloux. A peine nous commençons à marcher qu’il se met à pleuvoir. C’est devenu un peu la routine, mais à un moment Michel à senti l’électricité pas loin. On descend en vitesse de l’arête sur laquelle nous étions en train de marcher et on a continuer la monté dans une espèce de creux.

Le refuge était une belle surprise après les Ilinizas. Il est grand, propre et agréable. Le repas est très bon. D’après Camilo, il est fréquent que certains weekend, il accueille jusqu’à 120 personnes. On a eu de la chance puisque ce soir-là, nous n’étions que 20. On s’est couché à 19h30 et on a plutôt bien dormi par rapport au refuge de las Ilinizas. On devait être mieux acclimaté pour supporter cette nuit à pratiquement la même altitude que le Mont-Blanc. Après une discussion avec Camilo, nous avons décidé de nous lever à minuit. Une heure plus tard que les autres cordées. Camilo a pensé qu’on pourrait aller vite et que si on arrivait trop tôt sur le sommet, avant le levé de soleil, on ne pourrait pas attendre sur le sommet à cause du froid. Donc il fallait mieux arriver plus tard que trop tôt.

img_0582

Ascension :

Il est minuit. Le réveil sonne. Après un petit déjeuner rapide, nous nous préparons au départ. Nous sommes bien habillés : un pantalon polaire en dessous de mon pantalon de montagne pour moi, le pantalon de pluie par dessus le pantalon de montagne pour Michel. Le début de la marche se passe encore dans le sable. C’est raide mais on avance vite. Une heure plus tard, nous arrivons au glacier. Nous y rejoignons 2 des 6 cordées qui tentent aujourd’hui l’ascension et qui finissent de mettre leur crampons. Il fait froid et en plus de chausser les crampons, on enfilent des affaires chaudes en plus : masques pour le visage, gants doudounes. Sur le glacier, je ne me sens pas très bien. La montée est raide et on ne traîne pas. J’ai un peu mal au ventre et je me demande à ce moment là comment je vais faire pour arriver au bout alors que nous sommes qu’à 1/4 de l’ascension. Je me concentre alors sur ma respiration. Je respire à fond: Je n’ai jamais autant souffler que pour cette ascension. Plus tard, Camilo nous dira qu’il trouvait qu’on a avancé vite mais comme il nous a pas entendu souffler trop fort, il a continué sur ce rythme.

Ensuite, nous arrivons sur une longue traversée. Cela fait du bien. On arrive à reprendre notre souffle et à nous reposer plus ou moins. Nous commençons à faire un peu plus de pauses afin d’arriver au sommet au lever du jour. Il fait vraiment froid et on se rend compte qu’on est un peu limite avec notre matériel (surtout pour les chaussures). On rajoute nos doudounes en plus de toutes nos épaisseurs. Puis, on attaque la montée finale : 200 mètres encore bien raides avant le sommet. On commence à sentir le souffre à certains endroits. Michel souffre aussi durant ces derniers mètres qui n’en finissent plus. Puis, le sommet arrive en même temps que le soleil. Une ambiance indescriptible tellement ce qui nous arrive est émouvant. Toutes les cordées se félicitent. Ce matin, tous le monde aura réussi à arriver en haut mais tout le monde semble avoir beaucoup souffert. Nous avons mis environ 5h pour la montée avec les pauses pour arriver au bon moment au sommet.

img_0560 (1)

Au sommet, les autres volcans se découvrent : Chimborazo, Cayambe, Antisana, las Ilinizas. Malgré le froid, nous sommes restés presque une 1/2 heure afin de profiter du spectacle.

img_0566 (1)

A la descente on découvre le paysage du glacier avec le chemin qui zigzag entre des crevasses et des séracs impressionnants. Sur la neige et plus tard le sable on arrive à descendre vite et à atteindre le refuge en 1h45.

img_0572 (1)

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici le lien  du blog de nos deux aventuriers !

 

0 308

Retrouvez les aventures des Rochers qui après avoir gravi le Cotopaxi se sont laissés tenter par l’Amazonie ! Ce carnet de voyage retrace leurs 4 jours dans la jungle en lodge dans le Cuyabeno. Vous retrouverez le programme et leurs impressions ainsi que leur superbe photos ; )

J’ai convaincu Michel qu’après le Cotopaxi et les randonnées dans les Andes Equatoriennes, cela pourrait être sympa de se prendre quelques jours pour se changer les idées et pour changer de paysages. Nous sommes donc parti pour un séjour de 4 jours dans la réserve de Cuyabeno.

img_0720

La réserve de Cuyabeno se trouve en Amazonie et représente la plus grande zone humide de l’Equateur. La partie de la réserve ouverte au tourisme se trouve autour d’une des 14 lagunes que comporte l’immense réseau fluviale du secteur, la Laguna Grande. Plusieurs lodges y sont installés et proposent des séjours. Le tourisme dans la réserve est réglementé et les lodges doivent proposer des activités qui répondent aux enjeux sociaux et environnementaux du territoire en travaillant en collaboration avec les communautés locales.

