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Monthly Archives: août 2016

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La 2e partie de mon voyage sera centrée sur un trek dans la cordillère qui mène au Volcan Quilotoa et à sa lagune turquoise, à 4000m d’altitude.

SAQUISILI MARKET

De retour à Guayaquil par le bus en fin d’après midi, je regarde les horaires de bus pour rejoindre la ville de Latacunga, point de chute idéal pour qui veut s’attaquer à la « boucle du Quilotoa ».

Cette ville, située à 1900m d’altitude, est idéale lorsque l’on vient de l’océan pour s’acclimater une nuit avant de franchir la barre des 2500m le lendemain.

J’ai de la chance : il y a de nombreux bus qui font Guayaquil – Latacunga. J’en trouve un à 8$ (6 heures de route) tout confort, qui part à minuit (une nuit d’hôtel économisée et une demi journée de gagnée !). Je retire de l’argent, fais quelques emplettes, et dépose des affaires à l’hôtel Dreamkaptur pour alléger mon sac. A 00h05 je m’évanouis dans le bus (marche, surf, voyage, petites nuits…) et me réveille à l’approche de Latacunga.

Nous sommes jeudi, et c’est jour de marché à Saquisili, à 10minutes de bus de Latacunga. Perché à presque 2000m d’altitude, il est considéré comme le 2nd plus beau marché d’Equateur. Je décide de m’y rendre, et à 8h je déambule devant les étales… Les gens ont revêtu leur plus beau costume traditionnel en laine d’alpaga et viennent vendre toutes sortes de choses. Il y a un secteur pour les animaux, un secteur pour la viande, les fruits, les vêtements… On peut même manger du cochon d’inde rôti (le « cuy », prononcez, « couille » ! bon appétit !) mais je suis végétarien, et quand bien même…SaquisiliSaquisili

Ce marché vaut le détour, comme les photos ne le montrent pas. En fait, je n’ai pas osé photographier cela, c’est tellement authentique et peu touristique que cela me gênait de faire mon touriste au milieu de tant d’authenticité.

Je m’en ressort avec une boucle d’oreille en argent et un poncho en laine d’alpaga superbe, lourd et chaud, fait main par une vieille femme, pour la modique somme de 15 $… J’aurais acheté d’autres vêtements si j’avais eu de la place dans mon sac à dos.

=> Marché de Saquisili, le jeudi matin de 6h à 13h. Venir en bus via Latacunga.

TREKKING DAY 1 : ISINLIVI => CHUGCHILAN

Après avoir réussi à dégoter le bus qui mène à Isinlivi (peu de départs : un seul à 13h je crois, annoncé à 11h puis à midi…) ce sont 2h de routes sinueuses et cahoteuses qui m’attendent pour rejoindre l’auberge « Lullu Llama ». C’est de là que je vais débuter 2 jours de marche (presque 25km) pour rejoindre le Quilotoa. Les paysages qui défilent à la vitre sont grandioses : c’est ma première rencontre avec la cordillère et je ne l’oublierai jamais. Je me suis dit « J’y suis !!!! ».Isinvili

Il est possible de faire la boucle en 3 étapes (Sigchos – Isinlivi – Chugchilan – Quilotoa) , mais j’ai choisi de n’en faire que 2 (les 2 dernières) et je le regrette un peu. Je vous conseille de faire les 3, d’abord parce que depuis le marché de Saquisili, il y a beaucoup de bus pour Sigchos et presque pas pour Isinlivi. Et puis c’est moins long d’aller à Sigchos. Et puis ce trek est magnifique.

Arrivé à isinlivi, je gagne l’auberge « Lulu Llama » donc, super adresse : allez-y et ne cherchez pas ailleurs. Le dortoir est super cosy, calme, propre, top. C’est une AJ de marcheurs, donc on se couche assez tôt après le repas et une petite partie de carte. J’y ai laissé mon guide du routard 2016 en français pour ceux qui veulent le consulter, demandez-le :-)

J’y ai aussi rencontré des gens super sympa, Arnaud et sa copine, 2 français qui travaillent là-bas. Egalement 3 Allemands avec qui je vais passer les 5/6 jours qui viennent : Judith, qui fait 6 mois de backpacking du Panama jusqu’à Ushuaia, et Johannes et Thomas, qui viennent de faire le Kilimanjaro et qui s’attaquent à la cordillère !

