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Léon Tout Équateur

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Installé à Quito, je vous aide avec plaisir à préparer votre séjour en Équateur. Dès aujourd'hui, inspirez-vous des carnets de voyage sur notre Blog et posez-moi toutes vos questions sur le Forum ! À très bientôt, Léon de Tout Équateur

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Suite à des questions récurrentes de voyageurs, j’ai pris les choses en main et ai recompilé toutes les informations à savoir sur le Mal des Montagnes. Il est normal de s’inquiéter lors d’un voyage dans un pays andin où les hautes altitudes sont monnaie courante. Je vous garantis, le niveau de globules rouges ici est élevé ;-) Au programme,  des informations sur l’acclimatation et conseils pratiques. L’ascension du Cotopaxi, Chimborazo, Cayambe et autres volcans n’auront plus de secrets pour vous. Préparez vos piolets et crampons !

Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) touche à des degrés divers, toutes les personnes qui participent à des courses, trekkings ou expéditions en altitude Ses signes sont le plus souvent bénins : mal de tête, fatigue, difficultés du sommeil, œdèmes localisés.

Mais ses manifestations peuvent être graves : oedème pulmonaire de haute altitude, Œdème cérébral de haute altitude, et mettre en danger la vie des sujets atteints.

Tout malaise ou symptôme en altitude doit a priori être considéré comme un défaut d’acclimatation.

Des idées fausses:

• Mal de tête = soleil, alcool

• Nausées = indigestion, nourriture inhabituelle.

• Insomnie = inconfort.

Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) n’est ni une malédiction, ni la preuve d’un défaut d’entraînement, Ce n’est que le signe d’une acclimatation incomplète à l’altitude.

Au dessus de 3500m sujet sur deux est atteint du MAM bénin, un sur cent de complications graves (œdème pulmonaire et œdème cérébral).

Les signes de reconnaissance du MAM : Les troubles surviennent 4 à 8 heures après l’arrivée en altitude et le plus souvent à partir de 3500 mètres, parfois plus bas.

Ils sont caractérisés par un ensemble associant:

• Maux de tête dans 96% des cas

• Insomnies dans 70% des cas

• Pertes d’appétit dans 38% des cas

• Nausées dans 35% des cas

Bien souvent sont associés une asthénie, un essoufflement de repos et parfois des vertiges. Cette « mal adaptation » peut également se traduire par des œdèmes localisés : yeux, face, mains, chevilles. Certains sujets notent eux-mêmes une diminution du volume de leurs urines.

Un score peut être établi à partir des signes observés:

1 point Céphalées (maux de tête) Nausées et anorexie (perte appétit) Insomnies Vertiges, sensation de tête dans du coton

2 points Céphalées ne cédant pas aux antalgiques 1g aspirine Vomissements

3 points Essoufflement au repos Fatigue anormalement importante Baisse du volume d’urines (diurèse)

Conduite pratique : à partir du score total

Score de 1 à 3 points MAM léger antalgique habituel : 1 g Aspirine

Score de 4 à 6 ponts MAM modéré antalgique, repos et stopper la progression en altitude Score sup à 6 points MAM sévère descente (ou caisson) obligatoire

A faire : l’apport de boissons abondantes, une bonne hydratation, facilite l’adaptation à l’altitude. Boire suffisamment pour que vos urines restent claires.

Une idée fausse: en cas d’œdème, s’arrêter de boire ou prendre un diurétique.

 Ne pas méconnaître les signes du mal aigu des montagnes

Le mal aigu des montagnes ne doit être ni méconnu ni caché. Souvent par ignorance, on incrimine l’inconfort du refuge, le changement de nourriture, la fatigue pour expliquer ces malaises. Beaucoup croient qu’il s’agit de signes de faiblesse et cachent leurs troubles. Les meilleurs alpinistes ressentent le mal aigu des montagnes, comme les meilleurs marins le mal de mer! Si vous ressentez quelques-uns de ces troubles, votre acclimatation à l’altitude est encore incomplète.

Que faire?

Prenez un gramme d’aspirine ou de paracétamol: les signes s’estompent, vous pouvez continuer à monter; ils persistent, arrêtez-vous jusqu’à ce qu’ils diminuent. S’ils s’aggravent, redescendez jusqu’à ce qu’ils disparaissent, et remontez avec prudence. Ne prendre aucun autre type de médicament. Si le mal aigu des montagnes est sévère, la meilleure solution est de placer le sujet une heure dans un caisson hyperbare.

Que risquez-vous?

Tous ces troubles vont disparaître dès que vous redescendrez. Si la descente est proche ou si le séjour en altitude ne dépasse pas 48 heures, vous n’aurez que l’inconvénient d’avoir gâché une nuit ou une journée. Si la progression en altitude doit continuer ou si le séjour se prolonge, il faut absolument parfaire votre acclimatation pour ne pas risquer les deux accidents exceptionnels mais redoutables de la haute altitude: l’œdème pulmonaire et l’œdème cérébral de haute altitude.

L’Œdème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA) Il est marqué par une sensation d’étouffement, une respiration bruyante. Les lèvres et les oreilles deviennent bleues (cyanose), des crachats mousseux, parfois roses peuvent apparaître. Il survient souvent la nuit, après une journée d’efforts intense. La fatigue est majeure, parfois une toux sèche fait croire à un début de bronchite La saturation en oxygène, mesurée par un oxymètre portable est abaissée.

L’Œdème Cérébral de Haute Altitude (OCHA) Il est caractérisé par une lassitude extrême, des vomissements parfois brutaux et en jet. Le mal de tête devient épouvantable et n’est plus calmé par l’aspirine. Les sujets ont de la peine à se tenir debout, ils ont des vertiges, et peuvent avoir un comportement bizarre. Le coma s’installe rapidement. Parfois il n’y a pas de mal de tête, mais simplement une grande lassitude ou des troubles de l’équilibre ou seulement des troubles du comportement (abattement, agressivité). En cas d’OPHA ou d’OCHA, l’urgence est extrême, la redescente ou la mise en caisson hyperbare avant la redescente est impérative. Le passage en caisson permet de descendre dans de bien meilleures conditions et parfois de le guérir. En cas d’OPHA, la prise de bloqueurs calciques (nifédipine, nicardipine) ou les inhibiteurs de PDE5 (sildenafil, tadalafil) semble efficace. Dans les deux cas, l’injection la plus précoce possible de corticoïdes est souhaitable.

Danger : les quatre hypos !

• Hypoxie manque d’oxygène

• Hypoglycémie manque de sucre

• Hypothermie manque de chaleur

• Hypohydratation manque d’eau Prévention du mal aigu des montagnes

Quatre facteurs essentiels déterminent la survenue d’un MAM :

• vitesse d’ascension,

• altitude atteinte

• durée du séjour

• susceptibilité individuelle

Quatre règles d’or pour bien s’acclimater :

• ne pas monter trop vite trop haut, en moyenne 400 mètres entre chaque nuit au-dessus de 3500m en début de séjour.

• éviter les efforts intenses en début de séjour

• monter suffisamment haut pour s’acclimater, si l’on doit aller en très haute altitude ( plus de 5000)

• ne pas rester trop haut trop longtemps Ne pas monter trop vite trop haut : Cette règle est particulièrement effective en début de séjour, alors que l’acclimatation ne s’est pas encore mise en place : moins de 400 mètres par nuit en moyenne, entre deux jours consécutifs, au-delà de 3500 mètres dans la phase d’acclimatation en début de séjour.

• Exemple 1 : 1ère nuit à 3500m, 2ème nuit à 4000m, 3ème nuit à 4300m

• Exemple 2 : 1ère nuit à 3500m, 2ème nuit à 4300m, 3ème nuit repos à 4300m

Dans les deux cas, la différence d’altitude moyenne entre deux nuits est de 400 mètres. Eviter les efforts intenses en début de séjour Le taux d’oxygène dans le sang diminue lorsque l’on fait un effort, même minime, en altitude.

Ainsi, au sommet du Chimborazo (6310 mètres) ce taux est de 43% à l’effort !

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Faire une pause de 5 minutes toutes les 30 minutes de marche permettra non seulement de récupérer, de se réhydrater mais également de se ré-oxygéner naturellement… et de regarder le paysage plutôt que ses pieds!

La montée en « dents de scie » peut être favorable à l’acclimatation, à condition qu’elle ne s’accompagne pas d’un effort excessif. A chacun d’adapter son effort à ce qu’il ressent de son degré d’acclimatation : absence de maux de tête, bon appétit, bon sommeil sont les meilleurs signes d’une bonne acclimatation. Monter suffisamment haut pour s’acclimater Cette règle concerne essentiellement le choix (pas toujours possible !) de l’altitude du camp de base dans une expédition.

Selon l’objectif visé, il sera nécessaire d’établir un « camp d’acclimatation » : pour un sommet supérieur à 6000 mètres, l’altitude idéale pour ce camp se situe entre 4800 et 5200 mètres. L’organisme a besoin d’avoir été confronté à une altitude suffisante pour stimuler correctement ses mécanismes de défense contre le manque d’O2.

Ne pas rester trop haut trop longtemps L’homme n’est pas fait pour vivre au-delà de 5500 mètres. D’ailleurs, aucune population ne vit en permanence à ces altitudes. En effet, l’organisme s’y dégrade de façon irrémédiable (perte de poids, perte de muscle et vraisemblablement … de neurones !) d’autant plus vite que l’on reste et surtout que l’on dort haut, d’autant plus vite que l’on y réalise des efforts intenses. La prise d’aliments et surtout de boissons y est insuffisante.

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Au total, un séjour en altitude se décompose en quatre phases successives dont la durée relative dépend essentiellement de l’altitude.

Phase « blanche » : pas de signes anormaux avant 4 à 8 heures après un gain en altitude.

Phase d’acclimatation : quelques jours pendant lesquels on pourra souffrir du MAM et où se développeront les mécanismes d’acclimatation. S’abstenir d’y faire des efforts très intenses.

Phase d’acclimatement : c’est la phase optimale où l’organisme est acclimaté et encore performant: 1 à 4 semaines. Les andinistes déjà habitués à l’altitude qui se concentrent sur une ascension peuvent s’acclimater de 5 à 7 jours. Généralement celle-ci commence avec l’ascension du Rucu Pichincha, collé à Quito, puis ensuite celle du Fuya Fuya. Elles peuvent être suivies par celle du volcan Corazon ou encore du Rumiñahui. Ensuite, montée en puissance ! Direction l’Illinizas Norte et nuit en refuge pour voir comment s’adapte le corps pendant une nuit en altitude. Le Cotopaxi peut être envisagé si toutes ces étapes se sont déroulées sans incident.

Pour vous donner une idée, je vous laisse le carnet de voyage des « Rochers autour du monde » et leur acclimatation. Avouez que ça donne envie !!

Phase de dégradation : l’organisme perd progressivement son efficacité, « s’épuise » pour des efforts de plus en plus faibles.

L’importance relative de ces phases dépend de l’altitude considérée A partir d’environ 5500 mètres, il existe toujours une phase de dégradation. Au delà de 7000 mètres, la phase d’acclimatement est très courte.

L’équipement est également d’une importance vitale. Etre bien couvert et protégé vous assure  de vous concentrer sur l’effort, u lieu de se plaindre de froid aux mains, pieds…

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L’acétazolamide (Diamox®) mythe ou réalité ? :

Le Diamox® est le seul médicament d’utilisation simple dont l’efficacité a réellement été prouvée dans la prévention du MAM. Ce médicament est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique (il s’oppose à l’alcalinisation du sang). Contrairement à ce qui est généralement pensé, son effet principal est l’augmentation de la ventilation pulmonaire et non son effet diurétique. Il diminue les symptômes du MAM, mais ne protège sans doute pas contre un œdème pulmonaire ou un œdème cérébral. Comme son action met 12 à 24 heures pour se développer, il sera beaucoup plus efficace en préventif.

Dans quel cas l’utiliser? Sur prescription médicale, dans deux circonstances:

• Quand les règles d’acclimatation (voir plus haut) ne peuvent être facilement respectées, ex. : arrivée à La Paz, à Leh ou à Lhassa en avion, ascension de sommets d’accès rapide à la haute altitude : Kilimandjaro, Aconcagua …

• Chez les personnes ayant des antécédents répétés de MAM, qui connaissent leur intolérance à l’altitude ou qui présentent au test à l’exercice en hypoxie des signes de médiocre réponse physiologique.

Son utilisation n’est pas justifiée chez une personne qui possède a priori une tolérance normale à l’altitude et qui suit les règles habituelles, physiologiques et d’acclimatation à l’altitude.

Quand? A commencer 24 heures avant l’arrivée à 3000 mètres, et à poursuivre jusqu’à ce que l’on ait atteint l’altitude maximale (généralement, une semaine suffit). On arrête dès que l’on redescend.

La majorité des informations sont tirés de « Santé Altitude  » et de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade ».

Je vous attends pour toutes vos questions concernant les ascensions et les petits secrets que j’ai tout au long de l’avenue des volcans.

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!

Petit séjour en amoureux aux îles Galapagos entre croisière et séjour terrestre. Vous aussi vous voulez passer 2 semaines au paradis ? Retrouver les aventures de ce couple au milieu des animaux et des plages magnifiques de l’archipel dans ce carnet de voyage. Un bon équilibre entre détente et découverte !

Nous avions décidé de séparer notre voyage sur l’archipel en 2 entre terre et mer … la première partie de découverte des îles et de son incroyable faune et la seconde pour nous reposer, profiter des plages et de la gastronomie locale.

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Pour cette première partie nous avons embarqué sur le Santa Cruz II pour une semaine. A bord, c’est le grand luxe et nous avons beaucoup profité de cette semaine d’exploration mais le bateau est gros (le plus gros des Galapagos avec 90 passagers et 60 membres d’équipage) et n’a pas accès à tous les sites, il n’est en général pas possible d’arriver avec autant de personnes pour préserver les points d’intérêt et nous avons tourné autours des îles habitées.
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Arrivés tôt le matin on vient nous chercher à l’aéroport, nos bagages sont pris en charge et on nous amène sur le bateau pour un petit rafraîchissement et une « petite » visite suivie d’un premier repas de rois. Nous verrons ensuite que tous les suivants seront du même niveau ! Ensuite nous avons droit à un Brief sur la sécurité, les règles du parc et la sortie à venir. Les règles sont simples et compréhensibles :

Rester avec son guide, ne pas sortir des sentiers balisés, ne pas manger sur les sites (les scientifiques se sont rendus compte que ces dernières années à cause des miettes laissées par les touristes et les restent de nourriture dans les zones habitées les oiseaux commençaient à changer physiquement et de comportement), ne pas toucher les animaux, ne pas utiliser de flash,… Ces Briefs seront récurrents pendant le séjour pour comprendre la journée du lendemain.
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Notre premier arrêt fut sur l’îlot de Mosquera où nous avons vu nos premiers animaux (enfin presque parce que déjà en sortant de l’aéroport nous avions pu observer jusqu’à l’embarcadère de nombreux oiseaux dont des pélicans et fous à pattes bleues, des crabes et un iguane) et prendre notre premier bain (le tout premier : ) ! Nous avons donc pu goûter à la température de l’eau qui était beaucoup plus chaude que l’on ne pensait avec tout ce que l’on avait entendu (même un peu trop chaude à mon goût pour nous rafraîchir de ce soleil de plomb). Un peu emballé par l’émotion, je finis la tête dans un rocher et m’ouvre le front … pas de panique, c’est superficiel et il y a un médecin à bord mais il faudra par la suite que je fasse attention au soleil !

Pour le retour nous aurons droit comme tous les soirs à un apéritif sur la terrasse du bateau où il était très agréable de regarder le coucher de soleil sur une île différente chaque soir dans un canapé à déguster des sushis … Une fois la nuit tombée commençait un autre balai (tous les soirs), un banc de requins s’amassait au bord du bateau. il y en avait au moins 200 attirés par les plus petits poissons venus manger les algues de la coque. Venaient alors des nuées de poissons volants provoquant les requins qui se débattaient pour les attraper. Nous avons aussi pu voir des tortues et otaries venus prendre leur part du gâteau bravant tous les dangers. Ces requins que nous pouvions approcher dans la journée et qui semblaient bien inoffensifs se transformaient de nuit en machine à tuer. (On nous a dit de ne jamais sauter d’un bateau dans l’archipel, que si les snorkelling sont sans danger, des accidents avaient été reportés suite à des gens se lançant des bateaux).
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L’avantage de la taille du bateau, c’est que l’on peut choisir la langue que l’on préfère, dans ce cas anglais, espagnol, allemand ou français puisque de toute façon la tribu sera divisé en 6 groupes. L’autre avantage est de pouvoir choisir ses activités, sur un même site il y avait en général le choix selon les cas entre marche, snorkeling, balade en zodiac (panga), bateau à fond de verre, kayak et padle ou encore rester à bord pour profiter des jacuzzi, ou se reposer car non ça n’est tout de même pas de tout repos d’enchaîner autant d’activités dans une journée !

Nous avons ensuite fait route vers San Cristobal où le matin nous avons vu une première espèce de tortues de terre, puis direction Punta Pitt pour voir les fous en pleine période de reproduction. Nous avons aussi comme chaque jour à bord du bateau des conférences sur les Galapagos, son histoire, ses animaux, la géologie, … passionnant !
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Le lendemain, petit arrêt à Santa Fé pour une belle promenade avec des iguanes et un magnifique snorkeling (les meilleures conditions du voyage) et dans l’après midi, autre arrêt à Plazas pour une nouvelle randonnée à la découverte d’un autre type d’iguane de terre. On a aussi vu un aigle des Galapagos (le Gavilán qui n’est en fait pas un aigle), des raies, d’autres fous et comme toujours de nombreuses otaries et des paysages incroyables !

La journée suivante nous la passons sur Santa Cruz, comme nous passerons ensuite du temps sur l’île ce n’était pas l’idéal mais on profite du groupe pour avoir un maximum d’informations au centre Charles Darwin et pour faire du vélo jusqu’au centre de l’île voir les trapiches (fermes avec production de canne et d’eau de vie, de café, de chocolat) et les tortues géantes (différentes de celles de Cristobal).
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Le bateau met alors le cap sur Espanola où nous allons voir les premiers albatros revenus de leur migration, un Gavilan de très très près, et les iguanes de l’île en train de faire leur nid. Nous passons aussi au travers de colonies de fous de Nazca avec leur petits. L’après midi nous contournons l’île pour découvrir une des plus belle plage de l’archipel et découvrir dans l’eau requins, raies et tortues.

Le dernier jour d’expédition nous passerons par Éden et Seymour Norte pour 2 derniers snorkeling dans des conditions difficiles mais où nous avons de nouveau vu énormément de vie marine, une balade en zodiac et une randonnée pour voir la parade nuptiale des frégates magnifiques. Puis dernier dîner à bord avant de se mettre en route vers Baltra. Nous passerons la nuit à bord, dans la zone d’embarcation à côté de l’aéroport.
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Le dernier jour nous avons peu de temps à bord, nous regardons quand même les photos prises par le photographe pendant le séjour puis on nous dépose à l’aéroport (déjà …) mais pour commencer notre deuxième séjour à terre. Nous prenons donc le bus de la compagnie Lobitos (5$) puis le bac (1$) puis un autre bus jusqu’à Puerto Ayora (5$) où nous logerons pour les 2 prochaines nuits.

Sur Santa Cruz nous logerons dans l’hôtel Vista al mar, a 20$ la nuit par personne c’est correct et il y a une cuisine à disposition. Mais si on sent un potentiel important dans cet hôtel avec terrain en plein centre il nous a semblé assez mal tenu (même si les chambres étaient propres). Comme nous ne voulions pas faire de tour à la journée nous profiterons de ces 2 jours pour découvrir par nous mêmes las Grietas et Tortuga Bay et nous balader un petit peu. Nous profitons aussi de l’occasion pour découvrir de bons restaurants et nous avons particulièrement apprécié les petits kiosques de la rue Charles Binford et le restaurant Al mar (dans un tout autre style : il est préférable de réserver).
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Nous traversons ensuite en bateau au petit matin vers Puerto Baquerizo Moreno et trouvons un hôtel agréable mais très mal situé : Arena Blanca. En dernière minute, nous négocions une belle chambre avec petit déjeuner à 25$/personne (40$ sur booking) mais regretterons ce choix car les presque 2km qui nous séparent du centre seront ensuite assez peu confortables (comme ça on était obligé de marcher).

Pendant ces derniers jours de repos, le maître mot sera tranquillité. Comme en plus le soleil n’était plus de la partie et que la mer avait drastiquement chuté en température nous n’avons pas forcé sur les activités… Nous avons quand même passé une journée à lézarder sur la plage Mann dans le centre nord, un jour avec une belle balade plus au nord avec de magnifiques points de vue et des petites plages, et une dernière excursion jusqu’à Playa Loberia (la route n’est pas très agréable à pied même si en 30min on peut joindre le centre à la plage en marchant bien). Ici côté restaurants, nous avons beaucoup aimé le Midori et un petit secret de Léon pour manger una menestra.
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Le dernier jour, un peu handicapés par les valises nous restons le matin à l’hôtel où l’on nous laisse profiter de la piscine, puis départ pour l’aéroport (facilement accessible à pied) puisque nous repartons de San Cristobal et Zou ! À la maison

 Aline et Richard ont voyagé 15 jours  dans le Cuyabeno et dans la sierra équatorienne en février 2019: un voyage pluvieux mais heureux, relaté avec un humour délicieusement piquant qui vous donnera envie d’explorer à votre tour les merveilles de mon pays d’adoption ;)

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Jour 1 (jeudi 31 janvier) – Quito

Quito, capitale de l’Équateur, Province de Pichincha, 2 850 m d’altitude, 2 007 000 habitants.

Arrivée à Quito en soirée, bien fatigués du vol, mais heureux d’entamer notre périple. Nous rejoignons en taxi notre hôtel, situé dans le centre historique. On nous dit que les taxis pratiquent des prix fixes, mais j’ai aussi entendu dire qu’on pouvait descendre jusqu’à 16$ (à négocier directement dans le hall de l’aéroport).

L’hôtel de La Posada Colonial (J. Paredes S 1-49 y Rocafuerte, / 28$ la chambre double + 2$ par personne le petit déj) est simple, mais très sympa. Nous avons une superbe vue sur la colline du Panecillo (allez faire un tour sur la terrasse pour l’admirer de nuit). Pour les sensibles au bruit, demandez plutôt une chambre qui ne donne pas sur la rue, surtout le week-end.

Jour 2 (vendredi 1 février) – Quito

Petit déjeuner en compagnie de Valentin, du réseau Tout Équateur (https://www.toutequateur.com/). Il nous briefe sur l’état des routes, les hôtels et nous donne de super conseils touristiques. Grâce à lui, nous peaufinons notre programme. On ne remerciera jamais assez Tout Équateur pour leur patience et leur gentillesse.

11h : départ pour une visite de la ville… sous les nuages. Ah, un détail : quoi que dise la météo sur internet, ne vous y fiez jamais ! Il faut savoir qu’en Équateur, le temps n’en fait qu’à sa tête. Un peu de soleil le matin, pas mal de nuages l’après-midi, une éclaircie inespérée le soir… Vous n’aurez malheureusement aucun moyen de prévoir en amont.

Nous partons donc -sans crème solaire- visiter Quito… qui s’avère un peu décevante. À part le centre historique et ses parcs, c’est une ville qui n’est pas spécialement jolie et assez polluée. Cela nous permet cependant de nous acclimater à l’altitude et avoir un premier contact culturel avec l’Équateur.

Dans les choses sympas à faire :

- El Mercado central : petit, mais sympa, foutraque, coloré. J’aime particulièrement les poulets avec les pattes en l’air comme si on les avait braqués.

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Mercado Central, Quito – © AR

 - La Floresta : sorte de quartier bohême et hipster de Quito. Les gens y vont surtout pour ses cafés indépendants, ses boutiques et ateliers. Rien à voir cependant avec nos petits centres-ville français où se concentrent restos et boutiques. Pour tout dire, nous sommes là aussi un peu déçus, on s’attendait à quelque chose de plus vivant. Ici les rues sont tracées au cordeau et il faut pas mal marcher pour aller d’un bar à un autre. Je n’y ai pas vraiment vu de boutiques, mais peut-être avons-nous loupé la rue… ? Deux lieux que nous recommandons tout de même : « Ocho y Medio » (Valladolid N24-353 et Vizcaya), un cinéma indépendant qui renferme également un joli café-bar où l’on peut découvrir quelques bières artisanales, le lieu est vraiment joli ; le « Literato » (Mallorca N24-282 : http://literatoclubdelte.com), un salon de thé tenu par une propriétaire très sympa, amatrice de jazz. Un lieu particulièrement recommandable pour les amateurs de thé.

