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Monthly Archives: avril 2015

Quelques réflexions sur mon voyage en Equateur et aux Galápagos :

Ce séjour fait partie d’un voyage de 9 semaines qui m’ont permis de visiter, certes un peu rapidement,L’Equateur, les Galápagos, La Colombie et Cuba ; des univers bien différents mais je l’ai voulu ainsi. Je n’ai pas fait 1 voyage mais 4 en privilégiant ce qui est la particularité de chacun. C’est pour cela, qu’en Equateur, je ne suis pas allé sur le Pacifique, me réservant pour Cuba, ni à Cuenca préférant les nombreuses villes colombiennes et cubaines. Les Andes, les volcans, les marchés représentaient de réels centres d’intérêts et je n’ai pas été déçu.

Sur les conseils de Léon, je suis resté 3 jours à Quito :

Le lundi pour assister à la relève de la garde et visiter le vieux Quito.

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Le 2ème jour pour me rendre au volcan Pululahua et visiter le musée Inti nan à la Mitad del Mundo : les sites sont facilement accessibles à partir de Quito. Il suffit de rejoindre la station de la Ofelia, prendre un bus pour Calacali et descendre au volcan Pululahua, pas très spectaculaire mais curieux puisque des fermiers se sont installés dans le cratère. Toutes les ½ h, un bus fait le trajet inverse et vous ramène au musée indien d’Inti Nan, bien plus intéressant que le complexe touristique de la Mitad del Mundo. Le 3ème jour, le téléphérique du Rucu Pinchincha m’a permis de vérifier mon adaptation à l’altitude. Je n’ai même eu aucun problème pour effectuer une 1ère rando sur le plateau, jusqu’à 4 500 m – vraiment un bon moyen de se tester!

Comme dans mes voyages précédents, j’ai ensuite privilégié une immersion dans un lieu hors du tourisme. Ca été le cas pour 4 jours à Riobamba (5 h de bus de Quito) d’où j’ai pu rayonner vers La lagune de Colta, Cuatro Esquinas (0,50$ en bus) et le chemin des hieleros vers le Chimborazo puis 2 marchés: samedi le marché aux bestiaux de Galpi et celui de Riobamba puis le marché de Cajabamba le dimanche.

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En 4 jours j’ai croisé 5 touristes et sur les marchés j’ai pu tranquillement discuter, prendre des photos, provoquer des sourires, des « buenas dias » … J’ai adoré, d’autant plus que l’hôtel Oasis est top, les transports en taxis et bus faciles et bons marchés.

De Riobamba ; j’ai rejoint Guayaquil où je ne suis resté qu’une nuit. C’est vraiment le seul endroit où, la nuit, je me suis senti en insécurité : dès 7 h du soir, tout est fermé, les rideaux métalliques tirés, les policiers avec gilets pare-balles tous les 100 m – j’ai eu bien du mal à trouver quelque chose à manger. Mais c’était une étape obligatoire pour rejoindre les Galápagos.

Les Galápagos: 2 jours à San Cristobal et 3 à Santa Cruz.

C’est de loin la 1ère île (San Cristobal), paradis des lions de mer, que j’ai préféré. De superbes balades, des criques abritées et tout cela à pied au départ de Puerto Baquerizo.  J’ai effectué la plus belle des randos (3 heures) à partir de La Loberia, un chemin qui part vers les falaises, à gauche de la plage, tout seul à enjamber les iguanes, casser la croute à 1 m d’un fou aux pattes bleues …

Santa Cruz est plus touristique et les autochtones plus distants, surtout les taxis, plutôt déplaisants. Je l’ai découvert seul, y compris le ranch des tortues et les plages un peu plus lointaines accessibles en louant un vélo.

J’étais venu aux Galápagos pour la faune et j’ai été servi : lions de mer, iguanes, oiseaux dont les fous aux pattes bleues, tortues …

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Sinon encore quelques mots sur les Galápagos :

Propreté : les îles sont très propres – aucun plastique dans les villes, sur les routes, les villages … Une vraie campagne d’affichage rappelle partout « cet univers est unique au monde – préservons le ».