Nous sommes parti avec le Cuyabeno Dolphin Lodge pour un séjour de 4 jours/3 nuits. 4 jours est un bon compromis pour visiter le coin. En effet, le déplacement pour aller jusqu’à la réserve est conséquent : il faut dans un premier temps se rendre à Lago Agrio (Nueva Loja) qui est à environ 7 heures de bus de Quito, puis une navette vient nous chercher pour nous déposer deux heures plus tard au portes de la réserve. D’ici, il faut prendre le bateau pendant 1h30 à 2h pour arriver au lodge. Pouvoir profiter de 2 jours entiers sur place est selon nous l’idéal du temps nécessaire afin de voir beaucoup de choses et ne pas avoir l’impression de passer la majorité du temps dans les transports.

img_0713

Ici le climat change complétement. D’une altitude d’environ 2850 mètres, nous descendons à environ 200 mètres. Il fait beaucoup plus chaud et humide (même si on a eu parfois beaucoup d’humidité dans les montagnes aussi).

Nous avons passé beaucoup de temps sur l’eau puisque le fleuve est la principale voie de circulation et on peut apercevoir pas mal d’animaux de notre embarcation, que ce soit au dessus de l’eau (singes, oiseaux, papillons, serpents) ou dans l’eau (dauphin d’eau douce ou poissons). En plus, nous avons eu quelques sorties dans la forêt primaire de jour et de nuit.

img_0716

On pensait pouvoir se reposer en Amazonie mais finalement on ne sait pas ce qui a été le plus difficile entre l’ascension du Cotopaxi et les sorties sous la pluie, les piqûres de scorpions ou les kilomètres que nous avons dû faire à la rame sous une chaleur caniculaire…

img_0626

Mais à part ça, on a bien pu profiter des baignades dans la rivière :

img_0612

En arrivant en Amazonie, nous nous sommes dit que nous n’allions pas faire beaucoup de photos. Notamment pour les animaux car on les vois de loin, ils bougent vite et nous n’avons pas vraiment un appareil photo adapté pour faire de la photo animalière. Mais finalement, et comme toujours, on a quand même fait beaucoup de photos et aussi des photos de quelques animaux qui ont bien voulu se laisser photographier.

Si nous avons pu observer autant d’animaux c’est aussi grâce à notre guide Camillo qui a grandi dans la jungle et qui a un talent hors pair pour les repérer dans la végétation.

Les lodges travaillent en collaboration avec les communautés locales et dans ce cadre nous sommes allé rencontrer l’une d’entre elles. C’est une communauté Siona, une des 5 éthnies qui vivent en amazonie. Les autres éthnies vivant sur le territoire sont les Secoyas, les Cofans, les Kichwas et les Shuar.

img_0638

Une personne de la communauté nous a présenté les cultures cultivées sur le village : bananiers, arbres à tomates, papayer et surtout le manioc (appelé aussi Yucca) qui est préparé de différentes façons. L’une d’entre elle est la fabrication de galettes dont nous avons participer à la réalisation comme cela est fait régulièrement par les femmes du village.

img_0665

Finalement, nous avons beaucoup aimer ce séjour ou nous nous sommes laisser guider après tout le travail d’organisation de notre programme d’acclamation pour le Cotopaxi. Nous sommes passé par l’association Tout Equateur qui a pu nous faire la réservation du lodge et des transports pendant qu’on gambadait dans les montagnes.

img_0739

La jungle a été aussi une belle découverte pour Michel pour qui cela a était une toute nouvelle expérience. Et pour moi aussi même si j’avais déjà eu un aperçu de la jungle au Népal dans le parc du Chitwan.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici le lien  du blog de nos deux aventuriers !

0 639

Que voir, que faire dans le Grand Sud andin?

