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Monthly Archives: octobre 2016

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L’Equateur en couple: Quatrième Partie

INGAPIRCA

Forcement qu’avec la fatigue de la sortie VTT de la journée, l’altitude et maintenant le brouillard, nous sommes arrivés exténués à notre Posada à 20h30 passées. Ingapirca n’est pas très grande et la plupart des restaurants sont déjà fermés.

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Heureusement à notre arrivée cela semble aller mieux. On nous prend en charge rapidement, nous porte nos bagages jusqu’à notre chambre et nous propose de nous servir à diner. Cool. La chambre est somptueuse et immense avec deux grands lits une cheminée, un coin salon, tant et si bien qu’avec Valérie nous nous demandons si nous ne nous sommes pas trompés d’endroit. Après vérification c’est bien ça. Vraiment cool. Nous dinons une soupe de Quinoa ainsi que du poulet grillé avec du riz. Cela nous retape bien.

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Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous partons à la visite du site archéologique d’Ingapirca avec ses ruines incas. Nous prenons un guide afin d’avoir toutes les explications. La visite dure 45 minutes très intéressantes sur la culture inca et aussi sur la culture cañari qui lui a précédé. Un bon moment. Une seconde partie de visite consiste en une randonnée d’environ 40 minutes juste à côté.ingapirca-ruines-ingapircaingapirca-paysage Nous reprennons la voiture en direction de notre prochaine destination : la visite de 2 villages proches de la ville de Cuenca. Malheureusement après environ une demi-heure de route, je ne me sens vraiment pas bien et nous décidons donc à nouveau de trancher dans les activités prévues et partons directement à Cuenca. A peine garés et à peine les bagages déposés dans notre chambre, je m’effondre sur le lit.

CUENCA

Un peu retapé, nous partons visiter Cuenca.

Il s’agit d’une ville très agréable où l’architecture semi moderne se mêle à l’architecture coloniale de l’époque. Il y a des tas de boutiques. Les rues sont animées et on ressent moins qu’ailleurs la pauvreté. Nous flânons ainsi dans Cuenca pendant plus d’une heure et demie. Petit à petit, le mal au ventre s’estompe et je récupère des forces. Nous décidons de pousser la porte d’un petit restaurant : « La Viña » où y a ce soir un groupe de Jazz qui s’y produit. Cool ! Nous passons ainsi une très agréable soirée, tout d’abord avec le groupe de jazz, mais surtout avec le serveur qui lors de l’entracte a pris sa guitare et nous a chanté des chansons cubaines, chiliennes et argentines. Il avait une voix à la fois chaude et douce et c’était vraiment super agréable. Même meilleur que le groupe du jazz dont le pianiste se prenait pour une star. Bref c’est donc à la fin de l’entracte, au moment où les jazzmen revenaient que nous sommes partis. Une bien agréable soirée. Il est près de 22h et nous décidons donc de retourner à l’Hôtel nous coucher.

Nous nous levons à 6h30, presque étonnés d’avoir passé une si bonne nuit dans un lit de 130cm. Bref étant donné que nous n’avons pas eu un très bon accueil hier à l’hôtel, nous décidons d’aller prendre le petit déjeuner au centre-ville. Lors de nos balades d’hier soir nous avons repérés un ou deux petits cafés qui proposent des « desayunos ». Nous nous retrouvons au centre-ville et entrons dans le café juste à côté de l’immense cathédrale de Cuenca. Le programme de la journée prévoyant une randonnée dans le parc « El Cajas », nous décidons de nous faire plaisir : croissants, brownies, expresso double et un pain avec des fruits. Le café est excellent et le brownie (environ 8cm x 8cm x 4 en hauteur) est servi tiède… les croissants sont corrects comparés à ceux que j’aime en boulangerie mais carrément excellent par rapport à ce qu’on a coutume de trouver à l’étranger. Lorsque la note arrive nous sommes toujours un peu surpris : Nous avons déjeuné pour 5 $. Le croissant coute 20 centimes !!! Encore un de ces bons moments que nous ne regretterons pas.

Nous regagnons la chambre, descendons les bagages et partons en direction du parc el Cajas.

PARQUE EL CAJASel-cajas-2

Bien que Cuenca soit déjà à 2500 m, le refuge du parc « el cajas », départ de notre randonnées, est a 3814m et le temps n’est plus du tout le même ! A Cuenca, même à 7h du matin il devait faire une bonne vingtaine de degrés bien agréables, ici il en fait 7 ! Et avec un de ces vents ! Glacial ! Le temps est très couvert avec de gros nuages si bien qu’on ne voit pas les sommets. Nous hésitons un peu et puis finissons par prendre notre courage à deux mains. Nous enfilons nos vestes chaudes, nos gants et partons pour une randonnée de 4 à 5 heures selon les indications qui nous sont données au bureau d’enregistrement.el-cajas-3

En fait ce n’est pas parce que nous n’avons pas de chance aujourd’hui que le temps est mauvais, nous apprenons qu’ici le temps est quasiment tout le temps couvert et que la température est toujours aux alentours des 7 degrés. Nous sommes donc dans la moyenne. Bien que la luminosité ne soit pas excellente à cause des gros nuages et que le plafond soit relativement bas, nous découvrons des paysages plutôt sympas. Dans le parc il y a de nombreux lacs et nous passons de l’un à l’autre par un petit sentier très boueux et glissant. Nous sommes tous les deux équipés de nos bâtons de randonnée et ils sont fort utile, non seulement pour nous aider à avancer ou amortir nos descentes, mais aussi et surtout pour nous permettre de garder l’équilibre et ne pas tomber lorsqu’un de nos pied glisse dans la boue.el-cajas-4

Valérie est enchantée et prend des tas de photos. En ce qui me concerne je reconnais être un peu moins enthousiaste. Le vent est vraiment cinglant, je ne peux pas dire que j’ai froid car nous sommes vraiment bien équipés mais cela nous oblige à garder en permanence une double capuche et l’écharpe, le terrain est vraiment glissant, nous devons progresser sur ces flancs de volcan très prudemment et assurer chaque pas pour ne pas finir sur les fesses et enfin le mauvais temps (nuages très bas) ne me motive guerre.el-cajas Pourtant tout autour les paysages sont très sympa et Valérie à une joie communicative. Nous traversons le « Bosque de San Luis » une petite forêt primaire avec de vieux arbres dont les troncs sont presque dépourvus d’écorces mais dont les branchages sont couverts de lichens et autres mousses pendants somme des toiles d’araignées géantes. C’est dans ce bois à la progression rendue encore plus difficile par un sol recouvert de racines humides et de boue donc super glissant que Valérie a décidé de faire la cascade du jour. Nous continuons notre randonnée. Une pause pique-nique au bord d’un lac nous retape un peu et nous rejoignons le parking quelques glissades plus tard. Nous sommes contents malgré toutes ces péripéties d’avoir bouclé le tour en 3h30 ! Distance 6,3km, altitude max 3973, dénivelé positif 194m.

Nous nous refugions dans la voiture et partons en direction de Guayaquil, notre prochaine étape.

Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage ! CLIQUEZ ICI pour lire la troisième partie de leur récit

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L’Equateur en couple: Troisième Partie

BANOS

Le temps empire et il pleut. Lorsque nous arrivons enfin sur Baños en milieu de matinée (10h30 exactement), la pluie est intense et le plafond très bas. Nous qui étions partis tôt pour pouvoir faire des randonnées pour observer les volcans autour de Baños ! Hum, qu’à cela ne tienne nous décidons d’aller faire la route des cascades. Nous nous équipons de nos capes de pluies et nous voilà partis découvrir « el pallon del diablo ». Apres tout, au bord d’une cascade nous ne sommes pas moins mouillés qu’avec la pluie. Le site est très vertigineux et la cascade fort bruyante. Il faut marcher une petite demi-heure en descendant vers le point de vue. Il y a beaucoup de monde et il est difficile de pendre la photo de la cascade sans trop de monde. Beaucoup de touristes se faufilent dans un étroit boyau dans la roche qui permet de passer sous la cascade. Malheureusement avec nos sacs à dos et aussi parce que nous n’avons pas tout à fait le même gabarit (surtout moi), nous renonçons à ce passage. La remontée est un peu plus longue mais sans difficulté et nous regagnons rapidement la voiture.

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Nous enchainons ainsi plusieurs petites cascades mais le mauvais temps ne nous permet pas d’apprécier à sa juste valeur les lieux visités. Nous regagnons notre hôtel, y laissons nos affaires et partons à la recherche d’un endroit pour manger. Il est 14h30 et le maigre petit déjeuner pris sur la route semble bien loin. Nous poussons la porte d’un restaurant recommandé par le guide du routard à quelques rues de notre hôtel, dans le centre de Baños. Cependant que nous déjeunons, le temps semble se lever. Il y a quelques percées çà et là. Il n’en faut pas plus pour nous remotiver. Nous partons faire l’ascension du Mirador de la Virgen. Le temps de regagner l’hôtel pour prendre de quoi faire notre petite excursion et le temps s’est encore amélioré.  Nous attaquons la longue ascension vers le mirador. Nous comptons les marches. 702 marches une fois arrivé en haut ! Ouf c’est chaud d’autant qu’elles ne sont pas toutes de la même hauteur. En tout cas arrivé en haut ; Quelle vue ! Depuis le mirador nous surplombons toute la ville de Baños. C’est très joli et nous prenons donc quelques photos.

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Nous redescendons et choisissons de flâner un peu dans les rues de Baños. Le lieu est très touristique et il y a des tas de petites boutiques et aussi beaucoup de monde. N’oublions pas que nous sommes dimanche. Au final, nous avons beaucoup de chance car la réceptionniste de l’accueil nous indique que dans cette région  nous sommes en pleine saison des pluies et plus particulièrement, le mois d’Août ! Super ! Enfin bon en tout cas cela ne nous aura pas trop perturbés. L’ambiance est très bon-enfant certains magasins proposent des bonbons artisanaux qu’ils font eux même devant nous. Pour cela il faut enrouler un gros morceau d’une pâte autour d’un support murale puis la personne le tire, l’allonge et le jette violement sur le support, la pâte est ensuite tordue et à nouveau allongée, etc. l’artisan réitère l’opération plusieurs fois avant d’en couper des petits morceaux pour être vendus.

Un peu plus loin la spécialité est la canne à sucre et on trouve des tas de petits estancos ou on trouve du jus de canne, du sirop, des tronçons de canne brute, des bonbons de canne et des morceaux de cœur de canne. C’est amusant car il y a bien une vingtaine d’estancos qui proposent la même chose et ils sont tous les uns à côtés des autres.

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Enfin après une bonne douche, il est temps d’aller diner. Nous nous arrêtons finalement manger une Pizza. Sans être exceptionnelle, la pizza qui nous est servie est bonne et nous nous régalons. Le repas terminé nous flânons à nouveau dans le centre-ville de Baños. La population a un peu changé, mais l’ambiance est toujours agréable avec, notamment, des groupes de musiciens qui jouent çà et là. Le temps passe vite, nous rentrons nous coucher.

Les chambres de notre hotel « donde Ivan » ne sont pas pourvue de VMC et ils ont cru bon de mettre une grille au-dessus de la porte d’entrée. Du coup aucune isolation phonique avec l’extérieur. Dès que quelqu’un passe ou discute dans le patio on a l’impression qu’il marche et parle dans la chambre.