Animaux : ils sont les rois partout, et je n’ai jamais eu l’impression d’être dans un zoo. Ils sont bien en liberté, et c’est ce qui semble irréel – tant de proximité, tant d’animaux de toute sorte !!! Tout le monde les respecte – la séquence des lions de mer au marché aux poissons en est la preuve ; parfois le pêcheur hausse le ton (le thon aussi d’ailleurs – bof …), mais jamais je n’ai vu frapper un lion de mer qui piquait un poisson.

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Tourisme : finalement pas tant que cela, même à Santa Cruz. Il y a tellement de sites à voir que ça se passe très bien. J’étais un peu à l’écart, je ne peux donc pas vraiment parler du centre ville à la nuit tombée.

Accueil : excepté les taxis qui font leur loi et qui ne sont pas sympas, à l’hôtel, dans les commerces, les petits restos, les guides, je n’ai guère vu de changement par rapport au continent.

Coût : bien sûr plus cher que le reste du continent mais tout dépend de la forme de tourisme. Pour 5 jours, avion (280€) et taxe (100€) compris j’ai dépensé 600€ avec des hébergements très corrects à 15$.

De Santa Cruz, l’avion m’a ramené à Guayaquil dont je suis reparti aussi vite en atteignant Banos le lendemain matin, après une nuit à Riobamba.

Pour donner un exemple d’organisation des transports, dans un pays peu motorisé individuellement, je reprends les différentes étapes qui m’ont emmené ici.

7 h : taxi (5 mn) pour le terminal de bus de Puerto Ayora

7 h 30 : 45 mn de bus afin de traverser l’île de Santa Cruz

8 h 30 : mini ferry (10 mn) pour rejoindre la petite île qui accueille l’aéroport (trop de relief sur Santa Cruz)

9 h : 10 mn de bus jusqu’à l’aéroport

11 H 20 : décollage – arrivée à 14 h locale (+ 1 heure) à Guayaquil

14 h 30 : 10 mn de taxi pour rejoindre le terminal de bus

15 h : départ du bus pour un trajet de 4 heures (en partie au dessus des nuages – les Andes sont vraiment très belles !!!) jusqu’à Riobamba

19 h 20 : 10 mn de taxi pour rejoindre mon hôtel sympa. Il était trop tard pour aller jusqu’à Banos – encore 2 h 30 de route de montagne.

Tout cela est très bien organisé, les bus, taxis sont très nombreux et plus qu’abordables.

Je suis resté 2 jours à Banos dont je n’ai pas raffolé, très touristique, ce n’est pas l’Equateur que je recherche, moins authentique avec toutes ses boutiques et je trouve un peu formaté. Il y a quand même de belles balades à faire dont une descente aux cascades en vélo, une excursion en bus à la casa de arbol (retour à pied très sympa), des thermes bien reposants …

J’ai préféré La Lagune de Quilotoa. Vraiment un endroit à découvrir en pleine communauté Quetchua. J’en ai fait le tour à pied, seul – quelle beauté et pureté !!! Hébergement dans un petit hôtel, en ½ pension avec soirée autour du poêle en compagnie de la famille quetchua – que du bonheur, simple et authentique. Surtout passez une nuit sur place, mais prévoyez les pulls !!! Quilotoa est facilement accessible en bus puis camionnette au départ de Lacatunga.

En repartant très tôt le matin, j’ai réussi à rejoindre Otavalo au nord de Quito en passant 3 bonnes heures au Cotopaxi. Il suffit de descendre au km 44 de la panaméricaine et là, une camionnette vous prend en charge pour 30$ afin de vous conduire à la lagune et au parking du volcan, à 4 500 m. De là il faut 1 h aller/retour pour rejoindre le refuge à 4 860 m. Ensuite la Colombie m’attendait, une autre superbe destination.

Je voyage en solo et je n’ai jamais pris d’agence ; c’est tout à fait possible. Le problème des voyageurs solos, c’est qu’ajouter des 40$ + 40$ … rend le voyage difficilement accessible. Excepté les Galápagos, j’ai tenu mon budget de 25$ par jour et je n’ai jamais dormi en dortoir, ce qui réduirait encore le coût !!!

J’aurai pu aller à Mindo, en Amazonie … j’ai dû faire des choix, pas toujours simples..

Avant de partir je me posais quelques questions : sécurité, accueil, coût de la vie, d’autant plus, qu’habitué à l’Asie, je ne savais pas trop ce que j’allais trouver.