Il n’y a pas que Quito, Otavalo, les volcans et Cuenca dans les Andes, nous avons aussi les confins délaissés, tout au sud. Ils valent la peine, je vous le jure ! Dans cette région voisine du Pérou, se trouvent quelques trésors loin des circuits habituels. Alors après mon week-end à Mompiche en avril, il est temps pour moi de débarquer tout au sud pour quelques jours de dépaysement ! C’est évidemment avec plaisir que je vous partage mes découvertes. Au programme, des petits secrets et quelques activités touristiques encore méconnues car éloignées des axes principaux, tel que Saraguro, la mine d’or de Sexmo, Vilcabamba et le fameux Cerro Mandango, la forêt pétrifiée de Puyango, l’hacienda Jambeli et fin du voyage à Guayaquil.

J’adore commencer mes voyages par un marché traditionnel, rien de mieux pour se mêler à la population locale. Aussi, entre Loja et Cuenca, je débute donc mon itinéraire par le marché de Saraguro.

Se déroulant uniquement le dimanche, c’est l’occasion de voir les villageois des environs venir échanger leurs marchandises en costume noir et blanc. Le principal attrait réside dans le marché aux animaux qui se déroule de bon matin, attention, il faudra se lever tôt !

Saraguro

Allez, petite minute culture : cette ethnie d’environ 3000 personnes dispose de sa propre langue, de ses codes vestimentaires et représente un hommage à la présence inca dans le sud du pays. Originaires du lac Titicaca, elle fut déportée dans le cadre des mitlae incas et s’est sédentarisée dans la région au XVème siècle. Agriculteurs, tisserands et éleveurs, les Saraguros conservent un lien fort avec la Pachamama (mère Terre). Les hommes portent le traditionnel poncho en laine noire avec chapeau de feutre et pantalons courts. Les femmes arborent de belles boucles d’oreilles en argent, des broderies colorées et ornent leurs ponchos noirs des tumpos qui se transmettent des mères en fille.

Bon, il est temps de continuer le périple. Envie de visiter une ancienne mine d’or ? Celle del Sexmo, près de Zaruma,  est maintenant ouverte aux visiteurs. L’extraction d’or, depuis le temps du peuple Cañar jusqu’au siècle dernier, a fait la gloire de cette région.

Chaussés de bottes et casque avec un guide local de la mine, découvrons la galerie de 500 mètres de long et apprenons-en un peu plus sur le pénible processus d’extraction de l’or ainsi que sur l’ambiance de la mine. La mine n’est plus en activité mais constitue un témoignage historique de l’activité aurifère de la région, depuis les Incas jusqu’à l’exploitation américaine de la fin du 19ème siècle.

VAR260117F18

Cela vous plait jusqu’à présent ? Continuons donc vers Vilcabamba. Je suis sûr que vous en avez entendu parlé ! Cette petite ville se trouve au cœur d’une vallée verdoyante au printemps éternel.

La longévité exceptionnelle de ses habitants lui valut sa célébrité de vallée des centenaires. Cette longévité serait due à la présence de nombreuses sources riches en oligo-éléments, et en particulier en magnésium, n´hésitez pas à la goûter. J’en ai bu pas mal pour me requinquer et même pris pour le reste du voyage, même s’ils forment la jeunesse, nous le savons bien.

Vilcabamba Tardivel 3

Au menu, balades équestres, pédestres ou à vélo pour observer la flore et les nombreux oiseaux. De nombreuses randonnées sont possibles.

Personnellement j’ai particulièrement apprécié le Cerro Mandango qui surplombe la vallée. Pas haut pour le petit andin que je suis devenu, trois petites heures suffisent à monter au sommet en toute liberté (2064 mètres) en suivant le sentier qui commence derrière la place du marché. Récompense avec un joli point de vue à 180 degrés sur ces vallées andines verdoyantes.

Vilcabamba Tardivel 6

Des tours communautaires autour de la panela (canne à sucre) et du café sont faciles à organiser en dernière minute dans les villages d’artisans des alentours.

Vous avez aussi d’autres options depuis Vilcabamba, comme le sentier écologique Caxamuri, qui est l’ancienne route entre Loja et Vilcabamba. Il est aujourd’hui utilisé pour des randonnées, des balades à vélo ou à cheval. Ses paysages de montagnes, rivières et vallées vous plongent au coeur de la nature et vous aurez l’occasion d’observer des oiseaux et autres animaux. Le Parc du Podocarpus est situé à environ deux heures . La réserve de Bosque Nublado Las Palmas ( forêt nuageuse) est située à 7km du fleuve Yambala, avec un accès à pied ou à cheval. Il y a eu un recensement avec plus de 160 espèces d’oiseaux comptabilisés. Le fleuve Yambala est situé à 1h à pied,  45 min à cheval ou 20 minutes en voiture de Vilcabamba, c’est l’occasion de se rafraîchir dans les eaux claires et profiter des petites cascades pour un hydromassage revigorant ! Autre option, vous avez la forêt protégée de Rumi Wilco, du nom de l’arbre emblématique de la région, le wilco.  Enfin, vous avez la Réserve Naturelle Tapichalaca, conformée par une forêt montagneuse temperée humide avec du paramo dans la partie haute et un climat sous-tropical. C’est une zone créée pour la conservation et la protection d’oiseaux tels que le Jocotoco Antpitta. Cette réserve protège les uniques 15 couples de cet oiseau au niveau mondial. Existent également 17 espèces de colibris, ainsi que 24 espèces de grenouilles, amphibiens et reptiles. Le tapir laineux des montagnes, l’ours à lunettes son t aussi des hôtes de cette réserve. En ce qui concerne les orchidées, vous pourrez admirer plus de 40 espèces le long des sentiers.