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Aujourd’hui nous avons prévu de faire du Rafting sur le Rio Pastaza et l’organisme par lequel nous passons vient nous chercher à l’hôtel à 9h. Cool. Nous prenons donc un bon petit déjeuner avec un jus frais de Babaco, des petits pains briochés et des œufs brouillés. En attendant le guide de raft, nous en profitons pour faire le check out. Le tarif demandé pour la chambre est juste le double de ce que nous avions réservé ! Nous ne lâchons pas l’affaire. Hors de question de payer le double du prix. Lorsque nous leur montrons, justificatifs à l’appui, le prix de la réservation, la dame nous répond que ça c’était il y a très longtemps et que depuis les tarifs ont changés. Effectivement la réservation a été faite en mars, mais tant pis, ils doivent nous facturer le prix au moment de notre réservation. La dame fait la tête, mais fini par nous facturer les prix normal (Elle se vengera en declarant à Booking que nous ne sommes pas venus et leur a reclamé le cout de la chambre ! C’est moche !). Bref, le Guide est arrivé et nous voilà partis récupérer les autres personnes qui vont partager notre embarcation. Une fois complet nous nous équipons de combinaisons néoprènes, de chaussures et de casques. Les rafts sont attachés sur la remorque et nous en avons pour une bonne heure de route avant d’arriver à l’endroit où nous allons nous mettre à l’eau. Nous nous changeons, y ajoutons des gilets de sauvetage et hop à l’eau. Immédiatement nous constatons qu’il ne s’agit pas de l’Ubaye. La rivière est 10 fois plus large et le débit d’eau impressionnant. Ça coule à une vitesse ! Le temps est maussade et il pleut même à plusieurs reprises, mais là encore ce n’est pas très grave car de toutes manières dès le premier rapide nous sommes tous mouillés. Notre guide est très sympa et fait tout pour que nous ayons un maximum de sensations. Les rapides sont très nombreux et l’ambiance sur le bateau est excellente. Nous sommes à peu près tous dans le même délire et nous nous amusons beaucoup. Le guide y est aussi pour beaucoup car il n’hésite pas à nous mettre dans les pires rouleaux plutôt que de les éviter. C’est vraiment très bien et nous sommes presque déçus lorsqu’une heure et demie plus tard nous apercevons l’embarcadère et que notre guide nous indique que c’est terminé. Waouh, vraiment un bon moment. Tout le monde s’est amusé. S’en suit un long retour jusqu’à Baños. L’heure de l’aller plus tout le trajet effectué en Raft à remonter, il y a bien 2h de route. Mais ce n’est pas fini. Pour le prix (25$ par pers), le repas est également compris. Nous sommes aussi surpris que ravis. Le raft ça creuse vraiment et puis nous avons tout de même lutté contre la pluie, le froid,… Le repas est simple mais nous retape bien. Nous avons droit à un morceau de poulet grillé (ou rôti) avec du riz et des lentilles. En guise d’apéro ou de soupe on nous sert un grand verre de « jugo de avena » (jus d’avoine). Bof ce n’est vraiment pas terrible, mais, une fois de plus, crevés et avec l’estomac dans les talons, le jus ne fait pas un pli.

Nous sommes de retour à l’hôtel à 14H45. L’équipe de raft nous dit alors qu’on va venir nous amener un CD avec les photos prises durant la descente. Nous sommes stupéfaits pour le prix payé les prestations sont réellement excellentes. Nous décidons donc de retourner flâner un peu en ville. Finalement et étant donné que nous avons tout de même encore énormément de choses à faire nous allons jusqu’à leur boutique leur mettre la pression afin de récupérer le CD et enchainer.

20 minutes plus tard nous sommes dans la voiture en direction de « la casa del arbol ». Tout le monde nous recommandait d’aller voir « la casa del arbol ». Tant et si bien que nous y sommes allés. Après une demie heure de route à escalader avec la voiture les pentes du volcan nous nous retrouvons dans un lieu privé (= droit d’entrée à payer) d’où l’on peut observer le volcan Tunguragua voisin. Malheureusement, contrairement à hier les nuages du matin ne se sont pas levés et depuis la « Casa del arbol » nous ne verrons rien de plus que déjà vu. Heureusement il y a pas mal de petites animations proposées sur place, et c’est ainsi que Valérie à fait de balançoire au-dessus du vide, chaque aller-retour étant ponctué de cris. Elle fera également une sorte de tyrolienne assise sur une centaine de mètres.

Il est temps de reprendre la route. Il y a entre 1h30 et 2h de route en direction de Riobamba où le responsable de l’activité VTT local nous attend pour un briefing. Le GPS nous fait passer par un endroit tout juste carrossable. A nouveau une piste sur plusieurs dizaines de kilomètres. Ça secoue pas mal mais nous avons droit à de supers paysages, et cela malgré un temps relativement couvert. Nous ne regrettons pas le trajet car en plus d’être folklorique, fun et agréable il s’avère plus court qu’annoncé. En une heure et 15 minutes nous sommes à Riobamba. Nous ne pourrons cependant  pas apprécier la ville car il commence à faire nuit et nous avons RDV avec le gars des VTT.

RIOBAMBA

Une fois sur place nous tombons sur un type adorable et passionné. Par contre un vrai moulin à parole. Nous sommes arrivés sur place à 18H30 et ne sommes ressortis de là qu’à 20H40 passées. Plus de 2 heures à nous expliquer ce que nous allons faire demain. Et en plus avec un débit de paroles impressionnant. Nous en avons plein la tête. Il nous a tout expliqué, caillou par caillou, par ou nous allons passer, ce que nous verrons (photos à l’appui), tant et si bien que s’il n’était pas si tard et que nous n’avions pas une dure journée qui nous attend demain, je pourrais sans doute déjà commencer à m’avancer sur le récit de la journée de demain.

Bref vu l’heure, la plupart des restos sont fermés et nous devrons nous contenter de grignoter à l’hôtel deux trois bricoles achetées à la hâte au sortir de notre entretient avec Monsieur VTT, dans le supermarché du coin qui annonçait déjà qu’il allait fermer les portes au moment où nous entrions.

Nous préparons nos affaires pour la sortie VTT de demain et nous mettons au lit. Il est quasiment minuit.

CHIMBORAZO

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A 7h45 « ProBici » l’organisation avec laquelle nous allons faire du VTT passe nous récupérer. La montée en voiture prend une bonne heure et demie. Le temps de nous enregistrer pour l’entrée du parc et de prendre des photos des vigognes sauvages dans le parc et aussi avouons-le des photos du Chimborazo (le plus haut volcan de l’équateur qui culmine à 6310m, nous arrivons au premier refuge il est déjà 9h45. Dans un premier temps et aussi pour nous acclimater à l’altitude nous avons une petite promenade à faire. Nous partons du premier refuge qui se trouve à 4900 m d’altitude pour une mini ascension jusqu’au second refuge à 5100m. Ça n’a pas l’air 200m de dénivelé, mais à ces altitudes on commence à bien le sentir. C’est encore l’occasion de multiples photos du Chimborazo. Il est très majestueux et lui aussi à son sommet recouvert de neige et de glaciers. Nous lui trouvons de multiples ressemblances avec le Cotopaxi, mais alors que le Cotopaxi a une forme un peu pyramidale avec un seul sommet, le Chimborazo a une forme un peu plus allongée et a plusieurs sommets, le principal étant à 6310m.

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Bref, de retour à la voiture, 1 heure plus tard, nous nous équipons de tout le nécessaire pour faire du VTT, y compris des protections pour les jambes et genoux ainsi que pour les bras et les coudes. Le guide nous rappelle les instructions de base et nous voilà partis à dévaler les flancs du Chimborazo sur nos VTT. Notre groupe est constitué de 5 touristes 1 hollandais d’une cinquantaine d’année, un couple d’australiens et nous. Dès le premier tronçon, qui est une piste de roche volcanique le hollandais chute lourdement et se brise la clavicule. Terminé pour lui, la voiture ballais le récupère et le ramène en ville où il va subir des radios et examens.

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Nous sommes tous un peu choqués, mais bon ça fait parti des risques du métier. Nous sommes à peine à 8 km de notre point de départ et il nous en reste encore une trentaine à parcourir.

Le second tronçon est un single plutôt technique avec un mélange de roche volcanique et d’humus. Nous évoluons sur de larges pistes assez accidentées tout de même avec de la tôle ondulée qui fait vibrer tout le vélo et nous par la même occasion. Nous avons aussi d’important passages sablonneux dans lequel le vélo s’enfonce et est très difficile à manœuvrer.  A chaque fois les paysages sont superbes et nous en prenons plein les yeux.  Peu à peu et à mesure que nous descendons, la température se fait plus clémente. Seul le vent continue de nous glacer.  La seule montée du jour dure 1 petit kilomètre et nous fait prendre entre 60 et 80 mètres. 6 à 8 % ça n’a l’air de rien mais à 4000 m d’altitude ça n’est plus tout à fait pareil. Le souffle est vite court et les jambes sont dures. Après l’effort le réconfort, la petite montée nous permet d’accéder à une nouvelle zone splendide. C’est d’ailleurs l’endroit où nous déjeunerons. Il s’agit d’un lieu historique où les incas avaient l’habitude de se reposer lorsqu’ils devaient transmettre en courant un message important d’une ville à une autre. Il reste d’ailleurs çà et là quelques vestiges / ruines qui ne méritent pas pour autant le détour. Bref nous rechargeons les batteries, et terminons l’après-midi par encore 2h 30 de descente jusqu’au village de San Juan au pied du volcan.

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C’est à la fois sportif, extrême, nature, reposant… un bon mélange de tous ces ingrédients qui sont en fait ceux qu’on aime.

Bref il est déjà 4 heures passées et il faut encore prendre la route en direction de Ingapirca. Nous démarrons à 16h45 et savons que nous en avons pour environ 3H30 à 4H de route avant d’arriver à destination. Un rapide calcul et nous comprenons que nous arriverons forcement de nuit puisque pour rappel ici la nuit tombe aux alentours de 18H30.  Moyen, surtout qu’il n’est pas recommandé de rouler de nuit à cause des Piétons qui marchent sur la chaussée, des animaux etc. mais comme faire autrement ? Ce à quoi nous n’avions pas pensé c’est que nous allions entrer dans une zone de brouillard important. Notre voiture n’a pas de feu antibrouillard et les phares sont pourris. Ils éclairent à 3 mètres devant la voiture. Hum…heureusement nous arrivons à nous glisser dans le sillage d’un poids lourds qui roule vraiment bien. Durant toute l’heure pendant laquelle nous étions plongés dans le brouillard, il nous a ouvert la route. Impressionnant. A un moment ou deux nous sommes fait distancés et avons tout de suite compris qu’il était capital que nous restions juste derrière lui.

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Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage ! CLIQUEZ ICI pour lire la deuxième partie de leur récit

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L’Equateur en couple: Deuxième Partie

COTOPAXI

Nous reprenons la route en direction du village de Machachi puis de l’hacienda « Los Mortinos » à quelques mètres seulement de l’entrée nord au parc National du Cotopaxi. Nous savons que nous en avons pour 4 ou 5 heures. Les routes sont correctes, et l’état a mis de gros moyens en œuvre pour restaurer le réseau routier. A certains endroits ce n’est pas encore complètement finalisé et ça devient vite une catastrophe. Partout ailleurs c’est très bien et notamment sur la « Panamericana » qui travers le pays du nord au sud. A l’approche de Quito cependant le trafic est plus chargé. Quito, la capitale est coincée entre deux barres montagneuses. Ainsi la ville ne peut se développer d’est en Ouest à cause des versants abrupts des montagnes, et se développe donc principalement du Nord au Sud. Les abords sont donc très montagneux et le circuit routier très sinueux. Nous restons stupéfaits avec Valérie. Quito s’étale sur plus de 30 km ! Oui, vous avez bien lu : 30 km ! C’est impressionnant on a l’impression de ne jamais en sortir.