Sécurité : à part une alerte à Quito, je n’ai rencontré aucun problème. De toute façon, à part mon appareil photo bien calé au fond, je n’ai rien dans mon sac : une copie de passeport, une bouteille d’eau, un guide et environ 40$ pour ne pas trop frustrer un éventuel braqueur … Tout le reste est à l’hôtel. Sinon je n’ai connu réellement aucun problème, je prends uniquement les transports en commun, rentre quelquefois à pied de nuit, vraiment aucune pression et je me sens en sécurité.

Coût de la vie : c’est vrai que je voyage de façon très simple, que je ne fréquente pas les restos touristiques. Je me contente des restos populaires à 2$, je me débrouille seul et ne fais appel à aucune agence. Je suis dans les mêmes coûts qu’en Asie. Je bénéficie aussi des prix des transports : une course en taxi coûte maxi 3 euros pour traverser la ville, les bus en ville et campagne coûte 0,20 et pour les grandes distances : de Quito à Guayaquil, 450 km, j’ai déboursé 7,50 euros !!!

Accueil : alors ça, c’est ma plus grande surprise : je monte dans le bus et un montagnard équatorien, avec son poncho qui sent un peu la fumée (mais ça ce n’est pas grave), vient s’assoir à côté de moi (alors qu’il y a plein de places), me serre la main et me dit « buenas dias » ; je sors mon routard, hésite, et quelqu’un vient me voir, me conseille, me guide en métro ; quand je monte dans les bus pour les longs trajets, si je sors mon appareil photo, le copilote me laisse sa place, parfois m’offre un bonbon ; quand je randonne, tout le monde me dit bonjour, quelques uns cherchent à m’accompagner un bout de chemin pour discuter … Comme je n’ai pas de téléphone cette année, quand j’arrive dans un hôtel, je demande de téléphoner pour moi afin de réserver mon prochain hôtel – ils n’ont jamais accepté que je paye les communications. Ces exemples se sont multipliés depuis mon arrivée et c’est top. Je me suis senti bien ici.

Langue : heureusement que j’ai révisé. C’est incroyable comme l’attitude change quand je réponds en espagnol. Et là, toujours les éternelles questions : d’où venez vous, où allez vous …. Petit à petit, le dialogue commence. Je pense qu’un voyage ici en solo n’est pas le même quand on parle, ou pas l’espagnol – d’ailleurs dans les 2 premiers hôtels, on ne parlait pas (ou presque pas) l’anglais.

Jacky le Voyageur

 