Je continue à m’éloigner de la civilisation et m’aventure aux confins de l’Equateur pour un lieu (presque) unique au monde ! Située à la frontière entre les provinces de El Oro et de Loja au sud de l’Équateur, la forêt pétrifiée de Puyango est un site incroyable où se sont accumulées des centaines de troncs d’Araucaria il y a près de 100 millions d’années.

C’est l’une des trois seules forêts pétrifiées recensées sur le globe qui illustre une autre facette de la diversité et richesse de ce petit pays. Ces vestiges géologiques vieux de 105 millions d’années justifient bien à eux-seuls quelques heures de routes supplémentaires.

Tronco Petrificado Gigante_1

Je ne peux m’en empêcher, voici donc une nouvelle minute culture : le processus de transformation des troncs en pierre se nomme la perminéralisation. Concrètement les espaces vides de l’arbre sont comblés par la précipitation de minéraux, ce qui permet de conserver les structures originales comme la forme des cellules végétales ou les cernes de croissance. Si le tronc est enfoui très rapidement le poids des sédiments peut déformer les troncs et leur donner une forme elliptique.

A Puyango la plupart des troncs ont été silicifiés d’une manière si parfaite qu’ils pourraient être confondus avec des troncs actuels. On reconnaît facilement l’écorce, les nœuds et la fibre du bois.
Le plus grand spécimen mesure deux mètres de diamètre et 15 mètres de longueur.

Une étude réalisée assure que les troncs pétrifiés de la forêt de Puyango sont la plus grande collection du genre dans le monde et, sont comparables à ceux que l’on trouve en Arizona ou en Patagonie chez nos amis argentins.

Bosque-Petrificado-de-Puyango

La visite est accompagnée avec un guide local naturaliste, spécialiste de la faune et la géologie. Un rêve d’enfant se concrétise et je le bombarde de questions pour profiter sans vergogne de son savoir et accessoirement du fait d’être le seul visiteur de la réserve depuis plusieurs jours !

Je pousse le voyage vers la côte et fait une pause vers Machala. Je suis frappé par les changements d’écosystèmes en arrivant sur la Côte Pacifique dont la région est connue pour l’élevage de crevettes et la production de bananes. D’ailleurs, la route est bordée de champs de bananes sur des kilomètres à perte de vue.
Petite étape à Jambeli près de Balao Chico dans une hacienda de 283 hectares exploitant le cacao et la banane. Après 5 kilomètres de piste cabossée dans la propriété, on rechausse les bottes et débutons par quelques explications sur le processus de récolte du cacao, de la transformation (fermentation, déshydratation) jusqu’à l’exportation.

33704362652_cc842d67c0_b

Retour sur la route et arrivée à Guayaquil en fin de journée, où j’en profite pour déguster des pattes de crabe délicieuses. N’hésitez pas à me demander ma bonne adresse pour faire plaisir à votre estomac !

Voici un petit résumé pour vous donner envie d’explorer ce territoire du bout du monde !

  1. Une superbe expérience dans une zone reculée et non touristique où l’on se sent loin du Monde.
  2. C’est une autre version originale des Andes : certes moins hautes, moins froides et plus verdoyantes avec des populations locales attachantes comme accueillantes mais vierges et pour les plus aventuriers.
  3. Des réserves écologiques bien préservées et d’une grande biodiversité (écosystèmes tropicaux ou humides, forêts de nuages ou sèches).
  4. La magnifique province d’El Oro qui offre un joli panorama agricole du pays. Les plantations de canne à sucre, de bananes, de café constituent une plateforme pour l’agrotourisme local qui émerge tout juste.
  5. Les villes coloniales de Loja, Zaruma ou Vilcabamba constituent de bonnes bases pour rayonner aux alentours. A la clé de belles randonnées à la journée pour tous les niveaux, notamment celles du mythique parc national Podocarpus (entrées Ouest et Est).

podocarpus-park-2

Allez, comme je veux que vous en profitiez au mieux, voici quelques petits conseils : Ce circuit est réalisable toute l’année. Pour autant, évitez le mois de décembre, le plus pluvieux et venté dans le Parc National Podocarpus. Janvier correspond à la floraison des majestueux Guayacanes dans le grand Sud (province de Loja). Cette boucle est très facilement réalisable avec une location de voiture compte-tenu de la qualité des routes (attention toutefois aux temps de parcours qui peuvent-être assez longs).