Bref, finalement après quelques ralentissements dus à des accidents sur la route, nous parvenons à Machachi. Nous sommes contents car il ne reste qu’une vingtaine de kilomètres et nous sommes très en avance sur l’horaire prévu… en fait non ! La route pour regagner l’hacienda « los mortinos » où nous avons réservé est empierrée tout au plus. Il y a d’énormes trous partout ce qui fait qu’il est difficile de faire plus de 20 km/h de moyenne. Par contre à notre arrivée nous ne regrettons pas d’avoir été secoué dans la voiture pendant plus d’une heure tant le site est Merveilleux.

A notre arrivée nous découvrons le Cotopaxi, volcan qui culmine à 5897 m et dont le sommet est habillé d’un épais manteau neigeux. Il fait encore bien jour, mais le soleil n’est plus très haut et les rayons rasants donnent des couleurs et des contrastes saisissants. C’est vraiment magnifique. De l’autre côté, c’est tout aussi beau. L’hacienda aux murs blancs tuiles rouges se détache de la prairie verdoyante alentour et on distingue aussi d’autres volcans certes moins haut et moins majestueux que le Cotopaxi, mais franchement très beaux. Un paysage de cartes postales.cotopaxi

Nous planons sur un petit nuage lorsqu’on nous présente notre chambre. Valérie avait réservé une chambre en particulier, recommandée sur les forums internet et également sur le guide du routard… et bien force est de constater que ni les uns ni les autres ne se sont trompés. La chambre est spacieuse, propre, des matériaux de qualité avec notamment sa lourde porte en bois massif, sa salle de bain très joliment agencée et habillée de faïence qui ressemblent à du marbre et surtout, surtout : une fenêtre immense de 4 mètres de long par 1,6m de haut, devant le lit et donnant en plein sur la vallée et les volcans. Bien que très chargés avec nos bagages nous restons plantés là à contempler le paysage. Waouh. L’hacienda Los Mortinos est très haut de gamme. C’est le plus bel endroit que nous avons réservé. Valérie a eu un réel coup de foudre lorsqu’elle a découvert l’endroit lors de la préparation et elle ne s’est pas trompée. C’est TOP !

Nous prenons un thé d’accueil et d’acclimatation avec des fruits et des herbes locales et filons prendre une douche. L’eau est chaude, il y a de la pression, la salle de bain est propre, grande, agréable. Ah, ça fait le plus grand bien ! Si le paradis existe j’aimerai bien qu’il ressemble à çà !

Il fait déjà nuit et nous prenons un très agréable repas au restaurant de l’hacienda. Une bonne soupe pour nous réchauffer suivi de filets de poisson avec du riz et des haricots verts. Une infusion à la citronnelle parfait le tout. Nous sommes prêts à aller nous coucher. Cependant impossible de nous résoudre à fermer les rideaux. Nous nous endormons avec ce spectacle encore différent avec les lueurs de la nuit.

Les draps et la housse de lit sont en fine laine polaire. Trop bien… et alors, en ouvrant les yeux le matin, on tombe immédiatement sur la montagne en face qui commence à s’éclairer des rayons du soleil naissants… dort on toujours ? Sommes-nous encore dans un rêve ? Oui bien sûr mais celui-ci est réel.

SAQUISILI

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Bref nous nous levons tôt car le programme est chargé. En effet aujourd’hui est le seul jour où nous pouvons nous rendre au Marché de Saquisili qui n’a lieu que les jeudis. Avant de remonter au plus vite pour partir faire une randonnée équestre dans le parc du Cotopaxi. Etant donné qu’il y a 1h45 de route pour se rendre à Saquisili et que notre guide est réservé pour 13h, le timing est serré et il faut partir au plus tôt.

La cuisine n’ouvre pas avant 6h30, nous réservons donc notre petit déjeuner pour la première heure. Une copieuse salade de fruits à base de bananes, papaye et pomme nous est servie. Nous la recouvrons de céréales croustillantes et Yaourt et de Panella et nous nous régalons. Suivent des œufs brouillés excellents avec des toasts de pain complet légèrement beurrés, un jus d’ananas frais et quelques toasts beurre et confiture. Excellent. Repus, nous prenons la voiture et retournons affronter les pavés vers Machachi. Il fait bien froid sans doute moins de 10°. Je dirais 7 ou 8. Bref ça pique un peu. Nous arrivons à Saquisili une heure et demie plus tard.

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Le marché de saquisili est en fait composé de 7 marchés différents chacun ayant un thème : ici marché aux fruits, ici viande et poisson, ici vêtement et artisanat, ou encore marché aux bestiaux. Cela ne ressemble absolument pas au marché l’Otavalo qui nous paraît désormais comme exclusivement touristique. Ici, ça pullule de locaux qui viennent faire leurs achats. Le premier marché est un marché alimentaire, des fruits principalement. Il y a beaucoup de monde mais l’ambiance est très sympa. Il est encore tôt et du coup il n’y a pas encore trop de monde. Nous passons d’un marché à l’autre ; senteurs, couleurs, produits tout change. Y compris l’ambiance.

Le second marché est un marché d’artisanat, principalement. Nous poursuivons et enchainons un troisième marché. Moins plaisant : Viande et poisson. Les odeurs sont un peu plus difficiles. Au fond des poulets des lapins, des cochons d’inde… l’odeur est vraiment forte, surtout au niveau des poulets. Les poulets sont majoritairement dans un très mauvais état et les gens n’ont aucune considération pour ces animaux. C’est de la marchandise qu’on jette à 6 ou 8 dans une cage de 30×40, qu’on transporte par une pâte, qui sont à moitié déplumé ou moitie mort d’étouffement ! Il est près de 10h et le soleil cogne désormais. Il fait chaud.

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Nous partons enfin à la recherche du marché aux bestiaux qui nous a été particulièrement recommandé. Il se trouve à l’extérieur de la ville et nous finissons par monter dans un pick up pour nous y amener. A l’arrière, comme nous des locaux s’y rendent. C’est amusant d’échanger en quelques instants avec une vieille dame d’un village voisin, une jeune fille… Arrivés sur place nous ne sommes franchement pas emballés. Des cochons des vaches, des moutons, des alpagas, des tas d’animaux sont ici proposés à la vente par leurs propriétaires. Les animaux attendent, plein cagnard. Puis l’heureux propriétaire le ramené jusqu’à sa camionnette. Tout est bon pour faire avancer l’animal : qui a coup de pied, qui en tirant une pate avec corde jusqu’à faire chuter l’animal qui crie lutte est effrayé. Nous sommes un peu dégoûtés et n’insistons pas trop. Retour dans nouveau pic up direction le centre-ville.

L’ambiance a changé, il est désormais bien plus tard, il fait bien plus chaud et c’est blindé de monde. Alors que nous trouvions agréable l’ambiance du matin, à présent nous ne nous sentons pas bien. Nous transperçons la foule et filons en direction de la voiture et reprenons la route en direction de l’hacienda pour la balade à cheval. Il est 10h30. Et le temps se couvre très rapidement. Tant et si bien que nous nous demandons s’il ne va pas pleuvoir et s’il nous allons pouvoir faire la balade à cheval.

COTOPAXI

Pour le retour nous choisissons de traverser le Parc du Cotopaxi par l’entrée sud. Nous n’avons pu l’emprunter à l’aller car il n’ouvre qu’à 9h30, mais pour le retour c’est ok. Nous gagnons ainsi près de 45 minutes et la route sans être exceptionnelle est en un peu meilleure que par Machachi.

Arrivés à l’hacienda, nous apercevons les chevaux qui sont déjà prêts. N’ayant pas encore mangé nous commandons 2 paniers repas et nous préparons. Le temps s’est un peu levé et il y a quelques rayons de soleils, mais surtout il y a beaucoup de vent. Un vent bien frais (il y a de la neige à quelques kilomètres seulement). Et puis nous voilà en selle. Nous pénétrons rapidement dans le parc national du Cotopaxi et avançons tranquillement au milieu de ce paysage magnifique. Partout où notre regard se pose nous découvrons des paysages superbes. Il n’y a quasiment aucun arbre à perte de vue. Les herbes hautes a moitié séchées par le soleil et à moitié brulées par le froid et le gel, ondulent avec le vent. C’est très joli. Après une heure de randonnée, nous demandons au guide de nous arrêter dans un endroit à l’abri du vent pour déjeuner. Quelques instants plus tard nous voilà bien installés dans l’herbe sur le flanc d’une petite colline face au soleil. Hum que c’est agréable. Nous en profitons pour nous couvrir un peu mieux (notamment les oreilles et le cou) et nous revoilà repartis. Nous nous enfonçons hors des sentiers battus. Les paysages sont impressionnants et parfois un peu acrobatiques. Nous nous cramponnons bien à la selle et à la crinière du cheval et ça passe. Nous n’avons plus du tout froid. Que du bonheur. Par contre quand on n’a pas l’habitude de faire du cheval 3h, ça fait bien long et au niveau des genoux ça coince vraiment. Finalement je suis tout aussi content de la balade que d’arriver à l’hacienda et de descendre du canasson.??????????

Nous décidons alors d’aller marcher un peu autour de l’hacienda pour « nous remettre les genoux droits » (dixit Valérie). C’est à nouveau un agréable moment où nous approchons les chevaux ainsi que les alpagas de l’hacienda en liberté dans un champ voisin. Avec l’heure qui avance, le froid s’installe aussi. Nous nous ruons sous la douche. Cette fameuse douche bien chaude qui nous avait tellement fait de bien la veille.  Et bien sans surprise les effets sont tout aussi bénéfiques aujourd’hui. Accompagnée d’une infusion de citronnelle dans la grande salle de l’hacienda avec vue directe sur le Cotopaxi, nous sommes prêts pour la fin de journée.

Comme hier le repas est agrémenté d’une bonne soupe de légumes. Un plat de pop-corn nous est proposé avec la soupe et aussi surprenant que cela puisse paraitre ça lui va très bien. Suit un plat avec une tranche de poulet accompagné de très bonnes carottes et de riz. En dessert nous avons droit à une « Tomate de arbol » pochée et au jus.  Comme nous avons repris de la soupe et qu’en plus nous avons tout mangé, c’est le ventre bien plein que nous nous glissons dans nos draps de fine laine polaire.

Au risque de me répéter : mais qu’est ce qu’on dort bien ici !! Ce matin nous nous sommes réveillés vers 5h45 après une nuit bien calme et profonde. La cavalcade de la veille, l’air vivifiant de la montagne, le vent plutôt puissant et incessant, l’altitude, le bon repas du soir ajouté à une bonne literie et un cadre féérique ont contribué à ce que nous dormions d’un sommeil profond et réparateur. Prêts pour affronter une nouvelle journée.

Nous prenons notre petit déjeuner à 7h. Quasiment la même perfection que la veille : Salade de fruits pomme, banane, papaye avec du yaourt par-dessus, des céréales croustillantes, de la panella , suivi d’œufs brouillés, de toasts, d’un jus de mures fraiches et d’une infusion. Bref de quoi bien se caller l’estomac et partir affronter cette nouvelle journée.

Aujourd’hui direction Chugchilàn pour aller observer la lagune du Quilotoa. A priori 4 heures de route en passant par Machachi, sur les recommandations de Patricia (la propriétaire de los mortinos) nous tentons de voir si le parc est déjà ouvert afin de traverser par le parc et ainsi gagner 45 minutes. Le parc est ouvert et après les formalités d’enregistrement nous voilà à nouveau à l’intérieur du parc. Oui mais voilà ! Aujourd’hui il fait un temps magnifique. Le ciel est bien dégagé (grâce au vent) et il y a donc un franc soleil y compris sur le Cotopaxi. Il est splendide. Ce majestueux sommet enneigé avec les rayons du soleil en plein, c’est juste superbe. Nous nous arrêtons régulièrement pour le photographier, nous photographier avec lui, seul ou à deux, photographier des chevaux sauvages, les chevaux sauvages avec le Cotopaxi… bref nous n’avons pas envie de partir et prenons donc le temps de bien profiter de ce cadre somptueux. Nous décidons alors d’aller visiter une petite lagune qui se trouve à l’intérieur du parc du Cotopaxi et qui se situe quasiment sur notre route. Le site est tellement beau que nous décidons d’y rester et d’en faire partiellement le tour. Il est tout juste 8h30, le parc est vide, les animaux se réveillent, il fait beau. Le pied ! Nous passons près d’une heure à nous balader autour du lac. Nous y rencontrons des tas d’oiseaux différents, des canards, des lapins, un colibri… Vraiment pas envie de partir… il le faut pourtant il y a encore tant de choses à découvrir.