Nous sommes dimanche matin. C’est le moment le plus calme pour quitter la ville de Quito, au volant de son propre véhicule. Surtout, si le véhicule en question est un vélo ! 1-quito-tout-équateur On traverse la ville en toute tranquillité en direction de la vieille route. En prenant cette vieille route, on traversera les plus beaux paysages, tout en évitant la grande circulation. Mais pour l’instant, il faut pédaler pour dépasser les reliefs de la périphérie de Quito. Ce n’est pas gagné ! Depuis la hauteur du quartier « barrio el Mirador », la ville de Quito se détache des montagnes, telle une énorme broderie éclatante enfouie dans un cirque de montagnes. 2-paysage-quito-tout-équateur Les dernières rues sont si verticales que je fini ma grimpette en poussant mon vélo. Une dame qui vend des fruits au bout de cette rue, nous voit franchir la côte hors haleine. Avec un grand sourire, elle nous approche et offre une clémentine à chacun en nous disant « c’est ma façon de contribuer au sport ». Oh lala !!! C’est une générosité pleine de vitamines. Magiquement, le souffle revient ! Petit à petit, notre horizon ressemble à une mosaïque, des parcelles recouvrant les plus capricieux reliefs. L’état de la piste est excellent. Autour de nous, le calme règne. 3'-paysage-vallée-tout-équateur   3-vallée-paysage-quito-tout-équateur En passant par « el balcón suizo », avec le froid, les vaches et les moutons qui broutent sur les parois des collines, on pourrait se croire vraiment en Suisse. Mais nous sommes bien sous le ciel bleu Équatorien, et on sait que nous ne sommes pas loin de la plage, du soleil, de la chaleur ! 4'-écoroute-mindo-tout-équateur Alors que l’après-midi commence, une forte pluie, très froide, nous oblige à faire un atterrissage forcé à Nono (30 km). L’endroit est tellement minuscule que c’est vraiment par chance que l’on trouve un hôtel, une chambre au milieu d’un grand jardin, une bonne douche, une petite soupe et une cheminée pour nous réchauffer et sécher nos vêtements. Ce fut un vrai régal. 5-hacienda-paysage-tout-équateur Nono est le plus petit village qu’on a vu sur toute notre route. Une longue rue bordée sur le flanc du volcan Pichincha, quelques maisonnettes, un hôtel-resto, une église, des jardins, une place et une population très discrète. Un authentique « rincon andino », pas très loin de Quito, où l’on mange le meilleur « locro » (délicieuse soupe de pomme de terre) de la région. 6-village-nono-tout-équateur De Nono à Mindo (+60 km), ce fut l’une de nos plus belles traversées. En quittant Nono, nous avons continué sur la vieille route, appelé localement « La Ecoruta, paseo del Quinde ». Encore une piste en très bonne état qui permet traverser une partie des Andes, dans le plus grand calme et par les plus jolis décors (viable aussi pour les voitures). 7'-paysage-quito-mindo-tout-équateur 7-route-quito-mindo-tout-équateur Après la forêt de pins, viennent la forêt tropicale puis, « la forêt des nuages » (nom locale de cette promenade). Nous roulons entre fougères gigantesques, bananiers sauvages, toutes sortes de bambous et palmiers, ainsi qu’une multitude de plantes, fleurs et arbres aux feuilles anguleuses dont on ne connait pas le nom. Tout est vert autour de nous. 8-plantes-route--tout-équateur Notre journée sera riche en rencontres : quelques colibris et papillons, un mille pattes un peu pressé, un ver de terre gigantesque (d’au moins 70 cm, sans exagérer) et… une sacrée bonne pluie, qui nous a empêchés de faire une photo du ver de terre. 9-mille-pattes-tout-équateur On arrive à Mindo, encore sous la pluie. La petite ville est en travaux et malgré la boue dans les rues, touristes et locaux circulent dans tous les sens. Pas étonnant de voir autant d’étrangers dans ce coin mythique du pays, tellement réputé pour sa nature. Heureusement à Mindo, il y a le choix pour les hôtels. Pour nous, ça sera au calme et à petit prix. 10-mindo-tout-équateur Nous avons passé trois jours à découvrir la richesse de la biodiversité de cet endroit. A bord de la « tarabita » (télécabine survolant entre deux collines) nous avons survolé la rivière et le sommet des arbres, pour gagner la promenade des 7 cascades. Mais, le plus amusant a lieu loin de l’agitation : lorsque l’on essaye de distinguer les nombreuses espèces de papillons, de colibris et d’autres oiseaux. 11-tarabita-route-cascade-tout-équateur 12-colibri-mindo-tout-équateur 12'-mindo-colibri-tout-équateur 13-cascades-mindo-tout-équateur Sur la route au parfum de chocolat De Mindo vers Puerto Quito (80 km), la forêt des nuages et la forêt tropicale, continuent. Sur le chemin, on rencontre beaucoup de « jinetes » (cavaliers), transportant à dos des bêtes, le fruit des palmiers, riche en huile. Mais autre chose nous attire très particulièrement : les étalages de fèves de cacao, à répétition, séchant sur le bord de la route. 14-route-mindo-tout-équateur Le pays produit quelques bonnes variétés de cacao, considérées parmi les plus fines de la planète. Par endroits, les grands panneaux affichent « se compra cacao » (ici, on peut acheter du cacao). Deux dollars pour une livre de fèves séchées de ce cacao qui sera acheminé vers Guayaquil pour un plus long voyage qui prendra fin dans les chocolateries européennes… 15-cacao-mindo-tout-équateur La ville de Puerto Quito est toute petite et un peu moche. Mais à l’entrée de cette ville, nous avons déniché un petit endroit (hôtel le « Rincon del Caoni »), au bord de la rivière. Ces jolis bungalows et terrasses, dans le décor d’un magnifique jardin. On demande le prix, sans trop y croire : 20$ le bungalow pour deux personnes. Juste pour finir notre course en beauté ! 16-hotel-sympa-tout-équateur Vers Quinindé (+70 km), le début de la chaleur. Les champs de cacao et les étalages des fèves, sont de plus en plus nombreux. L’atmosphère au parfum de chocolat nous donne envie de goûter une fève. Beaucoup moins bon qu’une bonne tablette Côte d’or… 17-fêve-cacao-tout-équateur A l’entrée ou à la sortie des petits villages il y a toujours de marchés de fruits. Il nous faut demander aux gens pour connaître quelques noms (yufri, babaco, maracuya, borojó, guabas…) tellement ils nous semblent tous nouveaux. On se laisse tenter par quelques uns, on apprend que la pulpe du cacao se mange aussi. Miam, miam ! 18-fruits-tropicaux-tout-équateur Quininde n’est ni plus joli ni plus intéressant que Puerto Quito mais après quelques heures de route, ça fait du bien de trouver une table pour se restaurer, une douche pour se rafraichir et un lit au calme pour se reposer. Ce soir, on retrouvera la mer, le Pacifique… Vers Esmeraldas (+95 km), il fait de plus en plus chaud et le paysage tourne de plus en plus tropical. C’est le festival des fruits. Avec un grand sourire, les jeunes des petits villages nous proposent des mangues et de la canne à sucre, coupés en petits morceau. 19-voyage-rencontre-tout-équateur Plus loin, dans un autre village, un groupe de gamins nous suivent à vélo pendant quelques bosses. Vers 17 heures, enfin le pont sur la rivière qui nous annonce que nous ne sommes plus très loin de la ville. 20-jeunes-vélos-tout-équateur Nous arrivons sur la plage de Las Palmas juste bien pour un magnifique coucher du soleil. Nous sommes dimanche, la longue plage est presque entièrement occupée par toutes les familles des alentours. Des bouts de bois entraînés par le courant de la rivière occupent aussi la plage, mais personne ne paraît gêné. En tout cas, ça fait du bien de revoir la mer…. 21-plage--tout-équateur A très bientôt sur la route Spondilus : de Atacames à Puerto Lopez