Nous reprenons le bus pour rentrer vers le centre historique, mais nous ne résistons pas à une petite sieste… au soleil (eh oui, il est enfin sorti !), dans un parc.

- Parc El Ejido : sorte de frontière naturelle entre l’ancienne et la nouvelle Quito, il est apparemment particulièrement animé la fin de semaine lorsqu’il y a le marché. Cet après-midi-là, tout y est calme, mais on peut tout de même trouver quelques stands avec des produits artisanaux locaux (ponchos, bijoux, etc.). On s’y pose une bonne heure et sommes rejoints par un des nombreux errants, mais néanmoins adorables chiens qui parcourent les rues de Quito. Nous le câlinons, puis nous sombrons dans une sieste réparatrice sous un soleil bienveillant (du moins, on le croyait… Nous avons tous deux pris un gros coup de soleil qui nous a duré 4 jours… méfiez-vous, malgré les nuages, le soleil tape !).

- La Ronda : jolie rue étroite bordée de balcons fleuris, avec des ateliers d’artisans, de nombreux restos (souvent bruyants) et des petites boutiques artisanales. Particulièrement sympa le soir, très animée.

- La rue Junin, toute colorée.

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Rue Junin, Quito – © AR

 Jour 3 (samedi 2 février) – Otavalo, Iluman (Cascade de Peguche)

Otavalo, province d’Imbabura (à 2h au nord de Quito), 2500 m d’altitude, 41 000 habitants.

Nous partons « tôt » (bon… on a dû mal à partir vraiment tôt, il faut l’avouer ;)) pour prendre le bus pour Otavalo, et plus précisément pour Iluman, un petit village un peu plus au nord. Vu que la gare routière est loin du centre (environ 45min) et que nous sommes peu réveillés, nous prenons le taxi jusqu’au terminal de Carcelen (comptez environ 7 à 10$ en Uber).

Je précise ici une chose qui nous a agacés à Quito : les taxis n’enclenchent jamais leur compteur, donc ils fixent le prix en fonction de leur humeur… ou de votre tête (de touriste). Nous parlions tous les deux bien espagnol, ce qui nous a permis plus d’une fois de négocier et faire abaisser la course au prix « normal », mais sachez qu’ils tentent souvent d’arnaquer. Renseignez-vous auprès de votre hôtel avant afin d’avoir une idée des prix.

Nous prenons donc le bus, direction Otavalo. Les bus partent du Terminal environ toutes les 15 min, on a le choix. Le prix du billet est lui fixe : 2,5$ + 10c (à prendre au guichet). Comptez 2h de bus jusqu’à la gare routière d’Otavalo. Nous complétons notre trajet pour le village d’Iluman par un bus local. José, el tio del « Hostal Tio » nous y attend (local à gauche derrière la petite élise) et nous emmène en voiture à notre AirbnB. Cet hostal est un peu paumé, un peu hippy (pas de serviette de bain, pas de petit déj, ni de wifi, et douche peu -voire pas- chaude selon l’heure de la journée), mais c’est isolé du bruit et des touristes, et tout ce que nous aimons. José, super sympa, nous fait le tour du propriétaire et nous montre les plantes et arbres du jardin, connus pour leurs vertus médicinales.

Infos pratiques : Airbnb « Hostal Tio Cajas » : 11,20€ la nuit pour deux dans la chouette chambre ronde en terre et en pierres, remplie de bonnes ondes.

Pour se rendre à l’hostal à pied depuis Iluman, redescendez la route d’Otavalo et au niveau du « Sub Centro de Salud » (juste avant une petite supérette), prenez le premier chemin à droite situé entre les deux ponts (à environ 5 min du village). Après 10 minutes de marche en montée -suivez le rio à votre droite- tournez à gauche : la ferme est là.

Nous décidons de profiter de cet après-midi ensoleillé en allant à la Cascade de Peguche. Pour s’y rentre, petite rando à pied d’environ 45 minutes, en longeant la route en direction d’Otavalo. On s’aide de MapsMe, l’appli qui nous a aidés tout le long du voyage (son avantage principal par rapport à Google Map étant que nous n’avons pas besoin d’internet pour avoir le GPS). Un peu avant Otavalo, on prend une petite route à gauche et longeons un champ, puis un stade de foot. Arrivés à un carrefour, des panneaux indiquent la cascade, nous sommes sur la bonne voie.

Cela se confirme quand on voit plein de stands de produits artisanaux à l’entrée du parc. L’entrée est gratuite, mais nous faisons un don symbolique d’1$ pour la communauté. Un peu avant la cascade, nous prenons les marches à droite et pour profiter de la superbe piscine (1$/personne). Il fait beau, l’eau est fraiche, mais agréable, les familles et les groupes de copines rient dans l’eau, bref, il y a une ambiance sympa, on adore.

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Cascade de Peguche – © AR

 

 

A quelques mètres de là, au-dessus du petit torrent issu de la cascade, broutent des alpagas.

Quelques mètres au-dessus, gronde la cascade de Peguche, 30m de haut et 6m de large. Des gens s’amusent à se prendre en photo, perchés sur un gros rocher. Ils repartent trempés, mais heureux.

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Cascade de Peguche – © AR

 

Nous rentrons en longeant la petite rivière qui coule paisiblement en haut du parc (sorte de petit canal). Le lieu est apaisant, ça sent l’eucalyptus et le week-end, les gens sont détendus, on s’y sent bien. J’ai appris plus tard que le lieu est encore considéré comme sacré : les locaux y viennent pour se purifier et des danses rituelles pour remercier la Pachamama ont lieu le 21 juin.

Jour 4 (dimanche 3 février) – Otavalo, Iluman

Pour le petit déj, nous nous rendons à pied sur la place d’Iluman, en face de l’église. Nous y savourons deux petits chaussons au fromage recouverts de sucre (dit comme ça, ça ne fait pas envie, mais c’est pas mauvais !) et une soupe dans une des petites tiendas. Sur la place a lieu le marché hebdomadaire, avec des produits très locaux (« hornados » et soupes de tripes…).

Les femmes s’habillent d’une jupe mi longue, noire ou bleu marine, d’un chemisier en dentelle et d’une magnifique ceinture colorée. Au pied, des petits escarpins noirs. Les hommes, eux, ont les cheveux longs, nattés, tout de coton blanc vêtus. J’ai trouvé ces gens très beaux, leurs traits sont gracieux et humbles. Nous aimons beaucoup l’atmosphère de ce village…

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Hornado (cochon grillé), Place de l’église, Iluman – © AR

Moi qui venais à Iluman spécialement pour voir les ateliers de chapeaux en feutre, déception : nous sommes le week-end, et ici, « le samedi on se repose, et le dimanche on se repose encore plus » (dixit l’ami de José).

Nous allons donc voir la première attraction d’Otavalo : son marché artisanal, Plaza de los Ponchos. Comme son nom l’indique, c’est le royaume des ponchos et écharpes en alpaga. Tissus colorés à perte de vue, bijoux, petits lamas et cuy (cochons d’Inde) tout fluffy en laine d’alpaga… il y en a pour tous les goûts.

On finit notre journée par une superbe rando dans la montagne. La chienne Cristal (que l’on surnomme Monoreja, car elle n’a plus qu’une seule oreille) nous accompagne tout du long, ce qui nous rassure un peu, car nous nous perdons plus d’une fois. On s’arrête dans un champ où broutent des vaches (chacune d’elle a son petit nom : Barbie, Chila, Doris…). C’est vallonné, il y fait frais, on se croirait en Normandie !

12 1314Campagne d’Iluman – © AR

On rentre à Quito en fin d’aprèm, car nous partons le soir même pour l’Amazonie (pour info, Iluman>Otavalo en taxi c’est max 3$).

Nous attendons au Terminal de Carcelen notre bus pour Lago Agrio (12$/personne, 7h de trajet). On nous a conseillé de prendre le dernier bus de la journée (de nuit) pour éviter d’attendre trop longtemps au petit matin à Lago Agrio. Franchement, si c’était à refaire, je prendrais un bus en fin de journée pour voir un peu de paysage, quitte à réserver une -courte- nuit et dormir dans un vrai lit en arrivant à Lago Agrio. Je peux vous dire que les 7h de bus, de nuit, dans les routes sinueuses avec un seul arrêt pipi, et ce malgré un bus confortable, ça a été l’épreuve du séjour… Pour tous ceux qui sont malades comme moi dans les transports, je vous conseille d’insister pour être tout devant et de prendre un médoc pour dormir.

Jour 5 (lundi 4 février) – Amazonie, Cuyabeno

Nueva Loja (= Lago Agrio), province de Sucumbíos, nord-est de l’Équateur, Amazonie, 418 m d’altitude,34 100 habitants.

Une fois arrivés à Lago Agrio (une des plus importantes villes dans le nord-est équatorien à cause du pétrole), nous récupérons du long trajet en bus et attendons notre guide en picorant un petit déj, puis reprenons la voiture 2h. Nous attendons de nouveau à l’entrée de la réserve, puis montons dans une pirogue à moteur pour un trajet de 2h encore (après les 7h de bus, c’est du gâteau !). Le paysage est magnifique, tout est vert, luxuriant, époustouflant.

17h plus tard (la forêt amazonienne, ça se mérite), nous voici enfin dans notre lodge, « le Guacamayo » (270$/4 jours : https://www.toutequateur.com/sejour-amazonie/decouverte-cuyabeno/), en plein milieu de la jungle. L’aventure peut commencer ! Affamés, nous engouffrons un délicieux déjeuner (mention spéciale au chef cuistot du Guacamayo, nous nous sommes vraiment régalés tous les jours), puis, vautrés dans les hamacs, nous sombrons tous dans un profond sommeil réparateur.

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Guacamayo lodge, Cuyabeno – © AR

Le soir, première balade en bateau (lancha) jusqu’à la Laguna Grande, une magnifique étendue d’eau où l’on peut se baigner et qui, il faut le voir pour le croire, est à sec plusieurs mois par an. Quand on voit toute cette eau, on a vraiment du mal à se l’imaginer, mais le fait que seules les cimes des arbres émergent ainsi de la surface me pousse à y croire.

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Laguna Grande, Cuyabeno – © AR

Petit aparté concernant la météo : nous on s’était dit, c’est l’Amazonie, donc ça veut dire soleil et chaleur tropicale (un peu comme en Colombie). Que nenni ! Humidité oui, mais soleil… on le cherche toujours. Sur les quatre jours, nous avons une seule après-midi de soleil et trois jours de pluie, dont une après-midi particulièrement torrentielle. Il y règne un microclimat, provoqué par la jungle je suppose, par conséquent il y fait sans cesse humide et le ciel est couvert. Prévoyez donc des vêtements de pluie (genre pantalon imperméable de chez Décathlon et k-way léger) et plusieurs teeshirts à manches longues, contre les moustiques. Je dis bien « plusieurs » parce que là- bas, sans soleil, rien ne sèche. Pour vous donner une idée, nous avons fait une lessive à la main le jour de notre arrivée. 4 jours plus tard, c’était toujours aussi humide et en plus, ça sentait le moisi ! Les lodges vous prêtent bottes et ponchos en cas de grosse pluie, donc pas besoin de vous charger davantage.

Ici, pas de réseau, pas de wifi, et le lodge est entièrement alimenté par de l’énergie renouvelable, donc plus de lumière ni d’électricité après 22h. Parfait pour déconnecter…

Jour 6 (mardi 5 février) –  Amazonie, Cuyabeno (communauté Siona, Shaman)

Cuyabeno : réserve fondée en 1979, province d’Orellana, Amazonie. Superficie : 6 034 km², 280m d’altitude. Communautés : Sionas, Shuar, Quichuas.NB : seul un lac sur 13 est ouvert au public.

Nous partons, sous le soleil cette fois (!), voir la communauté Siona. C’est une très belle journée et nous sommes heureux de quitter enfin nos ponchos (sans capuche, c’est quand même plus facile de voir le paysage…). Nous sommes accueillis par une femme du village pour apprendre à confectionner une denrée de base en Amazonie : la galette de Manioc (appelée « Casabe »). Moi qui craignais le côté voyeurisme, je dois avouer que j’ai été agréablement surprise. C’était vraiment une chouette expérience et un vrai moment d’échange. Nous partons à quelques mètres plus loin arracher nos racines de manioc (eux appellent cela également yucca, à ne pas confondre avec la plante, dit « Pied d’éléphant »). On les décortique puis on les frotte contre une sorte de grosse râpe pour en faire de la farine. On passe au tamis, on essore en mettant la fécule encore gorgée d’eau dans une natte que l’on serre à fond, et voilà, c’est prêt ! On étale sur un récipient en argile tout plat, on laisse le feu cuire notre galette, et hop : le déjeuner peut commencer. Elvis, notre guide, nous prépare pendant ce temps-là une merveilleuse salade de thon, tomates, oignons et jus citron vert, mélange que nous fourrons dans la galette : un délice.

 

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Fabrication des casabes, galettes de manioc, communauté Siona, Cuyabeno – © AR

Une fois repus, nous partons rencontrer le fameux Shaman. Là aussi j’étais méfiante : allait-on tomber sur un « faux-shaman-spécial-touristes » ? À l’entendre raconter son histoire, on comprend qu’il ne fait pas semblant pour divertir le public, et qu’accéder à ce statut n’est pas évident. Il nous explique les nombreuses années d’enseignement qu’il a dû cumuler, et les multiples voyages pour rencontrer les autres Shamans à travers l’Amérique latine (petite anecdote en passant : ce Shaman est le sosie local d’Eddie Murphy). Il nous explique entre autres que les femmes enceintes ne sont pas autorisées lors des cérémonies, sous risque de provoquer la mort du Shaman. Là, Stephie et moi, les deux filles du groupe, tiquons quelque peu… On lui demande en quoi cela peut porter malheur à ce point, mais nous n’obtenons pas d’explication. En même temps, comment justifier une croyance, n’est-ce pas le principe même d’une croyance de ne pas être discutée ?…

Nous passons ensuite un à un pour le rite de « purification ». Richard passe en premier, le Shaman lui fait passer des feuilles de je-ne-sais-quoi en rond au-dessus de la tête, lui fait un bisou sur le crâne, souffle pour évacuer les mauvaises ondes puis le fait se rassoir. Rassurée, j’y vais confiante. Malheureuse : moi je n’ai pas eu le droit au bisou… mais aux orties ! Et je peux vous dire que leurs orties n’ont rien à voir avec les nôtres : elles piquent autant que des ronces. Me voilà donc fouettée aux orties sur tout le dos, j’endure bravement, à tel point que Stephie, la suivante dans le groupe, n’imagine pas à quel point cela pique et me remplace, confiante elle aussi. À son tour d’être fouettée aux orties, mais elle ne fait pas du tout la même tête. C’est plus fort que nous, le fou rire nous prend et ne nous lâche pas jusqu’à la fin de la rencontre avec le Shaman, lequel doit bien se marrer aussi au vu de son petit sourire goguenard… Une fois tous rassis, les dos endoloris et marqués par les piqures d’orties (la douleur nous durera une bonne heure), encore secoués par le fou rire, nous obtenons l’explication « médicale » du Shaman : les orties permettent de libérer des douleurs de dos et d’évacuer le stress. Après avoir tant ri, nous confirmons : nous avons bien évacué les tensions !

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Rencontre avec le Shaman, communauté Siona, Cuyabeno – © AR

Quelques tentatives de lancers de sarbacane plus tard (je passe à 4 millimètres de la cible, #fierté), nous rentrons enfin.

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Laguna Grande, Cuyabeno – © AR

Le soir, coucher de soleil exceptionnel sur la Laguna Grande, un moment inoubliable.

Nous ressortons à la tombée de la nuit pour une balade à travers la jungle afin d’observer les insectes. Quelque peu phobique, je prends sur moi et m’emmitoufle mains et visage dans mon k-way (j’avoue, j’ai un peu chaud). On voit des insectes dignes de films d’horreur, le premier prix revenant au « scorpion-araignée », une sorte d’araignée triangulaire avec des pattes immenses, absolument inoffensif (Nancy se le fait même poser sur la tête), mais terrifiant visuellement. Scorpions, tarentules aux poils de velours… tout y passe. Quel soulagement quand on rentre au lodge : un petit tour chez le shaman pour enlever toutes ces nouvelles tensions accumulées me ferait le plus grand bien !

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Jour 7 (mercredi 6 février) – Amazonie, Cuyabeno

Départ pour une randonnée de 3h à travers la forêt primaire. Elvis, notre guide, partage avec nous ses connaissances sur la faune et flore. Il nous explique le coup de la fourmi zombie (qui se fait coloniser le cerveau par un champignon, ce dernier prenant possession de son corps et la dirigeant là où il sera le plus à l’aise pour proliférer, en passant par la colonie pour contaminer les copines bien sûr. Glaçant…).

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« Fourmi zombie », Cuyabeno – © AR

On voit pas mal de singes dont les « bebe leche » (appelés « boit du lait » en raison des poils blancs qui entourent leur bouche). Il pleut encore, mais sous les arbres, on ne sent quasiment pas la pluie et l’ambiance est magique. Elvis nous montre des arbres aux vertus médicinales, et une feuille qui sert de carte postale : avec un simple petit bâton, on peut y écrire ce que l’on veut et les mots apparaissent, comme s’ils avaient été écrits avec de l’encre. On joue également à Tarzan avec les lianes (qui sont en fait des branches, ne confondons pas) et on déguste de petites fourmis au goût acidulé comme des citrons.

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Feuille « carte postale », Cuyabeno – © AR

Au bout de 2h30, déjà bien épuisés de notre rando sous la pluie, nous arrivons sur une zone marécageuse plutôt délicate. Un groupe y est déjà présent et regarde le sol comme une poule devant un couteau. À la queue leu leu, nous voilà en train de tâter du bout de la botte pour savoir si oui ou non on va s’enfoncer jusqu’aux genoux dans la boue. Ça n’a pas loupé, plusieurs d’entre nous se font piéger. J’en ressors à demi héroïque, une jambe au sec, l’autre couverte de boue, la botte droite remplie d’eau. Cela nous vaut plus d’un fou rire.

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Zone marécageuse, jungle de Cuyabeno – © AR

On repart au lodge en pirogue, en ramant (!), complètement vannés.

Jour 8 (jeudi 7 février) – Amazonie > Quito

Observation d’oiseaux à 6 heures du matin, depuis la tour d’observation. On n’est pas trop réveillés, mais ça vaut quand même la peine, car on voit pas mal d’oiseaux (toucans, perroquets, cormorans, aigles et autres trucs à plumes que nous n’avons pas en Europe). C’est assez magique de voir le jour ainsi se lever sur la jungle.

Fin de matinée, on quitte avec regret notre groupe (un super groupe, il faut le dire !). Retour à Lago Agrio où nous attendons la navette pour Quito (20$/personne). C’est reparti pour 7h de route. Le chauffeur est super sympa et s’arrête souvent pour les pauses-pipi et pauses-photo. Il joue le rôle de guide tout le long et nous amène sans encombre à l’hôtel Blue House dans le centre historique (à environ 1km de la Posada Colonial). Retour à l’hôtel, nous sommes épuisés.

Jour 9 (vendredi 8 février) – Cotopaxi (Rio Pita)

Cotopaxi, 5 897m d’altitude (plus haut volcan actif du pays), sud-est de Quito, province de Pichincha.

Au revoir l’Amazonie, bonjour la cordillère des Andes.

Par le biais de Tout Équateur, nous louons une voiture. Il est prévu que nous ayons un petit 4×4 (370$/5jours : il faut savoir que les locations de véhicules sont très chères en Équateur), mais il y a un couac et Auto-Rent nous amène finalement, avec 2h de retard, une berline. Le patron en est tout désolé (une histoire de révision qui a été retardée), et finalement – grâce notamment à l’aide de Tout Équateur- il nous rembourse une partie du prix.

Nous voilà donc sur la route, direction l’entrée nord du Cotopaxi, « Loreto de Pedregal », en passant par Sangolqui. Valentin nous rappelle de faire très attention à notre vitesse – surtout au niveau d’Ambato –, car depuis quelques semaines, le gouvernement a fait passer une loi pour augmenter les amendes. Pour un dépassement de moins de 10km/h au-dessus de la vitesse autorisée, c’est 100$, et au-dessus, c’est 400$, l’équivalent d’un salaire mensuel (autant vous dire qu’on a plus d’une fois entendu râler les Équatoriens à ce sujet). Nous voilà prévenus ! Du coup, on est complètement paranos et on cherche sans arrêt – souvent en vain – les panneaux des vitesses. Là aussi, petit aparté concernant la conduite en Équateur : ne cherchez pas de logique, il n’y en a pas ! Quand il faudrait rouler à 70km ils vous collent un panneau à 30, et quand dans un virage serré il faudrait être à 50, ils vous autorisent à rouler à 110… La panaméricaine est une 2 x 4 voies en parfait état, mais les routes secondaires ont des trous hallucinants, sans aucun panneau pour prévenir les automobilistes. En gros, il faut être sans cesse vigilants, y compris vis-à-vis des bus qui doublent dans les hauts de côtes (et dans les virages, tant qu’à faire !) et coupent la route de manière intempestive. Bref, conduire en Équateur, ça se fait, mais il faut faire bien attention aux autres… et aux trous.

On s’arrête dans un tout petit village pour goûter un des plats locaux qui fait bondir plus d’un Français : le cochon d’Inde grillé (« cuy »). On les voit tous alignés en brochettes comme des kebabs. On teste, mais on ne peut pas dire que l’on adore. C’est vaguement gras, un peu cartilagineux, et y’a pas beaucoup de chair à manger. Mais on l’aura fait !

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Cochon d’Inde rôti (cuy) – © AR

On file par l’entrée nord du Cotopaxi. Enfin, on « file »… c’est un bien grand mot, car là débute une toute autre aventure. On se retrouve sur une petite route pavée de galets (une double voie, tout de même !), tout à fait adaptée à un 4×4… mais pas à une berline ! Nous voilà donc à rouler à 15km/h sur une route toute cabossée. MapsMe (qui n’est pas connecté à internet, rappelons-le) nous indique avec un très grand optimisme une arrivée dans 45 minutes : il nous aura en réalité fallu plus de 2h30 pour arriver à notre hostal. MAIS (il y a toujours un mais), si c’était à refaire nous le referions sans hésiter : le paysage est absolument magnifique, on est seuls au monde, et on s’arrête en chemin au bord du rio Pita pour faire une petite marche de 3h, le plus joli chemin que j’ai vu à ce jour je crois. On longe la rivière et remontons vers la cascade du Condor Machay : on passe les ponts, les cascades, on observe la nature tantôt pleine de mousses, tantôt pleine de fougères, bref, on adore !

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Rio pita, chemin des cascades, Cotopaxi – © AR

Un violent orage nous contraint à revenir en courant jusqu’à la voiture. Même avec nos k-way, nous sommes littéralement trempés comme des soupes. On repart sous une pluie battante jusqu’au magnifique hostal du (NDLR: attention, petit secret :)  (28$ par personne, dîner, nuit et petit déj inclus), conseillé par Tout équateur et à juste titre : ce lieu est absolument fabuleux. On fait sécher tant bien que mal nos affaires autour de la cheminée et on se régale de la fameuse truite que nous n’avons malheureusement pas pu pêcher nous-mêmes car nous sommes arrivés trop tard.

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Cotopaxi – © AR

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Jour 10 (samedi 9 février) – Cotopaxi

Le lendemain matin, un soleil rayonnant nous accueille, le Cotopaxi est dégagé, les chiens boivent dans le ruisseau, les vaches paissent paisiblement derrière l’étang. La vie est belle !

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Hostal Cotopaxi – © AR

Nous décidons de faire une balade à cheval autour du volcan Cotopaxi, via le Tambopaxi lodge (30$/personne pour 3h : http://www.tambopaxi.com/index.php/es/actividades/cabalgatas). Nous sommes époustouflés par tant de beauté : quelques chevaux sauvages, des rivières, un grand canyon… On traverse de grandes plaines aux herbes touffues et faisons une petite pause au bord d’un étang. Bucolique. Nous repartons moulus (3h de cheval quand on a perdu l’habitude ça fait mal aux fesses tout de même), mais hyper heureux.

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Rando à cheval au Cotopaxi – © Tous droits réservés

Direction la lagune de Quilotoa. On suit bêtement MapsMe qui nous indique non pas les grands axes, mais une route à nouveau pavée avec ces fameux petits galets (ancienne route inca ?). Et c’est reparti pour 2h de route à 15km/h. Mais une fois de plus, nous ne le regrettons pas, car le chemin est magnifique.