Voici les informations de temps de conduite pour vous donner une idée: de Saraguro à Zaruma, il faut compter environ 4h, de Zaruma à Vilcabamba environ 4h, de Vilcabamba à Puyango environ 5h et de la forêt de Puyango à Guayaquil environ 6h.

057841829f2d62bb1693a43bd7d85098_XL

Vous m’en direz des nouvelles !! Et si vous prenez des photos des majestueux Guayacanes, n’hésitez pas à m’en envoyer, je serai ravi !

Allez, je suis sûr que vous vous poserez pas mal de questions! Je les attends avec plaisir !

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!

Vous aussi vous voulez faire un petit Road-trip en Equateur à travers les Andes et l’Amazonie ? Suivez les aventures de Fanny et Stéphane qui ont pris une location de voiture pour explorer le pays et voir le Cuyabeno, Coca, Puyo, Banos, Cuenca, las Cajas, Ingapirca, le Chimborazo, le Quilotoa et le Cotopaxi. Ils détaillent en plus leur budget pour vous aider à vous y retrouver :

Après voir profité des bons conseils du réseau solidaire ainsi que ceux de l’excellente équipe ToutEquateur, c’est maintenant à notre tour de contribuer!

Voyageurs : Fanny et Stéphane, couple 40 ans

Période : Septembre 2018

Durée : 15 jours : Quito (1j – a pied-), Amazone (4j-en bateau) et Andes (10 j- en voiture)

Budget hôtels avec parking: $25-35/nuit.

Transport : location de voiture SUV (1500 kms) via Léon/ToutEquateur – On recommande !

On recommande les médicaments  « mal des montagnes » ( acetazolamide) –déjà utilisé lors d’un voyage précédant au Pérou – a priori très utile permettant d’éviter la majorité des symptômes classiques ( maux de têtes et nausées) – attention, ce traitement ne permet toujours pas de courir un marathon a 4000m…

Quelques photos sont incluses ci-dessous mais les 128,467 autres photos (…) sont visionnables sur notre site : https://fannyetstephaneexplorations.weebly.com/

 

Jour 1 (Samedi 15 Sept)

Arrivée à Quito aéroport à midi – taxi ($26) jusqu’à Chez Léon Colonial – Visite de Quito (quartier colonial) un peu écourtée par la pluie – Belle ville mais un peu déçu, surtout après avoir visité Cuzco – Nuit Chez Léon Colonial : $24 pour 2, petit- dej possibles sauf le dimanche ; très bon hôtel, bien placé, chambre spacieuse, excellent rapport qualité/prix.

Jour 2 (Dimanche 16 Sept)

Matinée ensoleillée permettant un nouveau tour rapide de Quito -Super briefing avec Valentin- Taxi jusqu’à El Teleferiquo ($5) où nous avons dû faire la queue un peu plus d’1 h pour accéder à la billetterie et aux télécabines (= éviter El Teleferiquo le weekend, ou arriver avant 10 h du matin…). En haut, petite marche jusqu’au corral à chevaux ; balançoire et très belle vues mais le temps se gâte et il est temps de redescendre.

Taxi jusqu’au Panecillo (taximetro un peu pénalisant ($9) car beaucoup de trafic en ce dimanche après-midi) – Belles vues au Panecillo gâchées par l’arrivée de la pluie – Petit snack de Salchipapas en haut. Taxi ($2) (apparemment essentiel pour la sécurité) pour redescendre Chez Léon Colonial (qui nous a gentiment gardé nos bagages pour la journée).

Taxi ($2) à 19h en direction de San Blas pour y récupérer notre navette ($20 aller par personne) pour Lago Agrio (point de départ de notre tour amazonien Dolphin lodge). Possibilité de laisser les bagages au point de rencontre- Diner à une pizzeria à proximité qui va gentiment nous accueillir jusqu’au départ de la navette à 23h (et ce fut long – très long…). Peu de choix les dimanches soir pour manger.