Voyage en Couple de Katya & Jonathan – Mars 2015 - www.katyajonathan.com

Nous avons opté pour un séjour terrestre (l’autre option, un peu plus chère, est de se joindre à un bateau de croisière), qui nous a amené successivement à Santa Cruz (île centrale la plus peuplée), Isabela (celle à l’ouest en forme d’hippocampe), San Cristobal (la plus orientale, où se situe la capitale administrative), et Santa Cruz de nouveau. Comme nous avions du temps, nous n’avions pas prévu grand chose à l’avance et nous nous sommes laissés porter par le courant…

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Le premier jour à Santa Cruz a été l’occasion de faire connaissance avec les îles et ses habitants: tortues et iguanes terrestres dans le centre de recherche Darwin, iguanes marins sur la plage, otaries et pélicans un peu partout…

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Les deux jours suivants ont été consacrés a la plongée autour de Santa Cruz, en particulier les fameux ilots de Gordon Rocks, ou j’ai pu côtoyer pour la première fois le timide Mola-Mola et les impressionnants requins-marteaux.

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Des plongées extraordinaires au milieu d’une vie sous-marine incroyable. Poissons tropicaux et océaniques mélangés, raies, otaries qui chassent au milieu des bancs de sardines ou s’amusent à pourchasser les requins… Les intervalles de surface se font au milieu de colonies d’otaries qui viennent de bon cœur nager et jouer avec les plongeurs… Comme l’a bien résumé une des plongeuses américaine du groupe : « OMG – They are so fucking cute – OMG».

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Nous nous rendons ensuite à Isabela, la plus sauvage des îles habitées. En plus de nos désormais proches connaissances (iguanes et otaries), son exposition au courant très froid du Pacifique lui permet d’héberger des colonies de pingouins. Petits (30 cm), ce sont les pingouins les plus septentrionaux au monde. Nous partons nager avec eux (ils sont d’une rapidité incroyable sous l’eau lorsqu’ils chassent), et rencontrons quelques requins et raies au passage…

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Nous passons quelques jours entre sortie randonnée sur les flancs du volcan Sierra Negra (immense cratère de 12km sur 10km, deuxième plus grand au monde), ballade en vélo sur la cote et vers les étangs salés ou vivent quelques flamands roses, et promenades sur l’immense plage de Puerto Villamil pour admirer les sublimes couchers de soleil. Une nouvelle sortie plongée, et hop il est temps de repartir.