 

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Sur la route pavée du Cotopaxi à Quilotoa – © Aline Rocheron

On passe par Zumbahua (que l’on surnomme « le village le plus moche de l’Équateur » : toutes les maisons y sont rectangulaires, grises et pas finies). Il est 17h et la fête bat son plein à Zumbahua : l’orchestre joue des cumbias sans fin et les hommes déambulent, ivres à en tomber par terre. L’un d’eux passe devant nous en titubant, puis s’allonge sur le trottoir. Je pense qu’à l’heure où j’écris ces lignes, il y dort toujours.

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Zumbahua – © AR

Quant à la mode locale, là je ne comprends pas trop non plus. Il fait froid dans la région, et puis c’est la montagne, donc ça grimpe… Et bien pourtant les femmes portent des jupes plus courtes qu’à Otavalo et ont des escarpins… à talon ! Une paire de chaussettes blanches remontées jusqu’aux genoux, un poncho coloré sur les épaules, un petit chapeau de feutre, et les voilà parées pour le froid (moi je ne tiendrai pas plus d’une heure habillée ainsi). Les hommes eux, contrairement à Otavalo, ne semblent pas porter d’habit traditionnel.

On suit le canyon du Toachi river, assez impressionnant, et on arrive à Quilotoa. On dort dans le village même, au Runa Wasi Quilotoa (27$ par personne, dîner, nuit et petit déj. inclus). Ce n’est pas l’hôtel du siècle, mais c’est convenable, il y a un petit poêle pour nous réchauffer dans la chambre, et puis je doute qu’il y ait beaucoup mieux aux alentours proches de la lagune.

Jour 11 (dimanche 10 février) – Lagune de Quilotoa

Lagune de Quilotoa, ancien cratère, ‎3 914m d’altitude, province de Cotopaxi, sud-est de Quito.

C’est parti pour la rando. Deux solutions s’offrent à nous : soit on descend au lac (30min) puis on remonte (1h30), soit on fait le tour de la lagune en passant par la cime. Dans ce cas, il faut compter 4 à 5h… à 4000 m d’altitude, n’oublions pas.

La vue est impressionnante : au soleil, l’eau prend des reflets bleu turquoise et on s’attend d’une minute à l’autre à voir émerger le monstre du Loch Ness. Partout de magnifiques fleurs bleues jalonnent le chemin. Côté lagune, c’est beau, mais côté extérieur, c’est magnifique également : des champs vallonnés à perte de vue.

 

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Lagune de Quilotoa – © AR

Motivée par ce beau soleil, j’accepte bravement d’accompagner Richard dans son projet fou de faire le tour complet, accompagnés de l’adorable chienne de l’hôtel : Sheila. Mais au bout d’une heure, je jette l’éponge : c’est clairement trop dur pour moi. Essoufflée, je dois m’arrêter tous les 10 mètres, sachant que nous n’avons pas encore entamé la partie la plus dure. Je le laisse donc poursuivre seul et remonte, non sans peine, au point de départ.

46Alors que le soleil nous a accompagnés toute la matinée, la pluie et le froid reviennent à mon retour au village. Je me réfugie dans un petit resto et commande une soupe de pomme de terre (« locro de papas ») qui me sauve moi et mes doigts congelés. Je comprends mieux pourquoi autant de stands vendent des pulls, gants, ponchos et écharpes en alpagas…

Mais alors que je pensais attendre au moins 3h Richard, voilà qu’il arrive, tout frais, à peine 2h après que nous nous sommes quittés. Il a réussi à faire – en trottinant ! – le tour en 3h30 (#warrior). Je suis terriblement impressionnée et un peu jalouse, je l’avoue.

On part pour Baños (en faisant hyyyyper gaffe aux radars en passant à Ambato). Peu à peu, le soleil ressort. Plus on avance, plus on se réchauffe, et nous voilà dans la très animée petite ville balnéaire. On est dimanche, les Équatoriens profitent des dernières heures du week-end dans la fameuse piscine de la Virgen (3$/adulte). Un des bassins est en maintenance (il se re-remplit tout doucement), nous voilà donc tous agglutinés dans le tout petit bassin situé sous la cascade. C’est trop demander pour Richard qui part sans avoir trempé ne serait-ce qu’un orteil. Moi je reste un peu, histoire de m’imprégner de l’ambiance. Mais bon, il y a effectivement un peu trop de monde, pas moyen de bouger un bras, je finis par sortir moi aussi. (NB : on nous conseille las Piscinas El Salado, mais nous n’avons pas testé).

Le soir, on se régale dans un resto italien, le « Pappardelle Ristorante » (Av. Rocafuerte Y 16 De Diciembre). C’est un peu plus cher que la moyenne des restos, mais franchement, on ne regrette pas.

Nous passons la nuit au Centro Ecoturístico Alpinar, un hostal un peu en dehors de la ville, situé dans les hauteurs, après le pont où les gens sautent à l’élastique. On y est seuls, on y est bien ! Notre hôte est adorable, aux petits soins pour nous. Elle accepte de prendre notre linge qui sent toujours le moisi depuis l’Équateur, malgré nos moult tentatives de séchage sur la banquette arrière de la voiture. Elle nous le rend le lendemain soir, tout propre, tout sec. Le bonheur tient à peu de choses…

Jour 12 (lundi 11 février) – Baños

Baños de Agua Santa, dit Baños, province du Tungurahua. 1 840 m d’altitude,20 000 habitants.

En route pour les cascades, direction Puyo. Nous nous arrêtons à la seconde tarabita (sorte de nacelle suspendue) pour un aller-retour au-dessus de la cascade Manto de la Novia (2$/personne). Ayant le vertige, je ne fais pas la maline, mais c’est assez marrant et la vue est splendide, il faut l’avouer.

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Dans la tarabita, passage au-dessus de la cascade « Manto de la novia »,Baños – © Richard Fuentes

 On s’arrête ensuite al Pailón del Diablo, réputée pour être la cascade la plus impressionnante. On descend à pied un sentier, très joli, mais avec plein de marches. En bas, on paye l’entrée (2$/personne) et on découvre la fameuse cascade, au débit impressionnant. Richard passe derrière le torrent… et ressort trempé.

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Cascade Pailón del Diablo, Baños – © AR

 Il pleut, encore et toujours, ça commence à entacher notre bonne humeur. Direction el Machay (1$/personne), connue pour être la seule cascade dans laquelle on peut baigner. Humm… C’était sans compter les pluies torrentielles qui rendent le lieu impraticable. On descend le joli chemin (boueux…), ses nombreuses marches (non sans difficulté parfois) et on arrive à un pont digne d’Indiana Jones. C’en est trop pour mon vertige, je reste bloquée au bout de trois pas et reviens, en marche arrière, jusqu’à la terre ferme. Richard prend pitié de moi et on emprunte un autre petit chemin qui descend vers la rivière. On s’arrête sur de gros rochers pour apprécier le paysage, magnifique, sauvage à souhait. Le temps reste couvert, mais on trempe les pieds. Pas plus, le courant étant décidément trop fort. On gardera aussi en souvenir un condor passer lentement puis se poser sur la rive d’en face, devant nos yeux ébahis.

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Cascade el Machay, Baños – © RF / AR

On en a plein les pattes et on s’apprête à rentrer pour nous réfugier à l’hôtel quand apparaît enfin le soleil (il était temps…), alors on va bien vite au spa Luna Runtún (20$ par personne) profiter du coucher de soleil. Les bassins sont nombreux et on a une vue exceptionnelle sur la ville. Ça fait du bien au corps et au moral. Vous l’aurez compris, on en a marre de la pluie.

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Spa Runtún, avec vue sur Baños – © AR

Jour 13 (mardi 12 février) – Baños > Quito > Cuenca

Retour à Quito, nous avons un vol pour Cuenca en fin d’après-midi et on a hâte de découvrir cette ville dont tout le monde nous dit le plus grand bien. À juste titre, ce sera notre coup de cœur du voyage. Dès notre arrivée, je m’y sens bien. Le taxi est gentil, met le compteur (« taximetro ») dès le début, et nous payons la dérisoire somme de 3$ jusqu’à notre hôtel, le Selina Cuenca hôtel (Calle Larga 7-93, 4 étoiles, 45$ la chambre double avec petit déj). On aime bien le côté roots quand on voyage, mais là je dois avouer que ce très joli hôtel tombait à pic pour me remonter le moral. Un graaaand lit, une couette super moelleuse, une douche enfin chaude… et du shampoing ! (eh oui, en Amérique latine, il n’est pas usuel de mettre du shampoing dans les chambres d’hôtel). Les gens à l’accueil sont super sympas et nous nous lions d’amitié avec le barman. On nous conseille le resto « Goza », à quelques mètres de l’hôtel : on s’y régale (là aussi, mon estomac commençait à saturer des locros de papas, du maïs bouilli et de la carne seca). Premier contact réussi, donc.

Jour 14 (mercredi 13 février) – Cuenca

Cuenca (de son nom complet « Santa Ana de los Cuatro Ríos de Cuenca »), province de l’Azuay, 2 500 m d’altitude, 560 000 habitants.

On part, presque sous le soleil, direction le Mercado 10 de Agosto. Et là, c’est le choc : que de vie, de couleurs, de senteurs : tout est beau ! Rayons légumes, fruits, patates, viandes, poissons, graines et farines, fleurs médicinales, je pourrais y rester des heures…  On refait trois fois le tour des étales, on en a plein les yeux, on adore.

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10 de Agosto, Cuenca – © AR

 On finit par monter à l’étage, dans la zone de restauration. On y goûte l’hornado, le fameux porc braisé à la chair tendre et la couenne croquante, accompagné d’un jus frais pressé de mûre. On se régale.

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Hornado (cochon grillé) au Marché 10 de Agosto, Cuenca – © AR

 On monte les 155 marches de la cathédrale de la Inmaculada Concepcion(2$/personne) pour profiter de la vue et voir de plus près ses jolis dômes bleus et blanc. Lesdits dômes sont en travaux, mais ça vaut quand même la peine.

On poursuit notre visite par la Plaza de las flores, une adorable placette recouverte de stands de fleurs. Les femmes portent les traditionnels jupons rouges et ont un tendre côté enfantin avec leurs petites nattes. À ce propos, nous sommes frappés par le choc des générations : les grands-mères portent toutes, sans exception, l’habit traditionnel, tandis que les nouvelles générations s’habillent à l’occidentale, jeans et baskets pour les plus jeunes. Dans dix à vingt ans, je doute qu’il subsiste un seul jupon en velours, comme c’est dommage…

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Place des fleurs, Cuenca – © AR

Deux enfants jouent à glisser et se faire tourner dans un grand carton au sol. Je discute avec une petite dame qui vend toutes sortes d’encens (bâtonnets recouverts de poudres, pierres et bouts de bois). Elle m’en offre un petit morceau, en souvenir, ponctué par un « para ti, corazón » et un grand sourire. Il règne dans cette ville une vraie douceur de vivre.

On termine la journée par un petit tour à vélo (on les loue directement à l’hôtel Selina pour 1,5$/heure) dans le parc El Paraíso, là où se rejoignent les deux rivières : la « propre » et la « sale », comme on les surnomme : l’une (le rio Yanuncay) semble charrier toute la boue des volcans, tandis que l’autre (rio Tomebamba) est pure comme de la cristalline. Le parc est sympa, mais la pluie nous chasse plus vite que prévue et nous rentrons nous réfugier, dépités, à l’hôtel.

Jour 15 (jeudi 14 février) – Cuenca (parc national El Cajas)

Parc national El Cajas, parc national à 45 min à l’ouest de Cuenca, 3 979 m d’altitude (entrée gratuite).

9h30, nous voilà en route pour une jolie ballade dans le Parc national El Cajas, situé à moins d’1h de bus de Cuenca (2,10$). Personnellement, après 15 jours à courir à droite à gauche, je n’ai pas la force de me lancer dans une des grandes randos de plus de 3h. Nous choisissons de faire le tour le plus court, celui de la laguna Toreadora. Petite boucle certes, maisqui nous aura tout de même occupés 2h bonnes heures. Nous avons pris notre temps, c’est vrai (le paysage est magnifique), mais le sentier est boueux, parfois gorgé d’eau. La ballade en soi n’est pas difficile -c’est relativement plat-, mais il faut vraiment être vigilants à chaque pas pour ne pas glisser, ce qui nous ralentit considérablement.

NB : les sentiers du parc sont très bien balisés et on vous demander d’indiquer votre chemin avant de partir, au cas où vous vous paumeriez. Pas besoin de guide donc.

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Lagune Toreadora, parc national El Cajas © AR/RF

Le temps est couvert, mais il ne pleut pas (pour une fois). Un timide soleil ponctue même notre arrivée. Nous sommes bien contents d’aller nous réchauffer à la cafétéria. Pour le retour, nous attendons patiemment, mais congelés, dans le petit abri-bus situé sur le bord de la route à l’entrée du parc, lorsque nous avons la chance d’être pris en stop. Nous sommes ravis !

De retour à Cuenca, on craque : c’est la Saint-Valentin et on a envie de se faire plaisir, alors on file à « Baños de Cuenca », une petite ville thermale située à 20 minutes à l’est de Cuenca. Pour y aller, on peut prendre soit le bus (0,30c/personne, 45min), soit le taxi (5 à 6$, 20 min). Petite précision concernant les bus : sachez qu’il faut impérativement être munie d’une carte « Mobilizate ». Pas moyen de payer son billet à l’unité directement en montant dans le bus. Cette carte est rechargeable dans quelques (rares) boutiques et pharmacies.

On nous a conseillé le spa « Novaqua » (Hostería Durán : http://www.novaqua.com.ec) et on ne regrette pas. Sauna, hammam, bains brûlants, bains glacés, etc. La grande piscine extérieure doit être à 37° et on pourrait y rester des heures. Mais le clou du spectacle réside dans les « baños de cajón », sortes de caisses en bois carrées dans lesquelles l’on s’assoit. On ferme le couvercle, seule la tête dépasse, et on a l’air totalement idiot ! On peut alors contrôler la température de la vapeur avec une petite manette située à l’intérieur. Par deux fois on nous verse un seau d’eau glacée (genre douche écossaise). On en ressort revigorés !

Quelques photos : ce n’est pas nous, mais c’est histoire de vous donner une idée de la tête d’imbécile heureux que l’on a quand on est dedans :

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Baños de cajón -© Tous droits réservés

Jour 16 (vendredi 15 février) – Cuenca > Quito > Paris

Nous avions prévu de visiter le village de Sigsig, connus pour ses ateliers de chapeaux de paille, mais il est situé à 1h30 à l’est de Cuenca et nous n’avons pas le temps d’y aller avant notre vol. Nous nous contentons donc du petit musée du chapeau (« Museo Del Sombrero De Paja Toquilla » : 10, Padre Aguirre, Calle Larga 41, entrée gratuite). Ce n’est pas bien grand, mais un des vendeurs nous explique atelier par atelier les différentes étapes de fabrication d’un chapeau. On peut même monter voir les chapeaux sécher au premier étage. C’est assez magique, il faut le dire. Et évidemment nous craquons : on s’achète tous les deux un chapeau, en prévision de l’été (et du soleil que nous avons si peu vu ces jours-ci !).

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Museo Del Sombrero De Paja Toquilla, Cuenca -© AR

 

Retour à Quito, puis à Paris, en avion (on en aura fait des kilomètres, et explosé notre bilan carbone !).

Au revoir Équateur, ces 15 jours sont passés bien trop vite…

Liens utiles :

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Mireille est venue en Equateur 21 jours pour booster son espagnol et tenter l’aventure en sac à dos! Un beau défi et une première exploration en solo bien remplie et réussie! 

26 février 2019 : Mon arrivée à Quito dans ma famille d’accueil

J’ai atteri à Quito, capitale de l’Équateur, ville ou j’ai décidé de perfectionner mon espagnol avec une immersion totale dans la langue et la culture. À mon arrivée, le directeur de l’école de langues « Banana spanish school » m’attend à l’aéroport. Il me reconduit à ma famille d’accueil qui est dans le centre de la ville de Quito, pas très loin du centre historique et de l’école de langues.

Je suis resté à Quito pendant 8 jours avec un couple équatorien. Vivre avec une famille équatorienne m’a permis de voir la vie de habitants du pays et de parler espagnol. À l’école, je suis seule avec le professeur puisqu’ils n’ont pas eu assez d’inscriptions pour former un groupe. J’ai été déçue de cela, car je pensais rencontrer d’autres étudiants là bas. Il aurait fallu que je m’assure avant mon départ que je pouvais bel et bien joindre un groupe.

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Quito

Quand je n’ai pas de cours d’espagnol, j’en profite pour visiter la grande ville de Quito. Pour moi, qui vit dans un petit village canadien, la ville de Quito est très bruyante, les maisons sont entassées et l’air n’y est pas sain. C’est un choc pour moi car je n’ai pas l’habitude de grandes villes comme celles là. Partout, il y a des vendeurs de rues et les rues sont très achalandées. Les autobus de ville sont vraiment vieux, font du bruit et émettent un écran de fumée noire nauséabond!

Je m’empresse de visiter la « Basilica del Voto Nacional » car je sais qu’il est possible de monter dans une des tours et d’avoir une vue sur la ville. J’adore les vues en hauteur! Je marche aussi dans les rues de la partie coloniale de Quito.

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Bien que je ne suis pas une grande fan des églises, une deuxième église m’attire puisqu’on me la recommande pour son architecture (recommandé par Léon). Il s’agit de la  » Iglesia de la Compania de Jesus », le coût d’entrée est de 5$. Je n’avais jamais rien vu de tel auparavant, j’ai adoré la visite! L’architecture et le style valent la peine d’être vus et des guides sont sur place pour répondre à nos questions.

Près de mon école d’espagnol, il y a la  » Plaza Mariscal Foch », un endroit touristique ou j’aime bien prendre un café après les cours. La place est aussi connue pour son night life. J’ai aussi aimé le  » Mercado artesanal » de Quito ou j’y ai acheté un tableau peint à la main comme souvenir. Les créations équatoriennes sont très colorées et jolies.

marie_foch

La Mitad del Mundo

Je prends un bus de ville pour me rendre à la Mitad del Mundo. Les autobus à Quito, je trouve cela infernal! Mais bon… je m’en sors, c’est une expérience culturelle pour moi. Il fait très chaud là bas, c’est insupportable. La seule chose qui m’a incité à aller là bas c’est que mon professeur d’espagnol m’avait parlé de la possibilité d’y visiter une ruine Incas, chose que je n’avais jamais vu.

À mon arrivée là-bas, je visite le monument… c’est plutôt un  attrape touriste, il n’y a  pas grand chose d’intéressant et le prix est de 5$. La plupart des gens prennent une photo avec le monument…Ensuite, pour voir la ruine, il faut s’y rendre en voiture et débourser un autre 6$. La ruine est très petite mais elle est bien à voir, l’endroit est très joli. Il s’agit d’une ruine assez récente, la ruine Rumicucho.

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Le guide qui m’y emmène prend des roches et des débris sur le site pour les mettre dans ses poches. Mais où est le respect pour ce site historique? Cette pratique est déplorable selon moi. Je constate aussi que la ruine n’est pas vraiment protégée… n’importe qui peut y accéder facilement .

Rumicucho

Téléphérique de Quito

Pour profiter pleinement de la vue en haut du téléphérique, je m’y rend le matin. J’ai l’opportunité d’observer les montagnes aux alentours et la ville mais tout s’ennuage une quinzaine de minutes après mon arrivée.

telepherique

Mon week end à Otavalo

Comme je n’ai pas de cours la fin de semaine, je décide de sortir de la ville de Quito pour 2 jours à la ville de Otavalo. C’est la fin de semaine du Carnaval équatorien. La tradition est de se lancer de l’eau ou de la mousse dans les rues et puis le vendredi et le lundi sont des jours fériés.

Je prends un autobus de ville pour me rendre au terminus Carcelen de Quito, chaque fois qu’on veut sortir de la ville de Quito, c’est 1h d’autobus au moins (un peu long!). Comme les autobus sont vieux, on a une panne dans la ville de Quito et on doit attendre un autre autobus. Enfin, je rejoins un autobus pour Otavalo et je fais le trajet de quelques heures.

À ma sortie de l’autobus, un gamin m’asperge les cheveux et le sac avec une mousse blanche, les joies du Carnaval équatorien! Tout au long du week end, je vois des gens qui crient et qui se lancent de l’eau ou de la mousse, il y a de l’excitation dans l’air!

Le samedi matin, je me rend au fameux marché d’Otavalo. J’y vois beaucoup beaucoup d’indigènes. Ils sont vêtus d’habits traditionnels et transportent des marchandises dans des camions et sur leur dos. Le marché est immense, c’est une découverte culturelle. De la viande, des légumes à profusion, de l’artisanat de toute sorte etc… Comme c’est un congé férié, l’endroit est un peu trop achalandé à mon goût.

Otavalo

Ma deuxième journée, je fais l’ascension du Fuya Fuya près de la lagune de Mojanda. Il me faut prendre un taxi pour y aller (30$) car l’endroit est reculé. La randonnée n’est pas trop difficile mais une fois au sommet, un gros orage se lève, la vue s’embrume et je me fais mouiller!

Fuya_fuya

 

Samedi le 9 mars 2019 – Baños

Une fois mes cours d’espagnol terminés, j’ai 10 jours devant moi pour aller explorer les Andes seule avec mon sac à dos! Je prend un autobus vers Banos. Encore une fois, c’est une aventure de prendre un autobus de ville pour sortir de Quito.

Je sors de l’autobus à Baños, à peine sortie qu’une foule de vendeurs me tend des cartes d’affaires pour les auberges et les autres activités. Ouf, ils sont insistants! Je me rend ensuite à pied à mon auberge le » Santa Cruz Hostel « , la place est très bien et la dame à la réception m’informe bien sur les activités. Le restaurant juste en face, le « good café » est juste parfait! Des bon repas à bon marché! Je le recommande vraiment.

Je fais une visite aux Hot Springs el Salado. Il me faut prendre un taxi pour me rendre mais ce n’est pas très cher. La place ne me plait pas vraiment, c’est plutôt petit et pas très propre. Il y a énormément de gens et les enfants sautent partout et crient à tue tête…. mon expérience n’est pas trop relaxante ni agréable!

10 mars 2019

Je rencontre un groupe de voyageurs, 2 australiens et 2 irlandais et nous décidons de partir ensemble vers « La ruta des cascada ». Nous louons les vélos au géotours, une compagnie qui offre plein d’activités, nous avons eu un très bon service! La balade de vélo se fait presque exclusivement très près des voitures sur une route assez passante. Il y a du bruit et une odeur de tuyau d’échappement…. pour moi qui n’a pas l’âme d’une cycliste, ce n’est pas l’idéal. En plus, je fais un faux mouvement avec mon vélo et je tombe! Heureusement, plus de peur que de mal!

velo

Pendant la balade, il est possible de s’arrêter à de nombreux points de vue sur des chutes. Plusieurs activités sont offertes comme des tyroliennes et des téléphériques. La balade est en descendant presque tout le long, au bout d’environ 3 heures de vélo, nous arrivons à Monte Verde. Nous posons les vélos là bas pour aller explorer la plus grosse des chutes « El Pailon del diablo ».

Il faut faire une randonnée pour s’y rendre et payer 2$, l’endroit est beau et la marche est agréable. Après une bonne marche (1h environ) nous arrivons au point de vue de la chute avec les escaliers. Wow c’est beau!  Cette chute vaut quand même la peine d’être vue.

chute

 

Pour aller aux autres points de vue, il faut ramper sous des abris de roches et gravir d’autres marches. J’ai envie d’y aller sauf que personne ne respecte son tour et le tunnel est petit sous les roches et les gens circulent dans les 2 sens. C’est le chaos! Il y a trop de monde et les gens manquent vraiment de civisme sérieux! Je commence à paniquer dans un tel endroit avec autant de gens je décide de rebrousser chemin et de ne pas aller au dernier point de vue…

La chute El Pailon del diablo conclut notre balade. À Monte Verde, il est possible de monter dans une camionnette pour revenir à Banos en transportant les vélos. Le conducteur était fou et nous a donnée la frousse! Mais nous sommes rendus à bon port et le repos sera bien mérité.

11 mars 2019

Toujours avec le même groupe, nous prenons un taxi vers la casa del arbol et le vuelo del fantasma. Il est possible de s’y rendre en autobus je crois mais comme nous somme 5 à débourser, le taxi est un option facile pour nous.