IMG_4446

Jour 3 (Lundi 17 Sept)

Arrivée à Lago Agrio vers 6h du matin à l’hôtel Di Mario – un peu obligé de prendre le petit-dej pour attendre le départ du tour amazonien à 9h30 – un peu cher – pas super sympas (vérifier le change) mais ils peuvent garder les bagages… Petit tour de Lago Agrio qui ne restera pas dans les annales.

Arrivée du mini-bus Dolphin lodge à 9h30 suivi de 2 h de route (plutôt sympa) jusqu’ au « bridge », le point de départ des pirogues de tous les différents tours. Prise en charge par notre guide et départ pour 2 h de pirogue qui furent vraiment bien avec observation de quelques animaux (Woolly monkeys entre autres). Arrivée au lodge pour le déjeuner et début du tour (4j/3nuits – $250/personne avec la carte premium).

IMG_5332

 

Jour 4-5-6 (Mardi18 – Jeudi 20 Sept)

Ce tour fut vraiment un enchantement en parti dû a notre excellent guide Patricio (très pro et persévérant, bon niveau d’anglais et d’espagnol) –Animaux notables observés : woolly monkeys, monk saki monkeys, squirrel monkeys, pygmy marmosets (ouistiti), toucan, paresseux, anacondas, loutre géante d’Amazonie, caïmans, dauphins rose et aras. Entendu les howler monkeys mais pas pu les observer.

Logement simple mais suffisant, lit confortable, chambre nettoyée tous les jours – repas simples, variés et abondants – personnel très accueillant.

Le tour est vraiment fait pour les amateurs d’animaux et de nature – le rythme est très soutenu (on a eu que 2h de glande en hamac sur 4 jours…) mais c’était parfait pour nous ! On appréhendait un peu la journée avec la communauté et le shaman mais au final ça passe très bien, c’est très informatif avec très peu de « theatrisme ». Bref, un must-do lors d’un séjour en Equateur ; un budget, certes, mais au final tout est compris pendant 4 jours avec un guide en permanence pendant 12h par jour (on a fait lever et coucher du soleil).

IMG_5218

Retour à Lago Agrio vers 14h le jeudi 20 sept en reprenant le même chemin (2h de bateau et 2 h de min-van) qui cette fois parait un peu plus long…

Prise en charge de notre voiture à Lago Agrio comme convenu : il s’agit d’un Kia Sportage un peu vieillot avec 163,000kms au compteur, faisant un léger bruit d’Airbus a parti de 60 km/h ; mais au final, absolument aucun problème lors de nos 1500 kms sur les routes équatoriennes. High clearance très appréciable (surtout pour le Cotopaxi). Il faut rester attentif et proactif, anticiper une moyenne de 50-60km/h mais au final très peu de trafic et de dangers. Conduite de nuit à proscrire. Conduite dans les grandes villes est possible (on a testé Cuenca pour vous !) mais se munir du gps ou de maps.me (attention aux sens uniques qui peuvent changer du gps).

Premier test de voiture et arrivée a Coca après 2 h de route – Nuit à l’Unicorn hôtel, un peu à l’écart du centre-ville ; $28 pour 2 avec AC, sans petit dej – petite cour pour garer la voiture, chambre propre, bon rapport qualité-prix.

IMG_5448 (2)

Jour 7 (Vendredi 21 Sept)

Petit tout sur le Malecon de Coca- rien de bien extraordinaire – départ pour Puyo, notre prochaine étape pour la nuit. Acclimatation à la circulation équatorienne, très facile, grâce au peu de trafic en général. Route sympa avec arrêt lunch très sympa du côté de Puerto Misahualli. On a passé une bonne demi -heure à observer la colonie de singes présente en centre-ville.

Arrêt à Puyo vers 16h – Nuit au Las Palmas Hôtel : $35 pour 2 avec petit dej – cour pour garer la voiture- super jardin intérieur et hamacs au 2eme étage – calme et propre.

IMG_5602 (2)

 

Jour 8 (Samedi 22 Sept)

Départ pour Banos notre prochaine étape. Temps couvert, arrêt à la cascade de Machay (superbe boucle de 1h). On prend de l’altitude, les paysages commencent à changer.

Arrêt suivant au Paillon del Diablo en commençant par la nouvelle entrée. Descente abrupte, + quelques reptations/contorsions (qui ne sont plus de nos âges) pour arriver au plus près de la cascade – magnifique ; on est presque seuls et trempés (même avec le poncho). Remontée et passage par l’ancienne entrée (arrivée au-dessus du paillon via 2 pont suspendus) ; il est midi, il pleuviote et la foule du weekend commence à arriver via les chivas en provenance de Banos. Le spectacle reste magnifique. On recommande vraiment de faire les 2 entrées tant elles sont différentes ! ($2 par personne et par entrée et $1 de parking). Une petite truite au déjeuner et ça repart !