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Nous prenons le bateau direction San Cristobal. Par chance nous sommes les seuls passagers, effet VIP garanti ! Des notre arrivée, San Cristobal s’impose comme notre île préférée. La capitale administrative, Puerto Baquerizo Moreno, est un petit port de 7000 habitants très bien tenu, très accueillant. Tellement accueillant qu’une gigantesque colonie d’otarie (plusieurs centaines) a élu domicile au beau milieu de la ville, sur la plage principale, qui leur est donc réservée.

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On y a passe une partie de nos soirées à observer l’agitation de la colonie : entre mâles qui se râlent dessus pour marquer leur territoire, femelles et petits qui se crient et se courent après pour se retrouver, et jeunes qui jouent dans les vagues, c’est un beau bordel, bruyant et remuant, mais tellement drôle…

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Nous profitons des 5 plages à distance de marche du port, et des superbes ballades sur les falaises environnantes, où nichent (entre autres) fous a pattes bleus et une espèce de mouettes magnifiques, avec les yeux cercle de rouge…

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Chaque jour nous nous étonnons de la facilité avec laquelle tous ces animaux se laissent approcher, pas à les toucher mais presque… C’est vraiment incroyable. Nous faisons un tour de l’île en bateau, où nous découvrons d’autres espèces (fou a pattes rouges, fou de Nazca), visitons des plages sublimes et totalement désertes (exception faite des tortues, iguanes, pélicans etc.) et nous émerveillons de la topographie de l’île : côte volcanique, falaise en forme de cathédrale, arche du Cerro Brujo (« colline de la sorcière »), et le fameux Leon Dormido, un « rocher » de 145m qui émerge à quelques encablures de la côte et qui a la forme d’un lion endormi. D’où son nom.

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D’ailleurs mon dernier jour est consacré à une sortie plongée autour du Leon Dormido, peut-être la plus belle de toute ma vie. Je ne pense pas exagérer en disant qu’on a croisé entre 100 et 150 requins pendant la seule première plongée, de toutes sortes : pointes noires, pointes blanches, Galápagos, marteaux…

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Plus des bancs de barracudas, d’innombrables tortues, des otaries qui jouent dans nos bulles, et une myriade d’autres poissons et raies, c’était tout bonnement incroyable. Tellement irréel qu’à la fin de la deuxième plongée j’ai pris 16 minutes de pallier dans les dents pour être resté trop longtemps trop profond…

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Nous finissons par retourner à Santa Cruz, où après deux derniers jours de plongée (j’arrête les commentaires dithyrambiques mais ils les mériteraient tout autant) nous profitons une dernière fois de la superbe Playa Tortuga, immense plage de sable fin après un sentier agréable entre les cactus.

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Et comme aux Galápagos il en faut toujours un peu plus, on se rend compte rapidement qu’entre nos pieds, dans 20 cm d’eau, passent des bébés requins pointe noire. Encore une fois, « so fucking cute », comme dirait l’autre.

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Bref c’est le cœur bien lourd que l’on décolle le lendemain de Baltra, l’aéroport principal de l’archipel. Un dernier regard par le hublot au Leon Dormido, et la promesse de revenir dès qu’on pourra…

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Katya & Jonathan – Mars 2015

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Otavalo, ou le goût authentique de l’Amérique du Sud

Depuis notre arrivée à Quito, nous en avons entendu parler… Les Equatoriens sont comme ça, fiers pour leur pays au point de vous titiller l’envie d’aller de plus en plus loin !

Vendredi matin, en arrivant à la gare routière de Carcelén, au nord de Quito, un bus en direction d’Otavalo est prêt à partir. Et nous voila pour un petit tour dans ce magnifique au milieu des montagnes.

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Le relief Equatorien est envoutant. Je ne savais pas à quel point la nature aime à s’y s’amuser. Elle a baigné copieusement ce pays de grande et petite verdure, comme pour combler ses habitants d’un printemps éternel.

Même les arrêts de bus dégagent un goût local : les vendeurs de chips de banane, de « biscochos » (gâteaux), de fruits, de glaces… montent dans le bus, défilent et descendent, pendant tout le trajet.