La casa del arbol, c’est très joli et nous avons eu beaucoup de plaisir à le faire! Rires garantis! Le cout est de 1$.

Plus tard lors de mon séjour à Banos, je parviendrai à pied au sommet là ou il y a la casa del arbol. C’est une bonne marche de 3 heures avec une vue sur Banos, parfait pour ceux qui aiment marcher!

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Ensuite, nous allons faire une balançoire géante « El vuelo fantasma » au cout de 10$. Adrénaline garantie! J’ai crié ma vie mais j’ai adoré l’expérience. De la balançoire, on voit la ville de Banos tout en bas et les montagnes au loin, c’est magnifique.

balancoire_banos

 

Nous nous rendons ensuite au « Bridge jumping », 2 du groupe décident de le faire. C’est vraiment fou! La vue sur la rivière est belle.

pont

 

Je termine ensuite ma journée au spa Luna Runtun qui est situé tout en haut de Banos. L’endroit est impeccable et très relaxant. Le cout d’entrée est de 20$ mais je ne l’ai pas regretté du tout. Il parait qu’on peut y voir un volcan par temps dégagé mais malheureusement je n’ai pas pu l’apercevoir.

spa

 

J’ai passé mes deux dernières nuits à Banos au « Great Hostel Backpackers » que j’ai adoré. Il y a un bar et un restaurant dans la salle commune ou j’y ai fait de belles rencontres. J’ai aussi pu festoyer un peu dans les bars de Banos avec d’autres voyageurs.

 15 mars 2019

Je quitte Banos avec un ami que j’ai rencontré à l’hostel pour me rendre au parc de Cotopaxi. À la station d’autobus, je demande au chauffeur de me laisser à l’entrée du Parc de Cotopaxi, il accepte sans hésiter. Une fois près de l’entrée, des camionnettes blanches et vertes nous attendent pour nous transporter jusqu’à notre hébergement. Je doutais du plan au départ puisque je devais descendre de l’autobus sur le bord de l’autoroute mais ça s’est super bien passé ou nous nous sommes rendus rapidement sans problèmes! Nous avions choisi le Cuscongo Lodge.

Cette lodge vient tout juste d’ouvrir ses portes. L’endroit est impeccable et les gens sont vraiment sympathiques et offrent un excellent service! À l’intérieur, il y a des sofas avec un foyer et dehors, une table à pique nique ainsi qu’on observatoire pour observer les volcans. De la lodge, j’ai pu apercevoir les volcans Illiniza et Cotopaxi, quelle vue époustouflante! Aussi,ils offrent d’excellents repas pour 4,50$.

16 mars 2019

Comme il faut un transport pour se rendre dans le parc, il est possible de réserver les activités avec les gens du Cuscongo Lodge. La première journée, nous nous rendons à la réserve écologique Illiniza, départ vers 8h30 le matin. On aperçoit le Cotopaxi au loin. C’est la première fois que je vois un volcan! C’est très beau et notre guide nous renseigne sur le volcan et la région.

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Nous faisons une randonnée de 1h30 environ jusqu’à une cascade et une source d’eau chaude. Nous revenons ensuite à notre hébergement vers 14h00. Bien que très agréable, l’activité est un peu trop courte à mon gout car une fois à la chambre il n’y a pas beaucoup à faire…

Il est toujours préférable de faire les activités le matin car dans l’après-midi, le ciel se couvre. Lors de notre retour, le volcan n’est même plus visible.

cascade

 

17 mars 2019

Nous sautons dans une camionnette vers 8h30 le matin encore une fois pour nous rendre à la lagune de Limpiopungo dans le parc National de Cotopaxi. Pour faire le tour, c’est une marche assez facile d’environ 1h. Nous avons la chance d’observer encore une fois le volcan Cotopaxi mais de plus près cette fois. Tout autour de la lagune, nous observons les plantes et les animaux.

 

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Ascension jusqu’au refuge

La prochaine étape est l’ascension jusqu’au refuge qui est au pied du volcan. Nous embarquons dans la camionnette pour emprunter la route du parc jusqu’au stationnement qui est en hauteur. Le paysage est gris puisque le sol est composé de terre volcanique. La température est plus froide, il vente et il pleut aussi. Nous débutons la marche qui est sur un sentier pas très difficile mais comme c’est en altitude (4800 m) c’est notre souffle court qui nous rend la tâche plus difficile! Nous sommes très essoufflés et je sens une pression sur ma poitrine. Heureusement, nous mettons seulement 1h pour nous rendre au refuge ou nous prenons le temps de déguster un bon chocolat chaud. La descente s’est fait par un autre chemin plus court.

18 mars 2019

Nous repartons encore une fois en transport privé vers la Lagune de Quilotoa pour faire la randonnée autour du cratère. Le Cuscongo Lodge nous offre de nous inclure une boite à lunch au lieu du petit déjeuner qui est normalement inclu. C’est environ 2h de route pour s’y rendre mais le paysage est époustouflant! Très montagneux, on y aperçoit plusieurs petits villages et un canyon. Je comprends pourquoi le fameux trek de Quilotoa est si prisé par les touristes car cette région vaut vraiment la peine d’être vue! Une fois arrivés, nous prenons le petit déjeuner à Quilotoa avant d’emprunter le sentier autour de la lagune. Le sentier est étroit et à plusieurs endroit on marche sur un crête, donc 2 paysages différent s’offrent à nous de chaque côté de la crête. Nous arrêtons diner quelque part sur la crête. La randonnée nous prend environ 4h30 et c’est de toute beauté!

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C’est cette marche qui conclut mon voyage en Équateur puisque le lendemain je dois me rendre à Quito pour prendre mon vol bientôt. Je pars à pied de la lodge pour aller prendre un autobus sur le bord de l’autoroute. Je repars la tête remplie d’aventures et avec un espagnol grandement amélioré!

A bientôt Mireille ;)

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L’Amazonie, quelle aventure! Le Cuyabeno est un réservoir incroyable de biodiversité situé au coeur de la forêt équatorienne. Thibaud et Virginie ont eu la chance d’y passer 4 jours, époustouflés par le spectacle que la nature leur a offert!

Jour 1

Le rendez-vous avec le guide du lodge est à 9h à l’hôtel D’Mario à Lago Agrio. Notre périple débute donc la veille, avec un bus de nuit au départ de Quito. Environ 7h30 de trajet un peu sportif mais c’est la solution la plus économique pour s’y rendre. Arrivés à 5h30, nous patientons avant de rejoindre l’hôtel à 2 kms du terminal de bus. Petit déjeuner à l’hôtel (non-inclus) en attendant la navette du lodge.

Le départ se fait à 9h30, nous sommes 10 touristes dont 7 francophones, plus notre guide pour tout le séjour, Jairo. Une centaine de Km plus loin, nous voilà aux portes du parc. Nous embarquons dans une pirogue à moteur pour descendre le Rio Cuyabeno jusqu’à notre lodge.

Rio Cuyabeno

2/3h de trajet où nous en prenons plein la vue. La végétation est non seulement magnifique mais surtout pleine de vie : Iguane Golden Tegu qui sèche au soleil, des singes Saki qui traversent le fleuve d’arbres en arbres, plusieurs toucans qui nous survolent, un cormoran Snake-neck et un héron qui guettent le poisson, de nombreux Greater Ani, un Trogon, un vautour roi, un martin-pêcheur vert. Nous avons même le privilège d’observer un anaconda adulte !

Anaconda

Nous sommes accueillis au Guacamayo vers 14h, on nous y sert le déjeuner puis nous sommes conduits à nos chambres respectives.

Lodge Cuyabeno

Temps libre jusqu’à 17h. J’en profite pour me reposer, tandis que Thibaud fonce à la tour d’observation du lodge. Il y aperçoit un toucan à Gorge blanche, des aras bleus (aussi appelés Guacamayo !) et un couple de Dacnis.

Ara Bleu

À 17h donc, nous reprenons la pirogue pour se rendre à la Laguna Grande. Sur le chemin, on a la chance de croiser un paresseux perché au sommet d’un arbre, quelques Hoatzin  et des perroquets. L’écosystème ici est unique au monde, l’Arapari, arbre emblématique du parc, émerge des eaux du Cuyabeno, superbe!

Et hop, tous à l’eau au milieu du lac avant le coucher du soleil ! Après ce petit bain rafraichissant, il est déjà temps de sortir les lampes torches à le recherche de … caïmans ! Et là encore nous sommes gâtés. Un premier caïman noir d’environ 2m qui se laisse observer de très (trop ?) près. Puis un second, beaucoup plus massif, facilement 3m, et là, même le guide ne faisait pas le malin.

Caïman noir

Sur le chemin du retour, nous sommes escortés par des chauves-souris (fishing-bat) et nous apercevons les grands yeux et la silhouette d’une espèce de raton-laveur, le Kinkajou.

A l’arrivée au lodge nous découvrons notre voisinage nocturne, les mygales Avicaria! Douche avant le repas à 20h et couvre-feu (coupure de l’électricité) à 22h.

Jour 2

Le petit déjeuner est servi à 8h tout les matins, mais nous choisissons de nous lever à 6h30 pour aller observer les oiseaux. Et ils sont au rendez-vous : une quinzaine de Aras bleus, un toucan à Gorge blanche, un Cotinga à col nu, et même des singes capucins et des singes écureuils !

Toucan à gorge blanche

Départ 9h pour une balade dans la jungle, des bottes nous sont fournies, et c’est tant mieux ! Notre guide nous fait part des légendes et vertus médicinales associées aux arbres du parc (Quinine, Curare…). Nous observons bons nombres d’insectes (Paper ants, Lemon grass ant) dont la fameuse fourmi Conga (Bullet ant), sa piqure est considérée comme l’une des plus douloureuses au monde. Le venin de la grenouille Poison d’Equateur lui peut tuer 3 personnes en une seule sécrétion ! Au loin se fait entendre une horde de sangliers d’Amazonie. Avec Jairo, nous quittons le sentier pour tenter de les voir mais ils sont loin. Finalement, l’un d’eux un peu perdu me passe juste devant!

Grenouille Poison

La balade se poursuit par la traversée d’un marécage. Chaque pas dans la boue (qui nous arrive jusqu’en haut des bottes) libère des bulles de méthane qui se forment avec la décomposition des végétaux.

Retour en pirogue à la pagaie. Et au milieu du lac, surprise, 4 dauphins roses chassent autour de la pirogue ! Leur poursuite à la rame nous épuise, nous nous faisons finalement tractés par une pirogue à moteur. Mais notre embarcation baptisée « Titanic » commence à prendre l’eau (si si !). Nous arrivons tout juste au ponton du lodge avant de finir comme l’original.

Déjeuner, petite pause sieste/coinche avant la préparation de chocolat maison. Des fèves torréfiées, broyées avec du beurre, du sucre et une pointe de cannelle, simple et délicieux !

Nouvelle excursion pirogue vers la quebrada La Hormiga, où nous pêchons un superbe piraña orange que nous relâchons dans la foulée.

Coucher de soleil sur le lac où nous croisons plusieurs espèces de perroquet (orange wing parrot, Crem-billed Parrot) puis nous nous dirigeons vers un sentier sur une berge pour une marche de nuit. A la lumière de nos frontales, c’est une tout autre faune que nous découvrons. 3 espèces de mygales, des araignées-scorpions, un scorpion, une sorte de langouste terrestre, une sauterelle verte fluo, une énorme blatte… Appétissant!

Grosse Sauterelle_crevette nocturne

Retour de nuit, repas et dodo, grosse journée en perspective demain !

Jour 3

Réveil 6h30, pas de repos pour les braves, direction la tour d’observation. Malheureusement le temps est orageux, les oiseaux ne sont pas tellement au rendez- vous. Belle pluie tropicale pendant le petit-déjeuner. Et mauvaise nouvelle, Jairo, notre guide doit nous quitter pour une mission urgente à Lago Agrio. C’est son frère Jimmy qui le remplace.

Départ 9h en pirogue pour s’enfoncer un peu plus dans le parc, direction le village de San Victoriano où vivent des familles de la communauté Siona. Sur la route, nous croisons à nouveaux des singes écureuils, des toucans (gorge blanche et arasari), un martin pêcheur et des dizaines d’Ani qui sèchent leurs plumes au soleil. Nous faisons une étape sur le chemin pour voir un magnifique Cebo bicentenaire.

Singe titi à mains jaunes

Arrivés au village, une femme de la communauté nous accueille sous la grande case commune. Nous allons préparer puis déguster avec elle la kassav ou pan de yuca, c’est une galette traditionnelle de manioc. Nous goûtons également une boisson alcoolisée à base de raisins de palmier fermentés. Un repas était prévu par le lodge mais nous n’avons plus tellement faim !

Nous quittons le village pour nous diriger vers la case du chaman. Cette rencontre ne se déroule pas tout à fait comme nous l’aurions souhaité. Nous nous retrouvons devant unsemblant de show maladroit pour 20 touristes… Malgré tout, le chaman semble sincère et passionnant. Nous aurions préféré un échange en plus petit comité, cela aurait pu nous permettre d’apprendre de son savoir et de son expérience en pleine nature amazonienne. Le retour au lodge se fera sous une pluie « qui mouille » et repos bref jusqu’à 17h, une nouvelle virée en pirogue nous attend. De nouveaux compagnons hollandais nous accompagnent, pas de bol, ils sont malades. Nous nous arrêtons pour une petite chasse au piraña. Thibaud réussi à en pêcher un mais sa canne se prend dans une branche, et le poisson réussit finalement à s’échapper. L’unde nos compagnons hollandais n’est vraiment pas en forme, nous faisons finalement demi-tour pour le déposer au lodge. Le soleil va bientôt se coucher et la ciel qui se reflète dans l’eau est magnifique.

Coucher de soleil Lago Grande

Sur le chemin du retour, il me vient alors l’idée d’attendre sur un des arbres qui poussent sur le lac pour profiter de cet instant en attendant que la pirogue fasse l’aller-retour. Le guide se marre à l’idée de nous laisser planté là et accepte. Mais une fois sur l’arbre, je change d’avis, les branches ne semblent pas si solides, et je repense à toutes les bestioles vues précédemment dans le coin. Seuls Thibaud et les 2 couples de français restent perchés dessus. 30min plus tard, nous les retrouvons sains et sauf, pile pour la fin du coucher de soleil, sublime ! Il fait suffisamment nuit, c’est parti pour une nouvelle chasse nocturne. On rate de peu un énorme caïman qui fuit à notre arrivée, mais nous croisons 3 boas, eux aussi restent tranquillement perchés dans les arbres… Retour au lodge, comme toujours escortés par des fishingbats.

Boa juvénile

 

Jour 4

Ca y est, déjà le dernier jour. Evidemment, nous nous levons à l’aube pour ne pas en rater une miette. Thibaud est déjà en haut de la tour d’observation lorsque j’entends le sifflement si particulier du toucan, il est sur la berge d’en face, superbe, mais invisible de  la tour. Thibaud descend en courant pour venir l’observer, mais trop tard, l’oiseau n’y est déjà plus. Il remonte alors la tour lorsqu’un 2ème toucan vient se poser dans l’arbre pile au dessus de ma tête, et toujours invisible de là-haut. Thibaud descend à nouveau et devinez quoi ? Quand il arrive en bas, le toucan s’est envolé… Le petites blagues de la Nature!

Le départ du lodge se fait à 9h30, avec nouveau guide pas tellement intéressé et un  super « motorista » à l’oeil affuté, et heureusement. Nous nous régalons sur la route du retour. Pleins de toucans, des chouettes pygmées, des singes écureuils et capucins, des aras bleus et même des aras rouges ! J’arrive même à repérer un groupe de singe Yellow- handed Titi tout proche. Belle manière de conclure le séjour!

Singe Saki

Puis le temps se gâte, les animaux se planquent. Arrivés au ponton, nous avons tout juste le temps de nous mettre à l’abri lorsqu’un bon gros orage éclate, ouf ! 30min à patienter puis nous prenons la navette pour Lago Agrio.

Le parc Cuyabeno est un bijou à préserver, un écrin de nature. La flore qui se mêle aux eaux paisibles du rio y est unique au monde. La faune, diurne, nocturne ou aquatique, mammifères, insectes ou oiseaux est d’une diversité époustouflante.

Cette brève expérience en Amazonie équatorienne a répondu à toutes nos espérances. Notre guide Jairo n’y est pas pour rien, à la fois expérimenté, passionné et passionnant.

Quand au lodge Guacamayo, la chambre était agréable et propre, les repas étaient généreux et variés et la tour d’observation est un vrai plus. Le rythme et la programmation des activités quotidiennes nous ont plutôt emballés, entre tours de pirogue, marches et temps de repos (pour moi) et observation (pour Thibaud). Nous recommandons !

 

 

 

 

 En Equateur, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges! Aujourd’hui, suivez le périple de 4 couples de jeunes voyageurs chevronnés qui ont profité de la diversité de mon pays d’adoption pendant tout un mois. 

Après 20 ans de voyages en Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Argentine, Chili Guyane et Brésil), en voitures de location ou personnelles (Aller-retour conteneur) nous avons décidé d’aller en Equateur.

Contrairement à nos habitudes nous avons abandonné le camping et avons choisi de dormir sous un toit. Etant un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans nous n’avons pas regretté ce choix.

Pour nous déplacer nous avons loué 2 véhicules 4×4 chez Nazcar par l’intermédiaire de Léon et l’équipe de Tout Equateur.

Type de véhicule : Toyota Fortuner 4×4, boite manuelle.

Pour 23 jours de location nous avons payé 2080 € par véhicule soit 90.50 € par jour et par véhicule.

Prix TTC avec GPS, conducteur additionnel, assurance dommages et collisions, kilométrage illimité et assistance en Français 24h/24.

Par l’intermédiaire de Léon, nous n’avons eu à verser aucun acompte ni donner nos coordonnées CB avant la récupération des véhicules à notre hôtel.

A la récupération des véhicules nous avons payé la totalité de la location ainsi qu’une caution de 2000 $US par véhicule pour garantir, en particulier, les paiements d’amendes éventuelles à venir. . .

Tous nos hébergements ont été réservés sur Booking.com sauf le séjour en Amazonie, au Sani Lodge, que nous avons réservé par l’intermédiaire de Léon.

A noter, que contrairement à ce que nous avions lu sur certains sites Internet, les autorités locales ne nous ont demandé ni assurance voyage ni permis de conduire international et encore moins une déclaration d’espèces !!!

Mercredi 03 octobre  Avec Iberia nous avons rejoint Madrid dans la matinée depuis Nantes, Lyon, Marseille et Nice pour embarquer à 11:50 vers Quito où nous arriverons à 15:45. Le vol est à l’heure mais les bagages semblent avoir voyagé sur un autre vol car il nous faudra 1 heure et demie pour les récupérer. Ce sera la même chose pour les 350 passagers du vol car ils seront livrés par petits groupes toutes les dix minutes sans explication . . .

Nous arriverons donc de nuit, après de nombreux bouchons et embouteillages, à notre hôtel Vieja Cuba.

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Cet hôtel est situé dans le quartier de La Mariscal au nord de Quito et nous y resterons deux nuits. Les chambres sont confortables et comme à la réservation il ne restait que 3 chambres nous avons également réservé la suite située dans le pigeonnier (Salon plus chambre en mezzanine). Personnel très sympathique et serviable avec une mention particulière pour Maria qui nous a servi de très bons petits déjeuners avec une grande gentillesse. Prix 75 € la double et 85 € la suite. Un peu éloigné du centre historique mais à 3 $US le taxi pour 4 ce n’est pas très important. Nombreux bars et restaurants dans le quartier.
Jeudi 04 octobre  Nous avons rendez vous avec Valentin de Tout Equateur à 09:00 sur la Plaza Grande.

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Après avoir fait le plein de renseignements nous quitterons Valentin pour aller visiter Quito.

N’étant pas de grands fans des musées, nous avons passé le reste de la journée à nous promener dans Quito.  Nous avons apprécié cette ville qui nous a paru plus calme que la plupart des grandes cités sud-américaines.

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Seule petite déception, nous avons trouvé un peu surfait les commentaires que nous avions lus sur la « Calle La Ronda ». Etant en basse saison, la rue était vide et sans animations autres que les rabatteurs pour les nombreux restaurants. En fin de journée nous avons regagné notre hôtel où nous avions rendez-vous avec Nazcar pour récupérer nos deux véhicules de location. Les 2 voitures ont été livrées à l’heure prévue mais si une des voitures était en très bon état, l’autre n’était pas dans le même état ! Nombreux impacts sur la carrosserie, sièges en mauvais état mais surtout des pneus lisses. Nous avons demandé le changement de pneus ce qui a reporté la livraison de cette voiture au lendemain matin.
Vendredi 05 octobre  Après avoir récupéré notre deuxième voiture avec des pneus neufs nous avons quitté notre hôtel vers 10:00. Ayant décidé de pique-niquer à midi nous faisons une halte dans un hypermarché pour acheter notre ravitaillement et un peu de matériel. Ce départ plus tard que prévu nous a obligé à modifier un peu notre itinéraire et à supprimer notre passage à la Laguna Mojanda au sud d’Otavalo. Nous arriverons vers 14:00 à la Laguna Cuicocha et nous y pique-niquerons. Le temps est couvert et la vue sur la lagune n’est pas extraordinaire. Dans l’après midi nous rejoindrons, à quelques kilomètres,  l’Hacienda San Isidro de Itaqui où nous passerons la nuit. Cette très ancienne hacienda, reconvertie en hôtel est une pure merveille et ses propriétaires sont adorables. Repas uniquement avec les produits de l’hacienda dans une salle à manger avec meubles et couverts anciens. Véritable musée, cet établissement a été un de nos coups de cœur. 120 € la double avec diner et petit déjeuner pour deux.  Petit bémol, y arriver n’est pas simple et il vaut mieux avoir un GPS.

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Samedi 06 octobre  Pour rejoindre Mindo nous emprunterons une piste plus au nord que la route directe et suivrons la vallée du rio Intag. Bonne piste et beaux paysages, nous arriverons tôt à Mindo.

Nous logerons 2 nuits au Mindo Garden Lodge. 140 € la double avec petit déjeuner et dîner pour 2.

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Cet hôtel, un peu cher, a le mérite d’être à l’écart de l’agitation de Mindo dans un cadre superbe le long du Rio Mindo.

Le personnel est très agréable mais a des horaires un peu bizarres. En effet,  le diner était servi à 18:30 sans possibilité de le repousser un peu et,  paradoxalement, le petit déjeuner pas avant 08:00 le matin.

Pour une zone où les clients font beaucoup de randos, c’est surprenant. Le restaurant est très bon.

Promenade l’après-midi dans le parc de l’hôtel et aux alentours.

Dimanche 07 octobre  Etant assez éloignés à pied du départ de la tarabita des cascades et ne voulant pas utiliser les voitures nous avons opté pour une solution intéressante que nous n’avions pas notée sur les blogs et forums que nous avions consultés avant notre départ.

Depuis le Mindo Garden nous avons marché une demi-heure sur la piste en direction de Mindo jusqu’au Minjoy Park. Au Minjoy Park il existe un télésiège qui aboutit à quelques minutes à pied du départ de la tarabita. 20 minutes d’attente avant d’embarquer dans la fameuse tarabita qui nous amènera au départ des randos des cascades. A noter que nous avons tous été plus impressionnés par le télésiège (assez haut face au vide) que par la tarabita elle-même. Les cascades ne sont pas très spectaculaires mais les randos dans la forêt sont assez jolies. Les sentiers sont constitués de nombreuses montées et descentes, ce qui, ajouté à la chaleur humide, les rend moins anodins que prévu. Pour le retour, une surprise nous attendait !!!
Nous étions un dimanche avec pont et nous n’étions pas les seuls aux cascades . . . Résultat : 1 heure de queue pour reprendre la Tarabita !!!  Le très grand nombre de promeneurs (essentiellement Equatoriens) explique surement le peu d’oiseaux que nous avons vu pendant notre séjour à Mindo.

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Lundi 08 octobre  300 kilomètres de route goudronnée pour rejoindre la côte pacifique à Canoa. Paysages alternant la forêt verte, les cultures et la forêt sèche en approchant de l’océan. Le temps est gris et cette grisaille rend la cote assez triste.

Nous passerons la nuit à l’Hosteria Canoa petit ensemble de bungalows sur la plage. 65 € la double avec très bon  petit déjeuner.

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Nous avions réservé 2 bungalows avec 2 chambres doubles chacun . . . mais comme l’hôtel était vide le propriétaire, très sympathique, nous a proposé, pour le même prix de prendre un bungalow par couple.