Je sors voir le paysage autour de l’hostal, ça m’inspire. C’est l’occasion d’y croiser deux lamas (Serge et Bernard ?)Llamas

=> Hostal Lulu Llama, Isinlivi. Possibilité d’acheter des bouteilles d’eau, et un repas casse-croute « maison » pour le lendemain: Nuit + petit dej + repas : 18 ou 20$

Après une soirée conviviale dans le douillet Lulu Llama, c’est l’heure de prendre la route : Thomas et Johannes partent devant, nous les suivons moi et Judith, la jeune Allemande, et deux Islandaises partent en dernier. Demandez un plan du trek à l’hotel Lulu Llama, ils en ont à disposition (en anglais et espagnol, version française en préparation) . Ca peut être un peu compliqué sans plan ni indications, car le trek suit des sentiers muletiers nombreux. Avec ce petit plan gratuit, aucun problème. Et le sentier est très bien foulé, c’est de la terre battue. Après seulement 10 minutes de marche, de magnifiques paysages s’offrent à nous :Isinviliob_12621f_00

Dès la sortie de l’hotel, 2 chiens errants gentils comme tout nous suivent : ils suivent Johannes et Thomas depuis Sigchos ! Hélas nous serrons obligés de les abandonner à Quilotoa au moment de monter dans le bus, c’est triste…

Les Allemands n’ont pris que peu d’affaires, alors que moi j’ai mon sac de 14 kg sur le dos, une nuit de 5h dans un bus et 5 jours de surf derrière moi, la dernière montée en plein soleil a été éprouvante ! En prenant votre temps, vous pouvez faire ce trek avec un « gros » sac, mais dans l’idéal ne dépassez pas 10kg. Avec l’altitude, on est bien moins performants et à l’arrivée de cette 1ere étape je le ressens… (voir conseils pour le trek en bas de l’article).
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Après 12km, 4h30 de marche (une pause de 30 minutes et des séances photo) avec un beau dénivelé positif final, nous arrivons à Chugchilan, petit village perché à (je crois) 2900m d’altitude.

Trekking

Nous choisissons un Hotel parmi les 3 ou 4 qui sont proposés : « Mama Hilda ». Très belle adresse ! Environnement, chambres, communs et cuisine sympa comme tout pour 20$ la nuit en dortoir (2 lits) petit dej et (bon) repas du soir inclus ! Boissons en sus.

Possibilité d’acheter des bouteilles d’eau, de se faire préparer un repas casse-croute pour le lendemain.

=> Hostal Mama Hilda, Chugchilan.

Après une bonne douche, une courte sieste dans un gazon fabuleusement doux et moelleux, c’est l’heure du repas du soir : très bon, végétarien sur demande. Nous terminons par une partie de cartes, un bon cigare en regardant les étoiles et au dodo !

Hélas je ferai une insomnie, apparemment par manque d’acclimatation (trop gros effort avec mon sac lourd et une cadence trop rapide, sachant que je surfais au niveau de la mer 36h plus tot…). Bref, malgré la fatigue je ne dormirai que 4h de 4h à 8h du matin !

Après un bon petit dej, à 9h nous commençons la 2nde journée, direction la lagune du cratère de Quilota. Le début de cette deuxième partie est vraiment beau, avec pas mal de dénivelée. Petite photo avant de se lancer :Trekking

Le trek commence par sortir de Chugchilan, puis il faut prendre à gauche où l’on a une belle vue (hostal sympa ici d’ailleurs), puis on descend dans la vallée…ob_295bb0_03ChucchilanChucchilan

 

 

 

 

 

… avant de remonter pour arriver sur un plateau (il y a une petite échoppe pour acheter à manger / à boire à l’entrée et à la sortie du village). Vous traversez ce petit village et la dernière « ligne droite » vous attend, dans une montée pas très violente.