En arrivant (2 heures plus tard), nous débarquons presque au cœur de la petite ville, ce qui nous aide à trouver rapidement un « hostel » pour nous loger (bon marché… mais bon confort quand-même !).

Notre programme est vaste. Pour profiter au mieux du temps, on enfile nos chaussures de marche et on se met en route (bus + taxi, et marche pendant une demi-heure) pour aller se mouiller sous la cascade de Peguche. Il fait un peu couvert mais, heureusement en Equateur, les nuages ne voilent pas la chaleur.

Des bassins de l’époque des Incas, récemment restaurés, apparaissent sur notre sentier. Ce n’est pas sur que les Incas auraient imaginé les dizaines de petits enfants qui aujourd’hui jouent dans l’eau des bassins. Ils sautent joyeusement en faisant déborder la même eau fraîche qui coule de la montagne depuis de centaines d’années.

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La voila enfin notre cascade ! Quelle quantité des familles en promenade. Un double paysage devant nous. Les rires et sourires comblent l’atmosphère. Certains gravissent les roches et vont jusqu’à se faire éclabousser sous la fraicheur des eaux mais la plupart préfère profiter de loin ! Comme il paraît que cette eau purifie, j’ose grimper aussi.

cascade peguche tout équateur

Otavalo se découvre le samedi. Tous les jours de la semaine, la ville étale son colossal marché mais, le samedi, il y a en plus le marché des bestiaux !!! Comme une grande fenêtre vers une époque lointaine !

marché bestiaux otavalo tout équateur

Sous le beau soleil de 7h, l’emplacement du marché grouille déjà de monde. Nous yeux se pressent d’avancer, tellement l’atmosphère déborde. A peine entrés sur l’allée en terre battue on marche déjà entre les marchands de textile, de bijoux, de cuir, de ferraille, de jouets de toutes les époques, de rafraichissements.

photo marché otavalo tout équateur

Un petit vent nous fait parvenir le mugissement des vaches, le couinement des cochons, le piaule-piaule des poussins, le roucoulement des cochons d’Inde… et notre soif du nouveau qui nous pousse, qui nous pousse !

Le parc est énorme et la plus part des gens sont en tenue traditionnelle ! Surtout les femmes. Elles vont parées d’un chapeau ou un turban, de dentelles, de broderies, de rayures colorées, des bijoux dorés. La tenue des hommes est plus simple. Leur charme, c’est leur coiffure en longues tresses.

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Comme on ne comprend pas le Kichwa (langue locale d’origine Quechua), on essaye juste d’observer le marchandage. Une dame cherche une poule plus grande pour un plus petit prix ; là-bas, un couple se décide enfin pour un cochon moyen, moins cher qu’un petit mouton ; vers 9h, encore sous le soleil, la petite dame lance une promo de trois petits canards pour le prix de deux.

tradition otavalo tout équateur

Il ne faut pas craquer sinon, on risque de rentrer à notre hôtel avec un petit cochon, un petit canard et même ce veau proposé par un petit garçon…

marché otavalo équateur

Il est presque dix heures du matin, c’est pour nous le moment de partir vers l’autre bout de la ville, « La Plaza de los Ponchos ». On dit que le marché d’Otavalo est l’un des plus grands et plus beaux marchés d’artisanat du monde. En tout cas, on y trouve une multitude de textures, d’épices, de couleurs et de parfums impressionnante. Un endroit des plus beaux endroits pour savourer le dépaysement.

marché los ponchos tout équateur

Les portes vers le paysage sont toujours grand ouvertes en Equateur. Et comme il n’est pas encore 15h, il nous reste encore un peu de temps pour monter prendre un bol d’air sur le volcan de Cotacachi. Que nous cache ce Cotacachi ? Un magnifique lac, bleu comme le ciel, au milieu de la verdure d’un parc naturel (Reserva Ecológica Cotacachi-Cayapas).

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« Le lac et ses fécondes îles ont été formés il y a un peu plus de 3000 ans, après la dernière éruption du volcan… », nous raconte notre capitaine-guide, durant notre promenade en bateau sur les 200 m de profondeur du lac…

Enfin, dimanche matin, une promenade de découverte de la ville d’Otavalo et son charme de petite ville coloniale.

Ainsi finit notre séjour à Otavalo et ses environs. Mais, notre expédition Equatorienne continue…
tout équateur voyage