En fin d’après-midi nous nous sommes baignés car malgré la grisaille l’eau de l’océan était chaude.

Pour le diner, sur les conseils du propriétaire, nous sommes allés manger à l’autre bout de la plage de Canoa au Bambu Restaurant. Nous y avons passé une excellente soirée (repas et ambiance). 

Mardi 09 octobre   de Canoa à Puerto Lopez nous avons essayé de suivre au maximum la cote pacifique. Comme la veille, le temps est gris et ne donne pas beaucoup de charme à l’Océan Pacifique. Malgré cela, après Manta, les côtes deviennent plus belles. Avant Puerto Lopez nous ferons une halte à la fameuse plage  Los Frailes mais là aussi la grisaille a un peu gâché le paysage. Nous arriverons dans l’après midi à Puerto Lopez et nous installerons à l’Hotel Victor Hugo. Cet hôtel est manifestement celui de beaucoup d’ agences de voyages étrangères et nous n’étions pas seuls.

Nous avions deux chambres au deuxième étage : vastes, confortables avec une très belle vue sur l’océan. Deux chambres avec vue sur jardin : plus petites, sombres avec beaucoup de vis-à-vis. Repas et petit déjeuner corrects.

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En fin de journée nous avons réservé une excursion « baleines » pour le lendemain. Nous avons traité directement avec l’hôtel car étant en toute fin de saison les tarifs étaient de toutes façons bas.

Le bonimenteur de l’hôtel nous promet 14 passagers maximum, une « lunch box » et les baleines.

Mercredi 10 octobre  Nous aurons 24 passagers, une part de gâteau, une boisson et . . . les baleines !!!
Sachant que nous étions en toute fin de saison nous n’avions pas grand espoir de voir ces fameuses baleines et pourtant nous en avons vu 4.

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Début octobre, les mâles (ceux qui font les sauts pour épater ces dames) sont déjà repartis et il ne reste que quelques femelles retardataires qui attendent que leurs baleineaux soient assez forts pour partir vers le sud. Ces femelles ne font pas de sauts spectaculaires mais nous avons pu en suivre deux avec leur petit pendant au moins 1 heure. Magique !!! Autour de l’Isla Salango nous avons vu quelques fous de Bassan à patte bleues et également quelques otaries à fourrure. Quelques-uns ont également fait un peu de « snorkeling » mais l’eau était bien fraiche. Le soir nous avons diné dans une pizzeria très sympathique sur le bord de mer.

Nous garderons un bon souvenir de Puerto Lopez et de l’animation de son port de pêche.

Hotel Victor Hugo : 75 € la double avec petit déjeuner et vue mer.

Jeudi 11 octobre   Pour rejoindre Guayaquil nous avons choisi de longer au maximum l’océan avant de tourner à l’Est vers Guyaquil. Nous arriverons en début d’après midi à Guayaquil et nous rejoindrons sans difficulté l’Hôtel Continental. 95 € la double avec petit déjeuner et parking sécurisé.

Cet hôtel, très confortable, est très bien situé car, sur la « place des iguanes » en face de la Cathédrale et très proche du Malecon 2000. Il possède deux restaurants, un gastronomique et un plus standard. Par chance, au gastronomique, c’était soirée langoustes et nous en avons profité ! Adition un peu plus salée mais sans aucune commune mesure avec les prix français. Petite remarque, le serveur, avait oublié de sourire et se prenait un peu trop au sérieux.

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Vendredi 12 octobre  Afin d’avoir une idée générale de la ville nous avions décidé de faire le City Tour en bus découvert. Nous aurions pu nous en passer car la ville est sans grand intérêt et nous n’avons rien vu de plus que pendant notre arrivée et notre départ en voiture. De retour à notre hôtel sur la place du Parque Seminario nous sommes repartis à pied vers le Malecon 2000 que nous avons longé jusqu’au quartier de Las Peñas. Ce quartier ancien est certainement le plus intéressant de la ville et nous n’avons pas manqué de monter les quelques 444 marches jusqu’au mirador du Cerro Santa Ana puis les 50 suivantes pour monter jusqu’en haut du phare. Les points de vue sont spectaculaires avec une vue à 360° sur Guayaquil. Au sommet, surprise, nous avons retrouvé Valentin de l’équipe Tout Equateur avec qui nous avons échangé nos impressions sur Guayaquil et le début de notre voyage. Nous sommes rentrés à pied par le même chemin et le soir, plus sagement, nous avons testé le restaurant standard de l’hôtel et même sans langouste nous y avons bien mangé.

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Samedi 13 octobre   Pour rejoindre Cuenca nous sommes passés par le Parque Nacional Cajas et nous ne l’avons pas regretté car les paysages y sont très beaux. Avant d’atteindre le parc, le fait de passer de l’air chaud et humide à basse altitude à de l’air plus sec en haute altitude nous a valu une vingtaine de kilomètres en plein brouillard. Nous sommes passés ensuite au-dessus des nuages et avons bénéficié de superbes vues sur les vallées dans le brouillard.

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Installation à notre hôtel Four Points by Sheraton.

70 € la double avec petit déjeuner pour le confort d’un 4* en France !!!

Ce prix s’explique surement, là encore, par la basse saison car nous n’étions que très peu dans l’hôtel.
Il est un peu éloigné du centre-ville mais depuis les chambres la vue sur Cuenca est magnifique. De plus il est situé à proximité immédiate du plus grand centre commercial de la ville ce qui nous a permis de faire un ravitaillement pour les jours suivants.

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Dimanche 14 octobre  Comme à Guayaquil, nous avons commencé la visite de Cuenca par un City Tour en bus. Ce tour nous a permis d’avoir un bon aperçu de la ville, centre historique et périphérie puisqu’il nous a conduit jusqu’au mirador de Turi d’où la vue sur Cuenca est superbe. Tout le reste de la journée nous nous sommes promenés à pied au gré des parcs, monuments et rues superbes. Cette ville est très séduisante et a beaucoup de charme. De plus, chose rare en Amérique du Sud, même les constructions récentes et modernes ont gardé une certaine unité avec les constructions anciennes et sont toujours construites en briques roses . . . comme Toulouse. Nous y étions un dimanche avec une grande animation le matin et une ville déserte l’après-midi. Petite déception, toutes les fabriques de chocolat étaient fermées et nous avons pu entrer de justesse, avant la fermeture, au Museo del Sombrero. Nous sommes quand même ressortis avec quelques chapeaux . . . qu’il a fallu caser dans les voitures, sans les abimer, jusqu’à la fin du voyage.

Lundi 15 octobre  La plus longue étape du voyage (390 kms) Cuenca-Gualaceo-Plan de Milagro-Logrono-Macas-Parque Nacional Sangay-Guamote-La Esperanza. Très beaux paysages, très variés pendant toute l’étape et en particulier pendant la traversée du Parc Sangay. Arrivée en fin d’après-midi à la Comunidad Esperanza située à 5 kilomètres à l’ouest de la route E35 à la hauteur du village de Chacabamba. GPS vivement conseillé pour arriver jusqu’à ce gite communautaire. Un très bon souvenir car nous avons reçu un accueil extrêmement chaleureux de la part de cette communauté et en particulier des femmes. Les deux « bungalows » ont tout le confort et la vue, par beau temps, porte jusqu’au Chimborazo.

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Le repas du soir et le petit déjeuner sont composés de produits de la communauté et sont copieux et excellents. Le petit déjeuner est tellement copieux que nous avons dû demander aux cuisinières de le réduire tellement nous étions rassasiés !!!  180 € pour les 2 bungalows pour 8 avec petit déjeuner.

Mardi 16 octobre  Courte étape jusqu’au Chimborazo. Comme il fait assez beau, nous verrons le Chimborazo d’assez loin et en profiterons toute la matinée. Nous monterons en voiture jusqu’au refuge Carrel (4850 m) pousserons à pied jusqu’au monument de Simon Bolivar (4900 m) mais passerons notre tour pour aller plus haut (Refuge Whymper 5000 m) dissuadés par le vent et la fraicheur. Nous pique- niquerons à la hauteur du refuge Carrel abrités par des rochers. L’après-midi nous sommes allés nous promener à pied, un peu plus bas à la rencontre des nombreuses vigognes de la réserve. Où que l’on soit le paysage reste somptueux. Un peu plus tard nous avons rejoint le Chimborazo Lodge où nous passerons la nuit. Réservé et confirmé sur Booking nous n’étions manifestement pas attendus et le premier accueil a été plutôt froid. Après un appel téléphonique à la direction de l’hôtel à Quito les choses se sont arrangées et le personnel est devenu plus convivial. Logés dans un magnifique chalet (4 chambres doubles avec salle de bain et salon) nous avons pu profiter pleinement des paysages et de la quiétude du lieu . . . Exceptionnel. La décoration des chalets ainsi que celle du bâtiment central (salon et restaurant) est très chaleureuse. Elle est axée sur l’alpinisme et en particulier sur les alpinistes  qui ont gravi le Chimborazo. Très bon repas au restaurant du lodge.  120 € la chambre double avec petit déjeuner et repas du soir. Ce n’est pas donné mais le site, le charme de l’hôtel et le confort le valent.

 
Mercredi 17 octobre  Pour rejoindre Baños nous passerons par la route qui contourne le Chimborazo par le nord puis le sud d’Ambato. Les routes qui contournent le Chimborazo, en particulier à l’ouest et au nord, sont magnifiques. Elles sont goudronnées, larges, en très bon état et les paysages traversés valent vraiment le déplacement.

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Nous arriverons à Baños vers midi et avant de regagner notre hôtel nous sommes allés pique-niquer sur une petite piste assez spectaculaire qui monte vers le refuge du volcan Tungurahua. Sur la route de notre hôtel nous ferons un petit détour vers les cascadas del Silencio et de Ulba. La petite ballade est agréable et malgré le manque d’eau la cascade de Ulba est assez belle et rivalise largement avec celles de Mindo. Nous arriverons un peu plus tard à l’hôtel Jardines de Chamana situé dans le village de Ulba à la sortie est de Baños. Nous l’avions choisi parce qu’atypique et nous n’avons pas été déçus. La construction est surprenante (surtout en zone à forte sismicité au pied du volcan actif Tungurahua) et le jardin splendide.

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Pour 380 € (95 € la chambre double avec petit déjeuner) nous avons eu droit à un grand appartement avec salons intérieur et extérieur, 4 chambres avec chacune salle de bain et wc et vue sur le magnifique jardin.
De plus, du jardin, comme il faisait beau nous avions une très belle vue sur le Tungurahua.

Jeudi 18 octobre  De Baños à Puyo, très courte étape qui nous a permis de profiter pleinement de la route des cascades. Cette route est très belle, avec de nombreuses cascades mais il ne faut pas oublier que c’est avant tout un grand terrain de jeu pour les Equatoriens et les touristes (Tarabita, Tyrolienne, rafting, VTT . . .)
Nous avons commencé par El Manto de la Novia à quelques kilomètres de Baños. Malgré le niveau bas des eaux, la cascade est assez spectaculaire et le site remarquable. Tarabita et tyrolienne sont au programme et nous utiliserons les deux ! Les 3 plus vieux feront l’aller en tyrolienne et retour en tarabita, les autres se contenteront de la tarabita. Belle expérience que nous avons appréciée.

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Deuxième acte  à la cascade Paillon del Diablo quelques kilomètres plus loin : la plus spectaculaire.

Ici, changement de programme, plus de tyrolienne et tarabita mais uniquement nos jambes. 20 minutes pour descendre au bas de la cascade et un peu plus pour remonter car il y a une bonne pente. En bas, possibilité de passer derrière la cascade par des goulets étroits avec douche assurée. Les 3 mêmes que la tyrolienne  y sont allés et n’ont pas regretté car le spectacle est au rendez-vous. Nous déjeunerons dans une des gargotes situées au début du sentier. Pas inoubliable. La suite de la route se fera au gré des arrêts photos le long du Rio  Pastaza.

Nous arriverons, non sans mal, au Bellandia Lodge vers 16:00.

Un peu difficile à trouver ce Lodge a été un enchantement et nous y serions volontiers restés quelques jours de plus. Nous avions 2 chambres doubles dans le bâtiment principal et deux bungalows plus éloignés.

45 € par chambre double et par bungalow avec petit déjeuner. Chambres très modernes et vastes avec grande terrasse et hamac donnant sur la forêt et bungalows également très bien équipés complétement isolés dans la forêt.
L’hôtel étant lui-même très isolé en forêt le GPS semble indispensable pour y arriver. Heureusement, nous étions les seuls clients car nous n’étions pas attendus là non plus malgré les confirmations de Booking. Personnel plus qu’agréable, repas et petit déjeuner excellents.

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Vendredi 19 octobre  Avant de prendre la route, le personnel de l’hôtel nous a vivement encouragé à aller voir la cascade située sur le très grand domaine du lodge. Après quelques kilomètres en voiture et 10 minutes de marche nous avons effectivement découvert une très belle cascade (60 m de haut).

Route de liaison vers Francisco de Orellana (Coca). Nous appréhendions une certaine monotonie à travers le foret mais il n’en fut rien car nous avons découvert une route très accidentée, en particulier après Narupa quand nous avons quitté la E45 pour Coca.

Arrivés tôt à Coca nous avons largement eu le temps de nous organiser pour le lendemain et profiter du confort de l’hôtel. Nous avions choisi le Gran Hotel de Lago car il était possible de laisser nos voitures pendant 3 jours au garage de l’hôtel (sécurisé) et également de laisser nos bagages car nous avions prévu de les alléger pour rejoindre le Sani Lodge avec uniquement un sac à dos.
L’hôtel est très confortable, moderne, avec une piscine très agréable ainsi qu’un grand bassin où évoluent de nombreux poissons et tortues de la région. Cependant il est un peu cher pour la région 110 € la double avec petit déjeuner. Pour ce prix nous avions 2 grands appartements avec chacun 1 grand salon et deux grandes chambres avec salle de bain. Nous avons diné le soir au restaurant de l’hôtel. Copieux et bon, avec un personnel serviable, mais vite dépassé par les événements . . . et nous étions pratiquement seuls!

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Samedi 20 octobre  Grasse matinée car nous n’avions rendez vous qu’à 11:45 avec Victor, représentant du Sani Lodge. Le temps de charger du matériel, carburant et ravitaillement il n’était pas loin de 12:30 quand nous sommes partis du port de Coca en direction du Sani Lodge. La navigation durera presque 3h30 car le niveau du fleuve Napo, très bas, nous obligera à faire de nombreux détours entre les bancs de sable. Pendant le trajet il nous sera servi une collation avec boisson. La longue pirogue à moteur, assez confortable, nous a permis de bien profiter des paysages d’autant plus que la météo était au beau. Quelques surprises pendant cette navigation sur le fleuve Napo. Pendant les 3/4 du trajet nous avons trouvé les rives relativement habitées et surtout l’omniprésence des compagnies pétrolières nous a interpellés voire même choqués. En effet nous avons croisé de nombreuses barges de ravitaillement pour les bases pétrolières et vu sur les berges de nombreux sites liés aux compagnies pétrolières. Ceci n’est pas très encourageant pour l’avenir écologique de la région. En parallèle, nous n’avons pas vu d’animaux dans l’eau et très peu d’oiseaux à part quelques hérons et les habituels urubus. En approchant du Parc National Yasuni et du Sani Lodge les paysages redeviendront beaucoup plus sauvages et plus conformes à ceux qu’on attendait. Nous pourrons le vérifier pendant les 15/20 minutes de marche dans La forêt entre le débarcadère sur le Napo et le Rio Negro où nous embarquerons sur une pirogue à rames vers le lodge (20 minutes).  Cette courte navigation sur le Rio Negro et la Laguna Challuacocha , où se situe le lodge fut un enchantement.

A notre arrivée et pendant le briefing de présentation du lodge et du personnel, il nous sera servi un délicieux cocktail/tapas. Le site, le lodge, les bungalows, tout est superbe et nous y passerons un très agréable séjour.

A peine installés et après un apéro mérité, repas à 18:30 car après le repas, balade de nuit en forêt. Bottes en caoutchouc aux pieds (prêtées par le lodge), accompagnés de nos guides, Victor et Juanito et de la mascotte du lodge, une jeune pécari nommée Panchita, nous partons pour l’aventure !
Nous ne verrons pas de « grosses bêtes » ou de reptiles mais de nombreux insectes et amphibiens avec quelques émotions à la vue des tarentules.

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Dimanche 21 octobre   Lever à 04:00 du matin, petit déjeuner à 04:30 et départ à 05:00 pour un programme chargé : pirogue sur la lagune, marches en forêt (de jour)et observation de la canopée depuis la haute tour d’observation. Nous verrons insectes, amphibiens, singes, oiseaux mais pas en très grand nombre.
Même du haut de la tour le « butin » sera maigre malgré plusieurs toucans aperçus de loin et les hurlements lointains des singes . . .  hurleurs. Après le repas, nous irons faire un tour de nuit sur la lagune à la recherche de caïmans. Nous verrons surtout les yeux dans le faisceau des lampes mais un spécimen assez gros nous fera l’honneur de poser quelques minutes. De retour au lodge il ne nous faudra pas longtemps pour s’endormir.

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Lundi 22 octobre  Comme la veille, lever très tôt pour aller jusqu’aux « murs des perroquets » sur le fleuve Napo dans le parc Yasuni. Malheureusement, il a plu une bonne partie de la nuit et comme les perroquets ne viennent pas quand l’argile est humide . . . nous n’en verrons que quelques-uns. En fin de matinée, balade en forêt dans le parc Yasuni. Parcours plus accidenté que dans la forêt autour du lodge et surtout un peu plus d’animaux et en particulier un paresseux et un serpent liane.

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Pour le déjeuner, nous partons non loin de là dans la communauté Kichwa de Sani Isla. Après les discours d’usage et la présentation de la communauté nous partons vers l’école où nous aurons là aussi un discours convenu mais hélas aucun contact avec les élèves et les professeurs pourtant juste à coté de nous. Nous avons distribué quelques fournitures scolaires à la personne qui s’occupait de nous mais nous n’avons pas eu l’impression que cela l’intéressait beaucoup. Après le repas traditionnel et la non moins traditionnelle « dégustation de larves » le personnel du lodge nous a servi un repas « normal » ce dont on aurait pu se passer tant le repas traditionnel était nourrissant (yucca, pomme de terre, banane sous toutes ses formes etc.) Après le repas, passage obligé par le magasin d’artisanat local puis petit discours sur la protection des tortues au sein de la communauté. Nous avons terminé par le tir à la sarbacane qui, avouons-le, nous a réservé quelques bons moments.

En conclusion, ce séjour dans la communauté Kichwa ne nous a pas enthousiasmé car l’accueil nous a paru froid  et convenu et nous n’avons pas appris beaucoup sur leur vraie vie. De plus, malgré les beaux discours écologistes, nous avons quand même remarqué la belle plaque à coté de l’école indiquant le financement de celle-ci par une compagnie pétrolière . . . Cela ne nous empêche pas de comprendre les indiens Kichwa qui n’ont, vraisemblablement pas ou peu d’autres solutions.

Retour au Lodge en fin de journée pour une « soirée libre » après ces deux jours intensifs.

Mardi 23 octobre  Avant de quitter la Sani Lodge nous ne pouvons que remercier chaleureusement notre guide, Victor, pour sa gentillesse et son professionnalisme ainsi que Juanito, indien de la communauté locale, qui nous à également accompagné pendant toutes les excursions et qui nous a fait partager sa grande connaissance de la forêt amazonienne. Un grand merci également à tout les Kichwas qui de près ou de loin, participent au bon fonctionnement de ce lodge et en particulier aux cuisiniers qui nous ont préparé de très bons repas. Nous avons adoré ce séjour et en particulier les promenades en pirogue dans la lagune Challuacocha et sur les petits rios autour du lodge. Le site est enchanteur . . .

Nous partons du Lodge à 07:00 et comme notre route passe à proximité du mur des perroquets nous avons un petit espoir d’en voir un peu plus que la veille. Hélas il commencera à pleuvoir dès notre retour sur le fleuve Napo et nous ne verrons rien. Une grande partie du retour se fera sous la pluie et ponchos, kway et cape de pluie seront de la fête !!! Nous arriverons en fin de matinée à Coca et le temps de rejoindre notre hôtel, il sera l’heure de passer à table. Après midi de farniente à la piscine de l’hôtel.

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Mercredi 24 octobre   Par la même route qu’à l’aller nous rejoindrons Narupa sur la E45 puis Baeza. Un peu avant Narupa, sur les conseils du patron de l’hôtel à Coca nous nous arrêterons aux jolies cascades du Rio Hollin.

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De Baeza à Pifo (Est de Quito) par la route E20, les paysages de moyenne et haute montagne sont superbes. La route longe ou traverse la Réserve Ecologique Cayambe-Coca et offre quelques beaux points de vue sur le volcan Antisana et ses neiges éternelles (5704 m). Fort contraste entre le versant est de la cordillère recouvert de forêts et le versant ouest presque désertique. A noter que cette route, qui monte jusqu’à 4000 m, est souvent à 3 ou 4 voies !!! Après Pifo, changement de décors ce sera un dédale d’autoroutes jusqu’à ce que l’on trouve la route du Cotopaxi. Merci le GPS car vu la largeur, le revêtement (pavés) et l’état de cette route on avait des doutes. Nous arriverons quand même largement avant la nuit à notre hôtel : le Tambopaxi Lodge.

Comme d’habitude, nous n’étions pas attendus et, comme d’habitude, il a fallu un coup de téléphone à la direction de l’hôtel à Quito pour débloquer la situation. Comme au Chimborazo Lodge, nous sommes logés dans un superbe chalet un peu éloigné du bâtiment principal. Nous avons l’exclusivité du chalet avec 2 salons et 4 chambres doubles, chacune avec salle de bain et wc. 100 € par couple et par jour avec le petit déjeuner. Là encore, pas donné, mais le cadre et le confort sont à la hauteur et le chauffage au bois efficace. Comme il fait beau, depuis les chambres nous avons une vue superbe sur le Tambopaxi.

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Jeudi 25 octobre  Nous profiterons d’un relatif beau temps pour monter en voiture jusqu’au parking sous le refuge Jose Rivas. Du parking, très belle vue sur les volcans Antisana et Rumiñahui.
Par la suite nous redescendrons au pied du Cotopaxi pour prendre vers l’est une très belle piste en corniche jusqu’à la Laguna Santo Domingo où nous pique-niquerons. Après le déjeuner nous avions prévu de continuer un peu sur la même piste mais l’aggravation rapide des conditions météo nous a poussés à revenir plus rapidement vers le lodge. Nous avons bien fait car en peu de temps tout est devenu blanc au-dessus de 4200 m. De retour au Tambopaxi Lodge nous nous sommes reposés jusqu’au lendemain, profitant du chauffage à bois des chambres. Une petite parenthèse pour signaler la bonne qualité des repas et du petit déjeuner. A noter également qu’en plus des chevaux, vaches et oiseaux nous avons eu la chance de voir des cerfs.

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Vendredi 26 octobre   Avant de quitter le Parc National du Cotopaxi nous faisons un petit détour par la Laguna de Limpiopungo mais hélas le temps est gris et la visibilité pas extraordinaire.Nous décidons donc de continuer vers la sortie du parc afin de rejoindre la région de Latacunga et Quilotoa.

Avant de continuer, quelques mots sur l’état des pistes dans le parc. Nous avons été surpris par l’entretien quasi nul des pistes dans ce parc. La plupart des grandes pistes ont une « tôle ondulée » très formée mais la palme revient à la montée vers le parking du refuge car la tôle ondulée y est très importante et certains passages sont vraiment des casses voitures. A comparer avec les routes magnifiques du Chimborazo.

Après quelques errements de navigation nous avons rejoint la route E30 vers Quilotoa et sommes arrivés assez tôt à notre hôtel. La route entre Latacunga et Quilotoa offre de nombreux et très beaux paysages.

Hostal Chukirawa. 42 € la chambre double avec petit déjeuner et diner.

Cet hôtel est situé au plus près du mirador de la lagune et pour le prix nous en avons eu largement pour notre argent. Le village de Quilotoa, en lui-même, n’offre strictement aucun intérêt. Ce n’est qu’une juxtaposition sans aucune harmonie d’hôtels, restaurants, agences de voyage et magasins d’artisanat. Les constructions sont rarement finies et souvent pas très belles.

Heureusement la lagune est à la hauteur et, malgré l’heure tardive et un temps encore gris nous avons décidé de descendre jusqu’au lac 350 mètres plus bas. La descente n’est pas compliquée mais le sol très sableux et poussiéreux complique un peu les choses.