CHUGCHILLAN

Sur les conseils de Marco, nous passerons par Sigchos pour nous rendre à Chugchilàn. Il s’agit de la route du nord ce qui nous permettra pour repartir de prendre la route du sud. Quelques doutes sur l’état des routes mais on nous garantit que les routes qui mènent à Sigchos sont belles. C’est exact. Et non seulement les routes sont belles mais les paysages qu’elles dévoilent sont somptueux. Nous faisons des tas d’arrêts pour prendre des photos. Nous arrivons sans encombre à Sigchos, ravis de ce début de journée. Les choses se compliquent un peu. Les 22 kilomètres qui séparent Sigchos de Chugchilàn sont sur une piste défoncée et en travaux. Nous mettrons plus d’une heure pour faire les 22 kilomètres. Pas top mais bon, on est habitués maintenant.

Nous arrivons enfin à la hacienda « el vaquero » où nous avons prévu de passer une nuit. Nous prenons possession de notre chambre. Une grande pièce avec deux lits et une petite salle de bain. Il y a des chevaux en liberté devant les chambres ainsi que des poules. L’établissement est divisé en trois parties et nous sommes dans l’aile gauche. Un bâtiment qui vient d’être construit et qui est donc tout neuf. Honnêtement vraiment rien à redire. C’est propre, et ça a du charme.

LAGUNE DE QUILOTOA

quilotoa

Bref c’est l’occasion de laisser nos bagages et de nous restaurer avant de partir visiter la lagune de Quilotoa. A 30 minutes d’El Vaquero, le Quilotoa est un volcan dont le cratère s’est effondré sur lui-même. Le rebord du cratère est à 3920m d’altitude et la lagune se trouve 400m plus bas. Les rebords sont très abrupts. Nous arrivons en voiture sur les bords du cratère. Nous choisissons de faire une randonnée qui descend jusqu’au bord de l’eau. Les paysages sont splendides. L’eau du lac est verte, et tranche avec les parois rocheuses du cratère. Le sentier est large, mais la descente est raide. Le sentier est sablonneux et glisse beaucoup. Heureusement nous sommes équipés de nos bâtons et descendons en moins d’une demi-heure. La petite pause au bord du lac est fort sympathique. Il fait très chaud. Pour la remontée les panneaux indiquent 2h environ… sinon il y a aussi la possibilité de louer des mules. Nous montons à pied. C’est raid ! Il fait chaud, mais nous prenons un rythme régulier et sommes à nouveau en haut en à peine une Heure.

CHUGCHILLAN

De retour à l’hôtel, une bonne infusion et une bonne douche nous retapent. Il est temps d’aller Diner. Une soupe au quinoa et légumes nous réchauffe (la température a bien chuté et il fait frais). Le plat est composé d’une viande grillée avec de la purée et du riz. En dessert on nous sert du Babaco au sirop. Le babaco est un fruit allongé qui ressemble un peu à la papaye verte extérieurement mais qui est complètement différent à l’intérieur.  Pour donner un ordre d’idée, cela nous a fait penser au goût des fruits au sirop en boite. Sauf qu’ici aucun risque que ça soit une boite de conserve. Enfin nous terminons la soirée avec un type adorable. Sans doute le frère du propriétaire à qui nous avons simplement demandé par où nous devions passer demain pour nous rendre à Insilivi et qui partant de là ne nous a plus lâchés. Il nous a parlé pendant 30 minutes et ce même si nous ne demandions plus rien. Parfois même personne ne parlait pendant une dizaine de seconde, mais il restait là accoudé à une chaise proche de notre table et enchainait avec autre chose. Amusant et très gentil et serviable. Une de ces rencontres authentiques comme celles que nous sommes venus chercher ici.

Le cocktail altitude + Randonnée + soleil + vent + Bon repas + draps en laine polaire fonctionne toujours. Et oui il y avait aussi des draps en laine polaire dans ce petit hôtel qui décidément ne cesse de nous surprendre. Aucun bruit durant la nuit et du coup une bonne nuit réparatrice. le petit déjeuner est à 7h et semble avoir été copié sur celui des mortinos. Une super salade de fruits avec bananes, papaye, ananas, pomme et pastèque à laquelle bien sûr nous ajouterons du yaourt, des céréales et du sucre. C’est tellement bon et copieux qu’on pourrait en rester là, mais en fait non, suivent des œufs brouillés avec de petits oignons frais (genre cebette) et un gros pancake qui prend toute l’assiette et bien épais en plus. Pour le coup nous pouvons retourner affronter la piste et partir à l’ascension de volcans.

Nous sommes sur la route dès 8h, mais ne parvenons pas à trouver l’embranchement pour le chemin que nous a recommandé le type sympa d’hier. Tant pis nous reprenons la piste que nous connaissons désormais bien, direction Insilivi. Les paysages sont toujours aussi somptueux et nous réalisons de nombreux arrêts photos. La route est toujours en travaux et cela donne lieu à des situations un peu pittoresques : les énormes camions qui réalisent les travaux laissent des ornières dans lesquelles on pourrait facilement garer la voiture. Il faut donc naviguer pour se trouver une trajectoire à peu près carrossable. Ça secoue pas mal. Comme la veille nous prenons plusieurs personnes qui font de l’auto-stop. Malheureusement soit ils sont trop timides soit ils sont victimes de l’important taux d’analphabétisme de la région, et les échanges sont maigres. On ne gagne pas à tous les coups. La dernière grand-mère que nous avons ainsi véhiculée était fort gentille, très timide mais gentille. Lorsque nous l’avons laissée à sa destination elle a voulu sortir son petit porte-monnaie pour nous payer une participation pour le trajet. Nous avons évidemment refusé elle nous a alors lancé un gentil : «  Dios se lo pagaran » (dieux vous le paiera). Avec un grand sourire et en nous bénissant de la main. Unique.

ISINLIVI

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Nous arrivons enfin à destination après près de 2 heures de piste. Nous avons reservé au « llullu llama » qui était super bien coté. Nous prenons possession de notre chambre…. Heu plutôt placard. Il y a 30cm autour du lit tout au plus et la salle de bain est commune et se trouve sur le palier. Mouais… La fille de l’accueil est sympa et dynamique même s’il s’agit d’une canadienne qui parle principalement Anglais… par contre son acolyte est dans un tout autre registre. Le type est vautré sur le canapé, pieds nus dégeulasses, énormes dreadlocks jusqu’au milieu du dos, piercings et tatouages un peu partout et enfin une grosse barbe touffue et non entretenue. Bof bof. Valérie me confirme alors qu’il s’agit d’une auberge de jeunesse… ouais, bon, tant pis nous ne restons qu’une nuit. C’est dommage nous n’avons plus l’impression d’être en équateur et regrettons « El Vaquero ».

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Nous prenons des informations sur les balades à faire alentours commandons 2 sandwichs et nous voilà partis pour une randonnée de 4 heures vers Guantualo… ne cherchez pas, nous ne l’avons trouvé nulle part. Ni sur les GPS, ni sur les cartes de la région. Les instructions en poche nous commençons par descendre vers la rivière. L’hôtel (point de départ), se trouve à 2900 m d’altitude et la rivière à 2700m, c’est donc une belle descente au milieu de ces paysages toujours aussi enchanteurs. Puis nous entamons une longue ascension vers Guantualo à 3250m. L’ascension est dure, il fait très chaud, nous sommes en T-shirt mais il semblerait que le soleil transperce les vêtements pour venir nous bruler la peau.  Les instructions sont assez sommaires mais finalement et après avoir cru nous être égarés à plusieurs reprises, nous arrivons enfin au petit village en question presque comme prévu. En fait, de village il s’agit d’une vingtaine de maisons tout au plus regroupées autour de la place centrale du village qui fait office de place du marché, terrain de sport (basquet, handball…) recouvert d’un toi arrondi en tôle ondulée. Sur les 20 maisons, il y a au moins 5 ou 6 petites boutiques dont 2 qui affichent fièrement « internet ». Nous pénétrons dans une petite boutique d’alimentation afin d’acheter des bouteilles d’eau ; les 2 litres avec lesquels nous sommes partis sont insuffisants et sont déjà transpirés. Nous sommes bien contents de trouver ces petites boutiques. Nous sympathisons rapidement avec le propriétaire avec qui nous avons de bons échanges. Valérie est prudente, elle vérifie la date de consommation sur le bouchon des bouteilles. Bingo ! L’eau est périmée depuis mi-juin. Nous leur demandons donc de nous les changer ce qu’ils font en s’excusant. Nous ne saurons jamais s’ils ont essayé de la faire à 2 touristes ou s’il s’agit effectivement d’une inattention… Nous en profitons pour faire notre pause déjeuner puis repartons, sacs sur le dos, tout en nous demandant comment faisaient ces gens pour vivre. Durant les 45 minutes que nous sommes restés dans le village, personne n’est passé, personne n’est sorti. Chacun attendant dans sa petite boutique qu’un hypothétique client passe le pas de la porte. Hallucinant !

Il nous reste principalement de la descente et du coup nous cheminons bien plus rapidement. Du village les points de vue sont superbes et donnent l’occasion de nouvelles salves de photos.

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Les indications fournies par nos jambes confirment celles du GPS : 10.6km et 600m de dénivelé positif. Il est temps d’aller prendre une bonne douche. Nous profitons du temps restant avant le diner pour nous relaxer sur la terrasse ou le salon avec un jus de « Tomate de Arbole » malheureusement tellement amer et acide que nous ne pourrons le terminer.

Bref, on nous annonce un diner « tous ensemble » façon grande famille… Tout commence par une Soupe de lentilles bien chaude et qui nous a bien réchauffés car dès que le soleil s’est couché, la température a complètement chuté! En plat principal on nous sert des lasagnes végétariennes, avec des brocolis, des oignons, de la tomate, des poivrons et autres verdures. Pour terminer un gâteau au chocolat que personne n’a pu finir tant il était sec.

On s’en doutait un peu, mais évidemment les toilettes … sont des toilettes sèches. Par ailleurs nous constatons qu’il n’y a pas eu de cohue sur la douche. Une seule personne est venue se doucher de toute l’après-midi sur les 20 qui étaient à table avec nous. Mouais … « no comment »

Comme nous pouvions nous y attendre avec les toilettes juste à côté de notre chambre, la nuit fût plutôt hachée. A chaque fois que quelqu’un se rendait aux toilettes nous étions tout d’abord réveillés par la porte qu’ils claquaient puis une fois réveillés nous avions tous les détails de ce qui se passait de l’autre côté. Bref, nous sommes réveillés avant 6h et décidons de fuir ! Littéralement. Le petit déjeuner étant servi à 8h nous avions anticipé hier en faisant le check-out. Du coup, plus rien ne nous retient. Nous finalisons les bagages, les jetons dans le coffre de la voiture et partons. Tant pis pour le petit déjeuner. Hors de questions de perdre 2h de notre temps.