Nous rencontrons de temps à autre des autochtones qui font de ce trek leur trajet quotidien (on a même croisé un indien en costume de ville avec de petits souliers noirs en cuir… il allait sans doute à un « buisness lunch » !).Chucchilan

Une coutume (récente) veut que l’on offre des bonbons (« caramello ») aux enfants qui guettent les marcheurs étrangers le long des chemins. Ils viendront vous accoster gentiment, n’en doutez pas !ChucchilanQuilotoa

Après 4heures de marche, nous voilà arrivés au Quilotoa, la dernière montée laisse penser qu’une vue sur le cratère va nous être offerte sous peu… Et là, magie. Peut-être la plus belle chose qu’il m’ait été donné de voir apparaît devant nous. La lagune du Quilotoa que survolent quelques nuages poussés par un vent frais.QuilotoaQuilotoa

Nous suivons le sentier qui fait le tour du cratère sur environ 2km (le tour complet dure 4h à pied), le cratère faisant 3km de diamètre. Après avoir joui du spectacle et pris un bon repas dans un petit restaurant, je redescends sur Latacunga en stop (un monsieur charmant me prend tout de suite, me pose à Latacunga et refuse le moindre dollar pour ce servie ! Je « prie » pour lui et sa gentillesse).Quilotoa

Je retrouve mes chers Allemands dans une AJ vraiment cool (Hostal Tiana, 9 dollars la nuit) et bien située. Je fais un long tour en ville (j’aime marcher !) et nous mangeons une pizza au restaurant avant d’aller boire une bière et dormir.Latacunga

LATACUNGA

Cette ville est vraiment sympa comme point de chute : nombreux commerces, ville équatorienne qui n’est pas surfaite, quartiers peu touristiques, nombreux hostals et agences de tours organisés (Latacunga et les autres volcans alentours). Terminal de bus bien desservi (Quito, Guayaquil, Latacunga, Banos…).

Le lendemain, départ pour ma 3e étape (improvisée) : Banos.

NOTES ET CONSEILS pour faire la boucle du Quilotoa :

  • Arriver le mercredi à Latacunga, profitez de la ville l’après midi.
  • Passez la nuit du mercredi soir à Latacunga (acclimatation en douceur) : Hostal Tiana par exemple (TB rapport qualité-prix, sécure, dortoir féminin, communs nickels, etc)
  • Le jeudi matin, laissez vos affaires dans un gros sac à l’hostal, et dans un sac à dos (30litres) ne prenez qu’une tenue confortable type jogging molleton avec sweat pour les soirs, caleçons, chaussettes, trousse de toilette légère, appareil photo, crème solaire, veste de pluie) et papiers, portefeuille. Partez tôt (7h) pour rejoindre le marché de Saquisili en bus (renseignements à l’hostal).
  • Vers 11h/ midi, quittez le marché en bus direction Sigchos. Dormez sur place le jeudi soir
  • Rejoignez Isinlivi à pied en trekking le lendemain matin (11km, 4h – 5h). Dormez à Lulu Llama, le vendredi soir.
  • Rejoignez Chugchilan à pied le samedi matin, dormez sur place (cf : récit ci-dessus).
  • Rejoignez Quilotoa à pied le dimanche matin (cf : récit ci-dessus)

Après libre à vous de dormir à Quilotoa et de faire le tour du cratère, de descendre faire du canoé dans la lagune (je ne l’ai pas fait et je le regrette). Retour à Latacunga en bus (3 / 4 par jour).