35 minutes plus tard nous sommes en bas, c’est toujours aussi beau . . . mais il faut remonter!

Vu notre âge, la fatigue de ceux  que nous avons croisés pendant la descente et l’heure tardive, nous avons rapidement choisi de remonter à dos de mule. Certainement moins fatigante cette solution n’est pas de tout repos car le chemin est très pentu par endroit et il faut bien se tenir. Une petite pensée pour les mules et les gens qui les accompagnent car c’était la dernière montée de la journée et à notre arrivée tous étaient très fatigués. Même les mules étaient mouillées de transpiration et commençaient à ne plus vouloir monter.

On nous a quand même expliqué que les mules et leurs accompagnateurs(trices) ne faisaient qu’un nombre limité d’aller-retour dans une journée.

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Samedi 27 octobre  Avant de partir, comme le soleil est de la partie, nous allons faire un tour au mirador de la lagune. Magnifique spectacle avec des couleurs beaucoup plus vives que la veille et une très grande visibilité. Nous apercevons de nombreux volcans mais le Cotopaxi est dans les nuages.

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Pour notre dernière journée sur la route nous avions décidé de ne pas rentrer directement à Quito par les grandes routes mais de tenter une piste qui contourne la lagune par l’ouest et nous amène dans un premier temps à Sigchos. Bonne pioche car cette piste est superbe . . . mais longue!

De Sigchos à La Union del Toachi, sur la E20,  75 kilomètres de virages à travers la réserve écologique Los llinizas mais très beaux paysages avec des vues de chaque côté de la piste. Nous ne regrettons pas.
En revanche, l’arrivée sur la E20 nous à dégrisés. Travaux d’agrandissement à 4 voies, circulation alternée avec bouchons, pluie et pour finir brouillard dense !!! Cerise sur le gâteau, nous sommes samedi et il y a beaucoup de monde sur la route. Heureusement beaucoup plus dans le sens Quito vers la cote ce qui nous permettra de rejoindre notre hôtel Vieja Cuba sans problème. Un peu avant l’hôtel nous pourrons faire laver les deux voitures.

A 18:00 les deux représentants de Nazcar viennent récupérer les voitures. Ils ne se sont pas attardés sur la voiture la plus vieille car l’état dans lequel ils nous l’ont livrée ne prête pas au pinaillage.

En revanche, ils ont décidé de mettre le paquet sur l’autre en cherchant d’infimes rayures et en sous entendant que nous n’avions pas lavé les voitures … alors qu’elles sortaient d’un lavage complet, intérieur, extérieur !

Un peu énervé nous avons dû rappeler quelques faits  sur la voiture la plus ancienne :

- Livraison avec des pneus lisses.

-Changement des pneus et livraison de cette voiture le lendemain de la date prévue.

-Sièges en mauvais état.

-Fuite permanente de la climatisation sur les pieds du passager.

-Radiateur d’eau tenant par quelques soudures.

-Plus grave, contrôle technique périmé et date de validité du certificat d’immatriculation dépassée.

-Assurance périmée sur l’autre voiture.

Ce sont les policiers, qui lors d’un contrôle routier, se sont aperçus des papiers périmés et nous ont menacé d’une amende. Gentiment ils n’ont pas donné suite et ce sera le même scénario à chaque contrôle.

Notons à ce propos qu’il n’y a eu aucune tentative de corruption et d’amende « au noir » de la part de la police.

Un peu surprises, les deux personnes de Nazcar sont reparties sans rien demander et en s’excusant.

A ce jour, pas de nouvelles et pas de débit sur la CB.

Il semblerait, pratique courante en Amérique du Sud, que les voitures n’appartiennent pas directement au loueur mais à des particuliers.

Pour être positif, notons quand même que nous n’avons eu aucun problème mécanique sur les voitures.

Nous dinerons dans un restaurant du quartier (pas inoubliable) mais nous n’avions pas le courage d’aller plus loin.

 

Dimanche 28 octobre  Le départ de notre vol étant prévu à 18:45, nous avons prévu de partir de l’hôtel à 15:00, ce qui nous laisse encore pas mal de temps à Quito.

La météo étant favorable nous décidons de prendre le Teleferico pour observer la ville d’en haut.

Le beau temps s’étant maintenu nous avons pu bénéficier de très belles vues sur la ville.

Nous en avons profité pour faire les balades jusqu’aux différents miradors.

Un petit regret, caché par le promontoire des antennes, seul le centre historique n’est pas visible. On peut se rattraper en allant sur la colline de La Virgen del Panecillo.

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Avant le départ pour l’aéroport nous avons déjeuné au restaurant « Mama Clorinda » non loin de notre hôtel : excellent.

A notre retour à la gare inférieure du Teleferico nous avons rencontré un chauffeur de taxi avec un minibus Volkswagen qui a pu tous nous ramener à l’hôtel en même temps. Satisfait, nous l’avons utilisé pour notre transfert hôtel/aéroport. Nous avons tous pu entrer avec les bagages sans problème. Chose importante pour la région, il conduit bien, prudemment et il est à l’heure.

Départ à l’heure pour notre retour en France.

 

Quelques réflexions   Habitués aux voyages en camping en Afrique ou dans les zones désertiques des Andes , ce voyage en Equateur nous a paru plus facile mais très agréable.

Nous avons été surpris par le très bon état général du réseau routier et le peu de piste. Des 4 voies pour traverser les Andes c’était une première. Même le très, très grand axe entre Mendoza et Santiago du Chili n’est pas à la hauteur.

De plus, tous les hôtels que nous avons fréquentés méritent une bonne note quelle que soit la catégorie.

Eau chaude, propreté et gentillesse du personnel étaient toujours au rendez-vous.

Nous avons souvent diné au restaurant de l’hôtel où nous étions et, là aussi, pas de mauvaise surprise.

Quelques petits soucis liés aux réservations d’hôtels sur Booking. Plusieurs fois, nous n’étions manifestement pas attendus malgré les confirmations de réservations. Plutôt qu’un problème directement lié à Booking, il semblerait qu’à chaque fois ce soit plutôt un problème de liaison entre la direction de l’hôtel à Quito et l’hôtel lui-même.

A aucun endroit nous nous sommes sentis en insécurité et nous avons apprécié la gentillesse des Equatoriens.

Déjà souligné plus haut, nous n’avons été confrontés à aucune tentative de corruption malgré les papiers périmés des véhicules.

Dans beaucoup de régions nous avons eu beaucoup de difficultés pour trouver un « coin pique-nique » sympa à midi. En effet, entre les clôtures, les zones habitées, la forêt dense et les caniveaux profonds de chaque côté, il était souvent difficile de sortir de la route.

Nous avons remarqué également qu’il y avait peu de miradors aménagés sur les routes ou tout simplement pas de possibilité d’arrêt sans danger alors que le paysage est magnifique . . . frustrant!

Nous avons particulièrement apprécié la gratuité des Parcs Nationaux. De plus en plus rare quand la mode est plutôt de faire payer beaucoup plus cher les touristes étrangers.

Pour conclure, nous avons beaucoup apprécié notre séjour au Sani Lodge, les régions du Chimborazo et du Cotopaxi et la ville de Cuenca.

La cote nous a paru un peu fade mais la saison y est surement pour beaucoup et, même dans la grisaille, si nous avions vu plus de baleines notre avis aurait vraisemblablement été différent.

 Merci à toute l’équipe Léon Tout Equateur pour sa précieuse aide et en particulier pour le séjour au Sani Lodge et la location des deux véhicules.

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Pauline nous livre le récit de son séjour de 2 semaines entre les splendeurs de la cordillère des Andes et les mystères de l’Amazonie profonde.  La découverte de l’Equateur a été un coup de coeur pour Pauline et Pierre nous l’ont promis: ils reviendront  !

Le jour de notre arrivée et le lendemain nous restons sur Quito. Grâce à la Posada, où nous avons passé nos deux premières nuits, nous sommes au cœur du centre historique et pouvons prendre le pouls de la vie équatorienne. Nous mangeons nos premiers almuerzos et les petits dej (très copieux et vraiment pas cher) de la rue Montufar à deux pas de la Posada.

Le 2ème jour, nous sommes montés au Panecillo, le point de vue sur la ville est très joli. De la nous sommes allés à la Mitad del Mundo via le bus de ville (vraiment pratique !). Le parc n’a pas un intérêt phénoménal mais nous avons tout de même passé un bon moment, surtout qu’il y avait des groupes de danseurs andins.

Le lendemain, départ pour Mindo, via le terminal de bus la Ofelia, nous prenons le bus pour 2 heures. Très vite les paysages changent et deviennent plus verdoyants et luxuriants. A peine le temps de déposer notre sac que nous partons direction la Tarabita et les cascades. Les premières sont prises d’assauts par les touristes équatoriens, mais dès que nous marchons un peu nous sommes seuls au monde. Le lendemain nous visitons la ferme des papillons, expérience très chouette. L’observation des colibris est un gros point fort de Mindo. Là-bas, nous avons aussi pu apprécier un match d’équavolley et avons mangé sur une place dans un lieu un peu retirée (perpendiculaire à la rue principale au niveau de l’église) et fait un super barbecue entouré que d’Equatoriens.

Retour à Quito pour la journée du dimanche ou le centre historique est interdit aux voitures. C’est très agréable, tout le monde et a pied ou à vélo, les rues sont animées par des danseurs, des musiciens… Seul point négatif, nous voulions visiter les églises, elles sont toutes prises d’assauts pour les offices qui ont lieu toutes les heures.

Le soir nous prenons la navette direction l’Amazonie…


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Les 4 jours au Guacamayo Lodge sont une parenthèse apaisante et excitante. A peine montés dans la pirogue, nous sentons ici une atmosphère particulière, on se sent tout petit.

Les paysages sont magnifiques et on ne sait où regarder tellement il y a à voir. Notre guide a un œil de lynx ! Grâce à lui en 2h de pirogue nous pouvons observer des singes, des aras, une chouette, des tortues et différents oiseaux.

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Notre séjour est ponctué de balades nocturnes : recherche de caïmans (que nous avons vu en nombre), d’anaconda (que nous n’avons malheureusement pas trouvé…) et de belles surprises : un paresseux, une baignade dans la rivière, observation d’un couple de dauphin de rivière…

Le lodge est top, la cuisine est exceptionnelle et le personnel sympathique !

Retour à Quito pour la nuit avant de partir à l’aventure dans les Andes pour notre 2ème semaine.

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Le matin nous prenons un bus direction Machachi, de là, nous prenons un 2ème bus pour Santa Ana de Pedregal pour rejoindre notre hacienda (le secret de Léon) proche de l’entrée nord du parc du Cotopaxi.

Le décor est tellement différent de l’Amazonie, nous avons troqué le maillot de bain et les tee-shirts pour le manteau. Enfin, nous voyons nos premiers lamas !

Il n’est pas simple de se repérer et de savoir comment fonctionne le parc, comme s’y rendre, qu’y faire, les distances… Nous partons donc à pied… nous tentons le stop et c’est un succès. On nous emmène à l’entrée nord, de là, d’autres nous proposent de nous faire avancer dans le parc, ils nous déposent à la lagune de Limpiopungo de laquelle nous faisons le tour. Le Cotopaxi est timide et se dévoile peu, mais ça reste extraordinaire. Comme d’habitude a cette saison (à ce qu’on nous dit) le crachin fait son apparition vers 15h. Retour en stop par un français et son guide alpiniste équatorien.

Après un bon repas et une bonne nuit nous retournons dans le parc avec nos pouces…

Après l'effort le réconfort: arrivée au refuge du Cotopaxi :)
Après l’effort le réconfort: arrivée au refuge du Cotopaxi :)

Le guide du français nous voit et nous prend de nouveau. Ils ont prévu de monter au refuge et nous emmène jusqu’au parking à 4600m. Nous ne ressentons pas l’altitude et décidons de partir également à l’assaut du refuge (presque aussi haut que le mont Blanc). Dès les premiers mètres, la neige se met à tomber mais nous gardons notre motivation. Arrivés là-haut c’est une belle victoire, le refuge est agréable et nous y buvons un chocolat bien chaud. Nous redescendons, toujours en stop et on nous dépose au Tambopaxi (hôtel/restaurant) où nous en profitons pour manger… la plus grosse erreur de notre séjour ! Le repas le plus cher des vacances et le moins bon !

Une adorable famille nous fait quitter le parc et nous emmène jusqu’à la panaméricaine ou nous prenons un bus direction Latacunga !

Nous passons la nuit à l’hôtel café Tiana, le paradis des backpackers. Latacunga est une grande ville très animée. Le lendemain nous retrouvons Javier, seul guide francophone de Latacunga, avec lui nous partons direction la Laguna de Quilotoa. C’est un super guide, nous faisons plusieurs arrêts sur la route avec des paysages typiques des campagnes andines. Il nous apprend beaucoup sur les coutumes équatoriennes, sur la région et surtout sur l’histoire Incas qui le passionne énormément.

Arrivé à la lagune la vue est sublime! Nous descendons avec Javier les 350 mètres d’altitude qui nous séparent de l’eau. L’aller est simple mais le retour c’est une autre affaire. En tout cas la balade est superbe et le temps dégagé.

Etape suivante dans les Andes : Riobamba pour rejoindre le Chimborazo. La ville n’a pas vraiment d’intérêt, nous y passons une bonne nuit avant une journée sportive demain.

Edison, le contact de Léon, nous récupère tôt le matin avec son 4X4 et les vélos sur le toit. Nous partons à l’assaut du Chimborazo, plus nous montons et plus les paysages sont lunaires et peuplé de vigognes! Nous arrivons au parking à 4800 m. Avant la descente en VTT nous montons au 2ème refuge à 4900m puis jusqu’à la laguna de Condor Cocha à 5100m. Enfin nous chevauchons les vélos et c’est parti pour 32 km de descente jusqu’à un petit village où nous déjeunons. La descente est géniale, nous prenons vite de la vitesse et les sensations sont fortes.

Sensations fortes en VTT!
Sensations fortes en VTT!

Le séjour touche presque à sa fin, nous passerons nos 2 derniers jours à Banos. Après avoir passé du temps dans les Andes, l’effervescence et la quantité de touristes nous apparaît dérangeante, le bruit, les bars, les buggys et les rabatteurs nous « dérangent » presque. Nous n’avons pas vraiment aimé la ville de Banos. En revanche, la journée nous avons fait la route des cascades en vélo, de la tyrolienne et le soir nous avons testé les bains publics. Une expérience authentique ou nous côtoyons les équatoriens.

Retour à Quito. L’Equateur est un pays superbe et très diversifié. Nous reviendrons !

L’Equateur, nouvelle destination de rêve pour les amoureux? Stéphanie et son compagnon m’ont en tous cas fait rêver avec leurs 3 semaines en amoureux, entre dépaysement insulaire et aventure andine. Retour en récit et en images sur leur aventure équatorienne :-) 

30.03 : Arrivée à Guayaquil aux alentours de 17h. Après avoir récupéré nos bagages, nous prenons un taxi directement à la sortie de l’aéroport en direction de notre hôtel (Hostal Suites Madrid – environ 30$ sans petit-déjeuner) pour 5$ la course. Nous nous baladons rapidement autour de l’hôtel mais décidons de ne pas aller trop loin comme nous passerons 1 jour à Guayaquil avant de rentrer. Nous cherchons donc de quoi prendre l’apéro pour profiter de la terrasse de l’hôtel avant de tomber comme des mouches !

31.03 : C’est parti pour notre road trip. On récupère la voiture le matin à 7h, elle a été livrée directement à notre hôtel. La remise des clés ainsi que le tour de la voiture pour vérifier que tout est en ordre aura presque pris 1h mais c’est parti JNous prenons la direction de Cuenca en passant par le parc National El Cajas. La route se passe bien jusqu’au parc où tout d’un coup le paysage est de plus en plus brumeux et la pluie fait son apparition. On voit à peine la route, mais au final on ne peut s’empêcher de rire tellement on ne voit rien !! Nous arrivons finalement au centre d’interprétation où nous mangeons un « almuerzo » avec une vue magnifique sur leparc.

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Nous reprenons finalement la route sous la pluie pour arriver à Cuenca en début d’après-midi. Nous profitons d’un après-midi au sec pour visiter cette jolie cité coloniale.

Un après-midi est un peu court mais au moins nous avons eu un petit aperçu de cette jolie ville.

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Nous passons la nuit dans un hostal en face de la gare routière, très bruyant mais ça fera l’affaire pour une nuit et de toute façon, encore dans le décalage horaire, il ne nous faudra pas longtemps pour nous endormir!

01.04 : Dimanche = jour de marché ! Nous décidons de partir assez tôt pour nous rendre à Chordeleg où nous prenons un petit déjeuner dans une petite boulangerie de la ville qui est encore très calme, il est encore tôt ! Les locaux sont très sympas ici et toujours très souriants. Nous n’avons pas vu beaucoup du marché comme il était encore beaucoup trop tôt mais le village est sympa et nous prenons plaisir à le découvrir.

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Nous prenons ensuite la direction de Sigsig où cette fois ci nous visitons le marché, très animé, et on peut y découvrir des choses intéressantes.

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Après avoir fait le tour du village, nous reprenons la route direction Riobamba et nous arrêtons pour manger dans un petit « buibui » en bord de route. Encore une fois très bon et surtout très copieux et pas cher !

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Nous faisons un arrêt rapide à Alausi, sous la pluie. Nous ferons donc le tour de la ville assez brièvement.

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Pour finir nous arrivons à Guamote, village pas forcément très intéressant en dehors du jour du marché (le jeudi), mais super hôtel : « Chuza Longa House ». Nous sommes très bien accueillis, les chambres sont super mignonnes et le repas du soir très bon également. On se rend bien compte que nous ne sommes pas en pleine saison, nous nous retrouvons tout seul !!

02.04 : Nous reprenons la route le lendemain matin tôt pour le volcan Chimborazo. En chemin nous avons la chance de l’apercevoir entre deux nuages. Nous en profitons pour prendre une photo.

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Et finalement en continuant notre chemin on se dit qu’on a bien fait de s’arrêter quelques minutes pour admirer le paysage car nous n’aurons malheureusement plus l’occasion de voir le volcan, il sera caché toute la journée dans le brouillard. Nous prenons donc la route qui contourne le volcan qui est censée être une des plus belle route d’Equateur mais pour nous, c’est juste de la pluie et du brouillard. Mais au milieu de ces paysages presque lunaires, nous apercevons quand même les vigognes qui vivent ici.

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Nous continuons notre route en direction de Baños. Ce qui nous a marqué ce sont ces beaux paysages aux différents tons de vert en cette saison pluvieuse, c’est magnifique !

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Nous arrivons à Baños en début d’après-midi et allons manger au marché : plat local de patates/saucisses/œufs/avocats pour 3$, boisson incluse ! Nous partons ensuite pour rejoindre le point de vue Bellavista : environ 30minutes de marche pour y monter, assez rude mais la vue sur la ville est vraiment sympa.

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Après cette randonnée nous nous installons dans notre chambre à l’hôtel Casa Real (81$ pour 2nuits). La chambre était très confortable et des bains turcs sont accessibles gratuitement. Le jacuzzi est en supplément. Les installations sont un peu anciennes mais après une rando c’est agréable ! Nous dinons au bar Cherusker, surtout réputé pour ses bières artisanales au style germanique. Endroit très européen!

 

03.04 : Après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous partons pour une journée randonnée autour de Baños. Nous commençons par monter à « la Virgen » : près de 700 marches pour y accéder. Nous voulons ensuite rejoindre la Casa del Arbol. Nous avons eu un peu de mal à nous repérer et après avoir traversé des champs et terminé notre chemin sur la route, nous arrivons en haut. L’entrée est à 1$/personne et nous profitons donc de la balançoire pour admirer la vue. Au retour nous nous arrêtons rapidement au « cafe del cielo » pour profiter de la vue. Nous dinons dans un très bon restaurant italien : Carpe Diem di Verde. Les plats pour 6-7$ sont très bien servis et très bons !

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04.04 : Nous partons aujourd’hui sur la « Ruta de las Cascadas », une jolie route qui part de Baños en direction de la forêt amazonienne sur laquelle on découvre de nombreuses cascades. La plus impressionnante est la « Paillon del diablo».

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Nous nous arrêtons également à la cascade de Machay. Une jolie marche pour y accéder avec quelques escaliers un peu glissants. Nous en profitons même pour se baigner au pied de la cascade. Il y a même des vestiaires prévus pour les affaires. En cette période c’est très calme, nous n’avons croisé qu’une personne.

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Nous nous arrêtons ensuite lorsque nous voyons un cochon suspendu à la verticale, intriguant!

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Nous décidons donc d’y gouter, accompagné de chicharron. C’est rustique mais très bon !

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Nous partons ensuite pour Latacunga et arrivons en début de soirée, le trafic était horrible ! Nous dormons à l’hôtel Rodelu qui était difficile à trouver mais pratique car il y avait un parking à proximité. Nous nous baladons rapidement dans la ville mais ce n’est pour nous qu’une étape donc nous ne nous attardons pas et préférons profiter d’une bonne nuit de sommeil.

05.04 : Après un petit déjeuner rapide nous partons pour le marché de Saquisili (le jeudi uniquement). Il est énorme, c’est impressionnant. Pour le marché aux animaux, il faut essayer d’arriver assez tôt car les animaux partent rapidement. Il est situé un peu en dehors de la ville mais est intéressant à découvrir, c’est assez curieux ! Il y a beaucoup de cochons d’inde, des lapins énormes, poules, chiens, chats…

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Dans l’après-midi nous partons pour le parc de Cotopaxi. Nous nous baladons autour du lac dans le parc mais malheureusement le volcan est voilé. Nous prenons ensuite la direction de notre hôtel :

« El rondador » situé directement après la sortie « Cotopaxi » de la panamericana (environ 30$/nuit, petit déjeuner inclus). Nous sommes seuls dans l’hôtel mais la famille qui le gère est très sympathique et une des filles parle couramment anglais. Le repas est très bon ! Le soir nous apercevons un bout du volcan avant de profiter d’une bonne nuit de sommeil. Les chambres sont petites et froides mais de nombreuses couvertures sont mises à disposition ainsi qu’un petit chauffage d’appoint!

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06.04 : Belle surprise au réveil : le Cotopaxi est complètement découvert et nous n’arrêtons pas de l’admirer ! Après un très bon petit déjeuner, très copieux, nous prenons la route pour en profiter au maximum avant qu’il ne se couvre à nouveau.

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Nous montons en voiture jusqu’au parking en bas du refuge et marchons jusqu’au refuge dans la neige sur un chemin en serpentin d’environ 1,5km, à 4864m d’altitude. Il fait un peu froid mais la vue est très jolie !

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Après en avoir pris plein la vue nous reprenons la route à nouveau en direction de Latacunga pour y déposer nos bagages. Nous pensions les laisser au terminal terrestre mais nous n’y avons pas trouvé de consignes et nous les avons donc laissés à l’hôtel Tiana (2$/pers./jour) avant de reprendre la route pour Sigchos. Nous passons la nuit à l’Hacienda San Jose del Sigchos. Malgré nos échanges par mail, nous avons eu l’impression de ne pas être attendus. Finalement nous accédons à notre chambre et mangeons sur place.

07.04 : Nous laissons la voiture sur le parking de l’hôtel et commençons la randonnée de la boucle de Quilotoa. La première étape est de Sigchos à Insilivi (14km depuis l’Hacienda). Cette première étape n’est pas toujours bien signalée et l’application maps.me ainsi que les descriptifs que nous avions imprimés étaient pour nous indispensables. Nous décidons de passer la nuit à l’Hostel « Taita Cristobal ». Très sympathique, familial : de la grand-mère au petit fils. Très bon repas compris dans le tarif (30$), ainsi que de nombreuses explications pour la 2ème étape. Nous avons rencontré 2 autres couples, nous avons tous mangé à la même table, c’était bien sympathique. Le petit-déjeuner était également bien copieux et nous partons avec une lunch box pour 3$ pour la route.

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08.04 : 2ème étape de la boucle : Insivili – Chugchilan (14km), très bien indiquée cette fois-ci. Très beaux paysages. Grosse montée juste avant Chugchilan et la fin de l’étape est uniquement sur route donc un peu moins intéressante. Nous arrivons en début d’après-midi à l’hôtel Cloud Forest (30$ avec diner et petit-déjeuner). Nous profitons de l’après-midi pour nous reposer et profiter de la salle de jeux.