Nous prenons donc la route en direction de Baños. Il y en a pour 4 à 5 heures de route. C’est vraiment long ! Après une demi-heure de piste nous arrivons à Sigchos et avons encore une heure et demie de route juste pour rejoindre la panaméricana au niveau de Saquisili. Aujourd’hui, il ne fait clairement pas beau. Le temps est très couvert et le ciel est bas. Nous ne reconnaissons pas les paysages magnifiques que nous avions vus à l’aller (2 jours auparavant par beau temps). C’est impressionnant, le décor perd vraiment de sa splendeur et en devient presque quelconque. Nous sommes perplexes. Nous nous arrêtons sur la route pour prendre un petit déjeuner et poursuivons. La panamericana est belle et large mais se rétrécie au fur et à mesure.

Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage ! CLIQUEZ ICI pour lire la première partie de leur récit

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Bonjour à tous!

Voici nos petits récits de voyage par région de l’Équateur, en débutant par Banos et la lagune du Quilotoa. Après une arrivée plutôt tardive sur Quito et une bonne nuit de repos au Quito colonial, nous recevons le fameux briefing de l’équipe avec entre autre, un téléphone en cas de pépins (vachement bien d’avoir un contact sur place) et des cartes, ce qui s’avère être vraiment utile malgré l’achat d’un guide de voyage. Après le bon déjeuner et les précieux conseils, c’est un départ vers Banos. Afin de nous rendre au terminal pour prendre le bus, nous décidons donc de prendre l’autobus de ville. Il nous en coûte à peine 0.50$ et un bon 45 minutes de route bien collés, mais combien heureux! Ensuite, nous embarquons pour Banos. Le trajet prendra environ 4h, en partie à cause des arrêts fréquents à la sortie de Quito pour embarquer des passagers et des vendeurs de nourriture de toutes sortes. banosNous atteignons Banos en fin d’après-midi. Comme c’est une toute petite ville, nous partons à pieds à la recherche d’une auberge. Nous commençons par l’hostal D’Mathias qui nous avait été recommandé mais l’établissement s’avère être bondé. Qu’à cela ne tienne, nous repartons dans notre quête et tombons sur le Princessa Maria, sympathique auberge dotée d’un beau petit jardin d’où émanent de douces odeurs de fleurs. Une fois la chambre réglée, nous partons à l’aventure dans la petite ville et allons souper au Papardelle Italie que je vous recommande. Nous en profitons pour réserver deux vélos pour descendre la ruta de la cascades le lendemain.route-des-cascades-banos

À mon réveil, Philippe avait déjà eux le temps de parcourir 2 fois la ville à la recherche de son café matinal. Vous serez surpris de constater à quel point le simple café est rare en Équateur, du moins dans les petits coins que nous avons visités. Surtout qu’à Banos, tout le monde est bien relax et tranquille le matin, rien d’ouvert avant 8h. Après un petit déjeuner très économique au marché public, c’est un départ sur nos bécanes. La route se fait facilement car elle descend constamment. La vue à travers les montagnes est tout à fait sublime.pont-a-la-pailon-del-diablo-banos Nous arrêtons voir les différentes cascades dans l’idée de nous rendre à l’arrêt recommandé La pailon del diablo, où attendent habituellement les pick-ups pour nous ramener en ville. Mais dans notre enthousiasme débordant, nous passons évidemment tout droit pour nous retrouver plusieurs kilomètres trop loin, au milieu de nul part à San Francisco. Mais bon, tant qu’à y être, nous profitons de cet arrêt pour prendre une bière fraîche dans un minuscule restaurant sur le bord de la route, où une mère et son fils cuisinent du poulet frit qui semble le met le plus populaire de la région. Nous montons finalement à bord d’une camionnette dont le conducteur a gentiment accepté de nous prendre avec nos vélos pour nous ramener à Rio Verde. Nous parcourons quelques km à pieds dans la forêt pour arriver au départ du sentier officiel pour la chute. Nous en profitons pour admirer la vue sur la terrasse du petit bar. La chute quand à elle est tout à fait impressionnante. Veillez à peut-être ranger vos accessoires qui ne doivent pas être mouillés car il y a toute une bruine là haut.

On parcours même un petit passage à travers la paroi rocheuse pour monter plus haut. Nous avons adoré l’endroit, ça vaut le détour. De retour à nos vélos, nous nous trouvons des partenaires pour séparer la course de pick-up, car à plus de 6 personnes, le prix baisse du tiers. Une fois les vélos rendus, Philippe aimerait bien tenter ce qu’on croit être du bungee sur un pont, mais cela s’avère plutôt l’effet de pendule, alors nous laissons tomber et retournons au marché pour trouver de quoi préparer le souper et le déjeuner du lendemain. Nous y trouvons d’ailleurs un sac bien rempli de fruits et légumes pour moins de 2$!

Petite soirée tranquille à se promener dans la ville. C’est d’ailleurs ce que j’ai adoré de cette ville, pouvoir déambuler à travers les rues et juste relaxer.
Le lendemain, nous allons louer un petit « buggy » afin d’aller admirer la vue dans les montagnes. La route est splendide rien de moins. Pendant l’ascension vers les belvédères les plus en hauteur, nous tombons sur une balançoire dont nous avions entendu parler. Il s’agit d’une activité qui se trouve avant la fameuse Casa del Arbor.banos-vue-de-la-balancoire Alors qu’à cette dernière nous avons seulement l’impression de nous balancer dans le vide, « l’autre » nous surprend nettement plus en terme de sensation. Mon chum a bien aimé, étant adepte de sensations fortes. Par contre, moi j’ai plutôt détesté l’expérience en elle-même, n’étant pas à l’aise et ayant la nausée dans les balançoires en général (ça partait déjà mal haha). Mais pour ce qui est de la vue, c’est totalement magnifique. Ça vaut la peine de s’y rendre pour admirer les montagnes. Ensuite, direction la Casa del Arbor. Pour être honnête, une des plus belles vues que mes yeux ont rencontrée. Nous en avons le souffle coupé tellement c’est magnifique. Un incontournable. Comme le buggy commence à faire des siennes, nous allons le rendre et plaçons nos affaires en consigne à l’hôtel alors que nous allons faire du canyoning. Une belle activité pour terminer notre séjour à Banos en beauté.pailon-del-diablo-banos La petite balade debout à l’arrière du pick-up nous permet d’admirer la splendeur des montagnes une dernière fois avant notre prochaine destination, la lagune du Quilotoa.

Nous partons en fin de journée pour nous rendre à Latacunga, où nous passerons la nuit. Après 2 heures de bus, nous arrivons à destination et un taxi nous emmène à l’hôtel Tiana. Nous avons une grande chambre avec deux lits. Les gens y sont très gentils et nous sommes très bien renseignés à notre arrivée.

Après le petit déjeuner, comme nous sommes jeudi, nous décidons de profiter de l’occasion pour aller visiter le marché de Siquisili qui est à 30 minutes d’autobus.marche-saquisili Nous prenons quelques heures pour visiter les différents petits marchés. Ils sont répartis un peu partout, il vaut donc la peine de se promener dans la ville. Nous retournons ensuite à l’auberge pour nous faire à diner dans la salle commune et récupérer nos affaires pour prendre le bus en direction de Zumbahua. Philippe en a profité pour faire une sieste, mais sérieusement, il a manqué le plus beau parcours d’autobus qui soit! Je suis estomaquée par la beauté des paysages, c’est incroyable, mes yeux n’en reviennent toujours pas. Une fois à Zumbahua après 1h30 de route, c’est un pick-up qui nous conduit jusqu’au minuscule village de Quilotoa. Truc très important à connaître sur le Quilotoa, il y fait froid. Donc surtout si vous arrivez de la côte, ne restez pas surpris.

Le choix d’hôtel étant restreint (nous n’y sommes pas pour le confort, donc c’est selon nous peu important), nous suivons les recommandations du routard et prenons une chambre au Pachamama. Nous y sommes accueillis par une jeune femme avec le costume traditionnel, lequel semble plus porté dans cette région. Bon, nous avons définitivement une petite barrière de langue car nous parlons peu espagnol et elle, aucunement anglais. Mais nous réussissons tout de même à saisir que nous aurons le souper et le déjeuner et qu’il n’y aura finalement pas d’eau chaude dans la chambre….. finalement pas d’eau courante du tout….. finalement pas de bois non plus pour la nuit (je vous ai dit qu’il faisait froid?). Mais qu’à cela ne tienne, nous sommes là pour la vue.

Et parlant de vue, mon dieu, mais quelle vue!lagune-du-quilotoa Le cratère et son eau d’un bleu turquoise, à couper le souffle. Nous profitons de la fin de la soirée pour boire une petite bouteille de vin avec devant nous, un paysage des plus époustouflant. Nous nous préparons le soir même car nous voulons partir aux aurores pour faire le tour de la lagune, randonnée que l’on nous dit prendre entre 5h et 6h. La nuit n’est pas de tout repos car il fait froid et que l’altitude nous fait chercher notre air un peu. Au lever, pas question que nos hôtes nous fassent à déjeuner à 5h30, alors nous attrapons chacun 3 barres tendre et de l’eau et c’est parti.lagune-en-altitude Le lever du soleil sur la lagune est magnifique. Nous sommes tout de même plutôt en forme, mais je dois dire que l’altitude y paraît pour la respiration. Tout au long du parcours sur les crêtes se chevauchent les vues de l’eau turquoise de la lagune et celles des montagnes des alentours.tour-de-la-lagune Pendant 5h30, nous sommes constamment ébahis par la beauté des lieux. De loin mon endroit favori. Nous sommes seuls sur 80% du parcours, à l’exception de notre nouvel ami Chico le chien qui nous suit pendant l’entière randonnée. Définitivement, il est plus entrainé que nous à l’altitude! Nous avons la chance d’échanger avec d’autres randonneurs qui arrivent de Chugchilan vers la fin de la randonnée. Dès notre retour à l’hôtel, nous faisons nos sacs en vitesse pour attraper l’autobus qui nous ramènera directement à Latacunga.
Ma conclusion sur le Quilotoa est que c’est un endroit qui est définitivement incontournable selon moi. N’y cherchez pas le confort, mais plutôt une merveilleuse expérience pour vos yeux et des photos panoramiques époustouflantes à regarder tous les jours encore 6 mois plus tard ;) Au moment où nous avons planifié notre voyage, nous ne savions pas si la randonnée longue plairait à Philippe, mais maintenant, si nous devions le refaire, nous ferions un parcours plus long, en passant par Chugchilan probablement.

Je vous recommande vivement Banos et la région du Quilotoa pour les vues à couper le souffle. Pour la suite du voyage, il y aura un récit sur Puerto Lopez et Quito!

PS: Nous avons eu 12 jours complètement fous en Équateur. Merci à l’équipe de ToutEquateur pour leur support dans cette aventure. Sans eux, ce n’aurait pas été aussi génial ;)

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L’Equateur en couple: Première Partie

QUITO

Arrivés à Quitto la veille, nous prenons notre petit déjeuner à 7H et décidons de partir à la découverte de la vieille ville à pied en attendant l’heure de notre réunion avec les membres de l’association « tout Equateur » prévue à 8H30. Le petit déjeuner est sympa, sans plus. Nous hésitons un peu sur le jus d’ananas. Le serveur nous indique qu’il a été préparé avec de l’eau bouillie. Aller hop c’est bu.