=> Emmenez des encas sucrés pour la randonnée

=> Achetez des bonbons pour les enfants

=> Les Hostal des villages vendent des bouteilles d’eau, ne vous encombrez pas inutilement

=> Possibilité de laver votre linge à la main (dans une sorte de lavoir bien clean) à Mama Hilda

  • Chaussures : bonnes chaussures de marche, pas forcément montantes, même si c’est mieux car il y a des gravillons et de la poussières. Des « mid », c’est le top.
  • Bâtons de marche : fortement conseillés pour ceux qui portent plus de 10kg.
  • Météo : en plein mois de février, nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie, et avons randonné en t-shirt à plus de 3000m. Autour du Quilotoa, très exposé au vent, coupe vent et sweat de rigueur.

Ce trek est idéal car vous n’avez pas à porter votre couchage (auberges nombreuses avec repas et literie) et le temps de marche quotidien (comptez 5h) laisse le temps de faire des pauses, de se reposer. Ne partez pas des auberges après 13h toutefois.

Visite le blog d’Arnaud GS on the Road pour suivre ses aventures!

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L’Equateur est la dernière étape de notre tour du monde en famille, avec notre petit garçon de 2 ans et demi.

Après quelques semaines passées dans la Sierra du nord et l’Amazonie, nous décidons de prendre la route pour nous promener de Mindo à Banos, avec une voiture de location, pour plus de confort et de liberté! Nous arrivons à Mindo, où une jolie petite guesthouse nichée au milieu des orchidées nous attend. Ici à 1200m d’altitude, on s’endort dans la fraîcheur de la nuit. Les deux jours suivants se passent au ralenti, à déambuler le long des cascades et à visiter une ferme de papillons.MindoMindoMindoMindoMindoMindoMindoMindo

Nous retrouvons ensuite un ami équatorien qui nous invite dans sa maison de famille proche de l’endroit où nous sommes, au fond d’une petite vallée cernée par la brume. On se sent un peu hors du temps dans cette maison tarabiscotée à la décoration improbable, entourés par une végétation étrange où la mousse s’immisce dans les champs de canne à sucre.

Retour à Quito le lendemain, après un détour par le cratère de Pululahua et la fameuse « Mitad del Mundo », lieu de passage de la ligne équatoriale!Mitad del mundoMitad del mundo

Nous récupérons notre voiture de location à l’auberge pour démarrer notre road trip, avec l’aide précieuse de l’équipe du réseau solidaire Tout Equateur, qui nous a donné plein de bons conseils sur la préparation du voyage (Merci à Marie et Marco !!)QuitoQuitoQuitoPululahuaQuito

Direction la boucle Quilotoa et sa lagune du même nom. Deux heures après le départ, nous voilà à 3500m sur une route cahoteuse. On arrive enfin à Chugchillan, petit village indigène où nous passons la nuit dans une auberge douillette. Après un bon dîner, nos hôtes nous invitent à souffler les bougies d’un de leurs trois jeunes fils. Fou rire garanti pour Nino après que la grand-mère a mis la tête du gamin dans le gâteau! Il paraît que c’est une tradition ici…et on a tous beaucoup ri! Plusieurs jours après, Nino en parlait encore…ChucchilanChucchilan

Le lendemain, Manue et Lulue partent à cheval sur les hauteurs à 4000m. La sensation de hauteur est incroyable! Sous un soleil lumineux, elles croisent des femmes qui se rendent dans le paramo avec des ânes, au milieu des herbes hautes. Si haut et si loin, la nature à la fois sauvage et douce, semble protectrice. Nous filons tout ensemble jusqu’à la lagune. Ouah!!! Sa couleur est magique! Et dire qu’il s’agit d’un cratère…QuilotoaQuilotoaQuilotoaQuilotoaQuilotoa

Plus loin sur la route, au milieu d’une campagne vallonnée et bucolique, on aperçoit petit à petit le majestueux Chimborazo, qui apparaît finalement dans toute sa splendeur alors que nous arrivons Riobamba. La lumière de fin de journée se reflète dans ses innombrables glaciers, ce qui encore plus d‘ampleur à ses 6263m. Avec le renflement de la Terre dans cette zone, il est aussi le point le plus haut du monde!Chimborazo