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09.04 : Dernière étape de la boucle : Chugchillan – Quilotoa. Il y a 12km pour arriver au lac de Quilotoa (avec 1000m de dénivelé positif quand même !). Nous décidons de marcher autour du cratère pour environ 10km de plus. Nous mettons environ 7h pour le tout. Une journée incroyable ! Le lac est magnifique, nous n’arrivons pas à avancer tellement nous avons envie de tout prendre en photo. Ce sera certainement un des souvenirs les plus marquants du voyage !

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Nous restons une nuit à Quilotoa car la journée de randonnée aura été épuisante. Nous dormons à l’hôtel Chikurawa (47$ avec diner et petit déjeuner). La soirée sera courte car la fatigue se fait sentir !

 

10.04 : Journée transit :

-  Camionnette entre Quilotoa et Zimbuhua pour 2$/personne, environ10min

-  Bus jusqu’à Latacunga (2$/personne, environ1h)

-  Bus pour Quito après avoir récupéré nos bagages (1h45,2$15/personne)

-  Trole du terminal de Quitumbe jusque dans la vieille ville (environ30min)

-  Arrivée à l’hôtel « La Posada Colonial ». Salle de bain très étroite mais localisation idéale pour visiter la vieille ville.

Nous nous baladons encore un peu dans la ville et dinons au « Dios no muere ». Nous avons été un peu déçus par rapport à la description qui en avait été faite dans le guide du routard.

11.04 : Visite de Quito – Jour 1

Nous commençons notre journée par le petit-déjeuner à l’hôte où Valentin de Tout Equateur nous rejoint pour discuter un peu de notre voyage jusqu’à présent et sur les choses à ne pas manquer à Quito ! Ensuite c’est parti pour visiter la vieille ville. Nous visitons l’iglesia de la Compania de Jesus. L’entrée est un peu chère (5$) mais elle est vraiment impressionnante, avec de l’or partout. Malheureusement les photos ne sont pas autorisées. Nous montons également en haut de la basilique pour une belle vue sur Quito. Pour le repas de midi nous testons la Cevicheria Puerto Azul. Nous avons beaucoup aimé le Ceviche.

Nous marchons ensuite vers la Floresta et la Mariscal où de nombreux restos/bars se succèdent. Pour le repas du soir nous revenons à la Ronda au Bohemia Cafe. Le personnel est vraiment sympathique et nous découvrons la fameuse boisson Canelazo!

Globalement une très belle première journée et Quito est une ville qui nous plait énormément.

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12.04 : Quito – Jour2

Aujourd’hui nous nous faisons plaisir et prenons un petit déjeuner au « Cafe Cathedral » : délicieux ! Très bonne adresse pour un petit déjeuner. Nous n’avons ensuite pas de plan particulier et flânons un peu dans la vieille ville. Nous montons également un peu sur les hauteurs pour à nouveau profiter de la vue sur Quito. Pour le déjeuner, nous allons à l’Altamira, une adresse qui nous a été conseillée par Valentin. La serveuse est française et son mari, le cuisinier, est équatorien. Les plats du jour (6,5$) sont un peu plus travaillés et c’est vraiment délicieux, très bonne adresse!

Dans l’après-midi nous nous rendons dans la « nouvelle ville » car nous devons passer à l’agence qui nous a vendu la croisière aux Galapagos. Nous traversons le Parc Carolina. La différence entre ces 2 parties de la ville est assez impressionnante ! Nous sommes bien plus fans du centre historique, beaucoup plus de points d’intérêts.

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C’est déjà la fin de la visite de Quito ! Nous avons réellement adoré cette ville toute colorée, magnifique !

 

13.04 : GALAPAGOS JOUR 1

Nous prenons le taxi dès le matin pour l’aéroport (28$ – 45 à 50min). Nous commençons par les formalités pour se rendre aux Galapagos (20$ + check des bagages). Nous avons ensuite un vol de Quito à Guayaquil, un arrêt de 30min puis Guayaquil-San Cristobal.

A l’arrivée nous sommes pris en charge par un taxi envoyé par la compagnie de croisière pour rejoindre notre bateau (Astrea) et les personnes déjà présentes qui font la croisière de 8 jours au lieu de 6. Nous mangeons le repas de midi sur le bateau puis partons sur San Cristobal pour visiter le point El Junco, un lagon d’eau douce. Nous avons ensuite du temps libre pour sa balader un petit peu. Nous observons donc les premiers lions de mer se balader tranquillement au milieu de la ville.

Au coucher du soleil nous revenons sur le bateau et faisons connaissance avec les personnes de  notre groupe. Tout le monde est très sympa et le guide est jeune mais également très gentil. Les cabines sont également plus grandes que nous le pensions donc pour le moment c’est super!

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14.04 : GALAPAGOS JOUR 2

Le réveil sonne à 6h45 pour un petit-déjeuner à 7h. Départ à 7h45 pour l’île Española. Nous commençons par Bahia Gardner : très belle plage de sable blanc où se pavanent de nombreux lions de mer. Nous faisons un peu de snorkeling au départ de la plage, nous observons de magnifiques poissons ainsi qu’une raie. Retour sur le bateau pour un petit snack avant une deuxième sortie snorkeling en « deep water » où nous avons eu la chance de nager avec les lions de mer qui sont très joueurs!

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Retour pour le repas de midi et sieste jusqu’à 16h puis visite du 2ème point sur Española : Punta Suarez, très jolie balade rocailleuse, un paysage magnifique et de nombreux animaux : fous à pieds bleus, albatros, fous masqués, iguanes… Española est vraiment une très belle île.

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15.04 : GALAPAGOS – JOUR 3

Journée sur Floreana Island. Départ à 7h45 pour « Cormorant Point ». Plage aux couleurs verdâtres, ce qui est dû à l’olivine. Un lagon visible au loin avec de nombreux flamants roses. De l’autre côté de l’île on découvre une jolie plage de sable blanc où on a pu voir des raies et les traces de la ponte des tortues. Pour la fin de matinée nous partons faire du snorkeling qui a encore été incroyable avec de nombreux poissons de toutes les tailles et toutes les couleurs, des tortues… Dans l’après-midi nous nous rendons au « Post Office Bay » où nous passons en revue les cartes postales postées par d’autres voyageurs mais malheureusement il n’y en a aucune pour la France proche de chez nous. Nous y avons déposé nos cartes postales et au moment où j’écris ces lignes, je viens d’apprendre que l’une d’entre elles est arrivée à son destinateur grâce à un autre voyageur qui l’a postée, c’est juste incroyable!

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16.04 : GALAPAGOS – JOUR 4

Visite de Santa Cruz le matin : Cerro Dragon où on trouve de nombreux iguanes terrestres. Les paysages sont à nouveau magnifiques ! La matinée se termine par du snorkeling en « deep water ».

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L’après-midi, visite de Santiago Island, une île recouverte de coulées de lave solidifiées. C’est une île incroyable, très différente des autres. Après une balade sur l’île nous profitons de la magnifique place de sable blanc pour se baigner et se reposer.

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Le dîner est servi à 19h et nous nous mettons en route directement après le repas car la route sera longue jusqu’à l’île Genovesa, au nord de l’archipel.

 

17.04 : GALAPAGOS – JOUR 5

Réveil très tôt ce matin : 5h30 pour une randonnée sur Genovesa Island où on a pu observer de nombreux oiseaux : fous à pattes rouges, frégates au cou rouge, chouette… Encore une île  incroyable ! Le repas est servi plus tôt pour visiter Darwin Bay en tout début d’après-midi. Une baie magnifique avec une très belle plage, des lions de mer, des frégates et des fous. Dans la baie on a également eu la chance de voir des requins.

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En fin d’après-midi : deep water snorkeling où nous avons vu un énorme banc de poissons de toutes les couleurs ! Certains ont également aperçus un requin marteau et des raies. Au retour sur le bateau, nous nous mettons en route tout de suite pour arriver vers à 18h au niveau de la ligne de l’Equateur pour un petit cocktail et quelques pas de danse avec l’équipage.

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18.04 : GALAPAGOS – JOUR 6 – Retour sur Santa Cruz

Réveil à 5h30 pour partir pour le dernier tour en bateau et on a observé des tortues et des « golden rays ». Retour sur le bateau pour le dernier petit déjeuner et le retour sur Santa Cruz où c’est l’heure du départ pour la plus grande partie du groupe.

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De notre côté nous repartons avec notre guide et d’autres personnes rencontrées lors de la croisière pour rejoindre notre hôtel : Hostal la Mirada del solitario George. Très grande chambre très jolie avec un personnel très accueillant. Dans l’après-midi nous visitons le Darwin Research Center pour voir les tortues géantes, c’est juste incroyable ! Nous passons la soirée avec notre guide et une autre fille rencontrée pendant la croisière.

 

19.04 : Visite de Tortuga Bay : marche d’environ 5km aller-retour en plein soleil mais la plage est magnifique et surtout énorme. Mais malheureusement la baignade était interdite. Nous mangeons de bons sandwichs et une glace au galapagos deli, excellents ! Dans l’après-midi nous prenons le « water taxi » pour rejoindre « Las Gretas », de belles gorges où nous pouvons nous baigner mais il y a beaucoup de monde et il vaut mieux y aller le matin. Pour notre dernier repas sur l’île nous avons voulu nous faire plaisir avec un repas à l’Isla Grill pour environ 50$ pour 2 personnes, cher mais très bon poisson grillé.

20.04 : Journée transit avec : taxi – bus – barge – bus pour nous rendre à l’aéroport. Il faut compter environ 1h de trajet. Au final nous avons eu un retard de notre vol d’environ 1h. Arrivés à Guayaquil nous prenons le taxi pour l’hostal villa 64 pour 6$. Super petit hotel avec un beau patio, qui est tenu par un français qui nous donnent de bons conseils pour notre dernier jour à Guayaquil. Dans l’après- midi nous ne nous éloignons pas trop de l’hotel lors de notre visite car nous sommes un peu fatigués après tous ces transports. Nous profitons du patio pour y diner tranquillement.

21.04 : Environ 2km de marche pour rejoindre le « malecon » en passant par la cathédrale et le parc des iguanes. Balade le long de la rivière jusqu’à « Las Peñas » où nous découvrons un beau quartier de Guayaquil, une ville qui ne nous a pas plus énormément jusque-là. Nous mangeons rapidement un bout dans une petite galerie d’art-café très sympa, nous mangeons un assortiment de spécialités locales.

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Nous montons ensuite les 400 marches jusqu’au phare, au milieu de jolies petites rues colorées. Au sommet il y a une jolie petite église et une vue sur Guyaquil. Ce quartier aura été un coup de cœur et nous aura fait apprécier Guayaquil.

Retour à l’hôtel pour récupérer nos affaires et partir pour l’aéroport. Retour un peu chaotique entre le chauffeur de taxi qui rate la sortie de l’aéroport parce qu’il tapote sur son téléphone et plus d’1h d’attente pour s’enregistrer sur notre vol. Mais au final tout s’est bien passé pour notre retour. Nous rentrons avec de merveilleux souvenirs plein la tête, un magnifique voyage que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

 

 

Marthe et Ruby ont choisi  l’Equateur pour leur premier voyage mère-fille ! En 20 jours, elles ont eu le temps d’avoir un très bel aperçu de la diversité du pays: des Andes aux Galapagos en faisant un petit tour par l’Amazonie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles n’ont pas perdu de temps ! Découvrez ici le carnet de bord de ce duo de choc…

JOUR 1 – Départ de Montréal avec AéroMexico, escale à Mexico et arrivée à Quito vers 23h30. Un taxi nous a amené à l’hostal La Posada Colonial et nous étions attendues même à 1h du matin.

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JOUR 2 – Petit déjeuner à l’hostal, croissant, guiche café fruits etc.  Rencontre avec Valentin de Tout Equateur.  Il nous a donné plein de conseils pour les téléphones, la nourriture, les autobus etc.  Nous avons bien apprécié!  Il fait un peu frais à l’extérieur mais dès que le soleil se montre nous ressentons sa chaleur.  Nous partons visiter la ville. C’est le week-end de la fête de los Muertos. Les rues sont tranquilles.  Nous passons par la Ronda et visiton sun musée.  Après avoir pris un repas sur la Ronda, nous nous préparons pour partir le soir même pour l’Amazonie.  L’hostal accepte de garder nos bagages puisque nous partons avec seulement le strict nécessaire. Nous prenons le bus à 11h45 le soir pour Lago Agrio.

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JOUR 3 – Difficile de dormir dans ce bus puisque la route est très sinueuse!  Nous devions arriver vers 7h le matin et finalement nous arrivons à 5h.  Il fait encore noir et maintenant, nous ressentons la chaleur et l’humidité.  Nous prenons un taxi pour se rendre au D Mario l’endroit où la navette nous prendra.  Après le voyage en navette, nous rencontrons notre guide et partons en bateau vers le Dolphin Lodge.

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Notre guide de départ ne parle que l’espagnol.  Ouf! Je n’ai pas le choix, je dois pratiquer le peu l’espagnol que j’ai appris ces dernières années.    Le paysage est fantastique, la végétation est luxuriante et nous apercevons de nombreux oiseaux.   Arrivée au Dolphin lodge, on s’installe et on nous sert un très bon repas.  Vers  4 h nous partons voir le coucher de soleil et à ma demande, nous allons à la pêche au piranha.  On rencontre des caïmans, des dauphins roses, un serpent, etc.

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JOUR 4 – Nous avons très bien dormi et nous rencontrons l’autre groupe déjà arrivé il y a quelques jours.  Nous partons en trek pour observer singes, grenouilles, oiseaux, papillons, paresseux, araignées etc. Vers 4 h nous repartons pour une baignade dans la lagune.  L’eau est chaude et agréable et nous avons le coucher de soleil à l’horizon.

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Notre groupe avec notre guide anglophone.  Des gens de France, de Amsterdam, d’Angleterre, des Équatoriens, et nous les canadiennes.

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Trouver l’intrus!  Attention ou vous mettez les pieds.

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Avant de le prendre les guides se sont assurés que la mère n’était pas là.  Très bonne idée.

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Dans notre camp, une araignée banane.  Ne pas déranger, elle est vénéneuse.

JOUR 5 - C’est la journée pour la visite de la communauté nous rencontrons Maria qui est accompagnée de 2 petites filles.   Elle nous montre comment elle fait du pain de manioc.  Nous visitons le village.

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Maria et la petite.

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L’arbre ou le Chaman fait ses célébrations.  Dommage, nous n’avons pu le rencontrer.

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Ces enfants sont très beaux.

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Le plaisir des selfies.

JOUR 6- Nous retournons à Quito.   Bateau, navette et autobus.  Pour la sécurité, l’autobus a été arrêté à 2 reprises pour la vérification des narcotiques.  Les policiers nous demandaient des identifications et après avoir montré nos passeports, ils nous renvoyaient dans le bus sans rien fouiller pour nous.  Probablement qu’avec notre passeport canadien, nous avions une tête de touriste. Ha!  Nous avons été retardés de 2 h puisque qu’un camion s’est renversé sur la route.  Arrivée à Quito, nous retournons coucher a la Posada colonial.

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JOUR 7-   Nous partons prendre le petit déjeuner en ville, et partons explorer les environs.  Cette fois-ci la ville est animée, les boutiques sont ouvertes et beaucoup de gens circulent.  Nous arrêtons dans un café après un arrêt à la banque Pichincha.  Départ en après-midi pour la région du volcan Cotopaxi.   Le chauffeur dans l’autobus nous avise de notre arrêt et nous débarquons sur l’autoroute.  Nous avons Maps.me qui nous dirige vers le Rondador, l’hostal suggéré par Tout Equateur.  Nous remontons un viaduc et une voiture s’arrête.  L’homme nous parle en espagnol et nous demande si nous allons au Rondador.  Après quelques échanges de mots, il nous explique qu’il est le propriétaire et qu’il peut nous y amener.   Son nom est Fernando et nous embarquons avec lui.  L’endroit est très accueillant et nous avons la vue sur le Cotopaxi.  Jenny et Fernando exploitent également un très bon restaurant.  Son père sera notre quide pour le Cotopaxi et le Quilotoa.

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Quelle belle vue.

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Nous avons rencontré Chloé au même endroit et nous avons décidé tous ensemble d’aller au Marché de Sassiquili avant de voir le volcan et la lagune de Quilotoa.   Soirée agréable.

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La lagune de Quilotoa

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Sur le chemin pour se rendre à la Lagune

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Les gens au marché.  C’est une bonne manière de voir leur culture et leur façon de vivre.

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JOUR 8-   Ce matin, le volcan est dans les nuages et il fait froid donc nous repartons vers pour Baños avec Chloé.  Fernando, encore une fois très dévoué, il nous conduit en voiture sur l’autoroute et nous aide à prendre le bus.  Nous avons vraiment apprécié cet endroit que je recommande fortement.   Arrivée a Baños nous trouvons un endroit pour dormir: El Castillo.  Pas très cher, mais je regrette le confort du Rondador.  Nous allons visiter la casa del arbol.  Après avoir mangé, nous allons aux thermes de la Virgen, qui se trouvent tout près de notre auberge.    Il n’y avait qu’une seule piscine en fonction et l’endroit laisse un peu à désirer. .

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Une rue à Baños

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La ville de Baños vue d’en haut.

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La Casa del arbol.

JOUR 9 -  Visite de la route des cascades.  L’endroit est magnifique.   El pailon del diablo est le bout de notre chemin.   Et maintenant nous partons pour Riobamba.  Il y a un train qui circule près du volcan Chimborazo et il semble moins achalandé que la Nariz del diablo.  Arrivée dans la ville nous dormons en face du terminus au Humboldt pour $13 par personne par nuit et l’endroit est très confortable propre et très grand avec des petits salons pour se reposer.   Notre réservation est faite pour le » tren del huelo » pour le lendemain.

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JOUR 10- On prend le train tôt le matin et il se dirige dans la campagne en direction du Chimborazo.    La vue est magnifique.   Ce train est une balade culturelle qui explique la façon qu’un équatorien de 74 ans va encore 2 fois semaines chercher de la glace dans la montagne pour la revendre a des commerçants qui s’en servent pour faire de la crème glacée. On visite ensuite une communauté très intéressante et on prend le repas avec eux.

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Vue de l’hostal Humboldt, juste en face du terminus d’autobus.

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La communauté près du Chimborazo

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On a pu apercevoir le volcan à travers les nuages

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De retour vers 16h.  Nous faisons nos adieux à Chloé et nous repartons en bus pour Guayaquil. Nous arrivons vers 23h et on nous suggère l’hostel Michel qui n’est pas très loin.  Et me voici pour ma première expérience dans un vrai dortoir d’auberge de jeunesse.   Et bien oui, je crois être la plus âgée dans cet endroit.  Comme nous repartons vers 5h du matin pour prendre l’avion pour les Iles Galapagos, ce sera acceptable pour cette nuit.   On me dit qu’il y a des bouteilles d’eau dans un frigidaire et que je dois mettre l’argent dans un coffre sur le côté.  Finalement il n’y a que de la bière.  Les salles de bain sont neuves et très belles mais il n’y a pas d’eau chaude.  On sort de notre confort Hi! Hi!

 

JOUR 11- 5h45 du matin, aéroport de Guayaquil.  Achat du permis migratoire à $20. Et enregistrement des bagages.  Départ à 8h30 avec Avianca.   Nous arrivons sur une île qui nous semble désertique.  Entrée, $100.  Les bagages sont inspectés par des chiens.  Un bus nous amène au traversier et nous faisons nos premières rencontres avec un lion de mer qui se prélasse sous un banc.  Nous partageons une voiture avec 2 autres personnes.  $12 par personne. Nos passagers nous suggèrent un hôtel « El Pinzon » près de la rue principale à Puerto Ayora.  A première vue, l’endroit semble un peu délabré, dans une ruelle et en construction.  Nous sommes accueillis par une dame espagnole et nous arrivons à réserver l’endroit qui est très bien à l’intérieur et il y a une cuisine commune ou nous pouvons préparer nos repas.

Nous partons en taxi pour « el Chato » où nous visiterons une ferme de tortues et nous allons visiter une grotte de lave.

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Voici notre première rencontre en sortant de l’aéroport.

 

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Les tortues et les vaches font bon ménage.

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Dans la grotte de lave.

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JOUR 12- Nous partons en bus et en bateau pour l’Ile Seymour.  Notre guide est très intéressant et nous fait observer les frégates, les blues footed boobies, des iguanes terrestres.  Nous mangeons sur le bateau et on nous sert du poisson pêché ce matin.  Nous accostons sur une plage ou nous devons faire attention où nous posons les pieds puisque les tortues y pondent leurs œufs.  Nous observons des iguanes de mer et nous nous préparons pour faire de l’apnée.   La tête dans l’eau, tout est clair et on se croirait dans un aquarium tellement il y a de poissons.  Ho lala, une tortue passe à 30 cm de moi, je peux la toucher.

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Trouve Charlie, l’iguane

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Le voici

La femelle frégate.

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Le male qui fait le charmeur.

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Un iguane de mer

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Le marché au poisson près de notre hôtel, les otaries et les pélicans sont les premiers clients.

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Un déjeuner pour les tortues au centre Charles Darwin

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Blue footed boobies (fou de bassan à pieds bleus)

 

 

JOUR 13 – Nous prenons le bateau pour se rendre à l’Ile Isabela.  Les otaries sont sur le quai d’embarquement.

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Après 2 heures de bateau, nous constatons que nous n’avons pas le mal de mer.  Des gens ont été malades autour de nous.  Les vagues sont fortes et ça brasse.

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Ils sont encore là

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On couche au grand Tintorera.  Très bel hôtel pour 25$ par personne.

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Puerto Villamil sur l’Ile Isabela

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L’heure de la sieste

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JOUR 14-   Une autre randonnée en bateau pour se rendre à Los Tuneles et faire de l’apnée.

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Les pingouins

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Les tortues de mer nous suivent.

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Les requins à pointe blanche.  Il semble qu’ils n’attaquent pas les humains.

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Les majestueuses raies.

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JOUR 15 – Journée de Vélo. Nous allons à El muro de las Lagrimas.

 

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En passant en vélo nous l’avons intimidé.

JOUR 16 Retour à Puerto Ayora. On se prépare pour une autre randonnée de 2h en bateau.  Encore des gens malades, probablement parce que nous sommes en bateau très tôt le matin. On retourne à l’auberge « El pinzon ».

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JOUR 17 Randonnée en bateau pour faire de l’apnée et allée à Tortuga Bay.

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JOUR 18 Retour en après-midi pour Quito.

JOUR 19 Arrivée à Quito Nous dormons au Quito Suite Hôtel pour 42$ et une navette nous mène à l’aéroport pour notre retour vers Montréal.

Pour notre premier voyage mère/fille, ce que j’ai le moins apprécié, c’est le manque de temps.  Nous aurions eu besoin d’une semaine de plus sur le continent pour découvrir encore plus l’Équateur.  Jamais nous ne nous sommes sentis en danger.  Avec un peu d’espagnol, les gens ont été très aidants et sympathiques avec nous.

L’Equateur nous a fait vivre une expérience de nature et de découvertes exceptionnelles!  Les trésors coloniaux de Quito, l’amour de la nature par la forêt Amazonienne, les mangroves fascinantes, les villages andins authentiques, la cuisine traditionnelle comme les cuys, la population hispanophone généreuse et à 1000 km de la côte, les Iles Galapagos.  Ce voyage nous laisse des souvenirs inoubliables.

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Motivé par un voyage en Équateur ? Et pourquoi pas en road-trip ? Oui je sais, tous les guides et surtout les agences déconseillent de conduire ici. Pourtant en couple, en famille ou entre amis, c’est toujours une expérience unique et magique ! Avec mes conseils, vous profiterez d’une aventure exceptionnelle hors des sentiers battus et vivrez des émotions grandioses.

Vous vous posez sûrement plein de questions avant de voyager. L’une d’elles est sûrement le transport. En Équateur, vous avez 2 options : la location de voiture ou le transport public. Dans cette chronique, je vous aide à envisager la première option en vous partageant toutes mes petites astuces pour louer un véhicule aux meilleures conditions et mes bonnes adresses pour profiter pleinement de votre road-trip dans le pays.

Quel budget prévoir ? Quelle catégorie privilégier ? Auprès de quelle agence de location réserver ? Quels pièges éviter ? Où récupérer et rendre sa voiture ? Quelles assurances choisir ? Quelles routes emprunter ? Quid de la sécurité routière et de la corruption de la police ? Voici quelques unes de vos interrogations les plus courantes auxquelles je vais répondre dans cette chronique pour vous aider à avancer dans l’organisation de votre aventure en Équateur.

Amis voyageurs, accrochez vos ceintures, c’est parti :

  • Est-ce que c’est utile de louer une voiture pour voyager en Équateur ?