IMG_6565 (2)

Arrêt suivant à la tarabita de la cascade de l’inca – moments forts garantis pour notre 1er tour en tarabita ($2 par personne aller-retour) – petite rando de 30 min au plus près de la cascade de l’inca (sympa sans plus) et le soleil est enfin de retour !

Arrêt suivant à la tarabita de la cascade du voile de la mariée – vues incroyables juste au-dessus de la cascade – on recommande de passer un peu de temps de l’autre côté pour descendre au pied de la cascade et passer sur le pont suspendu (une bonne 1h aller-retour a la course – attention ca dénivelle pas mal…). Remontée (dure) et retour par la tarabita « communale » légèrement en amont de la cascade.

Au sortir, on tombe directement sur le « superman zipline », activité que nous n’avions jamais expérimentée mais qui nous trottait dans la tête depuis quelques temps… Ni 1 ni 2, on décide de tenter l’aventure ($15 par personne aller-retour en superman) et on se retrouve harnaché en position ventrale en moins de 5 minutes – la décision est vite faite… Au final, une fantastique expérience avec un passage juste au-dessus de la cascade – pour le retour, on est déharnaché et il faut remonter à pied un peu plus haut avec sa propre poulie pour se relancer – un peu bizarre mais aucun problème sécuritaire…

IMG_6691

Arrivée sur Banos et montée à la Casa del Arbol ou il y a beaucoup de monde en ce samedi après-midi ensoleillé. Vues parfaites sur le volcan Tungurahua. Nuit à la Hosteria las Orquideas 500 m plus bas, un coup de cœur logement : $35 pour 2 avec peti dej, chambre spacieuse avec cheminée (allumée pour la nuit), hôtes très gentils parlant un peu anglais et couple de lamas. Petit bémol : repas un peu chers au resto de l’hôtel, quasi indispensable (Banos étant à 20 min de voiture).

Jour 9 (Dimanche 23 Sept)

Départ pour Ingapirca notre prochaine étape. Route scénique jusqu’à Guamote, village un peu endormi. Route scénique jusqu’à Alausi, ou nous aurons l’occasion de voir un marché équatorien. Beaucoup de petites routes (sinueuses) tranquilles qui traversent des hameaux où tout le monde en habit équatorien semble être de sortie le dimanche pour discuter avec son voisin ou promener sa vache, son âne ou son cochon. Arrivée à Ingapirca et nuit à l’hospedaje El Castillo (partenaire ToutEquateur) : $45 pour 2 avec diner et petit-déj; eau chaude et radiateur, hôtes super sympas, garage pour la voiture, très proche du site archéologique (que nous n’avons pas visité).

IMG_7036

Jour 10 (Lundi 24 Sept)

Départ pour Cuenca notre prochaine étape. Passage par la ville de Gualaceo – bof bof – et les villages de Chordeleg (Bijoux en argent), et Sigsig (chapeaux Panama) -beaucoup mieux. Route secondaire scénique jusqu’à Cuenca, encore beaucoup de vallées et de cultures en terrasse.

Après-midi ensoleillé pour la visite de Cuenca. Belle ville coloniale que l’on a préférée à Quito. Nuit à l’hôtel Rosamia : $45 pour 2 avec petit-déj ; pas l’hôtel le plus typique mais arrangeant avec le parking privé gratuit, gérants gentils parlant anglais, 10 min à pied de la place centrale.

IMG_7051

 

Jour 11 (Mardi 25 Sept)

Départ pour le parc national de Cajas. Le ciel bleu est au rdv. Registration et rando autour de la lagune Torreadoro –Magnifique écosystème ou nous resterons 2h mais l’altitude nous a saisis au passage… Le but est de dormir à Cajabamba, 250 kms plus au nord afin d’être le lendemain matin au volcan Chimborazo. On passe de 4,000m à 44m d’attitude en 1h de route et en passant par une variété incroyables d’écosystèmes. On atterrit finalement sur une route traversant les champs de canne à sucre, cacao et bananes. On retrouve un climat tropical -de courte durée car il faut remonter à Cajabamba à 3200 m d’altitude. Et ceci se fait par la route «Sébastien Loeb » due à la présence d’un brouillard épais, d’une route très sinueuse parsemée de nombreux bus et camions de toute taille dépassés souvent à « l’arrach’ …» … enfin, c’était marrant (et on est toujours en vie pour en parler…).