La petite ballade du matin s’avère être un agréable moment dans des rues très typiques et colorées dans un style colonial indéniable. Nous sommes Dimanche matin, 8h et autant dire qu’avec l’animation nocturne de la veille, à cette heure-là, il n’y a pas grand monde dans les rues. Nous somme sur « la ronda ». Autrefois considérée comme un véritable coupe gorge, la rue a été entièrement remaniée, sécurisée et est essentiellement composée de petits restaurants, d’endroits sympas pour boire un verre et écouter de la musique mais il y a également des tas de petites boutiques d’artisanat local et d’art, malheureusement fermés au moment de notre passage.quito-2

Nous flânons un peu avant de retourner à l’hôtel pour notre RDV. En fait pour que vous compreniez bien, il me faut vous donner quelques explications. Lorsque nous avons décidé de visiter l’équateur nous avons longuement hésité entre passer par un tour opérateur ou le faire par nous-même. Au fil de nos recherches sur internet, Valérie est tombée sur une association francophone  « Tout Equateur », gérée par un Français amoureux de l’équateur et  qui propose donc aux français des aides, réductions et donne des tas de conseils. Valérie s’est entretenue avec eux a de très nombreuses reprises et c’est avec eux qu’elle a pu donner corps à notre projet et que nous nous sommes décidés à le faire « par nous-même ». C’est, entre autre, eux qui nous ont permis d’obtenir un véhicule de location adapté aux routes locales pour près de 800 dollars de moins que tout ce que nous avions trouvé auparavant  sur internet. Aujourd’hui plus que de nous permettre de nous rencontrer « en vrai », c’est aussi l’occasion d’avoir un dernier petit débrief afin de faire en sorte que nous ne passions pas à coté de choses indispensables et nous éviter des situations trop compliquées.

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Nous rencontrons donc Marco et Barbara. Avec Valérie nous n’en revenons toujours pas ! Quelle gentillesse. Quelle disponibilité ! Des explications simples, limpides. Du bon sens. Ils nous prêtent un téléphone avec près de 45 minutes de communications incluses pour nos appels locaux (réservations hôtels, …) et proposent une assistance francophone 24h/24 ! Incroyable ! D’autant plus incroyable que tout est gratuit ! Nous cherchons encore où se trouve le truc, mais pour le moment il ne semble pas y avoir de loup.

Une fois le briefing terminé, avec des astuces et petits trucs pleins la tête, nous partons visiter (à pied) le vieux Quito. Au programme plusieurs églises, basiliques et cathédrales. Malheureusement toutes ces visites seront relativement courtes car étant dimanches chaque site affiche en moyenne 3 messes dans la matinée, et elles sont toutes pleines à craquer à chaque fois. Vraisemblablement, les Equatoriens sont très pratiquants. Des catholiques qui pratiquent autant, ça nous change et ça fait bien plaisir. Bref nous nous contenterons d’une vue d’ensemble des églises sans pouvoir cependant prendre de photo afin de ne pas perturber les offices. Les intérieurs sont riches et très variés. Chacune a son style, son attrait. Il y a même la possibilité de monter dans les tours de la basilique. Valérie prend aussitôt un billet et la voilà partie à plus de 70 m de hauteur en train de canarder de photos la ville de Quito qui s’étale sous ses yeux du nord au sud.

Ici l’altitude est de 2800m et contrairement aux prévisions météorologiques qui prévoyaient un temps bouché, il fait beau ! La température est élevée, très élevée. Nous sommes en T-Shirt manches courtes et ne frissonnons qu’aux abords des endroits ombragés et ventés. Je ne peux dire quelle température il fait exactement, cependant j’ai l’impression qu’il ne doit pas faire loin des 30 degrés. C’est franchement agréable et nous sommes contraints de nous protéger du soleil avec casquette + lunettes de soleil.

Là encore la balade est très agréable, d’autant qu’une bonne partie du centre historique est fermé à la circulation. Les rues sont donc prises d’assaut par une foule de locaux mélangée de touristes qui se rendent à la messe, faire du shopping ou qui, comme nous se promènent et visitent. Çà et là de petits groupes de musiciens jouent des airs traditionnels conférant une atmosphère encore plus agréable à la balade. Nous sommes également frappés par le nombre de Vététistes. Il y a des vélos partout. Pas juste des promeneurs, des gens qui font du sport seuls ou en groupe. Nous croisons même de petits pelotons. C’est assez surprenant en ville. Mais il semblerait qu’il y ait un tracé qui traverse le centre historique, mais enfin bon, il y en a vraiment beaucoup. On a même l’impression qu’il s’agit d’une randonnée organisée. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous renseigner.

L’heure du repas approche et nous finissons par nous rendre dans une toute petite cantine qui nous avait été recommandée le matin même lors du débrief. Vraiment une bonne adresse. Nous n’aurions sans doute pas franchi la porte sans y avoir été incité mais ne regrettons pas. L’endroit ne paie pas de mine, une devanture plutôt austère et hormis une ardoise avec un menu et une plaque avec le nom du restaurant rien qui attire le regard. A l’intérieur la dame nous explique qu’elle n’a pas terminé de préparer le repas du midi et que nous devrons patienter un peu. Nous prenons évidement la formule du jour : soupe + poisson frit avec pommes de terre et riz et boisson comprise. Cette dernière fut la première à nous être servie : une citronnade maison. De vrais citrons pressés. Le gout est top et c’est très rafraichissant. Le doute nous envahi concernant l’origine de l’eau.

Le repas arrive. La soupe aux maïs et poulet est très bonne. Elle nous réhydrate bien. Vient ensuite un très bon poisson qui nous régale. A nouveau nous sommes prudents avec les petites tomates et oignons crus servis en accompagnement et préférons nous tourner vers le riz et les patates pour Valérie. Les bonnes surprises ne s’arrêtent pas là. Lors de l’addition 8 $ nous sont demandés ! Un billet de 10 fera l’affaire tant nous sommes ravis.

Il est temps de retourner à l’hôtel pour récupérer nos bagages et surtout notre véhicule.

Nous perdons beaucoup de temps pour remplir les papiers du véhicule et faire le tour du véhicule. En fait il manque le GPS qui nous avait été promis et Marco est parti en acheter un. Mais dimanche oblige c’est compliqué et nous devrons nous en passer jusqu’à demain. Ils nous proposent en effet de nous amener le GPS demain à OTAVALO où nous seront (1H45 de route tout de même !). Nous acceptons mais comme Quito est la capitale de l’Equateur, il s’agit d’une très grande ville et il est assez compliqué d’y circuler. Marco propose donc de nous accompagner jusqu’à la panamericana, une sorte d’autoroute qui traverse le pays du nord au Sud. Heureusement car pour sortir de la ville c’est un vrai labyrinthe ! Nous prenons la direction de Cayambe et Ibarra, au Nord de Quito. Il est 16H lorsque nous partons de Quito et nous avons déjà près de 2h de retard sur la feuille de route que nous avions prévu. Sans doute devrons-nous faire des compromis sur les visites à faire.

 

CAYAMBE

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A 8 km au sud de Cayambe nous faisons une première halte pour nous arrêter au point de « la mitad del mundo ». Il s’agit d’un des points exacts par lequel passe la ligne équatoriale. Nous hésitons à faire la visite au retour vu l’heure, mais y allons tout de même. Il n’y a pas grand-chose à voir, mais les explications valent le coup et puis c’est tout de même un point très particulier de notre planète.

Nous reprenons la route en direction de Cayambe. Cette ville est réputée pour ses « bizcochos ». Nous avons en plus une des meilleures adresses. Les magasins aux devantures affichant « bizcochos » sont légion, mais nous tenons bons et arrivons enfin jusqu’à celui qui nous a été recommandé. Bien qu’il soit 18 h et que nous ayons plus d’une heure et demie de retard sur l’horaire prévu, nous décidons tout de même de nous y arrêter et d’y déguster la spécialité locale. On s’installe à une table et une gentille demoiselle nous explique la préparation et la cuisson des bizcochos. Nous lui commandons une infusion a l’anis avec 4 bizcochos chacun. Ce qui devait être à la base un petit gouter à 16h semble se transformer un mini repas ; il est 18h et la luminosité commence à baisser. Les Bizcochos nous sont servis avec une sorte de confiture de lait et le tout est franchement excellent. Nous mangeons tout et décidons d’en prendre pour les « tout équateurs » qui doivent nous apporter le GPS demain et aussi pour en avoir pour la route (on ne sait jamais). Cout total, boisson, bizcochos sur place, bizcochos a emporter y compris le petit pot de confiture de lait = 8.5$. Là encore le billet de 10$ fait l’affaire ainsi que la pièce pour le musicien qui faisait l’ambiance musicale.

La nuit est sur le point de tomber et il est donc grand temps que nous regagnions Otavalo et notre hôtel. 35 minutes plus tard c’est chose faite malgré quelques tours dans Otavalo à la recherche dudit hôtel sans GPS.

OTAVALO

Nous arrivons de nuit mais restant prudent tout va bien. La voiture est placée dans un garage surveillé et nous en profitons pour trainer à la chambre avec wifi pour consulter et envoyer des mails.

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Les bizcochos de Cayambe sont encore trop présents pour que nous ayons réellement faim. Nous sortons tout de même sur la place « de los ponchos » qui se trouve à proximité de l’hôtel mais à 21 h la plupart des magasins sont fermés et il y a peu de monde. Nous choisissons de grignoter une empanada de fromage ainsi qu’un pain au maïs. Il nous en coutera  40 centimes. Un petit tour sur la place quasi déserte et retour à l’hôtel pour un bon gros dodo, il est à peine 22 heures passées de quelques minutes mais entre l’altitude, le soleil et la fatigue cumulée des jours précédents, nous sommes claqués.

L’hôtel « el indio » dans lequel nous avons passé la nuit n’a pas de coin restauration et nous allons donc prendre le petit déjeuner dans un établissement voisin. Le cadre est tout aussi sympathique que l’accueil. La serveuse nous demande ce que nous souhaitons comme jus de fruits, et je lui propose de choisir pour nous quelque chose de local. C’est ainsi que nous nous retrouvons tous les deux avec du jus de «guanabana ». Un grand verre rempli d’un liquide un peu laiteux et légèrement translucide. Au goût c’est très fruité mais difficile de trouver des points de comparaisons avec des fruits connus. Rafraichissant et agréable. Nous ne regrettons pas notre choix… ou plutôt nous ne regrettons pas le choix de la serveuse. On nous sert des œufs et un sandwich au fromage et à la mortadelle. Tout est très bon et il est rassurant d’avoir une vue directe sur la cuisine ouverte.

Nous enchainons par le marché d’Otavalo. Sur la place voisine de l’hôtel, tous les jours a lieu un grand marché d’artisanat local. Je me suis mis en tête d’y acheter un Poncho. Nous voilà donc partis en quête du poncho. Nous passons près de 2 heures à passer d’un estanco à un autre, à regarder, toucher, négocier. Les gens sont très sympas. Tous essaient, évidement de nous inciter à acheter chez eux mais il est très agréable de constater qu’aucun ne se montre pesant ou insistant. La bonne humeur règne et c’est un réel plaisir. Bien que ce ne soit que le début du séjour, nous en profitons pour acheter quelques souvenirs à ramener. Le Marché n’est pas très grand mais il est très dense et comme beaucoup vendent les mêmes produits il est très difficile de s’y retrouver et de retrouver un vendeur en particulier. Et puis comme nous avons commencé tôt notre visite, alors qu’ils étaient encore en train de s’installer, lorsque nous repassons 1h plus tard nous ne reconnaissons rien. C’est très coloré. On retrouve les principaux traits caractéristiques de l’artisanat Andin avec des couleurs vives et des mélanges de couleurs pas toujours très Heureux.