Nous passons la journée du samedi à Riobamba, jour de marché, et nous régalons du spectacle de la ville qui s’anime dans une ambiance toute indigène. Peu de touristes à l’horizon…et surtout beaucoup de chapeaux! Les indigènes descendus des vallées voisines portent de magnifiques tenues, et notre veste Quechua parait franchement palotte tout à coup!RiobambaRiobambaRiobambaRiobambaRiobamba

Et enfin, la dernière étape du séjour, Banos réputée pour ses cascades, ses bains thermaux et ses sports extrêmes. Manque de chance pour nous, on enchaîne deux jours de pluie, alors on en profite pour tester les restaurants, la piscine chauffée et la fameuse Casa del arbol avec sa balançoire panoramique !!BanosBanos

Pour notre dernière nuit en Equateur, nous choisissons de retourner à Tumbaco, où nous profitons du jardin autour d’une bière, d’un bon repas et d’un bonne nuit dans une chambre douillette. Très tôt le lendemain matin, nous quittons le pays la tête pleine de paysages et le coeur chargé de belles rencontres.

Si vous souhaitez voir plus de photos et le récit complet de nos aventures en Equateur, vous pouvez visiter notre blog onestqueljourdeja.wordpress.com

Bon voyage!

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Une journée aventure au Cotopaxi!

Après avoir appris que le Cotopaxi avait ré-ouvert, me voilà partie en direction du Volcan du Cotopaxi pour une petite excursion d’un jour en direction du Cotopaxi!

L’accès au volcan avait été réduit en Août 2015 après son réveil. L’accès était alors autorisé jusqu’à la Lagune du Limpiopungu, cependant après la baisse de son activité volcanique, il est maintenant autorisé jusqu’au refuge.

Départ à 7h30 avec l’agence EcoSportTour depuis Quito. Le ciel est dégagé et depuis le bus nous pouvons apercevoir tous les volcans qui jalonnent l’allée des volcans : Cayambe, Guagua Pichincha, Corazon, Illinizas Nord et Sud, Rumiñahui et bien évidemment le Cotopaxi…

Allée des volcans
Après un copieux petit-déjeuner à Machachi, nous arrivons à 10h dans le parc national du Cotopaxi. Le majestueux volcan Cotopaxi se dresse devant nous. La vue est dégagée et nous avons la chance de prendre quelques clichés.

CotopaxiCotopaxi
Nous nous dirigeons ensuite vers le parking pour entamer l’ascension jusqu’au refuge. Le parking se situe à 4500m d’altitude, après 45 minutes d’ascension nous rejoignons enfin le refuge situé à 4864m d’altitude.CotopaxiCotopaxi
Au début de l’ascension l’altitude se fait ressentir, il faut alors bien respirer et prendre son rythme de marche. Chacun évolue au rythme qui lui convient.CotopaxiCotopaxiCotopaxiCotopaxiRefuge Cotopaxi
Retour dans le bus, ou nous sommes descendu à mi chemin entre le parking et le limpiopungu et nous avons terminé jusqu’au Limpiopungu en VTT.CotopaxiCotopaxi
Matinée forte en aventure ! Nous finissons notre journée par un déjeuner à Machachi puis retour à Quito !

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Durant les 5 prochaines semaines nous publierons un article par semaine du voyage d’Arnaud (en 15 jours: la côte Pacifique, les Andes, l’Amazonie en solo) qui est passé par le Réseau Solidaire Tout Équateur!