Nuit à Cajabamba, plutôt sympa mais il y a très peu d’hôtels – on finit a l’hôtel Sumac Pakari : $25 pour 2 sans petit-déj, cour pour la voiture, building neuf avec des belles chambres spacieuses, eau super chaude, calme avec vues sur le Chimborazo.

IMG_7929

Jour 12 (Mercredi 26 Sept)

Départ pour le Chimborazo sous le soleil (et toujours avec notre brevet « Sébastien Loeb » en poche) et arrivée au 1er refuge en 1h de conduite. Montée à pied jusqu’au 2eme refuge à 5,000m – pas simple mais moins compliqué que celle du Cotopaxi grâce a un sol moins meuble. On pousse la chansonnette jusqu’à la lagune à 5,100m – record battu ! – on suit un renard des andes quelques minutes avant de redescendre à la voiture. On passe pas mal de temps à observer les nombreuses vigognes. On repart vers notre prochaine étape : la lagune Quilotoa avec en passant par la vieille route super-scénique de Ambato (merci Valentin !). Arrivée à Quilotoa en fin d’après-midi où le brouillard a déjà envahi le village et la lagune. On avait lu pas mal de mauvaises reviews quant aux hébergements à Quilotoa (froid dans les chambres, pas d’eau chaude). On finit au Runa Wasi : nuit à $45 pour 2 avec diner et petit dej, qui fut finalement une très bonne option. Belle chambre avec poêle à bois et cerise sur le gâteau : de l’eau chaude (en soirée)! Les repas sont biens et les hôtes sympas.

IMG_8248

 

Jour 13 (Jeudi 27 Sept)

A nouveau grand soleil ce matin et rando autour de lagune- « petite ballade qui a vu d’œil n’aurait pas dû nous prendre plus de 3 h30… » – mais grossière erreur : les changements d’altitude incessants et plutôt techniques nous ont vraiment usés – on aura mis 5h… mais en prime, des panoramas vraiment incroyables qui nous auront permis de voir la lagune sous tous ses angles. Vraiment à faire !

Départ pour Chugchilan à 30 min de route et nuit à El Vaquero (partenaire ToutEquateur) : $36 pour 2 avec diner et petit dej ; un vrai coup de cœur avec belle chambre moderne et salle de bain, propre, calme, belles vues, super hôtes (Victor nous a tout montré et expliqué) et excellents repas.

IMG_8375

Jour 14 (Vendredi 28 Sept)

Départ pour le Cotopaxi notre prochaine étape. Le ciel se voile mais il faut savoir être patient. Arrivée par l’entrée sud. Registration et on file à la lagune sur une route chaotique. Tour de la lagune (sympa) et enfin le ciel se découvre pour laisser place au Cotopaxi ! On continue jusqu’au parking a 4,500m- la route devient vraiment mauvaise (pas merci Valentin…) –apparemment passable en berline (si, si, on y a vu un truc genre Twingo… probablement le frère de Sébastien Loeb…) mais on ne conseille vraiment pas… Arrêt au parking et on finit à pied jusqu’au refuge a 4,800m – la montée en ligne droite est rendue compliquée par le sol sablonneux (la montée en lacets sur le côté est plus longue mais un peu plus facile). Le ciel est légèrement nuageux mais les vues restent magnifiques ! On repart en voiture par l’entrée nord pour passer la nuit dans le petit secret de Léon ; la location est vraiment parfaite : vues sur le Cotopaxi, petit étang à truites où l’on peut pêcher son diner, très bel intérieur et excellents repas. Néanmoins, on a trouvé cela un peu cher : $54 pour 2 avec diner et petit-déj (nuit la plus chère de notre séjour) pour une petite chambre peu équipée et sans salle de bains privative. La région du Cotopaxi semble un peu surévaluée, certainement due à la proximité de Quito.

IMG_8655

 

Jour 15 (Samedi 29 Sept)

Départ pour notre destination finale : Tababela à proximité de l’aéroport. Route scénique mais toujours très accidentée pour contourner Quito et arriver à notre dernier logement le Chester B&B ($33 pour 2 avec petit dej) où l’on rend la voiture. Après-midi très relaxe dans le jardin et diner à la pizzeria du B&B. Super B&B au vert avec seulement 2 chambres, hôtes adorables et qui parlent très bien anglais, situé à 10 min de l’aéroport en taxi. L’hôte nous a réservé notre taxi pour $10 et s’est levé pour s’assurer de sa présence à 3h du matin.

Jour 16 (Dimanche 30 Sept)

Départ pour l’aéroport à 4h du matin et fin de ce superbe voyage !