Les allées du marché sont très étroites et finalement malgré que la place ne soit pas très grande le marché semble lui immense. Il n’y a pas beaucoup de touristes aujourd’hui et nous avons l’impression d’être quasiment seuls… les vendeurs aussi ont remarqué cela et nous accueillent avec beaucoup de gentillesse. Nous optons avec Valérie pour la solution qui consiste à multiplier les personnes à qui nous achetons des choses plutôt que de tout prendre à la même personne. Cela nous donne ainsi l’impression de contribuer un peu plus à l’économie locale. Il y a tant de gens à qui on aimerait acheter quelque chose. Nous nous basons donc plus sur la gentillesse de l’accueil et les explications qui nous ont été données pour faire nos achats que sur le prix. La culture Locale veut qu’on marchande un peu. Un peu seulement, nous ne sommes pas ici dans des pays de marchands de tapis et il nous a été recommandé de négocier environ 10-15% du prix annoncé. Dans la réalité nous nous sommes rendu compte que la marge de manœuvre est un peu plus importante que cela puisqu’un même produit qui nous a régulièrement été proposé à 22$ a pu être annoncé à 28 et même une fois à 38$ mais également à 17$ sans trop forcer. Nous jouons le jeu de ce qu’avec Valérie nous appelons notre commerce équitable à nous et achèterons donc ce même produit à 20$.

De retour à l’hôtel nous comprenons rapidement qu’il va y a voir un petit souci : Les achats sont plutôt volumineux et tout ne rentre pas dans nos valises. Il faudra acheter un sac/valise supplémentaire si on ne veut pas s’embêter chaque jour à monter littéralement sur la valise pour pouvoir la fermer au risque de voir les fermetures éclairs céder sous la tension. L’épisode des bagages nous rappelle que nous avons droit à 2 bagages de soute chacun pour un poids max de 92 kg… dans l’heure qui suit nous seront propriétaire d’un superbe sac Andin.

Un appel de Marco nous indique qu’ils seront à Otavalo vers 12h30 pour nous donner le GPS. Il nous propose que nous déjeunions ensemble. Cela nous oblige à changer nos plans car nous avions prévu de partir au plus tard à 11h vers San Clemente dans la communauté. Qu’à cela ne tienne, nous partons visiter la cascade de Peguche que nous avions prévu de faire au retour et qui se trouve à seulement 8 km au nord d’Otavalo L’endroit est très joli au milieu d’une végétation luxuriante. Après une petite promenade d’une demie heure environ par un petit sentier dit des amoureux qui longe un petit cours d’eau et ombragé par des Eucalyptus. Nous parvenons à la cascade. Une cascade d’une vingtaine de mètres de hauteur par environ 2 mètres de largeurs. Jolie sans plus. Heureusement le cadre rajoute au charme de l’ensemble.peguche-2peguche

A notre retour, Marco est un peu en retard et nous en profitons pour échanger avec les propriétaires de l’hôtel. J’ai vraiment l’impression qu’il y a un maximum de gens biens par ici. Des gens simples mais bien. Nous nous y sentons bien. L’heure du repas arrive et Marco aussi. Nous nous rendons dans un petit restaurant qui domine la place du marché. Nous commandons un guacamole ainsi que des avocats farcis. Tout est très bon et super bien préparé. En fin de repas et alors que nous avions prévu de payer le repas nous avons la surprise de constater que Marco a déjà réglé l’addition. Nous sommes fort gênés mais il ne démord pas et nous explique que c’est l’esprit de l’association.

Décidément ils ne cessent de nous surprendre agréablement. Assurément nous nous devrons de leur faire une bonne publicité en rentrant. C’est un minimum.

Le repas terminé il est temps de nous rendre dans la communauté de san clemente, un des points phares de notre séjour.

SAN CLEMENTE

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Apres 45 minutes de route nous arrivons au village duquel ils dépendent et nous nous engageons sur une petite voie pavée qui grimpe dans la montagne. Le chemin grimpe dur, tourne grimpe encore. La voiture a du mal et nous sommes souvent contraints de rétrograder en première pour franchir certains passages. Nous comprenons à présent un peu mieux la nécessité de prendre un véhicule rehaussé type SUV. Après 15 minutes ou nous avions l’impression de nous rendre vers la fin du monde nous parvenons enfin chez Umberto, le chef de famille de la famille qui doit nous accueillir. C’est à partir de ce moment précis que le temps c’est arrêté.

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Umberto est un local, un vrai. Avec sa femme Rosa (Rosita pour les intimes) ils forment un couple de carte postale. Tous deux sont très typés, cheveux long noirs tressés dans le dos, de petite taille et plutôt bien trapus. Rosita porte des vêtements traditionnels bleu et blancs. Le courant passe très rapidement. Les 5-10 minutes normales d’observations de part et d’autre passées, nous voilà partis en compagnie d’Umberto à la visite de leur propriété. Ils nous expliquent qu’ils ne produisent que ce qu’il faut pour leur consommation personnelle. Umberto s’occupe d’un petit jardin ou il cultive de carottes, des choux, choux fleurs, brocolis, oignons, poireaux, mais, pommes de terres et d’autres légumes dont le nom ne nous dit rien. Il fait aussi des essais, dans un coin un plan d’avocat, un pommier, un mandarinier… « Si ça prend j’en mettrai un peu autour de l’enclos » nous dit il derrière son regard espiègle. Il a également tout une série de plantes aromatiques / médicinales chacun a des propriétés. Il les cultive pour lui-même mais également pour le chaman du village qui s’en sert pour leurs décoctions ou leurs rituels. A côté du jardin il dispose également d’une sorte de clapier mais plutôt que des lapins, ce sont des cochons d’inde qu’il élève. Le clapier est vide aux 4/5emes. Il nous explique que les cochons d’inde servent ici de plat d’exception qui n’est servis que pour les grandes occasions (mariages, baptêmes, confirmations…) ou pour les besoins des sacrifices des chamanes. Or cette année ils ont eu la confirmation de leur fille et des fêtes de villages qui leur ont bien entamé leurs « troupeau ». Et surtout un groupe important de touristes américains a débarqué il y a 15 jours et tous voulaient voir le Chamane. Le chamane se sert des Cochons d’inde pour réaliser une « radiographie » de tout le corps et permet au Chamane de savoir de quels maux souffre la personne. 30 cochons d’inde y sont passés. Il nous avoue que cela lui fait mal au cœur et qu’il préfère ne pas voir ça… lui aime la nature il élève des animaux pour un usage ultra raisonné et modéré. Ils vivent tous 2 avec leurs 2 enfants dans une harmonie qui fait plaisir à voir. C’est simple, naturel et semble tellement VRAI. Il nous montre également son Alpaga (une sorte de lama) et nous explique des tas de choses sur la sensibilité de cet animal. C’est alors l’occasion pour lui de nous dévoiler peu à peu le spiritisme qu’ils entretiennent. En effet leur alpaga ressent beaucoup de choses. Son comportement change en fonction des personnes qu’il rencontre. S’il s’agit de bonnes personnes alors l’animal est calme et détendu. Si se sont de mauvaises personnes alors il est nerveux, crache, rue… Umberto est rassuré (et nous aussi) car en notre présence l’Alpaga demeure parfaitement paisible. Il nous explique également qu’il lui a appris plein de choses et notamment à annoncer les décès ou catastrophes. Ainsi l’animal se met à siffler pour annoncer la mort d’un proche. Avec Valérie nous nous demandons encore comment il a pu apprendre cela à son Alpaga ou si ce n’est pas l’Alpaga qui lui a appris à décrypter son comportement. Quoi qu’il en soit il nous a cité plusieurs exemples qui semblent confirmer cette communion précise entre eux et l’au-delà.

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Nous leurs posons des tas de questions et ils sont vraisemblablement en confiance pour nous raconter comment ils ont des rêves prémonitoires, comment ils interprètent les rêves… A un moment donné je lui demande s’il n’est pas lui-même un peu chamane. Il m’explique que cela ne l’intéresse pas. Il est en communion avec son environnement, récent beaucoup de choses, se guéri et guéri les siens mais aurait l’impression de se tromper, se mentir à lui-même s’il s’auto proclamait chamane ou agissant en tant que tel.

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Nous passons une très agréable soirée. La nuit est tombée rapidement et nous sommes à l’intérieure de la maison à discuter autour d’un bon feu de cheminée. Valérie participe à la préparation du repas et Umberto continue de me parler de sa vie, leurs coutumes, leur sensibilité. Le repas qui s’en suit est sur le même ton de partage. Rosa et Umberto ne cessent de nous raconter comment ils vivent, la transmission des coutumes qu’ils ont reçues de leurs parents qui les ont eux aussi reçues des leurs et aussi de la transition qui s’opère avec leurs enfants. Bien qu’ils soient en parfaite harmonie avec leur vie et leur environnement ils aimeraient que leurs enfants n’aient pas la même vie qu’eux. Ils ont remarqué qu’eux, durant leur enfance n’ont jamais eu de fruits ou de poissons dans leur alimentation et constatent qu’ils sont restés de petite taille alors que leurs enfants qui ont eu droit à une alimentation plus équilibrée sont bien plus grand qu’eux. Ils aimeraient qu’avec les valeurs qu’ils leur ont transmises ils puissent s’épanouir encore plus. Et puis ils sont capables de soigner des petites choses mais ont été contraints de se rendre à l’hôpital lorsque leur fils de 19ans s’est transpercé la main avec un couteau. Le fils est plus dans leur lignée que leur jeune fille. Une douzaine d’année et qui va à l’école à la ville. Elle a eu des soucis de santé étant bébé et s’est « habituée » aux soins de la médecine occidentale. Les remèdes naturels fonctionnent moins bien sur elle et elle doit se soigner chez un médecin.

Bref, ce serait vraiment trop long de tout relater ici, mais vous l’aurez compris nous avons passé une très bonne soirée, hyper enrichissant avec des gens merveilleux. D’une grande simplicité et avec une sensibilité et un spiritisme très développés.

Pour la journée de demain ils nous proposent différentes activités… mais durant le repas Umberto nous explique qu’il est également guide et qu’il accompagne régulièrement des touristes sur les volcans voisins. A proximité il y a deux Volcans, un petit le cubilche et un bien plus grand et difficile l’Imbabura. Il comprend que nous sommes intéressés par cela et nous propose donc de faire l’ascension du Cubilche dès demain matin. Le programme s’adapte. Demain nous nous lèverons tôt pour faire une ascension. Réveil prévu à 7h pour un départ 8h. Nous nous couchons tôt, la tête remplie de belles images de ces belles personnes aux visages radieux et souriant.

Comme on pouvait s’y attendre à 2800 m d’altitude et au beau milieu de la cambrousse on dort plutôt bien. Une fois la maisonnée couchée, il n’y a plus un bruit. Il n’y a pas de volets aux fenêtres et le rideau présent n’est pas assez occultant pour empêcher les lueurs de la nuit pénétrer dans la chambre. Le ciel est dégagé et on distingue parfaitement bien une foultitude d’étoiles.

Le confort sanitaire est, comme on pouvait s’y attendre très rudimentaire. L’électricité est elle aussi rudimentaire. Ainsi se lever la nuit pour aller faire pipi est à lui seul une sorte d’épreuve.

Petit à petit la maisonnée s’éveille et chacun s’active pour préparer le petit déjeuner. C’est ainsi qu’une dame de la communauté vient vendre son yaourt…elle s’est déplacé jusqu’ici avec son pot. Il est à peine 7h. Nous sommes invités à préparer les galettes de maïs. Rosita a préparé la pâte avec de la farine de maïs qu’elle a moulu, du beurre de l’eau, un peu de sel et aussi un peu de sucre. Il nous revient de préparer de petites boules entre nos mains puis de les aplatir en petites pates fines. Les galettes sont ensuite cuites au feu de bois sur une plaque en terre cuite. Les odeurs de feu de bois au petit matin sont très agréables. Le petit déjeuner est très copieux et uniquement des produits de qualité. Il y a les galettes de maïs, avec de la confiture de mures de la communauté, du beurre, des céréales croustillantes mélangées avec le yaourt du matin et la confiture de mure, des fruits Ananas, bananes, papaye et du jus de Mure frais. Le top ! En prévision de l’ascension et aussi, il faut l’avouer parce que c’est très bon, nous faisons un carnage et mangeons comme des morts de faim.