LA CÔTE PACIFIQUE : DE MONTANITA À AYAMPE, ENTRE SURF ET NATURE

Après avoir atterri à Guayaquil (2e ville du pays, 4 millions d’hab), je rejoins mon hostal, le Dreamkaptur. Cette belle adresse pour voyageur est à mi-chemin entre auberge de jeunesse et hôtel, puisqu’il est possible d’y dormir en dortoir (15$ petit dej inclus) ou en chambre avec seulement un lit 2 places (28$ avec clim, sdb et petit dej inclus). Le lieu est bien situé (petit shop et stand de nourriture « maison » fort bonne juste en face) depuis l’aéroport ou pour rejoindre le terminal de bus (taxi à 5$ dans les 2 cas). Petite piscine, cuisine commune, cour intérieure, dépôt de bagages possibles en consigne sécurisée à 1$/ jour.Dreamkaptur Hostel GuayaquilDramkaptur Hostel Guayaquil

Je rejoins donc le terminal de bus (appelé ici « terminal terrestre », une sorte de maxi centre commercial avec plusieurs dizaines de quais) en taxi (5$).Taxi
Vous achetez les billets de bus sur place, les horaires pour chaque destination sont affichés, plusieurs compagnies possibles pour chaque destination. Bus de nuit pour les longs trajets. Env. 1 à 2$ par heure de trajet, selon les bus et les destinations. Je me rends donc à Montanita, petite ville sur la côte pacifique à 2h30 de Guayaquil, réputée pour être fêtarde à souhait, mais je n’y vais pas pour boire, juste pour profiter d’une des plus belles vagues du pays. Prix du billet 6$ (c’est la destination la plus chère). 6 départs par jour : 5h 6h 9h 11h 14h 17h.

Notez que les bagages sont en sécurité dans la soute, seul le chauffeur y a accès et il vous donne un ticket numéroté correspondant à votre sac.terminal de bus

MONTANITA

Arrivé à Montanita, l’ambiance change. Il fait chaud, des odeurs pas toujours agréables émanent, c’est assez sale et peu entretenu. Le quartier du centre est plus accueillant et agréable, certes, avec pas mal de boutiques et de restos, de bars sympa. Les tarifs ici sont plus élévés qu’ailleurs sur la côte, car c’est très touristique, les backpackers se suivent et s’enchainent. Mon conseil : n’y passez qu’une nuit (une soirée) afin de faire la fête. C’est bruyant le soir et visiblement trop arrosé d’alcool les week ends. Je suis resté 2 soirs en semaine et franchement, c’est sympa et cool les soirs, loin de la beuverie généralisée annoncée. Par contre cela reste un peu sale (gobelets, papiers que la marée emporte… :-/ ). Bref, n’y restez qu’une nuit, ça vaut le coup de faire les petites échoppes et boutiques, de manger un bon yoghurt aux fruits, de boire un verre, d’essayer le surf.Montanita

C’est justement pour le surf que j’ai choisi de rester dans cet endroit 3 jours et 2 nuits, car la vague est vraiment belle et lorsqu’il y a un peu de houle, ça déroule propre et c’est facile à prendre. C’était idéal pour les débutants et intermédiaires. Location de planches sur la plage pour environs 5/10$ les 2 heures. Préférez les loueurs au nord de la plage, un peu avant les rochers : meilleur matos, et moins cher.SurfMontanita
En ce qui concerne le logement, il y a plein de chambres à louer, mais je ne sais pas si la propreté et l’insonorisation sont de la partie… J’ai pour ma part loué une cabane au sud de la plage, d’où je n’ai pas entendu un seul bruit : « La Gondola Hostal ». Veillez à réserver à l’avance, et à bien prendre contact par mail avec l’hôte après votre réservation. N’oubliez pas de l’avertir que vous serez là une semaine avant en lui rappelant le nom de votre cabane.

Ambiance calme, cool, propreté et confort acceptables. Un peu cher, mais c’est Montanita… (35 $ / nuit pour une cabane 2 places avec cuisine et SDB).La Gondola Hostal

OLON

Un peu plus au nord, je continue vers Olon. Pour y aller, c’est simple : remontez sur la route nationale en haut de Montanita, arrêtez d’un geste le 1er bus qui passe, montez dedans en disant « Olon », 5/10minutes et 0.50$ plus tard vous êtes à Olon !C’est déjà plus calme que Montanita. Un peu trop calme diront certains. Ce lieu m’a plu, j’y suis resté 2 nuits. Je pense que c’est un meilleur camp de base que Montanita, et depuis Olon vous pouvez y aller facilement.