Ca dépend de vos envies ! Bon, et un peu de votre budget aussi.

Aujourd’hui, de plus en plus de voyageurs du Réseau Solidaire privilégient une location de voiture pour explorer l’Équateur en toute autonomie et en toute liberté. Vous retrouvez de nombreux carnets de road-trip dont ceux de Lysiane et Rafael, Marion et François, la famille NaudMichèle et StéphaneFrédérique et Guillaume, la famille Heitz ou encore Jérôme et Coco.

C’est la solution idéale pour prendre votre temps et voyager au rythme de vos envies du moment. Par exemple, sur les pentes du volcan Chimborazo, vous pouvez vous arrêter photographier toutes les vigognes que vous croiserez ! Sur la route du Cotopaxi, entre Sangolqui et l’entrée nord, vous pourrez profiter des cascades du Rio Pita. En chemin pour Cuenca, vous pourrez facilement vous arrêter découvrir les ruines d’Ingapirca. Bien sûr, dans chaque région, de nombreux trésors et de multiples surprises vous attendent. Avec une voiture de location, vous pourrez profiter de tous sans choisir !

Bien sûr, cela représente un budget d’au minimum 60 $US/jour en saison basse avec le kilométrage illimité, le second conducteur, l’assurance obligatoire et la TVA. Si vous préférez réserver ce montant pour des hébergements ou des activités (ou tout simplement ne pas dépenser autant !), j’ai rédigé un article sur le transport public pour vous aider.

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  • Est-ce dangereux de conduire en Équateur ?

Vous avez lu les carnets de voyage ? Vous avez donc votre réponse, c’est non ! En plus, je ne suis pas assez fou pour recommander un moyen de transport qui vous empêcherait de profiter tranquillement et sereinement des trésors de l’Équateur. Vous êtes en voyage, conduisez doucement et tout ira bien.

Bien sûr, nous sommes quand même en Amérique Latine, les locaux sont donc un peu « chauds », surtout dans les grandes villes comme Quito et Guayaquil où les klaxons sont mis à rude épreuve. Ne vous inquiétez pas, c’est une habitude que vous prendrez rapidement vous-aussi. Dans le reste du pays, c’est plus tranquille. Même si les équatoriens ne sont pas des fous du volant, ce ne sont pas non plus des as du volant, il faudra donc prendre ses précautions et ses distances.

  • Quel véhicule choisir pour explorer l’Équateur ?

La première étape est de bien choisir le véhicule adapté à un voyage en Équateur. Même si le réseau routier principal est de bonne qualité après sa rénovation dans les années 2010, je vous recommande vivement de privilégier un SUV pour circuler en toute liberté.

Oui, je vous connais, vous aimez sortir des sentiers battus et vous ne voulez pas qu’une véhicule vous empêche d’aller au bout de vos envies ! Après, même pour des trésors naturels classiques, comme les parcs nationaux Cotopaxi et Chimborazo, vous devrez circuler sur des chemins ou des pistes. Sur certaines routes secondaires pittoresques que je vous recommande vivement, comme la vieille route entre Ambato et Guaranda ou la liaison entre Mindo et Otavalo, vous pourrez aussi trouver des dos d’ânes assez violents et surtout de beaux nids de poule communément appelés nids d’autruche. Pour éviter d’endommager le bas de caisse, qui n’est jamais assuré même en tout risque, et donc une note salée au retour, un véhicule surélevé est la meilleure solution.  Je sais, la différence budgétaire est grande mais je vous garantis que vous profiterez beaucoup plus de votre road-trip.

Si vous n’êtes pas sûr de l’utilité, relisez les carnets de voyage ! Vous pouvez aussi me partager votre itinéraire sur le Forum, je vous aiderai en vous indiquant les parties qui requièrent un SUV. J’en profiterai pour vous indiquer quelques routes pittoresques pour vous permettre de profiter pleinement de votre road-trip en terre équatorienne.

Entre les différentes options de SUV, cela dépend du nombre de places, de la taille du coffre et bien sûr du confort voire du moteur. Pour ça, je vous fais confiance, vous êtes grands et vous vous connaissez. Sachez que vous avez aussi le choix entre des 4×2 et 4×4. Un 4×4 n’est pas indispensable, je le recommande surtout à ceux qui sortiront beaucoup des sentiers battus et iront explorer des réserves reculées aux chemins d’accès compliqués. Oui, les ornithologues amateurs se seront reconnus.

Au fait, quel que soit le modèle, si vous avez l’impression de ne pas avancer, c’est que les moteurs manquent d’oxygène – comme vous – pour aller plus vite. D’ailleurs, privilégiez plutôt le Super à l’Extra à la pompe pour de meilleures performances.

Petit conseil : Même si vous louez une voiture, essayez de voyager léger ! À 4 voyageurs dans un grand SUV (Kia Sportage, Grand Vitara SZ, S-Cross), vous n’aurez pas suffisamment de place pour 4 grosses valises et 4 petits sacs. De toute façon, vous n’avez pas besoin de toutes ces affaires…

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  • Quand réserver ma location de voiture ? À l’avance ou en dernière minute ?

L’idéal est de réserver votre SUV le plus tôt pour bénéficier des meilleures conditions. Sachant que les flottes des agences locales ne sont pas illimitées, notamment les premières catégories, il est préférable de s’y prendre au moins 3 mois à l’avance si vous pouvez. En général, les tarifs sont bien plus avantageux.

Si vous n’êtes pas aussi organisés, ce que je comprends comme je suis personnellement comme ça en voyage, il ne faut pas s’inquiéter non plus, vous trouverez presque toujours un véhicule en dernière minute. Oui, je dis bien presque car ça peut être compliqué pendant les mois de juillet et d’août et pendant les fêtes de fin d’année sachant que les Équatoriens voyagent aussi à cette période. Mais bon, je suis toujours là pour vous aider à trouver votre bonheur et profiter des trésors de l’Équateur.

Petite astuce : Pour réserver un Vitara 3 Portes, un petit 4×4 idéal pour voyager en couple (photo ci-dessous), demandez bien à l’avance ! Ils sont peu nombreux sur le marché et sont très demandés.

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  • Comment réserver ma location de voiture en Équateur ?

Il y a plein de sites web sur internet vous proposant de vous aider à réserver votre véhicule. Malheureusement, ils travaillent tous avec des agences internationales (Thrifthy, Avis, Hertz, Budget, Alamo, etc.) et leurs tarifs ne sont pas aussi économiques que ceux des agences locales.  C’est souvent jusqu’à 2 fois plus cher ! En plus, lisez bien les petits lignes, il n’est pas rare que des surprises se cachent : kilométrage limité, TVA, taxe d’aéroport ou assurance obligatoire non incluse, 2ème conducteur et GPS en supplément… Ca serait dommage de commencer votre voyage sur une mauvaise note.

La meilleure solution ? C’est bien sûr de faire confiance aux partenaires du Réseau Solidaire ! Pour cela, rien de plus simple, il suffit de faire une demande grâce formulaire en ligne. Je vous garantis les meilleurs prix et les meilleures conditions pour un minimum d’effort.

Si vous trouvez moins cher ailleurs pour une même catégorie, je vous invite au restaurant. Oui, je n’ai même pas peur ! En tout cas, si vous pensez avoir trouvé mieux, n’hésitez pas à m’envoyer le devis par email pour que je vous aide à chercher l’éventuelle petite bête. Je commence à avoir l’habitude des devis malhonnêtes. S’il n’y en a pas, vous aurez gagné un déjeuner à Quito. Plutôt honnête comme proposition, non ?

Sachez en tout cas que j’ai négocié de nombreux avantages pour les voyageurs de Tout Équateur qui font aussi toute la différence :

1. Services indispensables toujours prévus : kilométrage illimité, 2nd conducteur, nettoyage et assurance obligatoire. Pour le GPS, ça dépend du partenaire. Personnellement, je préfère utiliser l’application Maps.Me ou Google Maps pour voyager en Équateur.

2. Réservation à la confiance : aucun acompte et aucune coordonnée bancaire nécessaires.

3. Devis en TOUT INCLUS avec  paiement par carte bancaire ou en espèces selon vos envies  pour une réservation 100% garantie sans mauvaise surprise (une empreinte sera toujours nécessaire pour la caution).

4. Livraison et retour de votre véhicule où et quand vous voulez partout en Équateur !

5. Assistance francophone 24h/24 et 7j/7 avec l’équipe depuis la réservation jusqu’au retour du véhicule et même après si nécessaire.

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, j’attends votre demande de devis en ligne pour vous envoyer les meilleures propositions de mes partenaires pour vous montrer qu’elles sont bien plus intéressantes. Vous ferez aussi une bonne action en soutenant des prestataires locaux.

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  • Quelles assurances choisir ? Est-ce que ça vaut la peine de prendre une assurance « tous risques » ?

Aïe aïe aïe voici la question compliquée ! J’imagine que vous êtes perdus entre tous les termes (LDW, CDW, TPL, CDW, TPL, TPI, etc.) ? C’est normal, je vais vous aider à y voir plus clair pour vous éviter des dépenses inutiles. D’ailleurs, pensez aussi vérifier les conditions des éventuelles assurances liées à votre carte bancaire, c’est toujours utile avant de prendre sa décision.

Voici en tout cas un petit rappel des assurances :

- La CDW pour Collision Damage Waiver ou LDW pour Loss Damage Waiver :

Cette assurance vous couvre en cas de collisions et de dommages. Comme pour votre véhicule personnel, c’est une assurance avec franchise dont le montant dépend de la catégorie de véhicule. Vous pouvez parfois diminuer le montant de la franchise en payant un supplément. En cas de perte ou de vol du véhicule (ce dont je n’ai encore jamais entendu parler !), ce sera la caution qui est en général de 2000 $US.

Elle ne couvre pas le bris de glace, le vandalisme sur votre véhicule, les pneus ou encore les personnes.

Cette assurance est obligatoire et doit toujours être incluse dans les devis. Même si vous êtes déjà couverts par votre assurance personnelle, vous ne pouvez pas l’enlever en Équateur, la loi équatorienne ne le permet pas.

- La TPL pour Third Party Liability (aussi appelée TPL, TPI, SLI ou encore MLI) :

Cette assurance est la responsabilité vis-à-vis de tiers. Elle couvre les dommages occasionnés par votre véhicule à autrui et aux biens d’autrui. Il y a aussi des franchises selon le type d’accident. Elle ne vous protège pas ni votre véhicule.

Attention, en cas d’accident corporel, c’est généralement de l’ordre du pénal, ce qui n’entre plus dans le champs d’application de l’assurance. Par ailleurs, au vue des frais locaux d’hospitalisation, les montants couverts peuvent être faibles par rapport aux coûts. Il existe des options comme  Bon, je vous rassure tout de suite, aucun voyageur n’a encore blessé quelqu’un. Comme vous êtes prudents sur la route, tout se passe bien !

Cette assurance est facultative. Elle est encore très rare en Équateur. D’ailleurs, seuls les loueurs internationaux l’offrent.

- La Full Cover (ou Zero Liability) : 

En général, elle comprend les 2 assurances précédemment citées avec des petits avantages supplémentaires. En général, elle inclue par exemple le rachat des franchises. Elle peut aussi vous protéger contre le vol, vous assurer pour les pneus et les vitres ou vous offrir une assistance.

Attention, il y a des restrictions ! Le bas de caisse est presque toujours exclu comme un dommage peut être très coûteux. Vérifiez bien les conditions générales de location si vous optez pour cette assurance. Encore une fois, elle n’est offerte que par les agences internationales.

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Dans 99% des locations, la CDW – obligatoire en Équateur – est suffisante. Si vous comptez conduire tranquillement pour profiter des paysages équatoriens, vous n’avez pas besoin d’assurance optionnelle.  Si vous préférez vous protéger, je vous conseille directement la Full Cover pour une protection optimale. Comme mentionné, pensez quand même à vérifier toutes les petites lignes !

D’ailleurs, pour la caution et les franchises, le loueur prendra une empreinte de votre carte bancaire qu’il détruit en général 3 semaines après la fin de la location, le temps de s’assurer que le véhicule n’était pas endommagé et que vous n’avez pas commis d’infraction. Le montant de la caution, autour de 2000 $US, est bloqué et non débité.

  • Comment sont les procédures pour récupérer le véhicule ? Et le rendre ?

Vous avez choisi votre SUV ? Il est réservé ? Parfait ! Il ne reste plus qu’à faire les bagages et vous envoler pour l’Équateur.

Afin de retirer le véhicule en toute tranquillité, pensez bien à emporter votre permis de conduire national et à prévenir votre banque de votre voyage. Et oui, pour le paiement et la caution, avec votre carte bancaire (VISA, Mastercard, American Express), ça peut éviter des petits problèmes sur place pour les autorisations bancaires. En général, l’agence de location prendra une empreinte pour le paiement (sauf si vous payez en espèces) et une empreinte pour la caution et les franchises. Le paiement est débité tandis que la caution est seulement bloquée.

Si vous avez un permis de conduire international, vous pouvez bien sûr le prendre mais sachez qu’il n’est valable que s’il est accompagné de votre permis national. Oui, en fait, c’est juste une traduction sans valeur légal.  Votre passeport pourra aussi être nécessaire au moment de la rédaction du contrat de location.

Au moment de récupérer votre véhicule, pensez à en faire le tour et à tout bien vérifier : les rayures, l’état des pneus, la présence de l’antenne radio et des enjoliveurs, la roue de secours et le kit de secours (incluant en Équateur un extincteur), le niveau d’essence et les papiers du véhicule. Vous pouvez prendre des photos et vidéos à la prise comme au retour du véhicule si le véhicule est propre, ça vous permettra d’avoir des preuves supplémentaires en cas de litige pour un dommage éventuel.

Une fois que tous les documents sont signés, vous pouvez y aller !

Petite astuce : Avec ce type de transport particulièrement pratique dans les Andes, je vous laisse voir directement avec le propriétaire. Attention, certains sont durs en négociation !

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Généralement, c’est très rapide de rendre son véhicule en Équateur comme ailleurs. Vous faîtes le tour du véhicule (avec éventuellement quelques photos), signez la feuille de retour et c’est tout bon !

  • Quelles routes et chemins emprunter en Équateur ?

Dès que vous le pouvez, sortez des sentiers battus ! Chaque région regorge de routes et chemins pittoresques magnifiques qui vous permettront de découvrir des paysages tout aussi magiques. Pour sortir de la Panaméricaine, mon Top 5 d’adresses préférées est :

- Quito à Mindo via Nono : C’est l’Ecoruta del Quinde, un beau chemin au cœur d’une végétation verdoyante où vous pourrez déjà commencer à découvrir l’incroyable diversité et richesse d’oiseaux. Elle est aussi très sympa à VTT.

- Mindo à Otavalo via la vallée d’Intag : Cette région est célèbre pour son agriculture et notamment sa production de café. Très authentique et très charmant !

- Quito au Cotopaxi le long du Rio Pita : Pour arriver au superbe volcan Cotopaxi, quoi de mieux qu’un petit chemin de terre entre les volcans Pasochoa et Sincholagua ? En plus, vous avez les cascades du Rio Pita pour faire des petites pauses.

- Latacunga ou Baños au Chimborazo via la vieille route Ambato – Guaranda : Faire le tour (presque) complet du Chimborazo, c’est un vrai plaisir ! Cette petite route, encore en très bon état, longe une rivière et passe à l’intérieur d’un canyon. Magique !

- Macas à Riobamba via le parc Sangay : Passer de l’Amazonie aux Andes (et vice-versa), c’est toujours une expérience unique. En plus, les lagunes du parc Sangay sont très belles. Petit conseil, faîtes une pause pour déguster une truite.

Bon, comme j’ai dit un Top 5, je ne parle pas de la boucle de Quilotoa en voiture, la descente depuis Santo Domingo, Mindo ou Zumbahua vers la côte Pacifique ou encore des Portes de l’Amazonie entre Baeza et Macas. Personnellement, j’en suis amoureux aussi tellement c’est exceptionnel de changer d’environnements si différents et si charmants dans une même journée. Autour d’une carte lors du briefing Chez Léon, l’équipe vous partagera tous nos adresses.

Si vous avez d’autres coups de cœur, partagez-les nous !

  • Qu’en est-il de la sécurité routière ? Et de la corruption de la Police ? Quid du pico y placa à Quito ?

Le code de la route est globalement similaire en Équateur et aux pays occidentaux. La conduite est à droite, les vitesses sont limitées (30 ou 50 km/h en ville, 60 à 90 km/h sur les routes secondaires et 100 km/h sur la Panaméricaine), les feux de signalisation (parfois de l’autre côté du carrefour), les lignes au sol et les panneaux de circulation vous indiquent quand vous pouvez passer, vous arrêter ou encore doubler.

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Les radars

Voici quelques petits conseils au volant :

- Gardez un œil attentif sur la route plutôt que sur le GPS ! Oui, ça arrive que ce dernier se trompe, ne connaissant par tous les derniers sens interdits. Il est fréquent aussi que des policiers remplacent les feux tricolores pour fluidifier le trafic.

- Oubliez les klaxons ! En Équateur comme dans toute l’Amérique Latine, les locaux aiment klaxonner pour n’importe quel prétexte.

- Soyez prudents ! Même si vous êtes sur une belle route, il n’est pas rare de régulièrement trouver un nid de poule ou un dos d’âne. En roulant doucement, vous profitez tranquillement et pleinement de votre road-trip.

- Pensez au frein moteur ! Que vous conduisiez un véhicule manuel ou automatique, il faut bien penser à  utiliser le frein moteur en descente en altitude. Ca vous permettra d’économiser vos freins et donc de voyager en toute sécurité.

- Pensez aux rétroviseurs des deux côtés. Les dépassement par la droite ne sont pas vraiment autorisés mais largement pratiqués, alors pensez bien à regarder aussi à droite avant de vous rabattre.

- Les voitures se ferment automatiquement en Equateur même si les clés sont encore à l’intérieur. Même si la voiture peut parfois être débloquée à distance, c’est mieux de toujours garder les clés avec vous et de laisser une fenêtre ouverte au cas où.

Conduisez de jour plutôt que de nuit ! C’est beaucoup mieux pour profiter des paysages. Après, si vous devez conduire de nuit pendant quelques minutes, redoublez de vigilance, les piétons et vélos ne sont pas toujours très visibles (les dos d’âne et nids de poule non plus).

Je vous fais confiance, tout se passera bien ! Au cas où, notez bien le numéro d’urgence du loueur pour l’appeler. Si vous avez loué un véhicule avec le Réseau Solidaire, vous avez l’assistance 24h/24 et 7j/7, c’est pratique. Et oui, nous vous aidons à trouver une solution avec le partenaire dans les meilleurs délais pour vous permettre de profiter uniquement des trésors de l’Équateur.

Petite remarque : Les locaux ne respectent pas les feux de signalisation de nuit. C’est encre toléré par la Police (moins par les feux avec caméra intégrée). Cependant, en tant qu’étranger, évitez de les imiter !

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Avant de prendre la route, il reste quelques particularités à connaître sur la conduite en Équateur :

- Il n’existe pas de constat à l’amiable. En cas d’accident (ce qui ne vous arrivera pas), il ne faut pas bouger la voiture d’un millimètre et attendre la policia de transito.  C’est elle qui se charge de le rédiger. Ne vous inquiétez, la Police n’est pas corrompue en Équateur et les forces de l’ordre protègent aussi bien les voyageurs que les locaux.

- Il y a régulièrement des contrôles sur la route. Il suffit de montrer vos papiers (passeport, permis de conduire et immatriculation) et tout se passera très bien.

- Si la police vous arrête dans d’autres conditions, c’est que vous avez commis une infraction. Le mieux est toujours de faire profil bas. Généralement, les policiers sont indulgents avec les voyageurs étrangers et vous laisseront repartir après un petit sermon. Et en cas de problème de communication, vous pourrez toujours compter sur l’assistance francophone 24h/7j. Un interprète, ça peut parfois aider.

- En cas de vrai problème, la Police vous amène à la fourrière en attendant le paiement de l’amende. Oui, c’est plutôt embêtant, respectez bien le code de la route !

- Les amendes sont salées en Équateur. Comptez au minimum 120 $US pour un excès de vitesse !

- Pour l’alcool au volant c’est Tolérance zéro : Boire ou conduire, il faudra choisir si vous ne voulez pas tester les cellules équatorienne, c’est cher et pas vraiment le meilleur rapport qualité/prix des hébergements …

Tant que j’y pense, si vous comptez passer à Quito, sachez qu’il existe le pico y placa pour réguler la circulation aux heures de pointe. Selon le jour de la semaine, certains véhicules ne sont pas autorisés à circuler dans le centre-ville de 7h00 à 9h30 et de 16h00 à 19h30. Cela concerne les véhicules avec une plaque d’immatriculation se terminant par 1 et 2 (lundi), 3 et 4 (mardi), 5 et 6 (mercredi), 7 et 8 (jeudi) et 9 et 0 (vendredi). Si vous enfreignez la règle et que vous vous faîtes prendre par la Policia de Transito, l’amende est d’au moins 60 $US.

 

  • Où garer mon véhicule ? En ville et à la campagne ? En journée et la nuit ?

L’Équateur est un pays tranquille et les vols sont rares ici. Pour retrouver votre véhicule en bon état, suivez les précautions d’usage. Bien sûr, où que vous vous gariez, quelle que soit l’heure, ne laissez jamais aucun objet de valeur (GPS, téléphone, portefeuille, etc.) en évidence ! Si seuls vos bagages sont fermés et visibles dans le coffre, tout devrait bien aller.

Ensuite, en ville, notamment à Quito, Cuenca, Riobamba et Guayaquil, vous devez privilégier les parkings protégés de jour comme de nuit. Vous en trouverez dans les hôtels ou à proximité immédiate. Si vous la laissez toute la journée ou toute la nuit, pensez à demander le tarif spécifique ! Dans les petites rues, vous trouverez des employés municipaux qui vérifient les véhicules et facturent les heures de parking. C’est une option alternative pour une petite pause. Ca reste moins sûr qu’un parking surveillé.

En dehors des villes, c’est beaucoup plus aléatoire. Il faut souvent faire confiance à votre bon sens. Vous trouverez généralement dans tous les parcs et toutes les réserves des parkings. Même s’ils ne sont pas toujours protégés, ils sont sûrs. Si vous vous arrêtez au milieu de nul part, comme il n’y a sûrement personne à 20 kilomètres à la ronde (ou même plus), vous aurez très peu de risque de vous faire voler. Bien sûr, gardez toujours votre véhicule à l’œil quand même et essayez de le garer dans un endroit où il ne gênera personne ! La nuit, j’imagine que vous dormirez à l’hôtel, non ? Comme je vous le disais, tous ont un parking (même si ce n’est pas indiqué dans ma liste de partenaires) ou une solution proche.

  • Est-ce que vous avez besoin d’un GPS ? Si oui, lequel ?

Oui, c’est mieux. Pour vous déplacer, je vous conseille de télécharger l’application GPS gratuite MAPS.ME ou équivalent sur votre smartphone. C’est une vraie petite merveille qui fonctionne sans internet et connaît beaucoup de centres d’intérêt. En résumé, le compagnon idéal !

Si vous en avez un avec votre location de voiture, inclus ou en option (environ 10 $US/jour chez un loueur international), sachez qu’il risque de ne pas connaître autant de routes et de chemins que ces applications et n’offrira pas les mêmes avantages. Personnellement, j’ai même envie de le jeter au bout du 2ème jour. Après, si ça vous rassure, sachez que c’est généralement gratuit avec mes partenaires. Vous pourrez donc tester par vous-mêmes.

Pour vous aider, l’équipe peut vous vendre une carte routière en briefing (5 $US). Si vous voulez visualiser vos trajets ou gardez un souvenir de votre road-trip, demandez-nous !

Petite astuce : Pour les voyages en camping-car, je vous conseille l’application iOverlander.

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Si vous avez encore des questions sur la location de voiture en Équateur, vous pouvez me les poser en commentaires de article ou commencer une nouvelle discussion sur le Forum.  Je vous réponds avec plaisir pour vous aider à organiser votre road-trip et profiter des trésors de chaque région de mon pays d’adoption.

Amis voyageurs, je vous attends !

À très bientôt,

Léon de Quito

Un road-trip dans les Andes ? Un séjour en Amazonie ? Une croisière aux Galapagos ? Je vous aide avec plaisir à profiter des trésors de l’Équateur aux meilleures conditions grâce aux partenaires du Réseau Solidaire ! Dès maintenant, vous pouvez aussi me poser toutes vos questions sur le Forum en commençant une nouvelle discussion. Allez, je vous attends !!!