Nous prenons la voiture pour plus de 30 minutes de pistes tout au mieux empierrées. Quelques pierres grossières tapissent le sol façon pavé mais moins régulier. La voiture a vraiment du mal et je dois très régulièrement passer en première. Nous garons la voiture en bordure de piste et entamons une ascension plutôt raide. Régulière mais raide. Les paysages alentours sont magnifiques et on sent bien l’altitude. Le souffle est court, ça grimpe dur! Le GPS annonce 3878m au sommet. La vue y est splendide. Umberto est content car le temps est un peu couvert, il nous indique que cela aurait été bien plus difficile s’il y avait eu plein soleil. Valérie est un peu moins contente car pour les photos elle aurait préféré du beau temps. Du sommet nous surplombons les vallées alentours et distinguons la ville d’Ibarra qui s’étend à perte de vue. Nous admirons le volcan Imbabura qui se trouve juste à côté mais dont nous ne parvenons pas à distinguer le sommet qui culmine à plus de 4800m et qui est entouré de nuages. Umberto nous explique alors que l’esprit de l’Imbabura est très timide et que lorsqu’il y a de nombreux touristes qui en font l’ascension alors il se recouvre d’un voile nuageux, et que ce voile se lève petit à petit au fur et à mesure que les touristes redescendent. L’Imbabura est très prisé par les touristes. Il est bien plus connu que le Cubilche sur lequel nous sommes et son ascension est bien plus difficile et nécessite par endroit de faire de l’escalade. Umberto qui est donc guide accompagne régulièrement des touristes sur l’Imbabura et nous explique qu’un faible pourcentage de personnes parvient au sommet. De l’autre côté, nous apercevons aussi le Cayambe dont le sommet est lui aussi pris dans les nuages.

On distingue tout de même quelques glaciers. Les coteaux voisinant offrent un paysage superbe avec des parcelles de coloration très variée. Il y a des champs de blé avec des maturations différentes et donc des teintes de jaunes bien marquées… Le sommet est très venté et le froid commence à nous gagner, nous redescendons donc un peu pour nous abriter et arrivons sur un lac d’altitude encaissé dans ce qui forme une sorte de petit cratère.

Le GPS nous indique que le lac se situe à 3827 m. C’est l’occasion de nous poser un peu. Nous récupérons ainsi en température, et aussi au niveau du souffle. Nous faisons le plein d’énergie aussi et dégustons les bananes que nous a donné Rosita avant le départ. Des bananes plutôt courtes et trapues et avec une couleur presque orangée (A l’image des équatoriens donc), mais très fruitées et sucrées. Parfait.

La descente est difficile et malgré nos bâtons, les articulations sont soumises à rude épreuve. Nous sommes ravis de retrouver la voiture et regagnons la maison d’Umberto. Il est presque 13h et le repas est prêt. Rosita nous attend pour déjeuner.

Au menu la traditionnel soupe avec des légumes du jardin, bien chaude, nous réchauffe et nous réhydrate un peu. Ça fait du bien. Une petite sauce piquante qu’ils préparent eux même vient, à discrétion, rehausser un peu le goût. On rajoute aussi selon les goûts des morceaux d’avocat ou des grains de maïs dans la soupe. Personnellement, avec de la sauce piquante et de l’avocat, c’est une tuerie et j’en reprends donc 2 fois. Ensuite un plat de légumes : pomme de terres, épis de maïs bouillis et de grosses fèves vient accompagner de fines tranches de porc frit. Le dessert est une sorte de gâteau de maïs cuit dans une grande feuille qui ressemble à la feuille de bananier. Le repas terminé ils nous proposent de nous reposer une petite heure, ce que nous acceptons volontiers. A peine posés sur le lit nous trouvons rapidement le sommeil. Au réveil, Rosita nous propose de participer à la préparation du quinoa. Ainsi nous séparons les grains en frottant les branches de Quinoa sur une pierre prévue à cet effet. Puis les grains sont tamisés et soufflés afin d’enlever au maximum des petites peaux. Cela me rappelle un certain éleveur de canaries en train de souffler les graines de ces oiseaux. Cette première étape terminée les grains de quinoa doivent être lavés. Ils sont donc placés dans un sac en tissus et lavés au lavoir comme s’il s’agissait de linge. Très rapidement il sort du sac une mousse épaisse comme s’il s’agissait de savon. Rosita nous indique que c’est ainsi qu’on enlève l’amertume du Quinoa. Il faut laver, laver et encore laver jusqu’à ce que plus aucune mousse ne sorte du sac. Nous nous relayons à 3 pendant près de 45 minutes avant d’obtenir le résultat escompté. Le Quinoa est ensuite mis à sécher au soleil afin qu’il ne germe pas.

Nous sommes stupéfaits avec Valérie de voir le temps nécessaire à la préparation du quinoa. Le processus complet a bien pris 2h. Sans doute apprécierons nous mieux maintenant le petit sachet que nous achèterons chez notre marchand bio et assurément à chaque fois que nous mangerons du quinoa repenserons nous à Rosita.

Le repas du soir, sur nos recommandations ne sera composé que de la soupe. En effet dans leurs coutumes leurs repas sont essentiellement constitués de soupes. Ils ne mangent qu’à de rares occasions du « seco ». Cependant et afin de satisfaire les touristes que nous sommes d’autres plats sont ajoutés. Inutile. La soupe un peu plus copieuse que la veille est servie en quantités plus importantes et cela nous convient parfaitement. Comme la veille le repas du soir est l’occasion de nombreux échanges qui se poursuivent au coin du feu. Ils ne tarissent pas d’histoires et d’anecdotes et le temps passe très agréablement en leur compagnie. Ce sont vraiment des gens biens. Simples et sans moyens financiers mais avec une richesse de cœur impressionnante. Nous nous couchons aux alentours de 22h dans une chambre glaciale et les couvertures en Alpaga sont les bienvenues pour nous réchauffer un peu.

Cette nuit a été particulièrement fraiche. Au petit matin il fait vraiment froid et je suis même amené à mettre mon poncho acheté à Otavalo pour être bien. Lorsque tout le monde se lève nous prenons notre petit déjeuner. Ce matin ce sera empanadas de banane et empanadas de fromage. Les empanadas sont de petits chaussons réalisés avec une pâte à la farine de blé et de maïs et fourrés dans le cas présent avec de la banane ou du fromage puis ils sont frits. Valérie participe à l’élaboration des empanadas. Le petit déjeuner comporte également des céréales et du yaourt (les mêmes qu’hier), des fruits frais (Banane, Kiwi et mangue) ainsi que du jus de « Tomate de arbol », littéralement « tomate d’arbre ». Il s’agit d’un fruit rouge qui nous était inconnu de la taille d’une tomate romaine. Le jus de fruit est surprenant mais pas mauvais

Notre programme est chargé et nous devons leur refuser l’invitation de rester déjeuner avec eux le midi. Nous enchainons tout de même le petit déjeuner avec l’activité Maïs. Il s’agit d’apprendre à faire de la farine de Maïs. Pour cela il faut prendre du mais qui a préalablement séché (2 jour par grand soleil semblent suffisant). Les épis sont alors égrainés et les grains disposés sur une pierre (la même que celle sur laquelle nous avons préparé le quinoa hier) et moulus à l’aide d’une autre pierre. Les grains pris entre les deux pierres sont pulvérisés. A chaque passage de la pierre les morceaux se font de plus en plus fins jusqu’à obtenir de la farine. Une fois tamisée et les gros morceaux restant écartés, la farine est prête à la consommation. Le processus est bien plus rapide que pour le quinoa.

Il est temps de nous dire au revoir et il y a pas mal d’émotion dans l’air. Umberto n’aime pas les au revoir et fait semblant d’être occupé à faire autre chose depuis que nous avons terminé le petit déjeuner. Une fois réglées les modalités pécuniaires, et les bagages chargés dans la voiture il finit par s’approcher et nous nous séparons sur une franche poignée de mains. A sa demande nous promettons de passer les voir si nous revenons en équateur.

Nous prenons la route de la lagune de Cuicocha où nous parvenons 1h30 plus tard.

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Nous sommes un peu déçus, non pas parce que la lagune n’est pas belle, elle l’est assurément, mais déçus car il n’y a pas d’effort à fournir pour l’atteindre. On se gare en voiture juste à proximité. Nous aimons bien finalement devoir marcher plusieurs heures pour découvrir un trésor, le mériter comme on le dit avec Valérie. Tant pis. Nous partons tout de même faire la randonnée que nous avions prévue et qui consiste en une partie du tour du cratère, sur les crêtes. Le lac est important et le tour complet fait plus de 14 kilomètres. Il faut compter environ 5 heures pour cela. Nous n’avons clairement pas le temps car nous devons encore nous rendre au Cotopaxi et il y a 4 à 5h de route.  D’où une partie seulement du tour. Les crêtes ne sont pas trop étroites ni trop vertigineuses. J’en suis ravi. Le niveau de l’eau est à 3100m et les crêtes peuvent monter jusqu’à 3400m. Notre ballade durera un peu moins de 3 heures, pause déjeuner comprise. Ce sera pour nous l’occasion de photographier la lagune sous toutes ses coutures et aussi les paysages alentours. C’est vraiment très beau. La lagune de Cuicocha à la particularité d’avoir en son centre deux petites îles entre lesquelles on peut encore percevoir de l’activité volcanique. Cette activité se manifeste par des remontées de bulles dans l’eau.cuicocha

Merci à Valérie et Christian pour leur récit de voyage !

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En famille dans une communauté proche de Cotacachi
Dans la communauté la personne qui gère l’accueil s’appelle Segundo Morales. Il a construit une jolie bâtisse pour accueillir jusqu’à 12 personnes dans 5 chambres spacieuses chacune avec sa salle d’eau privée. Il est ouvert aussi à accueillir des campeurs sur son terrain.
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Ils ont été aidés de 2004 à 2012 par une association française d’aide à l’éducation. Je ne sais pas si aujourd’hui cela fonctionne encore bien car site sur internet pas actualisé depuis 2012. On rentrera en contact avec eux à notre retour en France.
Les prix sont de 12 dollars la nuit avec petit dej et 18 dollars la pension complète : franchement il ne faut pas s’en priver. On prend les repas avec toute la famille ( Segundo a 6 enfants entre 5 et 22 ans) dans la grande piece autour de la cheminée où cuisine Virginia et tous les légumes viennent de leurs terres. On moût le maïs qu’on a ramassé dans le champ pour la soupe et on prend l’avocat mur sur l’arbre.
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Ce sont des personnes qui ont vraiment le sens de l’accueil. Nous nous sommes sentis comme en famille et avons pu travailler à leur côté et comprendre aussi le fonctionnement de la minga.
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Ils peuvent aussi offrir le service de guide : pour 10 dollars 2 jeunes nous ont accompagné au sommet du Fuya Fuya. Ils font aussi l’Imbabura et le Cotacachi ou la lagune de Cuicocha et encore le marché d’Otavalo : bien pratique pour obtenir des prix imbattables! On peut petit déjeuner a 5h30 du matin comme à 9h.
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Le petit hic est que pour profiter pleinement de cette expérience il faut mieux savoir parler un peu espagnol pour pouvoir échanger mais les grands enfants connaissent les rudiments en anglais.
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Bref pour vivre une expérience authentique et unique et toucher du doigt la vie d’une famille équatorienne traditionnelle à la campagne c’est « the place to be« . En taxi depuis Cotacachi 3 / 4 dollars. Le mieux est évidemment de louer sa voiture avec tout Equateur !!!!
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Août 2016
Merci à la Famille Choukroun pour son témoignage!