Pour surfer : c’est possible de louer sur la plage de 9h à 19h.Surf
J’ai dormi à l’Hostal OLONCITO, un peu cher mais le mec (un américain sympa) m’a fait un prix puisque j’étais seul dans une chambre double avec clim. Confort au top, douche extérieure, hamacs, cuisine énorme, jeux… 40$ / 2 pers par nuit. Petit dej vraiment top. C’est à 5 min à pied du centre de Olon, en marchant sur la plage. Ruelle calme et secure. Nikel.

=> Hostal Mi Oloncito : 2 nuits + 2 petis dej : 80 $Hostal OLONCITO
Après 2 jours et 2 nuits sur cette petite place tranquille, à surfer matin et soir, à manger et à me promener sur la plage en écoutant de la musique, je rejoins Ayampe plus au nord, dernière étape de la côte Pacifique.

Pour vous rendre à Ayampe, c’est simple : attendez un bus le long de la route à l’Est d’Olon (ruta del spondylus), et demandez qu’il vous pose à Ayampe. 1.50$ et 35 minutes de trajet plus tard, me voilà à Ayampe : c’est verdoyant, propre, il y a un peu de relief… Ca me plait ! J’ai une réservation au Finca Punta Ayampe Lodge pour une nuit. J’ai longtemps hésité à faire Isla de la plata, Puerto Lopez ou Agua Blanca, mais finalement je vais surfer une dernière fois. Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix, car la location était assez chère (15$ / 2h) et le vent cassait les vagues (qui devaient être belles sinon). L’océan est également un poil plus frais qu’à Montanita et Olon. Mais la plage est d’une toute beauté.

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Ayampe est vraiment un tout petit village. Il y a une loc de surf, une micro épicerie, des hostal. Le mien, le Finca Punta Ayampe était vraiment super ! Nourriture végétarienne à la demande, cadre magnifique, personnel trop cool, piscine ! Bon, les prix demeurent un peu élévés, notamment pour la bouffe (qui est très bonne), prévoyez donc un peu à manger dans votre sac.

=> Finca Punta Ayampe : 42$ 1 nuit + petit dej.AyampeAyampeAyampeAyampe
La météo sur la côte en Février: Nuageux, éclaircies (parait pour le surf, car le soleil tape fort sous l’équateur, même avec les nuages !), 28-35°. Nuits chaudes. Océan 28-30°. 2 averses en 5 jours, uniquement la nuit.

Après 5 nuits au bord de l’océan et 7 ou 8 sessions de surf, quelques ballades et bons repas, c’est l’heure de quitter l’océan. Direction le terminal de bus de Guayaquil pour rejoindre la cordillère des Andes. Un dernier regard sur ce petit écrin de verdure…

On laisse la combinaison jersey et on enfile les chaussures de trekking !Ayampe

Quelques conseils supplémentaires :

  • Facile de manger végétarien sur la côte ;
  • La ville de Canoa est semble-t-il extrêmement calme et agréable, plus au nord sur la côte Pacifique. J’ai eu des retours très positifs ;
  • Retirez de l’argent, car on n’en trouve pas dans la plupart des villages. Arrivez à Montanita avec une somme, et retirez-en au besoin dans cette même ville (parfois plusieurs distributeurs sont à sec).
  • Pour ceux qui surfent : spots agréables et calmes près de Manta ; vagues idéales pour le longboard à Olon et Montanita.
  • Hotel Oloncito top pour ceux qui voyagent en famille : calme, confort, plage avec eau à 30°, en pente douce et sans courants.
  • Eviter Montanita le week end sauf si vous voulez faire la fiesta ! Ville très jeune, des rencontres à faire. Surfers sympatiques.

Visite le blog d’Arnaud GS on the Road pour suivre ses aventures!